MICHELIN  -  RUSSIE

Le nouvel atelier de rechapage des pneus de camion Michelin à Davydovo près de Moscou

Un atelier de rechapage des pneus pour poids lourds Michelin dans l'usine du groupe Michelin a été ouvert à Davydovo, près de Moscou, a déclaré le service de presse de la société Michelin Russie et CEI.


Selon le groupe Michelin, les investissements dans le développement du projet de rechapage des pneumatiques pour poids lourds en Russie jusqu'à 2015 atteindront près de 10 millions d'euros. L'atelier de l'usine Michelin permettra de créer plus de 50 emplois supplémentaires.

"Les nouveaux investissements dans le développement de la capacité de production de l'usine de Davydovo ont une importance stratégiques à nos yeux. La localisation de la production des pneumatiques rechapés confirme notre confiance dans le potentiel élevé de ce marché", indique le communiqué de presse citant Pete Selleck, chef du département des pneus pour poids lourds du groupe Michelin.

Avec l'ouverture de son premier atelier de rechapage des pneumatiques pour poids lourds en Russie, le groupe Michelin présente la nouvelle technologie Michelin Retread Technologies (MRT), auparavant absente sur ce marché.

Le ministre des Relations économiques extérieures de la région de Moscou, Tigran Karakhanov, et les représentants de l'administration du district Orekhovo-Zouïevski de la région de Moscou ont participé à la cérémonie d'inauguration de l'atelier.

source : Ria Novosti
www.intelligencepost.com  - Evelyne Vasalegno  -  09/05/2011


Michelin parie sur la reprise du marché russe

Environ 9 000 kilomètres d'Ouest en Est, des routes en mauvais état enneigées dix mois de l'année et un parc automobile en forme de patchwork... Le marché russe n'a rien de confortable pour les constructeurs automobiles comme pour les équipementiers. Pourtant, Michelin a pris le parti, en 2004, de devenir le premier et le seul grand manufacturier occidental à s'implanter industriellement sur le territoire, avec le finlandais Nokian.


Feu Edouard Michelin avait alors décrété : « Nous sommes là pour poser nos valises. » Depuis, l'usine de Davydovo, située à 90 kilomètres de Moscou, produit des pneus tourisme-camionnette destinés au marché russe et aux pays voisins, avec un effectif de 700 personnes. « Notre capacité de production maximum est de deux millions de pneus par an, mais nous importons aussi de nos usines de l'Ouest pour satisfaire le marché. Nous nous tenons prêts à augmenter notre capacité de production », annonce Gérard Rouquette, le directeur du site de Davydovo, tout en restant évasif sur les échéances. Michelin aurait en effet dans l'idée de doubler la capacité de son usine « dès qu'il le faudra » avec, à la clé, la création de plusieurs centaines d'emplois. Outre l'investissement de 100 millions d'euros dans le site de Davydovo, Michelin a également décidé de mailler le territoire via 140 points de vente « Tyre Plus » dans 76 villes russes, où le client trouve en bonne place les pneus de la marque, de bien meilleure qualité que les médiocres productions locales comme celles de Sibur. « Il est impossible de prétendre conquérir un marché sans développer parallèlement des réseaux de distribution », ne cesse de répéter le patron de Michelin.

LES VENTES DE PNEUS ONT CHUTÉ DE 80 %


Le marché russe, qui représente un potentiel de 50 millions de voitures, a laissé miroiter de belles perspectives ces dernières années. « En 2008, on a immatriculé plus de véhicules neufs en Russie qu'en Allemagne », rappelle Eric Faidy, le directeur général de Michelin en Russie et pour les pays de la CEI (Communauté des Etats indépendants). Mais avec la crise, les ventes de voiture ont chuté de 50 à 60 %. Quant au marché du pneumatique, il s'est carrément effondré. « Entre septembre 2008 et mars 2009, la chute a atteint les 80 % ! », précise Michel Rollier, le cogérant du groupe français.

Cependant, la firme de Clermont-Ferrand se veut rassurante. « Notre investissement en Russie reste une bonne opération », assure ainsi le directeur de Davydovo. A voir... Car Michelin, précurseur au pays des Soviets, pourrait bien se faire doubler rapidement par la concurrence. Nokian, un constructeur suédois qui y produit déjà 6 millions de pneus, prévoit de monter en capacité à 11 millions d'ici à 2011. D'autres concurrents comme Pirelli et Goodyear auraient également des velléités d'implantation d'usines sur le territoire avec des objectifs de production supérieurs aux capacités actuelles de Michelin.

« Pour le moment, nous sommes les seuls à avoir franchi le pas et nous conservons notre longueur d'avance », répond, bravache, le directeur de Michelin Russie. Pour combien de temps encore ? Car la reprise du marché se produira bien un jour.

www.usinenouvelle.com  -  GENEVIÈVE COLONNA D'ISTRIA  -  26/11/2009


MICHELIN A LA CONQUETE DES RUSSES

La montée en puissance de l'usine Michelin à Davydovo, inaugurée l'an passé, franchit une étape avec l'ouverture cet été d'un atelier de mélange. D'ici à la fin de l'année, elle devrait produire 6 000 pneus par jour.


Au bout de la route mal carrossée, les datchas flambant neuves sont équipées du nec plus ultra : liaisons ADSL, satellite, complexe sportif... C'est que les vingt-trois expatriés qui ont rejoint la nouvelle usine de Michelin sont un peu isolés, notamment pendant les longs mois d'hiver. Davydovo, 12 000 âmes, n'est qu'à 120 kilomètres de Moscou, mais il faut plus de deux heures et demie de route pour rejoindre la capitale. « Les conditions sont surtout difficiles pour les conjoints », reconnaît Jean-Yves Caux, directeur général de Michelin Russie. Car les « Bibendum » venus de France, d'Italie, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, de Belgique, des Etats-Unis ou du Canada sont trop occupés, eux, par un projet qui mobilise leurs énergies depuis trois ans.

Deux ans de travaux dans une usine en ruine...


En mars 2001, la firme de Clermont-Ferrand jette son dévolu sur un site de machinisme agricole, dans le district de Orékhovo-Zouévo. « Il était dans un état indescrip-tible », se souvient André Rolin, directeur de l'usine actuelle. La société russe, qui avait employé jusqu'à 5 000 ouvriers pour fabriquer des remorques et des machines d'épandage, avait fini avec 700 salariés pour du matériel de pompiers, avant de mettre la clé sous la porte. « Les outils étaient rouil-lés, les carreaux cassés, le sol en terre battue... Le personnel travaillait par - 40 °C », raconte André Rolin. Néanmoins, les dirigeants sont convaincus. Le terrain est vaste (33 hectares), les bâtiments offrent de réelles possibilités (100 000 mètres carrés), ils sont proches du principal marché, Moscou, et, par-dessus tout, le site est viabilisé. « Une perle rare dans la région », souligne Jean-Yves Caux. Le premier coup de pioche est donné en décembre 2001 « par - 25°, et un mètre de neige sur les toits », précise André Rolin. Les travaux vont bon train. Les toits, les sols, l'étanchéité thermique... La rénovation est faite en profondeur. « Nous avons dû déblayer des tonnes d'acier. » Finalement, en janvier 2003, la première machine est installée. Six mois plus tard, le premier pneu est cuit. Entre temps, Michelin a retapé un vaste magasin logistique pour l'importation et le stockage des pneus destinés à la vente. Car l'usine est la clé de voûte d'un dispositif commercial à l'étude depuis longtemps.

Lorsqu'en 1996, le gouvernement russe décide de contrôler et d'alourdir les impositions sur les importations de pneus, Michelin crée immédiatement une agence locale, puis un bureau commercial. « Au début, j'étais seul avec un fax et un téléphone, et j'arpentais le pays », se souvient Alexis Platov, responsable commercial. Depuis, les droits de douane et les accises ont été abaissés, mais l'impulsion était donnée. Michelin a pris pied sur un marché dominé, encore aujourd'hui, à 90 % par les fabricants locaux. « Les onze usines russes appartiennent à trois grands groupes chimiques nationaux : Sibur, Tatneft et Amdel », explique Mathieu Burrer, le directeur marketing. Mais les volumes de produits importés progressent. Ils ont été multipliés par deux en 2003, puis ont encore doublé en 2004. Bibendum souhaite prendre ses concurrents étrangers de vitesse. « Le marché du pneu de tourisme est prometteur. Aujourd'hui, il s'élève à 5 millions d'unités pour la première monte et 24 millions pour le remplacement, poursuit Mathieu Burrer. En outre, le taux d'équipement des ménages n'est que de 160 véhicules pour 1 000 habitants alors qu'il est de 360 en Pologne. » Le français a donc misé sur ce segment. « Celui du pneu pour les poids lourds est essentiellement constitué de pneus métalliques à cause des charges importantes transportées ici. Du coup, c'est un marché où le taux de renouvellement est peu élevé », constate le directeur marketing. La première cible est alors logiquement celle du remplacement pour les voitures particulières. « L'automobiliste russe a un profil technique, un peu comme l'Allemand. C'est un atout pour nous. Nous pouvons communiquer sur la technologie Michelin, se réjouit Jean-Yves Caux. Le consommateur est aussi très fidèle aux marques. Or, le nom de l'usine est toujours inscrit sur le produit. Il est un indicateur précieux de qualité. Enfin, les jeunes adorent les produits étrangers. »

Des cours intensifs de français


Forte de ces perspectives, l'usine de Davydovo produit 3 000 pneus tourisme par jour, des Energy et des Alpin, en quatre dimensions. D'ici à la fin de l'année, elle aura atteint sa pleine capacité, à raison de 6 000 pneus par jour dans une vingtaine de dimensions, avec une nette prédilection pour la gamme hiver qui s'adjuge 45 % du marché. Au mois d'août, l'atelier de mélangeur sera effectivement opérationnel et viendra en renfort des autres ateliers : composants, assemblage pour les pneus crus, vulcanisation, contrôle. « Dans l'immédiat, les mélanges sont importés d'Europe de l'Ouest, d'Allemagne plus spécialement », précise André Rolin. Le directeur du site est particulièrement fier de la montée en puissance, faite dans les règles de l'art du SQM, le système de qualité mondial. « Nous avons embauché trente-cinq ingénieurs russes en 2002 que nous avons formés à nos standards de process et à qui nous avons appris le français », rappelle-t-il.

L'effort de formation a été capital. Cinq professeurs de langue française ont dispensé des cours intensifs pendant trois à six mois, aussi bien aux ingénieurs qu'aux chefs d'équipe. Ceux-ci sont ensuite partis suivre des stages dans différentes usines du groupe, en France. Au total, une centaine de personnes se sont ainsi expatriées quelque temps pour comprendre le fonctionne- ment des machines qu'ils auraient à faire démarrer en Russie. Le budget alloué à cette opération a été « très important, mais il est confidentiel ». D'autant que, depuis, une vingtaine d'ingénieurs ont rejoint l'escouade de pionniers.

Toutefois, l'effort pédagogique le plus intense a été fait en direction de la population locale pour vaincre les a priori. « L'expérience des manufactures de pneus vécue par les Russes est celle d'une industrie polluante. Nous avons dû commencer par démontrer que les procédés de fabrication avaient évolué et étaient devenus respectueux de l'environnement », souligne André Rolin. Malgré un taux de chômage élevé dans la région, Bibendum n'est pas apparu immédiatement comme une aubaine pour les habitants de Davydovo. Le français s'est alors impliqué, dès son arrivée en 2001, dans des programmes de partenariat avec le lycée et les clubs de sport ou d'art. Michelin est à l'initiative du Centre Internet du lycée, le premier de la région, et de plusieurs laboratoires de langue. « Au fur et à mesure de la rénovation du site, puis des premières embauches, notre réputation s'est améliorée. La propreté des ateliers, les conditions de travail dans un environnement agréable, la création d'une cantine, l'organisation des transports... Tout militait en notre faveur », se félicite André Rolin. Cerise sur le gâteau, les ouvriers sont payés l'équivalent de 300 dollars par mois, contre 120 à Moscou. Avec un meilleur salaire, et un emploi sur place, il n'est pas surprenant que la moitié du personnel soit locale. L'autre moitié habite dans un rayon de 25 à 30 kilomètres. Sans surprise, les femmes ont été nombreuses à postuler. Au point que la parité est respectée.

Aujourd'hui, les 660 employés de l'usine sont unanimes : « Je suis content de travailler ici, parce que mon salaire est versé à l'heure. Avant, les retards pouvaient atteindre plusieurs mois », témoigne Evgueniy, dans l'atelier d'assemblage. « Les perspectives d'évolution sont réelles », atteste Irina, à la préparation. « Les relations avec la hiérarchie sont très différentes de ce que j'ai connu jusque-là », apprécie Sergei. Pourtant, la confiance n'était pas gagnée d'avance. Dans le système antérieur, la logique consistait à reporter la responsabilité sur l'échelon inférieur, jusqu'à trouver un bouc émissaire. « Nous avons mis beaucoup de temps à faire comprendre qu'à la moindre alerte, un problème devait être signalé, non pour être sanctionné mais pour être analysé dans un esprit constructif, confirme Alain Rolin. De même, il n'a pas été facile de réveiller l'esprit d'initiative chez des gens qui ont vécu des années en cherchant justement à se faire remarquer le moins possible. » Michelin a réussi ce premier pari. Il a gagné du même coup la garantie d'une production de qualité identique à celle des pays occidentaux. Un critère indispensable à sa stratégie de conquête du marché russe, puisqu'il se positionne délibérément dans le segment « premium ».

Une distribution soignée


Pour séduire les automobilistes russes le groupe français a lancé deux enseignes : Michelin Pilot et Tyre Plus. La première est destinée aux très grandes villes et propose des pneus haut de gamme étrangers. La seconde est un réseau adapté aux villes de 150 000 habitants et distribue les pneus des manufacturiers mondiaux aussi bien que locaux, ainsi que des produits d'entretien. « C'est une réelle innovation dans un pays où les chaînes d'entretien n'existent pas. Près de 90 % des achats se font chez les grossistes », explique Mathieu Burrer. En mélangeant les marques, Michelin affine son benchmarking : il connaît les gammes prisées, les prix pratiqués... En nouant des partenariats avec les fournisseurs locaux d'huile, de batterie ou de jantes, il accroît la portée de sa communication. Enfin, il a été le premier à afficher les prix, bénéficiant ainsi d'une image d'entreprise sérieuse qui n'établit pas ses tarifs à la tête du client. Une centaine de contrats sont déjà signés pour Tyre Plus, dont soixante-dix magasins ont ouvert leurs portes. L'objectif est d'attein- dre 300 points de vente en 2008. A cette date, le manufacturier français compte écouler 3 millions d'enveloppes cloutées, lesquelles constituent 60 % des ventes de pneus hiver. Une manne pour le récent atelier de cloutage de l'usine de Davydovo.

www.usinenouvelle.com  -  FLORENCE DE GOLDFIEM  -  02/06/2005


Michelin joue la carte du haut de gamme en Russie

Le marché du pneumatique russe est celui qui compte le plus de références dans le monde.


Le marché automobile russe a été l'un des plus impactés par la crise : les ventes se sont effondrées de moitié, entraînant avec elles celles de pneumatiques. Ces dernières sont passées de 47 millions à moins de 40 millions en un an. Le pays reste néanmoins très attractif pour Michelin, qui affiche une part de marché de l'ordre de 10 % (pour un peu plus de 20 % dans le monde).

Son usine de Davydovo, dans la banlieue moscovite dispose d'une capacité de production de 2 millions de pneus tourisme par an. À la production locale (environ 1,85 million en 2009) s'ajoutent les importations de Michelin, qui lui permettent de conquérir des parts de marché, y compris en temps de crise. Le groupe importe essentiellement des pneus haut de gamme, produits en Europe de l'Ouest et en Pologne, et plus particulièrement des pneus 4 × 4 (20 % des immatriculations de voitures neuves en Russie).

Face à la complexité du marché russe, Michelin continue de renforcer son réseau de distribution, qui compte 150 points de vente. Une nécessité dans un pays où pratiquement toutes les marques commercialisent tous les modèles. « Et il faut multiplier par deux, voire trois, toutes ces références avec les pneus hiver et les pneus cloutés », explique Éric Faidy, directeur de Michelin Russie. Le groupe français n'exclut pas d'agrandir l'usine de Davydovo, à moyen terme. « Mais nous n'avons encore pris aucune décision, précise Michel Rollier , cogérant de Michelin. On ne peut pas courir 50 lièvres à la fois. » Et pour l'heure, le lièvre principal de Michelin est clairement asiatique.

Rationaliser l'Ouest


Le groupe vient d'annoncer un investissement de 870 millions de dollars en Inde, « le plus gros projet industriel jamais réalisé par Michelin et la première usine du groupe sur le sous-continent », précise Michel Rollier. Il prend toutefois soin de rassurer sur l'avenir des usines occidentales. « Si la main-d'œuvre représente moins de 20 % du coût de fabrication d'un pneu et que le prix du travail est raisonnable, les usines occidentales sont viables, analyse le patron de Michelin. Nous investissons beaucoup à l'Ouest pour rendre les usines hypercompétitives. » Mais aucune nouvelle unité de production n'y sera construite. Au contraire, l'heure est toujours à la rationalisation, en témoigne le plan de suppression de plus de mille postes actuellement en cours en France.

www.lefigaro.fr  -  Elsa Bembaron  -  23/11/2009



Michelin voudrait renforcer sa présence en Russie

Le fabriquant de pneumatiques Michelin aurait l'intention de renforcer la capacité de production de l'usine de Davydovo, en Russie, à 4 millions de pneus, selon Eric Faidy, dirigeant des opérations du groupe en Russie, cité par Bloomberg.


Dans un entretien accordé à Bloomberg, le dirigeant des opérations du groupe Michelin en Russie, Eric Faidy, a indiqué que son groupe pourrait se renforcer en Russie.

Le fabricant français de pneumatiques souhaiterait notamment doubler la capacité de production de l'usine de Davydovo (près de Moscou) à 4 millions de pneus. Ce renforcement de la capacité devrait avoir lieu à condition que la reprise de la production automobile se confirme en 2010.

Michelin fabrique des pneus pour voitures depuis 2004 à Davydovo, avec une capacité de deux millions d'unités par an. 'Le groupe pourrait carrément doubler son potentiel avec l'embauche de plus de 300 salariés, s'ajoutant aux 700 actuels', a indiqué Eric Faidy.

Les nouvelles capacités de production de Michelin en Russie pourraient être opérationnelles en 2012.

Ce vendredi vers 10h55, le titre Michelin progressait de 0,73%, à 53,46 euros, à la bourse de Paris.

www.easybourse.com  -  C.L.  -  20/11/2009


Michelin va construire une usine en Russie

Le groupe français de pneumatiques Michelin veut développer ses activités en Russie et va construire une usine de pneus pour véhicules de tourisme dans la région de Moscou, qui devrait être opérationnelle vers la mi-2003, a-t-on appris auprès de Michelin.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) envisage de financer le projet, en prenant une participation à hauteur de 20 millions de dollars.

Michelin a acheté un terrain de 33 hectares à Davydovo (à 100 km de Moscou) en avril et créera une nouvelle compagnie pour développer ce projet, la Michelin Russian Tyre Company.

L'objectif est de produire des pneumatiques de haute qualité destinés principalement au marché russe et éventuellement aux marchés de la CEI (Communauté des Etats indépendants), précise la Berd. Michelin n'a donné aucune prévision chiffrée de production et aucun détail sur le montant prévu de son investissement.

www.usinenouvelle.com  -  Thierry Lucas  -  04/12/2001




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