MICHELIN  -    SODG


INTEGRATION dans la manufacture mais DESINTEGRATION de nos acquis


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Les Bibs opposés à la flexibilité accrue

« On ne travaille plus pour vivre mais on vit pour travailler ! »


Les salariés de l'usine SODG-Michelin, qui fabrique du pneu haut de gamme de tourisme, sur le site des Gravanches à Clermont-Ferrand, sont en colère. Depuis plus d'une semaine, ils débraient, régulièrement, une heure par ci, une heure par là, chaque jour. Un mouvement lancé spontanément par une équipe du matin, le 2 décembre, dans cette usine qui fonctionne en continu et en 3X8.

Les raisons de la colère : le calendrier 2010, dévoilé par la direction. « Michelin a franchi un pas de plus dans la flexibilité accrue. Elle nous impose les deux tiers de nos congés annuels comme la quatrième semaine de janvier. C'est du vol ! Déjà que l'usine ferme deux semaines à Noël ! », déplore Dominique Leclair, le secrétaire CGT-SODG.

Les débrayages se poursuivent mais ils concernent une minorité sur les 664 salariés que compte l'usine SODG. Ils ont été jusqu'à 150 grévistes selon les syndicats, jusqu'à 85 selon la direction.

« Nous avons consacré à chaque équipe, deux heures d'échanges, autour du calendrier. Nous sommes obligés de suivre l'évolution du marché et de nous adapter. 2009 a été une année difficile avec une baisse de 30 % des commandes. Nous allons tout faire en 2010 pour limiter l'impact des soubresauts économiques et éviter les baisses de rémunération », déclare un porte-parole de la direction de Michelin qui essaie de caser, « au maximum », les fermetures d'usine sur les vacances scolaires.

www.lamontagne.fr - 12/12/2009


SODG Michelin Clermont-Ferrand : Débrayages contre la flexibilité 

À SODG, filiale Michelin à Clermont-Ferrand, des débrayages ont lieu à chaque fin de poste dans les équipes de 3x8 depuis mercredi 2 décembre.

L'idée d'un arrêt de travail a été lancée dans l'atelier Fabrication au lendemain de la remise du calendrier individuel 2010. Rapidement, elle a été reprise dans tout l'atelier : on arrête une heure en fin d'équipe. Dans les équipes suivantes l'idée a fait son chemin et d'autres ateliers se sont joints au mouvement.

L'origine du mécontentement vient de ce que près des deux tiers des congés 2010 sont imposés avec une semaine de RTT, dès le mois de janvier. Cela s'ajoute à cette période de fin d'année 2009, où des jours de chômage partiel sont imposés puis retirés au gré des productions.

Face à ces débrayages, la direction a immédiatement réagi. Elle a organisé des réunions dans chaque équipe, n'hésitant pas à arrêter l'ensemble des machines. Cela montre notamment son inquiétude devant cette mobilisation. Ses interventions se font toujours sur le même leitmotiv : les mesures qui sont prises le sont pour notre bien, sinon ce serait pire.

Beaucoup comprennent que c'est du bla-bla. La réalité est que pour maintenir les bénéfices des actionnaires, Michelin cherche à introduire toujours plus de flexibilité. Il veut utiliser les travailleurs comme des pions. Mais ces congés nous appartiennent et nous refusons qu'ils nous soient volés. C'est à nous de décider de nos jours de repos.

De fait, le jour même de ces réunions, la direction a eu sa réponse : les débrayages continuent, en étant conscients qu'il faut convaincre nos camarades hésitants à nous rejoindre. Notamment dans les équipes de fin de semaine (EFS) à qui la direction fait le chantage de supprimer une équipe si elle ne peut pas appliquer son calendrier.

Mardi 8, à l'occasion d'une réunion de négociation de fin d'année, une partie d'entre nous ont accompagné les représentants syndicaux qui ont demandé le retrait du calendrier 2010. Au préalable nous avons accroché une banderole aux grilles de l'usine : « Non à la flexi-Bib ».

www.lutte-ouvriere-journal.org - 09/12/2009


SODG chômage...

FR3 Clermont - 24/10/2008


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