MICHELIN  -  BLAVOZY




Journée des actionnaires Michelin : le site de Blavozy en grève 

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Vendredi avait lieu la journée des actionnaires du groupe Michelin. Sur tous les sites du manufacturier clermontois, les organisations syndicales ont lancé un appel à la grève.

A Blavozy, seule la CGT a appelé à participer au mouvement, en faisant de deux à huit heures de grève. « La mobilisation fut forte et les revendications ont été transmises à la direction avec l'ensemble des salariés », explique le délégué syndical Hervé Bancel.

« Durant cette journée des actionnaires, les dividendes vont être redistribués. Cette année, ils sont en augmentation de 78 %, alors que l'augmentation générale pour un agent est fixée à 1,4 %. Le premier associé commandité, Michel Rollier, va percevoir, au titre de 2010, une rémunération globale de 4,5 millions d'euros. Ça représente la rémunération la plus forte des patrons du CAC 40, une rémunération en augmentation de 505 %, un siècle de rémunération moyenne d'un ouvrier du groupe, et 266 fois le salaire annuel d'un agent de fabrication après trente-cinq ans d'entreprise ! »

Pour la CGT, les salariés sont le moteur de la croissance et à l'origine des résultats de la manufacture. « Le salaire que s'est attribué notre patron est extravagant et indécent. Le personnel ne revendique pas 505 % d'augmentation : il demande simplement de pouvoir bénéficier d'un salaire décent, à la hauteur des résultats et digne d'une multinationale, leader mondial du pneumatique. »

Dans l'attente des retombées positives du mouvement de vendredi, « nous saurons rester attentifs et vigilants aux suites à donner dans les prochaines semaines ».

www.leprogres.fr  -  16/05/2011


Blavozy : la grogne monte chez Michelin...

A l'occasion de la journée nationale de mobilisation contre la pénibilité ce 28 avril, les syndicats CGT et FO profitent de ce mouvement pour faire entendre leur mécontentement. Pénibilité mais aussi conditions de travail et revendications salariales sont au programme.

Bien loin de l'image flamboyante diffusée par Michelin, les salariés du site de Blavozy expriment leur colère quant à des conditions de travail qui se dégradent. A l'heure où Michel Rollier, le PDG du groupe Michelin est passé en tête des patrons les mieux payés du CAC 40, avec un bond de 505 % de son salaire depuis 2009, les agents de Blavozy ne sautent pas de joie, loin de là. « Certains de nos collègues ne parviennent même plus à joindre les deux bouts, c'est intolérable. Il y a des augmentations de tous les côtés sauf sur les salaires. […] Quand on veut nous faire croire que ce sont les actionnaires qui prennent des risques on a du mal à y croire, avec une augmentation du dividende de 78%, qu'ils essayent plutôt de vivre avec 1 200 euros par mois et là ils sauront ce que c'est de prendre des risques » dénonce Hervé Bancel, délégué syndical CGT. Pour symboliser cette stagnation des rémunérations, les représentants syndicaux estiment qu'entre un ouvrier en début de carrière et un deuxième qui possède plus de 30 ans d'expérience, la différence de rémunération moyenne se situe entre 1 et 1,5 euros. « Ceci démontrent que les plus anciens sont mal payés et que les jeunes vont stagner toute leur carrière » poursuit Hervé Bancel.

Quid des accidents du travail


On est bien loin de la « règles des trois tiers » qui devait permettre de répartir de manière égalitaire les bénéfices des entreprises entre l'investissement, les actionnaires un dernier tiers pour les salariés.  Outre les rémunérations, l'ambiance serait néfaste à l'intérieur des ateliers puisque le recours fréquent aux primes diviserait les salariés. Dans un environnement peu sain où 50% du personnel à plus de 50 ans, le transport de charges lourdes devient une problématique. Les accidents du travail et les arrêts maladie se multiplieraient. Sur ce sujet, les représentants syndicaux dénoncent une pression imposée sur les salariés qui souhaitent se mettre en arrêt maladie. « Dans neuf cas sur dix, les personnes en arrêt de travail viennent quand même à leur poste et font du travail adapté.[...] Il y a une compétition d'usine à usine. C'est à celui qui aura le moins d'arrêt maladie sur l'année » s'insurge Pierre-Louis Chanal, délégué au CHSCT (Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail). Une méthode camouflée qui permettrait à la direction d'éviter de payer les charges liées aux arrêts maladie. Concernant la pénibilité, les représentants syndicaux demandent que soit mis en place le dépostage sur volontariat, le respect de la règle des 80 (âge et ancienneté) et la mise en place de postes aménagés pour les maladies professionnelles.

Une mobilisation à long terme ?


Après des périodes de chômage partiel en 2009, les énormes bénéfices de l'entreprise depuis quelques mois sont très mal-perçus. « Si ces 1,5 milliards de bénéfices étaient redistribués, comme cela devrait l'être, à l'ensemble des salariés de Michelin, on atteindrait 9 400 euros par salarié » expose le délégué syndical du site de Blavozy, s'estimant être à l'origine de l'activité et des bénéfices engendrés. Pour les 580 salariés du site altiligérien (sans compter les CDD et intérim), la dégradation des conditions de travail ajoutée à des demandes de productivité accrues soufflent un vent de mécontentement.
Mercredi 27 avril, après une concertation dans les ateliers, un rendez-vous a eu lieu avec la direction pour demander des augmentations de salaire conséquentes sur les taux horaires et pour l'ensemble du personnel. Les représentants syndicaux et délégués du personnel se disent prêts à s'engager durablement dans une action de protestation pour obtenir gain de cause. Un groupe de salariés se joindra aux manifestations prévues ce dimanche 1er mai. D'autres actions sont envisagées si aucune avancée n'est enregistrée. Les insatisfactions pourraient ainsi s'exprimer le 13 mai lors de la journée des actionnaires et lors de l'inauguration prochaine des panneaux photovoltaïques sur les toits de l'usine.
Contactée par nos soins, la direction du site Michelin de Blavozy n'a pas souhaité réagir aux revendications de ses partenaires sociaux.

www.zoomdici.fr  -  R.M.  -  29/04/2011


Michelin : Pôle emploi recrute sur mesure et par simulation 

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Le recrutement d'opérateurs de production fait l'objet d'un partenariat entre le Pôle emploi du Puy et l'usine Michelin de Blavozy qui se trouve dans une dynamique d'embauche


Ils sont titulaires d'un CAP de maçon, d'un BEP de plombier ou de maintenance, ils ont été paysagiste, éclairagiste ou travailleur social. Demain, ils seront peut-être opérateurs de production pour Michelin, à l'usine de Blavozy. C'est dans le cadre de « perspectives encourageantes », notamment des marchés étrangers pour lesquels produit l'usine de Blavozy, que Michelin a mis en place un prévisionnel d'environ cinquante recrutements d'ici à la fin du premier semestre 2011.

Pour cela, l'entreprise a fait appel au Pôle emploi du Puy-en-Velay pour mener à bien cette opération par le biais de la méthode du recrutement de simulation. Un dispositif qui a fait ses preuves auprès de plusieurs enseignes locales comme Buffalo Grill, Gagne, Kiabi, Pajemploi ou plus récemment des banques. Les premiers candidats ont été repérés et sélectionnés lors d'un « job dating », le 22 octobre à Pôle emploi. Depuis, plusieurs demandeurs d'emplois ont déjà obtenu un contrat en CDD. « La finalité, c'est bien des contrats en CDI », explique Serge Laurent, chef du personnel de l'usine. Qui a aussi recruté trois femmes car l'entreprise, dans une approche nouvelle, a la volonté de féminiser son personnel. Pour Hervé Pichon, chargé de l'opération pour Pôle emploi, « ce type de partenariat est important dans un bassin d'emploi comme celui du Puy-en-Velay. En plus, il offre une égalité des chances pour tous. » Car ce qui compte, c'est la motivation des candidats, plus que les diplômes. « On cherche des aptitudes plus que des connaissances. La formation technique sera dispensée en interne », rassure Serge Laurent, de Michelin Blavozy. Pour autant, après avoir réussi les exercices pratiques (et non pas des tests), les candidats qui participaient à une réunion d'évaluation seront prochainement convoqués, pour des entretiens au sein de l'usine. Avec à la clé, pour les plus motivés et ceux qui feront preuve des dispositions nécessaires, un CDD qui sera comme la porte d'entrée à un contrat pérenne. Avec des possibilités d'évolution.

www.leprogres.fr - James Taffoirin - 02/12/2010


Michelin : les salariés ont choisi le blocage pour davantage d'impact

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Des sandwiches pour tenir la journée entière, des pétards et un vrai ras-le-bol. Hier, les salariés de Michelin ont bloqué la sortie de la RN88 en direction de Blavozy. « Le projet de retraite ne passe pas. On rejette aussi la politique de riches de Sarkozy et l'attitude de la direction de Michelin », justifiait René Villesèche, entre deux flots de voitures.

Dans une usine, où la règle des trois-huit s'applique à tout le monde, les ouvriers ne lâcheront pas de lest sur la question de la pénibilité. « Certains d'entre nous ont 33 ans de boîte et sont usés. Ce serait inadmissible qu'ils payent les aménagements du système de retraites », alerte Patrick Vey, un autre délégué syndical.

La CGT et Force ouvrière ont organisé le blocage ensemble, et ont la même idée derrière la tête : paralyser l'économie du pays pour faire reculer le gouvernement. « L'action d'aujourd'hui est comme un avertissement. Dès la semaine prochaine, nous pourrions organiser une grande grève. Nous voulons peser sur les instances dirigeantes. »

Dans la nuit de mercredi à jeudi, à 2 heures, les ouvriers de Michelin ont stoppé les fours de cuisson, un point clé dans la fabrication des pneus. Les syndicats annoncent plus de 90 % de grévistes, même si les cadres, techniciens et agents de maîtrise n'ont pas stoppé le travail.

Dans le dossier qu'on pourrait rebaptiser « La direction ne nous entend pas », des arguments s'élèvent de toute part. « La charge de travail est de plus en plus importante. Le stress aussi », s'emporte Patrick Vey. La politique de management est remise en cause par René Villesèche : « En juillet et en août, on a comptabilisé un nombre de sanctions inquiétant. Ils font ça pour calmer les velléités revendicatives, notamment sur les retraites. »

Côté salaires, la hausse de 1,2 % par an n'est pas au goût des grévistes, qui réclament 350 euros par mois…

Hier, les automobilistes ont pris leur mal en patience, pour traverser la zone industrielle de Blavozy. Même si certains avaient du mal à cacher leur grogne. Ceux qui rentraient du défilé ponot étaient moins pressés.

www.leprogres.fr - Romain Brusc - 24/09/2010


Au Brésil, Michelin a cloné son usine de Blavozy...

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Le 26 février 2008, Lula, président du Brésil, inaugurait la nouvelle unité de production Michelin de pneus génie civil, à Campo Grande. Visite d'un des plus grands sites Michelin du monde.


En 1979, Bibendum a jeté à Campo Grande, à 70 kilomètres de Rio de Janeiro, les bases de ses toutes premières conquêtes au Brésil. Une usine pneu poids lourds avait alors scellé l'implantation du leader mondial du pneumatique dans ce pays, sous-continent de l'Amérique du Sud. Mais depuis, le site a bien grandi, jusqu'à devenir le troisième plus important au monde de la galaxie Michelin.

En effet, depuis deux ans, une nouvelle unité est venue compléter cet impressionnant complexe industriel qui emploie désormais, à lui seul, 3 000 salariés, soit la moitié de tous les effectifs Michelin Amérique du Sud.

Une fois le sasse de sécurité passé, impossible de différencier l'usine de Campo Grande d'une de ses jumelles internationales. Tout juste les inscriptions en portugais sur panneaux bleus de la marque viennent éclairer le visiteur. « Normal ! Toutes nos usines sont conçues sur le même modèle, dans le monde entier », prévient le directeur du site, Ricardo Goulart, dans un français impeccable.

Sur les chaînes, défilent à un train de sénateur les pneus mastodontes destinés au marché des mines. 80 % de la production génie civil de Campo Grande part dans le monde entier, dont 43 % en Amérique du nord et 34 % en Asie. 20 % seulement restent sur le marché sud américain. « Cette usine correspond à une demande mondiale croissante, précise Jean-Philippe Ollier, directeur de Michelin Amérique du sud. Elle est aussi l'une des plus modernes du groupe. Même si, pour l'instant, elle n'est qu'à 70 % du maximum de sa production. La crise a un peu freiné nos projets. »

Dans cette unité de production, Michelin conçoit à peu près toutes les gammes de pneus génie civil de taille moyenne, de 300 kg à 1,3 tonne. De 1,70 mètre jusqu'à 2,80 mètres de hauteur. Des pneus qui peuvent chausser des camions allant jusqu'à 100 tonnes de charge utile, soit l'équivalent de quatre poids lourds routiers ou un train de dix wagons. « Cette unité de Campo Grande est le clone de celle du Puy-en-Velay, poursuit le directeur. D'ailleurs, une partie de notre personnel a suivi sa formation là-bas, en France. » A au moins deux différences près avec son homologue auvergnate.

L'âge des salariés, qui est en moyenne de 32 ans et le salaire des opérateurs qui ne dépasse pas les 800 euros mensuels.

www.leprogres.fr - Geneviève Colonna d'Istria - 07/06/2010


Michelin : la CGT progresse... et s'inquiète 

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Alors que de récentes élections professionnelles au sein de l'usine Michelin de Blavozy ont propulsé la CGT au rang d'organisation majoritaire, le syndicat revient sur l'actualité sociale avec la journée de mobilisation interprofessionnelle du 23 mars mais surtout, il tire la sonnette d'alarme concernant les délocalisations.  Le 25/03/2010

Avec un taux de participation de 86 %, la CGT remporte largement les élections professionnelles au sein de l'usine Michelin et devient l'organisation majoritaire. René Villeseche demeure le secrétaire général du syndicat pour quelques jours, c'est Hervé Bancel qui lui succédera. Pour les quatre années à venir, la nouvelle direction syndicale entend bien prendre toute sa place au niveau des instances représentatives avec un syndicalisme de lutte des classes et révolutionnaire.

Les délocalisations mettent la gomme !


Après avoir perdu le Tourisme Haut de Gamme, le Très Haut de Gamme, c'est au tour du pneu Rétro d'être délocalisé en Serbie en 2011. La production de cette gamme représenterait environ 40 000 enveloppes et concernerait plus de 60 salariés. La CGT regrette que depuis des années, aucun investissement industriel n'ait eu lieu sur le site de Clermont-Ferrand. Au contraire, les machines sont démontées les unes après les autres et la maintenance du Parc Machines restant aurait du mal à être effectuée.
La moyenne d'âge sur ce service est de 50 ans environ, conséquence directe des plans sociaux. Le danger qui guette, c'est bien entendu la disparition du savoir-faire. La CGT explique : "à une époque, sur le site de Cataroux à Clermont-Ferrand, on pouvait fabriquer, s'adapter rapidement à de nouvelles demandes. Aujourd'hui, on nous dit que l'activité principale, ce sera la compétition. Oui, mais pour combien de temps ?.. encore une fois, ce coup porté à nos fabrications n'a qu'un seul but : la finance. Pourtant, on peut refaire du Haut de Gamme sur le site de Cataroux. Les machines sont adaptées et on en a déjà fait".
En outre, il semblerait que l'usine de Roanne ait quelques difficultés pour réaliser la quantité journalière. Selon nos informations, il leur manquerait 1 000 pneus par jour. Une quantité que les salariés de Clermont-Ferrand accepteraient volontiers de récupérer.

200 bibs dans les rues du Puy


A l'occasion de la journée de mobilisation interprofessionnelle du mardi 23 mars, le syndicat CGT a appelé les salariés à participer au mouvement national. Beaucoup ont débrayé sur les trois postes pour participer et on a recensé près de 200 bibs manifestant dans les rues du Puy. Les revendications portaient sur les salaires "ridiculement bas chez Michelin" accuse le syndicat, mais aussi sur "le maintien de notre activité et de nos emplois dont aujourd'hui malheureusement nous n'avons aucune certitude, et bien sûr, les retraites".
Pour la CGT Michelin, il est capital que la pénibilité soit enfin reconnue pour les bibs, particulièrement pour les postés, qui paient le plus lourd tribut en terme de conditions de travail dégradées et d'espérance de vie.
Parmi les principales revendications, on note la retraite à taux plein à 60 ans ou après 37,5 années de cotisations, une politique industrielle garantissant les emplois et la revalorisation des salaires avec un SMIC à 1600 €.

Entre salaires et dividendes, "on marche sur la tête"


La revalorisation des salaires avec un SMIC à 1600 € n'est pas anodine. En effet, cette année les actionnaires vont percevoir plus de dividendes que de bénéfices réalisés. On se situe autour de 104 millions de bénéfices pour plus de 147 millions de dividendes distribués selon le syndicat. On peut alors légitimement se demander : où va être prise la différennce ?
La CGT évoque l'éventualité d'un emprunt pour rémunérer les actionnaires, prétextant que ce ne serait pas la première fois que Michelin le ferait. Une autre hypothèse avancée serait d'économiser sur les 412 millions prévus pour les restructurations et ainsi "économiser" sur les droits des salariés licenciés. Là encore, ce ne serait pas une première...
Dans son communiqué, la CGT déplore : "Pour les actionnaires, on trouvera ! Pour l'emploi, les salaires, pour développer les productions en France, là il n'y a pas d'argent ! C'est trop cher ! C'est même des charges, qu'il faut réduire ou faire disparaître ! Trop d'impôts ! Trop de salaires ! Trop de ceci ou de celà !..
Pourtant, la seule charge qui pèse sur les entreprises, c'est l'actionnaire et sa rémunération toujours insuffisante et pour lequel tous les sacrifices doivent être consentis".

Durcir le mouvement


La CGT Michelin n'entend pas s'arrêter à la journée du 23 mars pour voir aboutir ses revendications. Très remontés, les salariés se disent prêts à durcir le mouvement et à aller jusqu'à la grève générale.
René Villeseche résume : "On entend que l'ensemble des confédérations syndicales prennent leurs responsabilités et initient très rapidement d'autres journées d'actions et de luttes car on est bien dans le cadre d'un troisième tour social aujourd'hui. La grogne est présente, les gens en ont vraiment ras-le-bol des politiques menées tant par le MEDEF que par le gouvernement Sarkozy. Il est temps d'avancer et d'aller beaucoup plus loin que ce que nous propose aujourd'hui les confédérations, à savoir de l'attentisme [...]. S'il faut radicaliser les luttes, évidemment,  on pourra compter avec la CGT Michelin, ça c'est sûr".

www.zoom43.fr - Maxime Pitavy - 25/03/2010


Le plan de suppression d'emploi chez Michelin Blavozy suspendu 

Ce jeudi 25 juin avait lieu en comité d'entreprise de Michelin, en présence de la CGT et FO, une réunion pour statuer sur le plan de suppression d'emplois de l'usine Michelin de Blavozy.


Lors de la dernière réunion qui s'était déroulée à Clermont-Ferrand ce mercredi, un cabinet d'experts avait été désigné pour évaluer un plan économique pour Michelin. Le cabinet choisi est Secasy Altha, situé à Lyon. Depuis le début de la menace de plan économique, Michelin a annoncé officiellement 1 093 postes supprimés en France, en plus de 1 800 départs en retraite anticipée. Les syndicats attendent jusqu'à 3 500 suppression de postes fin 2011.

La direction de l'entreprise, en définitive, n'a pas pu aborder les deux points importants de l'affaire. Il s'agissait de l'information et de la consultation sur la gestion prévisionnelle des emplois et compétences, et deuxièmement, du plan de volontariat au niveau national sur les départs en retraite anticipée. C'est avec le compte-rendu du plan économique établi par le cabinet d'experts que le site Michelin de Blavozy pourra envisager l'avenir et la réponse à ces deux problématiques.

René Villesèche, représentant CGT des salariés, a tenu à mettre en exergue "la situation tendue" sur le site Michelin à Blavozy: "il n' y a, à ce jour, aucune garantie sur la pérennité de l'entreprise. Les concurrents, que sont l'Inde et le Brésil avec de nouvelles implantations d'usines, représentent un sacré problème pour le site de Blavozy et bien sûr, les autres sites Michelin en France".

Il faudra bien attendre un mois avant que le cabinet d'experts rende son verdict. Sur Blavozy, ce sont 600 employés qui font tourner l'usine. Une quarantaine d'emplois risque d'être supprimée.

www.zoom43.fr - 25/06/2009


Les salariés Michelin ont distribué des tracts au Puy-en-Velay

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« Nous sommes ici pour sensibiliser la population aux graves problèmes des salariés de Michelin. » L'objet de la distribution de tract, hier matin au Puy-en-Velay, a été clairement énoncé par René Villeseche, secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT) Michelin.

La conjoncture actuelle touche aussi les grosses entreprises comme Michelin. Un salarié est au chômage partiel une semaine par mois, et la pérennité de l'usine de Blavozy n'est pas assurée. « Un salarié est amputé de 35 % de son salaire », a indiqué René Villesèche. « Les primes qui font parties intégrantes du salaire sont-elles totalement supprimées. »

Ce que réclame la CGT Michelin, c'est une indemnisation à 100 % du chômage partiel. Sans cela, « la situation ne sera plus supportable dans cinq mois », a annoncé René Villeseche.

Une deuxième manifestation devrait avoir lieu, en mai, à Clermont-Ferrand lors de l'assemblée des actionnaires.

www.leprogres.fr - 19/04/2009

Michelin Blavozy : quel avenir pour les Bibs ? 

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Samedi 18 avril, à l'heure du marché, les représentants CGT de l'usine Michelin de Blavozy étaient sur la place du Plot pour distribuer des tracts reflétant leurs inquiétudes. Chômage technique, suppression de l'intérim, non-renouvellement des CDD, baisse des commandes : le moral des Bibs est en berne.


L'âge d'or de Michelin Blavozy n'est pas loin (~2006-2008), mais il est bel et bien terminé. L'usine, qui produit des pneumatiques de génie civil destinés pour la majeure partie à l'exportation (notamment l'Amérique du Nord), a considérablement freiné sa production, de l'ordre de 30 à 40%, et stoppé complètement ses investissements.

Des indicateurs inquiétants

De quoi alimenter les craintes des employés et des syndicats, pour lesquels les indicateurs clignotent dangereusement. Plus d'une centaine d'emplois ont d'ores et déjà été supprimés (intérimaires et CDD), sur environ 600. Les pneus produits s'entassent sur le site, et seuls un ou deux camions quittent l'usine chaque jour, contre une vingtaine habituellement.
Pour René Villesèche, délégué syndical de la CGT, la concurrence n'est pas en cause. Ce serait plutôt le contexte général, et "la grande lessive avec la crise". Laurent Wauquiez a annoncé une augmentation de l'indemnité du chômage partiel à 75%, mais pour le syndicat, ce n'est qu'un cautère sur une jambe de bois, car seul le temps de travail effectif est compté (donc sans les pauses).

Actions en vue

La CGT prévoit donc une rencontre avec le secrétaire d'Etat à l'emploi ainsi qu'une action lors de l'assemblée générale des actionnaires, qui se tiendra mi-mai à Clermont-Ferrand. L'objectif est de sensibiliser les actionnaires et de "mettre la pression en amont, avant qu'il ne soit trop tard".

www.zoom43.fr - JBB - 19/04/2009

Usine Michelin : le syndicat CGT craint pour la pérennité du site

Samedi, le syndicat CGT Michelin distribuera des tracts d'information à destination de la population, vis-à-vis de la situation sociale en général et particulièrement chez Michelin. Cette distribution se déroulera dès 9 h 30, place du Plot.

Dans un communiqué, le syndicat réagit : « Alors que l'usine de Blavozy est touchée par une semaine de chômage, en moyenne par mois, jusqu'à juin, aucune perspective n'est donnée pour les mois suivants, ni vis-à-vis de la pérennité du site dans l'avenir, alors que la première fermeture d'usine est intervenue aux États-Unis.

Nous dénonçons également l'attitude des patrons de l'entreprise à l'encontre des travailleurs Michelin en Thailande.

De plus, la perte moyenne de salaire se situe à 40 %, et les salariés sont toujours dans l'attente des promesses de Nicolas Sarkozy concernant la revalorisation des heures de chômage. »

www.leprogres.fr - 16/04/2009

Du chômage partiel chez Michelin à Blavozy 

La direction de l'usine Michelin de Blavozy vient d'annoncer la mise en place de mesures de chômage partiel pour la période de février à avril ainsi que la fin du recours aux contrats à durée déterminée (quatre-vingts salariés dans l'usine) et aux intérimaires.


Voici le communiqué transmis à notre rédaction par les syndicats CGT et FO de Michelin :


"La direction de l'usine vient d'annoncer la mise en place de mesures de chômage partiel pour la période de février à avril 2009. De une à trois semaines de chômage seront réalisées en fonction des horaires et s'étaleront jusqu'à avril. Parallèlement la direction impose le positionnement de la 5è semaine de congés entre février et avril."
"Après la fin des contrats intérimaires, la direction annonce également la fin du recours aux contrats CDD, ce qui concerne environ 80 salariés."
"En parallèle, la direction générale Michelin, tente d'obtenir la signature des syndicats pour la mise en place d'un compte épargne temps négatif, dont les effets pervers mettraient les salariés en position de dette à durée indéterminée vis-à-vis de l'entreprise. D'autres mesures peuvent être mises en place comme la formation, la suppression du travail les samedis matins, etc…"
"Dans cette période, la solidarité doit jouer à plein, notamment du côté de la gérance de l'entreprise et des principaux actionnaires qui doivent reverser une part des centaines de millions d'euros de bénéfices engrangés toutes ces années, et se serrer la ceinture sur les dividendes de l'année en cours. Cet apport financier pourrait être utilisé pour l'emploi, l'augmentation générale des salaires avec un effort particulier pour les plus basses catégories sociales, et l'investissement dans l'outil de production sur notre territoire."
"Les syndicats CGT et FO Michelin de l'usine de Blavozy, condamnent cette politique menée sous couvert de crise, qui va exclusivement mettre à contribution les salariés."

www.zomm43.fr - 02/02/2009



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