MICHELIN  -  LADOUX



Michelin : modernisation projetée du centre technologique de Ladoux

Les automobilistes qui circulent fréquemment entre Clermont-Ferrand et Riom ne prêtent plus attention au fantastique centre de recherche qui s'étend sur la plaine de Ladoux. Là, sur un réseau de pistes aussi sophistiqué que secret circulent inlassablement depuis 45 ans des voitures et des camions chargés d'évaluer les performances et de mettre au point les nouveaux pneumatiques Michelin. Près de trois mille trois cents personnes travaillent à Ladoux.

Le centre mondial de Recherche et Développement de Ladoux bénéficiera bientôt d'un programme de modernisation annoncé ce 31 janvier par Michelin. Un "complexe immobilier entièrement nouveau" sera ainsi érigé d'ici 2017. "Il rassemblera toutes les équipes et laboratoires de la R&D de Michelin sur un même site, et permettra de mettre en place de nouveaux modes de travail plus efficaces et plus rapides". L'ensemble du projet représente un investissement de plus de 100 millions d'euros

Baptisé « Urbalad », ce projet comprend plusieurs volets : la rénovation de bâtiments actuels, la destruction de certains locaux non pérennes, et la construction au coeur du site d'un bâtiment phare de 67 000 m2– le plus grand bâtiment d'Auvergne – qui regroupera 1600 postes de travail. Baptisé « Campus RDI » (Recherche Développement et Industrialisation), il permettra aux équipes du centre technique d'adopter des nouveaux modes de travail pluridisciplinaires et transverses, grâce à des plateformes accueillant 20 personnes et modulables selon les besoins. Il rapprochera également les grands métiers de la recherche de Michelin aujourd'hui éloignés les uns des autres. Ces rapprochements accélèreront les processus et stimuleront la fertilisation des idées entre divers métiers.

Bref historique du centre de Ladoux


1965 : Les premiers essais d'usures des pneus sont réalisés à Ladoux. 150 personnes y travaillent alors.

1971 : 1500 personnes de la R&D qui travaillent sur le pneumatique, implantés jusque là aux Carmes à Clermont Ferrand, sont progressivement transférées à Ladoux.

1973 : Les équipes de recherche de Michelin qui travaillent sur les matériaux intègrent elles aussi le nouveau centre. Les effectifs de Ladoux s'élèvent désormais à 1800 personnes

1974-1997 : 25 nouveaux bâtiments voient le jour, dont des laboratoires d'analyses et un atelier de réalisation de moules de cuisson des pneus

2011 : Plus de 3300 personnes travaillent au Centre de Technologie de Ladoux. Le site s'étend sur 450 hectares et comporte un réseau de 19 pistes, soit 41 kilomètres destinés aux essais d'adhérence, de bruit, de confort, d'endurance et de comportement.

www.auto.nouvelobs.com  -  31/01/2011


Michelin refait son centre de Ladoux pour 100 millions d'euros

Quarante-cinq ans après son installation à Ladoux, au nord de Clermont-Ferrand, Michelin annonce « une modernisation radicale des locaux », qui offrira aux équipes de la recherche « des conditions de travail optimales et un cadre de vie agréable ».

Dans ce centre, où travaillent actuellement 3 300 personnes, un complexe immobilier entièrement nouveau et moderne va surgir d'ici 2017. Il rassemblera toutes les équipes et laboratoires de recherche et développement de Michelin sur un même site, et permettra de mettre en place « de nouveaux modes de travail plus efficaces et plus rapides ». Il s'agit d'accélérer la mise sur le marché des nouveaux pneus.

Baptisé « Urbalad », le projet comprend plusieurs volets : la rénovation de bâtiments actuels, la destruction de certains locaux non pérennes, et la construction au cœur du site d'un bâtiment phare de 67 000 m² (le plus grand d'Auvergne) qui regroupera 1 600 postes de travail.

Baptisé « Campus RDI » (Recherche développement et industrialisation), il favorisera de nouveaux modes de travail pluridisciplinaires et transversaux, grâce à des plateformes modulables selon les besoins. Il rapprochera également les grands métiers de la recherche de Michelin aujourd'hui éloignés les uns des autres. « Ces rapprochements accéléreront les processus et stimuleront la fertilisation des idées entre divers métiers. »

Dans le Campus RDI, les équipes de recherche et de développement trouveront des lieux de formation et de documentation, un restaurant d'entreprise, un centre de sport, ainsi que divers services à la personne : pressing, boulangerie, distributeur de billets… Une allée principale de 300 mètres de long, appelée « rue de la Recherche », favorisera les échanges informels et la stimulation d'idées.

Le nouveau bâtiment répondra aux préconisations de la haute qualité environnementale.

Les études d'architecture du nouveau « bâtiment cœur » sont en cours depuis le début de l'année, et se poursuivront encore environ six mois. Le chantier commencera au printemps 2012 et devrait durer cinq ans. Une première partie du « bâtiment cœur » sera livrée en 2014, pour environ 600 personnes. L'ensemble du projet représente un investissement de plus de 100 millions d'euros.

6 000 personnes travaillent dans le groupe Michelin dans le domaine de la recherche, du développement et de l'industrialisation. Les équipes sont réparties sur trois continents (Europe, Amérique, Asie). En 2011, Michelin va consacrer à ses activités de recherche plus de 500 millions d'euros.

www.leprogres.fr  -  Jean-Jacques Arène  -  29/01/2011


Michelin : 100 millions d'euros et 600 embauches

Sous le nom de code « Urbalad », Michelin a officialisé, hier, l'ambitieux projet de modernisation de son centre de technologie de Ladoux


Crée en 1965, le centre de technologie de Ladoux s'apprête à vivre une profonde mutation. En investissant 100 millions d'euros dans ce projet de restructuration et de rénovation, Michelin réaffirme sa volonté de faire de son site clermontois le centre mondial de recherche et développement du groupe.

Au-delà de la seule approche architecturale résolument tournée vers l'avenir, cette restructuration a également pour finalité de mettre en place de nouveaux modes de travail plus efficaces et plus rapides. D'ici 2017 le site rassemblera toutes les équipes et laboratoires de la Recherche et développement de Michelin sur ce site.

3.300 personnes, de toutes nationalités (et de diverses professions) y travaillent actuellement. Plus en 2017 puisque, soulignait hier, Jean-Paul Chiocchetti, directeur du site de Ladoux, « on compte embaucher dans le domaine de la recherche 600 jeunes bac plus 3 et bac plus 5 ». Pas forcément des créations d'emplois puisque, poursuivait Jean-Paul Chiocchetti, « il s'agit aussi de faire face à l'évolution de la pyramide des âges ». Mais les seules universités et grandes écoles auvergnates ne suffiront pas à fournir ce contingent. Autant dire que ce recrutement s'effectuera sur toute la France, voire au-delà des frontières.

Des jeunes diplômés qui viendront travailler et s'installer en Auvergne. Ce qui permet donc à Michelin de réaffirmer son identité régionale. Cela, quelques jours après l'annonce du tout aussi ambitieux plan d'embellissement du siège social des Carmes, à Clermont-Ferrand.

Ce projet « Urbalad » comprend plusieurs volets : la rénovation de bâtiments actuels, la destruction de certains locaux non pérennes, et la construction au coeur du site d'un bâtiment phare de 67.000 m2 ? le plus grand bâtiment d'Auvergne ? qui regroupera 1.600 postes de travail. Baptisé « Campus RDI » (Recherche développement et industrialisation), il permettra aux équipes du centre technique d'adopter des nouveaux modes de travail pluridisciplinaires et transverses, grâce à des plateformes accueillant 20 personnes et modulables selon les besoins. Il rapprochera également les grands métiers de la recherche de Michelin aujourd'hui éloignés les uns des autres. Ces rapprochements accéléreront les processus et stimuleront la fertilisation des idées entre divers métiers.

Les études d'architecture vont se poursuivre durant encore six mois. Le début de la construction est programmé pour 2012.

« Fin 2013, la première partie du bâtiment devrait être achevée et 600 personnes pourront y travailler. La seconde partie du bâtiment devrait être terminée pour la fin de l'année 2016 », conclut Jean-Paul Chiocchetti.

150 personnes en 1965, 3.300 aujourd'hui... Le centre de Ladoux n'a cessé d'évoluer en quarante-cinq ans d'existence.

Rappel de quelques dates clés.


1965 : les premiers essais d'usures des pneus sont réalisés à Ladoux. 150 personnes y travaillent alors.

1971 : 1.500 personnes de la R & D qui travaillent sur le pneumatique, implantés jusque-là aux Carmes à Clermont Ferrand, sont progressivement transférées à Ladoux.

1973 : les équipes de recherche de Michelin qui travaillent sur les matériaux intègrent elles aussi le nouveau centre. Les effectifs de Ladoux s'élèvent désormais à 1.800 personnes.

1974-1997 : 25 nouveaux bâtiments voient le jour, dont des laboratoires d'analyses et un atelier de réalisation de moules de cuisson des pneus.

2011 : Plus de 3.300 personnes travaillent au centre. Le site s'étend sur 450 hectares et comporte un réseau de 19 pistes, soit 41 kilomètres destinés aux essais d'adhérence, de bruit, de confort, d'endurance et de comportement. La plus longue de ces pistes (7 km) est réservée aux essais haute vitesse.

Avec ce projet, Michelin souhaite offrir aux équipes de recherche des conditions de travail optimales et un cadre de vie agréable.

Le campus RDI sera ainsi une véritable ville au coeur de ce qui sera l'un des plus grands centres de recherche d'Europe. On trouvera ainsi des espaces pour la formation et des lieux de documentation, un restaurant d'entreprise, un centre de sport, ainsi que divers services à la personne : pressing, boulangerie, distributeur de billets. La liste n'est pas limitative. Un centre de sport, à l'image de celui implanté aux Carmes à Clermont devrait également être créé.

www.lamontagne.fr  -  Jean-Pierre Vacherot  -  28/01/2011


Michelin: modernisation majeure du centre R&D

Michelin compte moderniser son centre mondial de recherche et développement (R&D) de Ladoux, près de Clermont-Ferrand, afin d'accélérer la mise sur le marché de ses nouveaux pneus.

L'ensemble du projet représente un investissement de plus de 100 millions d'euros.

Au-delà de la rénovation de bâtiments actuels, le manufacturier a l'intention de construire d'ici 2017 - au sein du site - un complexe immobilier entièrement nouveau et moderne rassemblant l'ensemble de ses équipes et laboratoires.

Le bâtiment, baptisé 'Campus RDI', doit permettre aux équipes du centre technique d'adopter des nouveaux modes de travail pluridisciplinaires.

Selon le planning prévisionnel, une première partie du bâtiment coeur sera livrée en 2014 pour environ 600 personnes. La seconde partie sera terminée fin 2016, date à laquelle 1000 personnes supplémentaires y seront installées.

www.votreargent.lexpress.fr - 27/01/2011

Plainte après le suicide d'un cadre chez Michelin

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                                  Arrivée début 2009 à Ladoux, Angel Arevalo n'aurait pas supporté ses conditions de travail.
                                          Selon sa femme, « il a dû faire face à de nombreuses décisions incohérentes ».

En juin, Angel Arevalo était retrouvé pendu sur le site du géant du pneu, à Ladoux (Puy-de-Dôme). Sa famille a saisi la justice pour « homicide involontaire ». Une enquête est en cours.


C'était un passionné. De la vie, de ses deux filles et de sa femme. De son travail, aussi. Mais c'est pourtant au sein de son entreprise qu'Angel Arevalo, 55 ans, s'est donné la mort. Dans la nuit du 23 au 24 juin, ce cadre respecté s'est pendu sur le site de Ladoux (Puy-de-Dôme), où se trouve le centre de technologie du groupe Michelin, numéro un du pneu, pour lequel il travaillait depuis 1980.

Un geste que ses proches ne comprennent toujours pas. « Ça ne lui correspond pas, lâche sa veuve, Chantal, d'une voix rendue monocorde par la douleur. C'était un homme attentif, proche de ses enfants. Il jouait de la musique, et avait même passé son permis moto à 50 ans ! »
Face aux questions sans réponses, la famille d'Angel a saisi la justice. Son avocat, M e Eric Moutet, vient de déposer plainte pour « homicide involontaire » au parquet de Clermont-Ferrand, qui confirme avoir ouvert une enquête. « Le décès de M. Arevalo est en passe d'être reconnu comme accident du travail », souligne M e Moutet. Jusqu'à fin 2008, il semblerait qu'Angel Arevalo ait été épanoui dans son travail. Basé à Karlsruhe (Allemagne), il y exerçait des responsabilités dans le domaine des matières premières. « Il était très professionnel, très impliqué », raconte son épouse, qui évoque cette anecdote symbolique : « Une fois, il a croisé à l'aéroport François Michelin, le PDG du groupe. Il a osé aller lui parler, et ils ont échangé pendant un quart d'heure. Il en était très fier. »

Il ne voit plus sa famille


Mais le temps passant, Angel Arevalo aspire au changement. Au début de l'année, on lui propose de prendre la tête d'une équipe chargée de la qualité des matières premières de Michelin. Angel Arevalo déménage à Ladoux. « Au début, on lui a fait miroiter les avantages de l'expatriation, détaille M e Eric Moutet. Mais une fois sur place, il a dû signer un contrat qui lui était totalement défavorable. A tel point qu'il n'en a pas averti ses proches. »
Angel Arevalo se retrouve seul à Ladoux, et ne voit plus sa famille, restée à Strasbourg, qu'une fois toutes les deux semaines. Surtout, « l'ambiance n'avait plus rien à voir avec ce qu'il connaissait en Allemagne, développe Chantal Arevalo. Il a dû faire face à de nombreuses décisions incohérentes. Certains membres de son équipe lui ont été retirés, et on ne lui donnait pas l'autorité nécessaire pour mener à bien son projet ». Il aurait donc perdu pied, face à l'ampleur d'une tâche qu'il n'avait pas les moyens de mener à bien, selon ses proches.
Du côté de l'entreprise Michelin, « tout le monde a été choqué, explique un porte-parole. Une cellule d'écoute psychologique a été mise en place. » En revanche, l'équipementier se refuse à établir un lien entre les conditions de travail d'Angel Arevalo et son suicide, se retranchant derrière l'enquête en cours. « Ladoux est un site qui va bien », argumente-t-on chez Michelin. « Pour moi, il y a eu un problème de management, dénonce Chantal Arevalo. Je veux que l'enquête fasse la lumière sur tout ça, que ça serve d'exemple pour Michelin, et pour toutes les autres entreprises. »

www.leparisien.fr - N.J. & G.T. - 20/09/2009


Un suicide inexpliqué chez Michelin

Un salarié de 55 ans a été retrouvé pendu sur son lieu de travail, mercredi matin, par ses collègues de bureau. Il s'agit d'un expatrié d'origine allemande qui travaillait depuis un an au centre de recherche de Ladoux, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), au service qualité. L'annonce a été confirmée officiellement par la direction du groupe Michelin hier.

Une enquête de police a été ouverte dès mercredi matin. Une cellule psychologique a été mise en place à l'attention des collègues du salarié, en état de choc.

« Il n'était pas concerné par les restructurations annoncées »


« Pour l'instant, nous ignorons tout des circonstances de sa mort, précise la direction. Nous sommes en contact avec sa famille en Allemagne pour la soutenir au mieux dans ces moments douloureux. » Ce suicide intervient à un moment où la manufacture traverse des heures difficiles, avec l'annonce récente d'un vaste plan de restructuration qui concerne plus d'un millier de personnes chez Michelin en France.
De l'avis même des syndicats, « cette terrible nouvelle semble totalement déconnectée du contexte économique actuel, précise Cyrille Poughon de la CFDT. Ce salarié n'était pas concerné par les restructurations annoncées. » Pour la CGT pourtant, « un suicide sur le lieu de travail a toujours une signification forte. Il est le signe d'un malaise ».

www.leparisien.fr - Geneviève Colonna d'Istria - 26/06/2009

Un employé de Michelin se suicide sur son lieu de travail

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Un employé de Michelin a été retrouvé pendu mercredi matin sur son lieu de travail où il s'est suicidé, à Ladoux (Puy-de-Dôme), a dit jeudi la direction de l'entreprise.


Une enquête de police est en cours pour déterminer l'heure précise du décès et les raisons qui ont poussé le salarié à mettre fin à ses jours.

Cet ingénieur de 55 ans, employé chez Michelin depuis 1980, travaillait au centre de recherches de l'entreprise, à Ladoux. De nationalité française, il dépendait cependant de la filiale allemande de l'entreprise.

"Rien, pour l'instant, ne permet de dire que son geste soit lié à l'entreprise. Le site de Ladoux n'était en rien concerné par les projets de restructuration, au contraire, 100 millions d'euros doivent y être investis en vue de son développement", a déclaré un porte-parole de la direction à Reuters.

Jacques Chambon, délégué CGT sur le site de Clermont-Ferrand, a souligné pour sa part que "cela fait quand même le deuxième suicide en six mois".

www.lexpress.fr - 25/06/2009




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