MICHELIN  -  KLEBER TROYES


Kléber devient Michelin

                                        L'usine Kléber de La Chapelle-Saint-Luc porte maintenant le nom de Michelin.
                            Tous les salariés vont devenir du personnel Michelin et leur contrat de travail va être changé.

La Chapelle-Saint-Luc - Depuis 30 ans, l'entreprise Kléber faisaitt partie du groupe Michelin. Mais jusque-là l'usine de La Chapelle-Saint-Luc était restée une unité de production Kléber. C'est fini depuis hier. Le nom de Michelin et le célèbre Bibendum ont remplacé le sigle Kléber à son fronton.
Le changement d'enseigne s'est effectué en présence de 200 invités dont le nouveau ministre des Finances François Baroin et le maire de La Chapelle-Saint-Luc Olivier Girardin. Le co-gérant de Michelin et futur numéro un de la Manufacture, Jean Dominique Senard est venu spécialement pour cet événement.
« C'est l'ultime étape d'un long processus d'intégration. La société Kléber se fond maintenant dans la Manufacture Michelin », a commenté Jean Dominique Senard.
Conséquence, les 839 salariés de l'usine de La Chapelle-Saint-Luc vont devenir tous des salariés Michelin. Leur contrat de travail va changer. « Quatre syndicats sur cinq, représentant la majorité des salariés, ont déjà signé l'accord. Globalement, le personnel va y gagner », souligne Jean-Denis Houard, le directeur du site.
Une usine qui va se développer
Ce changement de nom intervient alors que l'usine se porte bien mieux économiquement. Elle ne fabrique plus aujourd'hui que du pneu agricole. A 75 % sous la marque Michelin, le reste sous le nom Kléber. Car si l'usine a changé d'enseigne, la marque Kléber, elle, subsiste.
« Le pneu agricole a été le dernier à entrer en crise. Il a été aussi le dernier à en sortir. Mais aujourd'hui, la croissance est revenue », déclare Jean Dominique Senard qui se montre très optimiste pour l'avenir.
« Cette usine de La Chapelle-Saint-Luc va croître. Son avenir est assuré pour autant qu'elle puisse continuer à progresser », a-t-il affirmé. Il se base pour cela sur une population qui va augmenter de 50 % d'ici 2050 et des besoins alimentaires qui vont aller croissants.
« Comme notre métier se situe une croissance à long terme, cette usine ne pourra que se développer », a conclu Jean Dominique Senard. Ce qui, pour le directeur du site, se traduira par des embauches.

www.lest-eclair.fr  -  09/07/2011


Une usine Kléber depuis bientôt 50 ans

                                                                  Elle a fabriqué du pneu tourisme jusqu'en 2001

Ironie de l'histoire, lorsque Kléber a décidé de construire, en 1962, une usine à La Chapelle-Saint-Luc, il existait déjà une unité de production Michelin. Elle avait vu le jour quelques années plus tôt, en 1958. Juste à côté. Toutefois ces deux usines n'ont jamais été concurrentes. Kléber a toujours fabriqué des pneus et sa voisine (devenue Méfro) de la roue métallique (jante).
Kléber a choisi d'ouvrir cette usine dans la périphérie de Troyes en raison de la proximité de la ville avec Colombes, siège de l'entreprise. Au départ, l'usine dépendait d'ailleurs de Colombes qui lui envoyait mélanges et semi-produits.
Le premier pneu est sorti de cette usine le 2 janvier 1963. Elle est alors spécialisée dans les pneus de tourisme V10 et les pneus arrières agricoles. Un premier tournant se produit en 1980 avec l'arrêt de la production des pneus de compétition. Un second l'année suivante avec l'acquisition de Kléber par Michelin. Et un troisième en 2001 avec l'arrêt de la fabrication de l'atelier tourisme et la spécialisation du site uniquement dans la production agraire.
Entre-temps, l'usine s'était beaucoup agrandie puisqu'elle est montée jusqu'à 1500 salariés en 1972.
Actuellement, elle compte 839 personnes, dont 518 sont affectées à l'activité production, 108 à l'activité mélanges, 43 au service logistique et 170 aux services communs.

www.lest-eclair.fr  -  09/07/2011


L'usine Kléber va prendre le nom de Michelin

Le nom de Kléber va disparaître du fronton de l'usine située à La Chapelle-Saint-Luc. 70% des pneus  fabriqués sont désormais des Michelin. 


Une page se tourne dans l'histoire industrielle de Troyes. Le nom et le logo de Kléber vont disparaître sur l'usine de La Chapelle-Saint-Luc. Ce changement d'enseigne ne risque pas de passer inaperçu. Car le nom de Kléber est inscrit en gros sur le fronton de l'usine. Il est en adéquation avec sa taille. C'est l'une des plus importantes du département, à la fois en personnel et en surface. Avec 830 salariés, Kléber constitue le troisième employeur privé de l'agglomération troyenne. Son usine s'étend sur une surface de 32 hectares, dont 11 sont occupés par des bâtiments.
Le retrait du nom de Kléber débutera dans deux semaines. Et une fois qu'il aura été remplacé par celui de Michelin, la direction du Bibendum prévoit une cérémonie pour marquer l'événement.
Ce changement de nom, explique la direction, a été décidé « pour une meilleure identification de l'usine ». D'une part, elle fait partie du groupe Michelin depuis maintenant trente ans. D'autre part, elle est devenue davantage une usine Michelin que Kléber.
Sur dix pneus qui sortent de ses murs, sept sont des Michelin, le reste des Kléber. Spécialisée dans le pneu agricole, elle occupe un rôle clé dans la stratégie agraire de Michelin puisque c'est la principale usine de production de Bibendum dans ce domaine. Michelin possède deux autres usines qui fabriquent des pneus agricoles dans le monde. Mais sur les trois, celle de La Chapelle-Saint-Luc reste cependant de loin la plus importante puisqu'elle assure 40 % de la production de Bibendum en pneus agricoles.
Malgré tout, elle avait conservé le nom de Kléber car le personnel y était attaché. Ce qui se comprend. Cette usine a d'abord été une usine à 100 % Kléber avant de travailler aussi pour Michelin et que les proportions ne s'inversent.
Le premier pneu est sorti de ses chaînes en 1963. Kléber Colombes avait choisi d'ouvrir cette usine à La Chapelle-Saint-Luc pour plusieurs raisons : la proximité de Colombes, une zone industrielle bien conçue, un vaste terrain permettant des agrandissements futurs.
Au départ, l'usine n'était composée que de quelques ateliers dépendant de Colombes qui lui envoyait les mélanges et les demi-produits. Elle a démarré avec 300 salariés pour monter jusqu'à 1 500 en 1972, une fois qu'elle a été agrandie et qu'elle a pris sa physionomie actuelle.
Lorsque Kléber s'est installé à Troyes, il existait déjà une usine Michelin, située juste à côté. Spécialisée, elle, dans la fabrication de roues, elle avait vu le jour quelques années plus tôt, en 1958.
Il y a six ans, Michelin a vendu cette usine au groupe allemand Mefro qui a depuis mis son nom dessus. De ce fait, il ne peut plus y avoir maintenant de confusion entre les deux sites.
En résumé, l'usine Michelin d'origine est devenue Mefro et Kléber va maintenant devenir l'usine Michelin.

www.lest-eclair.fr  -  Jorge D'HULST  -  13/04/2011


Kléber-Michelin regonflé à bloc

Sur le plan économique Kléber-Michelin veut inverser la tendance. Après 2 années difficiles, les commandes sont de retour pour les pneus agricoles. L'entreprise de La Chapelle-Saint-Luc souhaite augmenter ses effectifs.

www.lepost.fr - 20/01/2011



Kléber remet la gomme avec de nouvelles presses

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« L'année sera nettement meilleure que les années précédentes et nos clients se pressent à la porte », se félicite Jean-Denis Houard, le directeur de l'usine Kléber de La Chapelle-Saint-Luc. Les prévisions actuelles prévoient une augmentation de 15 % de l'activité en 2011 et de 30 % d'ici trois ans. « On est dans un monde changeant. Il y a les prévisions et ce qui va se passer sur les marchés », tempère toutefois Jean-Denis Houard.

La crise, qui a obligé l'usine à avoir recours au chômage partiel, est en tout cas oubliée. Les effectifs seront stables cette année, autour de 830 personnes, mais quelques embauches sont prévues notamment pour le poste de confectionneur. Un métier à la fois physique et technique (neuf mois de formation) qui est au cœur de l'activité de ce qu'il convient toujours d'appeler une manufacture de pneus.


Une course à la taille


L'usine vient aussi d'installer trois nouvelles presses et elle s'apprête à investir dans deux autres. Des investissements, dont le montant n'a pas été révélé, qui viennent conforter la pérennité du site de La Chapelle-Saint-Luc.

À double titre parce que ces presses vont permettre à l'usine de répondre à la forte demande sur les pneus de grande largeur (les anciennes presses étaient trop petites). Une course à la taille qui répond à celle des agriculteurs : plus leurs exploitations sont grandes, plus ils ont besoin de tracteurs de forte puissance et plus les pneus montés par les constructeurs sont larges. L'Amérique du Nord devient elle aussi friande de ces pneus XXL d'autant que les tiges de maïs OGM étant plus résistantes que les maïs classiques, elles endommagent fortement les pneus plus fragiles.

Michelin vient également de lancer le Spraybib, un pneu dédié aux pulvérisateurs automoteurs qui rencontre un franc succès outre-Atlantique et qui est produit lui aussi dans l'usine de La Chapelle-Saint-Luc.

Les deux autres usines de pneus agricoles de Michelin, en Espagne et en Pologne, sont spécialisées sur d'autres produits. Jean-Denis Houard n'y voit que des partenaires. « On représente 40 % du tonnage total de la production agricole de Michelin. On a bien besoin de toutes les capacités. Tout le monde manque de place. » Et de souligner l'importance des nouvelles presses du site de Troyes : « Nous avons une belle visibilité à long terme grâce à la taille de nos pneus. »

www.lest-eclair.fr  -  Bruno DUMORTIER  -  18/01/2011


REDUCTION DE PERSONNEL et BAISSE DE PRODUCTION DE 25%...


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Chômage partiel...

France3 Champagne/Ardennes du 30/09/2009




















Kléber / Michelin : LA CRISE A BON DOS !

Les salariés de Kléber /Michelin à la Chapelle St Luc vont devoir chômer 10 jours d'ici la fin de l'année. Le prétexte invoqué par la direction est " la dégradation des marchés ". La crise à bon dos !

En fait l'objectif de la direction est de continuer ce qu'elle a engagé depuis de longues années : freiner ou réduire la masse salariale en supprimant des emplois et en faisant pression sur les salaires pour répondre aux exigences sans bornes des actionnaires. Les chiffres sont éloquents : De 2000 à 2008, la part des salaires dans la production s'est réduite de 5,3 points, tandis que les dividendes, eux, ont progressé de 147 millions d'euros
sur 8 ans. Alors que la part des salaires s'est réduite de 15%, les dividendes ont été multipliés par 2,5.

La responsabilité de la direction du groupe


Ces dernières années, des milliers d'emplois ont d'ores et déjà été supprimés et plusieurs sites de fabrication sacrifiés comme l'usine de Kléber Toul. L'usine de La Chapelle comptait près de 1800 salariés il y a encore une douzaine d'années. L'annonce du chômage partiel à La Chapelle St Luc fait partie d'un nouveau plan de réduction de 3000 emplois en France que vient d'annoncer la direction du groupe. Pour se justifier, cette dernière fait état d'une baisse des volumes des ventes de 24,4% au premier trimestre 2009. Mais les dirigeants taisent leurs propres responsabilités dans cette chute des ventes. Alors que la productivité a augmenté de 20% ces deux dernières années (ce qui devrait entraîner une sensible baisse des prix des pneumatiques et donc permettre la conquête de nouveaux marchés) Michelin augmente de 11% les prix de ses pneumatiques au cours du premier trimestre 2009.

En 2008, la baisse des ventes qui avait commencé a eu, en fait, un impact financier très limité (244 millions d'euros) si on le compare à l'impact de l'augmentation du prix des matières premières (804 millions d'euros) : Pourquoi ? Parce que Michelin, afin de maintenir les profits de ses actionnaires - voire de les augmenter comme c'est le cas -, a utilisé tous les dispositifs de flexibilisation du travail pour adapter sa production aux commandes, sur le dos des salariés :

licenciement des intérimaires et des CDD après avoir imposé congés et RTT aux salariés en CDI, mesures de chômage partiel comme à La Chapelle St Luc etc.. Et cela tout en maintenant sa politique salariale désastreuse. Alors qu'aujourd'hui, Michelin voudrait, avec la mise en place de ces restructurations, aller plus loin en faisant supporter l'essentiel de l'impact des nouvelles baisses de ventes aux salariés, il y a au contraire l'occasion de faire tout autrement.

Au lieu des suppressions d'emplois, il faut faire monter des solutions alternatives :

Revoir la politique des prix, utiliser le ralentissement de la production pour des mises en formation massives, lancer de nouveaux projets au lieu de sacrifier les investissements pour maintenir les dividendes, faire la clarté sur les mouvements de fonds dans les filiales, notamment la société internationale de plantation d'hévéas-SIPH. Car Michelin se dit victime de l'augmentation des matières premières, mais n'a t- il pas eu en même temps des retombées financières importantes émanant.

www.ladepechedelaube.org - JPC - 24/09/2009


KLEBER-TROYES : Chômage partiel fin juin...

France3 12/13 Champagne-Ardenne du 03/06/2009

L'usine Kléber résiste mieux grâce au pneu agricole


« Je n'envisage ni chômage partiel, ni licenciements », déclare son directeur qui a fait visiter l'usine jeudi au préfet...


Avec 819 salariés, l'usine Kléber constitue le troisième plus gros employeur privé de l'agglomération troyenne après Devanlay et Petit Bateau.
Cette usine, propriété du groupe Michelin, résiste pour le moment bien mieux à la crise que nombre d'entreprises travaillant pour l'automobile. « Nous sommes un peu comme un rayon de soleil dans le secteur », estime Jean-Denis Houard, le directeur de l'usine. Il l'a fait visiter jeudi au préfet lors de sa venue dans le canton de La Chapelle-Saint-Luc. Christian Rouyer était accompagné par la conseillère générale, Marie-Françoise Pautras, et des maires de La Chapelle et des Noës, Olivier Girardin et Jean-Pierre Abel.
« Je n'envisage ni chômage partiel, ni licenciements. Notre niveau de production est proche de la normale », déclare Jean-Denis Houard. Cela dit, il ne cache pas que « des tensions commencent à apparaître sur le marché ». « Nous avons quelques inquiétudes mais nous ne sommes pas du tout dans la situation de nos collègues », insiste-t-il.

Deux jours de congés imposés au personnel


Ces tensions l'ont amené hier à tenir un comité d'entreprise extraordinaire. Et à annoncer des premières mesures aux représentants du personnel. En l'occurrence deux jours de congés (ou de formation) imposés : les 30 avril et 22 mai. « Il y a trop de pneus en stock », explique Claudie Hilpipre, le délégué syndical CGT, le syndicat majoritaire dans l'entreprise.
« Le fait que les stocks soient pleins et que des ateliers tournent moins qu'avant commence à nous faire peur », ne cache pas le délégué.
L'usine Kléber résiste mieux car elle ne fabrique plus de pneus pour voitures. Elle a arrêté cette production en 2001 pour se spécialiser dans le pneu agricole. « Ce fut un déchirement à l'époque. Mais, aujourd'hui, on se rend compte que ce fut une véritable opportunité, laquelle nous permet d'avoir toujours des projets de développement », a confié Jean-Denis Houard au préfet.
Il nourrit le projet de faire passer la production du site de 40 000 à 50 000 tonnes quand le contexte sera plus porteur.
L'usine de La Chapelle-Saint-Luc produit uniquement du pneu pour tracteurs, certains pouvant peser jusqu'à 300 kg. « Or, le marché pour gros tracteurs est celui qui se porte le mieux », révèle son directeur. Car, dans le domaine du pneu agricole, toutes les usines ne sont pas logées à la même enseigne. Le pneu agro-portuaire, qui équipe les grues, s'est effondré. Le marché des moissonneuses-batteuses ne se porte pas fort, lui non plus. « Or, à La Chapelle-Saint-Luc, nous n'en produisons pas », signale Jean-Denis Houard.
D'autre part, l'usine de La Chapelle-Saint-Luc ne travaille plus uniquement pour Kléber mais essentiellement pour Bibendum. 87 % de la production est destinée à Michelin. 13 % seulement pour Kléber.
Mais l'importance des stocks commence à inquiéter les salariés.

www.liberation-champagne.fr  -  Jorge D'HULST  -  28/03/2009


Attention les Troyens

Michelin veut arrêter la production des pneus pour les engins agricoles de la marque Kormoran à la fin de l'année. Les pneus Kormoran des autres segments ne sont pas concernés par cette mesure. La production, notamment à l'usine polonaise d'Olsztyn, sera réadaptée, et équipée pour la fabrication de pneus radiaux des marques Michelin et Kleber destinés aux machines agricoles. Michelin met ainsi un terme à sa stratégie des quatre marques dans le domaine des pneus agricoles, la troisième marque étant Taurus.
ReifenZeitung.de  - 26/05/2008




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