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 |  Toul-Kléber se rappelle au bon souvenir de Michelin |  | La CGT en a profité pour distribuer des tracts et dénoncer les fermetures d'usines.
Clermont-Ferrand. Environ 1.900 actionnaires du groupe Michelin, rassemblés hier matin à quelques encablures du siège historique à Clermont-Ferrand, ont adopté l'ensemble des résolutions qui visaient à renforcer la gouvernance du groupe. Mais en préambule de l'AG, un syndicaliste CGT a pris la parole devant les actionnaires pour évoquer les conséquences de la fermeture du site de Toul en 2009, et évoquer les problèmes de rémunération. « M. Rollier a perçu une rémunération de 4,5 M€ l'année dernière », a relevé Jacques Chambon, responsable CGT, déplorant les suppressions d'emplois en France.
Les actionnaires ont adoubé comme dauphin du groupe Jean-Dominique Senard, 58 ans, qui sera le premier patron du géant français du pneumatique à ne pas être issu de la famille fondatrice. www.estrepublicain.fr - 14/05/2011
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|  Les anciens Kleber jouent les trouble-fête |  | Guy Pernin s'est rendu à Clermont-Ferrand avec ses camarades
IL EST MONTÉ à la tribune avec son gilet jaune fluo frappé du logo de la CGT. Sur son tee-shirt, le slogan était volontairement provocateur : « Michelin : champion du monde des fermetures d'usines ». Guy Pernin, représentant de l'union locale du syndicat et porte-parole des anciens Kleber de Toul, a été invité à prendre la parole devant deux mille actionnaires de Michelin réunis au Polydome de Clermont-Ferrand, hier matin, à l'occasion de l'assemblée générale du groupe.
« J'en ai profité pour rappeler que Michelin n'avait pas respecté ses engagements pour la revitalisation du Toulois depuis la fermeture de l'usine Kleber ; le patron, Michel Rollier, a d'ailleurs reconnu qu'il n'y avait que 50 % de contrat de fait », raconte Guy Pernin. « Il n'y en a pas un qui a moufté. »
« La réalité du terrain » Le syndicaliste estime important de « confronter les actionnaires à la réalité du terrain et aux conséquences des décisions prises ». « Il y a de quoi se poser des questions quand on voit que tous les projets se font à l'étranger, en Chine ou au Brésil, pour la production », ajoute-t-il. « Ça ne laisse pas non plus indifférent quand on apprend que « M. Rollier a perçu une rémunération de 4,5 millions d'euros l'année dernière ! »
Dans le même temps, la CGT appelait les salariés des autres usines du groupe Michelin en France à débrayer. www.estrepublicain.fr - B.B. - 14/05/2011
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|  "Toul-Kléber" s'invite chez les actionnaires Michelin | Les actionnaires de Michelin ont adoubé aujourd'hui comme dauphin du groupe Jean-Dominique Senard, qui deviendra le premier patron du géant français du pneumatique à ne pas être issu de la famille fondatrice. Mais la fermeture de l'usine Toul-Kléber s'est invitée à l'AG. Le sort du site a en effet été évoqué en préambule par la CGT.
Guy Pernin, représentant de l'union locale du syndicat et porte-parole des anciens Kleber de Toul est monté à la tribune avec son gilet jaune fluo frappé du logo de la CGT, invité à prendre la parole devant deux mille actionnaires de Michelin réunis au Polydome de Clermont-Ferrand.
"C'était bandant"
« J'en ai profité pour rappeler que Michelin n'avait pas respecté ses engagements pour la revitalisation du Toulois depuis la fermeture de l'usine Kleber ; le patron, Michel Rollier, a d'ailleurs reconnu qu'il n'y avait que 50 % de contrat de fait », raconte Guy Pernin. « Il n'y en a pas un qui a moufté. ». Alors le syndicaliste d'avouer que cette expérience à la tribune, devant les actionnaires, "c'était bandant" ! Le syndicaliste estime important de « confronter les actionnaires à la réalité du terrain et aux conséquences des décisions prises ».
Le ton était évidemment différent du côté de Jean-Dominique Senard qui a été adoubé comme dauphin par les actionnaires. "Je tiens à vous exprimer toute ma reconnaissance pour la confiance que vous venez de me témoigner. Je ferai tout pour porter et maintenir au plus haut les valeurs de cette entreprise emblématique», a déclaré M. Senard après l'approbation de sa nomination en tant que gérant commandité de Michelin. Il a également rendu un hommage appuyé à Edouard Michelin qui l'avait appelé à ses côtés en 2005, et qui est décédé accidentellement en 2006 à 42 ans, laissant seul aux commandes son co-gérant, Michel Rollier. Mais M. Rollier, 66 ans, a fait savoir en février qu'il comptait quitter son poste dans les deux ans, soit bien avant la limite statutaire des 72 ans, et passer la main à M. Senard, 58 ans. Ce dernier est entré chez Michelin en 2005 en tant que directeur financier, après avoir travaillé chez Total, Saint-Gobain et Pechiney. Il avait été nommé gérant non commandité en mai 2007. Il sera le premier patron du Bibendum à ne pas appartenir à la famille d'André et Edouard Michelin, fondateurs de l'entreprise en 1889. Interpellé par un actionnaire à ce sujet, M. Senard a déclaré: «Je n'appartiens pas à la famille Michelin et j'en suis bien désolé», soulignant qu'il en portait néanmoins les valeurs. Environ 1.900 actionnaires du groupe étaient rassemblés vendredi matin à quelques encablures du siège historique de Michelin à Clermont-Ferrand. Ils ont adopté l'ensemble des résolutions, qui visaient notamment à clarifier et à renforcer la gouvernance du groupe. www.estrepublicain.fr - 13/05/2011 - Baptiste Bize
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|  La passion de l'automobile ancienne |  | Martial et sa dernière rénovation : une Matford de 1936.
Martial MARTIN, ancien de chez Kleber porte depuis son plus jeune âge un intérêt à l'automobile et notamment la 2CV la voiture familiale de l'époque.
En effet c'est à l'adolescence que Martial démonte sa première voiture, une 2CV évidemment ! Depuis c'est une véritable passion de la vieille auto qui l'anime. C'est donc naturellement, suite à son licenciement de chez Kleber, que Martial s'installe en 2009 à Gye, comme restaurateur de voitures anciennes : à l'aise dans les domaines de la carrosserie, la mécanique ou l'électricité, il passe des heures à leur redonner une seconde vie.
Autodidacte, il a une culture de ces anciennes voitures et c'est avec aisance qu'il retrace l'histoire des véhicules qu'il a rénovés ou qu'il rénove actuellement. Dans les années 90, il part seul ou accompagné d'amis pour des sorties en 2CV : traversée de l'Europe pour rejoindre la Russie 8.000 km en 3 semaines, périple dans les Landes avec l'objectif de n'emprunter que les petits axes routiers, 3 jours de route à 80 km/h avec une consommation moyenne de 3,8 litre au 100 km. www.estrepublicain.fr - 17/04/2011
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|  La guerre de l'après-Kleber |  | Les représentants de la CGT, hier, avant la réunion : « On craint d'être encore au même point dans trois ans ».
Toul. Trois ans après la signature de la convention de revitalisation du bassin d'emploi du Toulois, l'État et le groupe Michelin ont convenu de se donner trois années supplémentaires pour tenter de compenser la suppression des 826 emplois de l'usine Kleber.
La signature de l'avenant qui a eu lieu, hier, à la préfecture de Meurthe-et-Moselle, a toutefois été marquée par le départ précipité des élus de gauche et des délégués syndicaux. Aucune des propositions adressées par écrit au préfet n'a été retenue dans le document final, pas plus que les observations formulées, lors de la rencontre d'hier. Pas une virgule n'a été modifiée au document rédigé à l'avance.
« Depuis le départ, la revitalisation post-Kleber est polluée par une politique de coups », dénonce Dominique Potier, le président PS de la communauté de communes du Toulois. « À l'occasion de cette signature, on a atteint un sommet. C'est un simulacre de concertation. Les intérêts de Michelin ont été mieux protégés que ceux du Toulois. »
Même exaspération dans le propos de Nicole Feidt, la maire PS de Toul : « Tout cela est parfaitement anti-démocratique. Les élus de la ville, de la communauté de communes, du conseil général et du conseil régional se retrouvaient sur la même ligne, mais ils n'ont pas été entendus. La ministre avait le préfet à sa main. »
« Pas de cataclysme économique »
Nadine Morano, en charge de l'apprentissage et de la formation professionnelle au sein du gouvernement, se félicite en effet des efforts consentis par le groupe Michelin. « Les syndicats sont dans leur rôle en demandant toujours plus, pas les élus », estime l'ancienne députée UMP de la circonscription. « La vérité, c'est qu'on a fait la moitié du chemin en trois ans en créant 404 emplois. Entre mars 2008 et mars 2011, le taux de chômage est passé de 8,2 % à 8,8 % alors qu'on nous annonçait un cataclysme économique. »
La ministre rejette une à une les propositions formulées par les élus locaux, notamment le rachat du site pour l'euro symbolique par la communauté de communes. « Les services de l'État ont estimé qu'il s'agissait d'un bon avenant pour le Toulois », ajoute-t-elle. « Cette convention permet de continuer à bénéficier de l'engagement de Michelin. »
Le représentant de l'union locale de la CGT, Guy Pernin considère pourtant qu'elle aurait pu être meilleure : « Si on ne met pas davantage la pression sur Michelin, on craint d'être encore au même point dans trois ans. »
Le document signé hier prévoit d'ailleurs qu'un nouvel avenant pourra « éventuellement » être conclu à la date d'échéance. www.estrepublicain.fr - Baptiste BIZE - 13/04/2011
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|  Les millions de la revitalisation | Les millions de la revitalisation L'avenant signé hier rappelle que 404 emplois ont été créés en trois ans, grâce à la convention de revitalisation, dont 192 au centre d'appels Acticall, 32 au sein de la société Pomona et 28 pour la création d'un restaurant Flunch...
Les millions de la revitalisation
L'avenant signé hier rappelle que 404 emplois ont été créés en trois ans, grâce à la convention de revitalisation, dont 192 au centre d'appels Acticall, 32 au sein de la société Pomona et 28 pour la création d'un restaurant Flunch. Environ 200 embauches supplémentaires devraient être réalisées dans les prochains mois, précise le document. Plusieurs dossiers sont en effet en cours d'instruction.
Le financement du projet d'implantation d'une usine de bois contre-collé n'est pas bouclé mais il permettrait de créer 120 emplois. « J'ai demandé à la caisse des dépôts et consignations de le soutenir », précise Nadine Morano. Deux projets autour du recyclage sont également à l'étude avec 48 emplois à la clé. Sur le site de l'ancienne usine, le principal bâtiment qui s'étend à lui seul sur 7 ha n'a toujours pas trouvé de nouvelle destination.
Sur les 4,3 millions d'euros de l'enveloppe consacrée au Toulois par Michelin, 2,6 millions ont été engagés en trois ans. « C'est peu », fait remarquer la CGT en rappelant que la fermeture de l'usine Kleber de Toul a permis à Michelin d'économiser 30 millions d'euros par an. www.estrepublicain.fr - 16/04/2011
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|  Kleber : trois ans de revitalisation |  | Guy Pernin, délégué de la CGT : « Peut mieux faire. » TROIS ANS après la signature de la convention de revitalisation du bassin d'emplois de Toul, les dirigeants du groupe Michelin et les représentants de l'État se retrouveront à la préfecture de Meurthe-et-Moselle, cet après-midi, pour adopter un avenant prolongeant de trois ans les engagements pris lors de l'annonce de la fermeture de l'usine Kleber. Depuis avril 2008, le programme a principalement permis de soutenir l'installation d'Acticall et la création de 192 emplois sur l'ancien site industriel. « Au total, la convention a donné lieu à 404 créations d'emploi effectives, soit 49 % de l'objectif », précise le texte du projet d'avenant, en ajoutant que « 200 embauches supplémentaires devraient être réalisées dans les prochains mois ». Beaucoup reste pourtant à faire. Notamment pour la reconversion du site de l'ancienne usine. « Le projet de l'industrie du bois est toujours d'actualité mais il est bloqué par des problèmes financiers, semble-t-il », souligne la CGT qui a fait part de ses observations au préfet. « C'est dommage », ajoute Guy Pernin, le secrétaire de l'union locale. « On manque d'emplois industriels dans le Toulois. » De son côté, dans un courrier adressé au représentant de l'État, Dominique Potier rappelle que la communauté de communes du Toulois « pourrait se porter acquéreur de cet ensemble foncier et immobilier […] si et seulement si Michelin consent à vendre son actif à l'euro symbolique ». « C'est malhonnête ! » Comme la CGT, le président de la collectivité locale fait par ailleurs remarquer que la rémunération des chargés de missions de Side Michelin, filiale chargée du suivi de la revitalisation, est prélevée dans le fonds de la convention. « En trois ans, cela représente 390.000 euros ; ça fera 780.000 euros au bout de six ans ! », dénonce le syndicaliste Guy Pernin. « C'est énorme pour aussi peu de résultats ; c'est même malhonnête. » Sur les 4,3 millions d'euros de l'enveloppe consacrée par Michelin à la revitalisation, 2,6 millions ont déjà été engagés. « De cette somme, il convient de déduire 1,7 million qui a servi à la rénovation des locaux loués à Acticall », insiste le représentant de la CGT. « Cet argent destiné à la revitalisation du Toulois a service à revitaliser le patrimoine de Michelin ! » Le représentant des anciens salariés attend davantage d'implication de la part du géant du pneumatique : « Michelin qui investit 800 millions au Brésil n'est pas pressé ; la convention ne doit pas laisser la porte ouverte à une nouvelle prolongation dans trois ans. » Il ajoute que les sommes consacrées à la revitalisation sont dérisoires au regard de l'économie annuelle de 30 millions d'euros qui a motivé la fermeture de l'usine touloise. C'est le message que la CGT adressera aujourd'hui aux responsables de Michelin Side : « Peut mieux faire ». www.estrepublicain.fr - Baptiste BIZE - 15/04/2011
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|  Comité de suivi Kléber en préfecture le 15 avril 2011 à 14H30 |  Un avenant à la convention de revitalisation entre l'Etat et la société Michelin.
La CGT ne partage pas l'appréciation exprimée dans le préambule du projet d'avenant.
Voici la déclaration CGT : |
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|  Décès de Roland Cully |  | Roland Cully, est décédé le dimanche 13 mars, dans sa 60e année. Il s'est éteint au CHU de Brabois. Né le 25 décembre 1951 à Nancy, il passe une grande partie de son enfance à Frouard. En 1970, il y fait la connaissance d'Anne-Marie Mangin qu'il épouse en 1975. Le couple a un fils, Yoann...
Roland Cully, est décédé le dimanche 13 mars, dans sa 60e année. Il s'est éteint au CHU de Brabois. Né le 25 décembre 1951 à Nancy, il passe une grande partie de son enfance à Frouard. En 1970, il y fait la connaissance d'Anne-Marie Mangin qu'il épouse en 1975. Le couple a un fils, Yoann, âgé de 30 ans aujourd'hui. Le cercle familial s'agrandit avec la naissance d'un petit-fils, Lenny. Le couple vit à Frouard, et divorcera en 1987.
Roland Cully s'installe à Saizerais, au 14, rue des Lilas, en 1991.
M.Cully a travaillé au service entretien des établissements « Dellatre Le Villiers de Frouard, de 1969 à 1981. Il travaille aux Ets Kleber à Toul, de 1984 à 2008. Il aimait se documenter sur les pays étrangers.
Il laissera le souvenir d'un homme attachant et très estimé par son entourage ainsi que par ses collègues de travail.
Ses obsèques seront célébrées cet après-midi, à 15 h, au Temple de Nancy.
Nos condoléances www.estrepublicain - 06/03/2011
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|  De l'atelier au bureau |  | Ex -salarié de l'usine Kleber, après trente ans dans le pneu, Patrick Grosselin se reconvertit dans le secrétariat.
Si on lui avait annoncé il y a seulement quatre ans qu'il se reconvertirait dans le domaine du secrétariat, il aurait sans aucun doute balayé du revers de la main cette idée étrange. Et pourtant… Depuis septembre dernier, Patrick Grosselin suit une formation AFPA (l'Association pour la formation professionnelle des adultes), afin de décrocher un titre de secrétaire-assistant.
Ex-salarié de l'usine Kleber, le 3 octobre 2007, jour de l'annonce de la fermeture du manufacturier toulois, à l'image de bon nombre de ses collègues, lui aussi s'est senti complètement déboussolé. Abordant soudainement l'avenir avec angoisse. « Je me suis tout de suite demandé ce que j'allais bien pouvoir faire après trente années à travailler dans le pneu. D'autant que je n'avais pas d'autre qualification », confie ce père de quatre enfants.
Alors comme les 826 salariés du site toulois, cet habitant de Francheville a été invité à rejoindre les Ateliers de transition professionnelle, mis en place par Michelin, dans le cadre de la formation et la reconversion du personnel de l'entreprise. Comme les autres employés. Ou presque… Car, à la suite de plusieurs opérations chirurgicales, Patrick Grosselin a été reconnu travailleur handicapé. « A l'usine, j'occupais un poste adapté dans mon atelier. Forcément, il a fallu tenir compte de cette particularité dans la recherche d'une formation », explique le père de famille qui fêtera ses cinquante printemps le mois prochain.
De la théorie à la pratique Alors lorsque son référent lui a proposé une formation en « bureautique/sensibilisation aux nouvelles technologies », l'ex-ouvrier spécialisé dans la confection de pneus, s'est laissé porter en se disant « Pourquoi pas ? » Mais pas forcément convaincu. Surtout lorsque « l'apprenant » a commencé à aborder facturation, gestion des stocks, des approvisionnements…
« Tout ça me semblait tellement vague. J'avais l'impression de perdre mon temps. Il y avait des hauts et des bas. Rien n'était clair. Je ne voyais pas l'avenir d'un bon œil », se souvient le Toulois, avant d'ajouter : « Ça a été difficile durant près d'un an. Pour moi, mais aussi pour ma famille qui me voyait déprimer, comme dans une longue traversée du désert » se remémore celui qui affiche aujourd'hui un sourire radieux.
Patrick Grosselin raconte en effet que « tout s'est enfin éclairci » lorsqu'il est passé de la théorie à la pratique. En effectuant des stages en entreprises, dans le cadre de sa formation AFPA.
« Ça m'a redonné la pêche ! » raconte le stagiaire, visiblement heureux de découvrir « un domaine aussi nouveau qu'intéressant et varié ». Et de confier, avec bonheur, qu'il vit parfois à « un rythme effréné », pour honorer ses multiples rendez-vous.
Une nouvelle étape qui a redonné aussi le moral à toute la famille, suscitant la fierté de ses enfants. « Ils pensent que c'est super que je me remette en question », se réjouit celui qui se rend chaque jour à Houdemont pour effectuer un stage pratique au sein du siège de notre journal, jusqu'à la mi-mars. « Ça me permet de découvrir un autre environnement. Les tâches sont diversifiées. On est vraiment dans le monde du travail. Maintenant je me sens bien ! », assure le futur secrétaire qui a retrouvé sourire et dynamisme. Bien déterminé à décrocher son diplôme d'ici la fin du mois. Avant de se lancer dans un nouveau défi : la recherche d'un emploi ! www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 03/30/2011
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|  Gonflé, le Bibendum ! | L'information est allée droit au cœur des 826 salariés de Kleber, licenciés lors de la fermeture de l'usine de Toul en décembre 2008 : le bénéfice net dégagé par le groupe Michelin a été multiplié par dix l'an dernier, à plus d'un milliard d'euros !
C'est plus que les 938 millions d'euros envisagés par les analystes ; et la progression est encore plus remarquable pour le bénéfice opérationnel qui a augmenté de 96,6 % à près de 1,7 milliard d'euros.
« L'objectif de la fermeture de Kleber Toul, dixit Michelin, était d'économiser 30 millions d'euros par an,
l'équivalent des frais de personnel, charges patronales comprises, en répartissant la production sur les autres usines », rappelle Guy Pernin, le secrétaire général de la CGT du Toulois. « La vérité, c'est que Michelin voulait garantir ses marges en faisant fabriquer les pneus en Pologne et en Serbie. »
L'ancien salarié ne peut s'empêcher d'éprouver un sentiment de gâchis à la lecture des résultats du groupe. « Ça fait deux ans qu'on nous dit qu'on est en pénurie de pneus hiver ; or, ils représentaient les 2/5e de notre production », ajoute-t-il. La CGT estime plus que jamais que la fermeture de l'usine locale était « une absurdité et un non-sens économique ».
Le gérant de Michelin, Michel Rollier, se félicite au contraire des restructurations opérées : « Au cours des dernières années, notre entreprise a construit le socle d'une nouvelle étape de conquête, fondée sur l'engagement et le professionnalisme des équipes, la valeur de ses marques, une structure financière clairement renforcée. » Il ne précise pas que plusieurs usines, dont celle de Toul, ont été sacrifiées pour y parvenir. www.estrepublicain - Baptiste BIZE - 17/02/2011
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|  Premier labour à l'ancienne |  | Spécialisé dans l'élevage et le dressage , Denis Parisse forme des chevaux pour le travail de la terre et des forêts.
Sous un soleil hivernal bien agréable, promeneurs et automobilistes étaient nombreux à ralentir et même à s'arrêter, samedi dernier, le long de « La route des Prés », la voie reliant Toul à Gondreville.
Raison de cette bien sympathique agitation ? Un attelage d'un autre temps était affairé à labourer un terrain de 2.500 m2. Avec, en vedette et dans les rôles principaux : deux imposants et superbes chevaux de trait ardennais, joliment baptisés Twist et Tobby.
« C'est la première fois que je les fais travailler le labour », raconte Denis Parisse, en maintenant sa charrue et en reprenant son souffle. Ex-salarié Kleber, ce fils et petit-fils d'exploitants agricoles a toujours nourri une réelle passion pour la terre mais aussi pour les chevaux.
C'est donc tout naturellement qu'il s'est reconverti dans l'élevage et le dressage d'équidés, à la fermeture du manufacturier toulois. D'autant qu'il est domicilié depuis plus de vingt ans dans une ferme située à Toul, route de Villey-Saint-Etienne, «Le Pâtis des Agneaux».
De 18 mois à 6 ans
Après un enseignement de quatorze mois au centre de formation professionnelle et de promotion agricole et forestière de Mirecourt, Denis Parisse s'est installé à son compte le 1 er juillet dernier. Dans l'intention « de décrocher des contrats avec l'ONF, et de proposer un travail de débardage au sein des massifs forestiers ».
Une activité qu'il mène actuellement à Goviller, après avoir œuvré tout récemment dans des forêts domaniales vosgiennes.
Propriétaires d'une dizaine de spécimens, âgés de 18 mois à 6 ans, le nouveau chef d'entreprise s'attelle aussi à former ses bêtes au labourage. « Mon objectif vise à les dresser pour les rendre le plus polyvalent possible », ajoute le paysan. Un terme qu'il revendique haut et fort. Un créneau que le nouveau professionnel a su utiliser, conscient « qu'il est difficile d'acquérir des chevaux déjà dressés. Mais aussi « que l'activité de labour à l'ancienne redevient à la mode, prisée notamment par les collectivités ».
Pour cette première journée de formation, « comme au temps jadis », Denis Parisse était donc entouré d'amis, venus apprécier son travail. Mais aussi de la famille Saintot, les patrons du Café du Pont-Neuf de Gondreville, également propriétaires d'une parcelle de ce terrain qui accueillera d'ici peu les semis d'un beau potager.
Sans oublier son fils Tom, son premier supporter ! Tout aussi passionné de chevaux et de nature. www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 17/02/2011
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|  Déclaration CGT lors de la réunion du 12 avril 2011 en préfecture |  | Cliquer sur le texte pour télécharger le fichier
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|  Présentation de la Side Michelin lors de la réunion... |  | Cliquer sur le texte pour télécharger le fichier
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|  Quid des ex-Kléber ? |  | Adolphe Colrat négociera un avenant à la convention de revitalisation dont le terme est prévu en avril.
Après 18 mois de sommeil, le comité de suivi Kleber s'est réuni hier à la préfecture.
La presse n'était pas conviée. La réunion s'est donc tenue à huis clos hier. Autour de la table, dans la grande salle Claude-Erignac, une trentaine de personnes étaient invitées à faire le point sur la convention de revitalisation Kleber. Des élus, des représentants de divers organismes publics, des élus syndicaux aussi. et bien évidemment des représentants de Michelin… L'occasion pour Adolphe Colrat, le préfet fraîchement nommé à Nancy, de faire connaissance avec les uns et les autres. Résultat de cette décoction de matière de grise de près de deux heures ? Mitigé selon les participants interrogés à l'issue de la réunion. Le communiqué de presse officiel arrondissait les angles : « Tenant compte des difficultés économiques particulières qui ont affecté notre pays au cours de deux dernières années, le bilan chiffré des actions de revitalisation peut être considéré comme globalement satisfaisant ». L'entourage du maire de Toul, Nicole Feidt et le représentant CGT, Guy Pernin, exprimaient quant à eux leur circonspection : « Nous avons beaucoup souffert des effets d'annonce de certain(e). mais les projets de désamiantage, de recyclage en tous genres n'ont jamais dépassé le stade de chimères ».
Un courrier individuel
Suite à la fermeture du site Kleber à Toul qui employait 826 personnes en décembre 2008, le plan de revitalisation portait sur la création de 900 emplois. A ce jour, Le Side Michelin (Société d'industrialisation et de développement économique) annonce avoir favorisé la création de 404 emplois. « Soit 49 % de son objectif. Tandis que 141 embauches supplémentaires devraient être réalisées dans les prochains mois », assure la note officielle du préfet. « N'empêche, la moitié seulement de l'enveloppe de 4,3 m€ destinés à ce plan a été utilisée », renchérit Guy Pernin. « Et surtout », appuie l'entourage de Nicole Feidt, « ces créations d'emploi, de bonnes nouvelles évidemment, n'ont pas concerné les seuls ex-Kleber. Par exemple, 2 seulement font partie des effectifs d'Acticall à Toul (192 salariés), il y en a zéro sur les 28 salariés de chez Flunch ».
« Il convient de distinguer le reclassement individuel des 826 salariés qui travaillaient au sein de l'entreprise Kleber et l'opération de revitalisation économique du bassin de Toul, deux démarches distinctes », nuance le préfet.
« Mais que sont devenus réellement les ex-Kleber ? », interroge encore le représentant de la CGT. « L'idée a été lancée de leur adresser un courrier individuel pour établir un véritable état des lieux », poursuit l'entourage de Nicole Feidt.
Deux initiatives concrètes ont été prises par Adolphe Colrat : la convention arrivant à échéance en avril 2011, un avenant sera négocié ; et une réunion trimestrielle devrait suivre et valider les actions de revitalisation. www.estrepublicain.fr - Valérie RICHARD - 05/02/2011
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|  En attendant des jours meilleurs… |  | Toul. « Mais comment en est-on arrivé là ? » Si la problématique est abordée ce soir sur France 2, à l'occasion d'une émission spéciale baptisée « Le roman de la crise », il en est un qui ne se pose même plus la question, déjà tourné vers l'étape suivante : « Mais comment va-t-on s'en sortir ? »
Pour avoir visionné le document audiovisuel présenté par Pierre Arditi, Gérard Lépicier avoue qu'il a été « choqué par les premières images » liées aux difficultés de la métallurgie et de la sidérurgie. « Ces hauts-fourneaux par terre, c'est désastreux... Sans compter le discours de certains économistes pour qui tout cela était prévisible. Quel gâchis ! »
Ex-salarié de l'usine Kleber, cet habitant d'Écrouves, évoque sa propre situation et sa réaction rapide dès l'annonce de la fermeture du site toulois, il y a un peu plus de trois ans. Le 3 octobre 2007 précisément.
« Depuis longtemps j'avais l'idée de créer mon entreprise. Alors, quand la sentence est tombée, cette nouvelle donne n'a fait qu'accélérer les choses », confie celui qui subit aujourd'hui un deuxième coup dur : dans l'impossibilité de conserver son statut de nouveau patron.
Pourtant sa société de gestion de sites de jeux baptisée « Web'Harmony » avait bien démarré. Gérard Lépicier s'était même entouré des précieux conseils de son référent, lors de son passage aux ATP : les ateliers de transition professionnelle mis en place par Michelin, pour aider les salariés à se former ou à se reconvertir.
Un emploi dans l'informatique
« Au départ, ça a pas mal débuté », se souvient le Toulois en esquissant un sourire. « Malheureusement, ça n'a pas duré. Depuis le mois de mai dernier, c'est une catastrophe ! » Après une courte pose, il s'interroge : « Peut-être à cause de l'ouverture des jeux en ligne ou tout simplement, une fois encore, à cause de la crise… » A ses côtés son épouse Fabienne opine du chef et s'agace : « La seule solution c'est de retrouver du travail au plus vite ! Sinon je ne sais pas comment on va finir de payer notre maison ».
Une réflexion également nourrie par son mari qui rétorque avec lucidité : « Après 30 années chez Kleber, à moins de retrouver une entreprise qui fabrique des pneus… »
Mais une fois encore, Gérard Lépicier n'a pas l'intention de rester les bras croisés : inscrit à Pôle Emploi et soutenu par son conseiller, il s'active entre des réponses à des annonces ou l'envoi de candidatures spontanées, toujours dans son domaine de prédilection : « La gestion de parcs informatiques, avec assistance aux utilisateurs ».
De son côté, son épouse, qui a arrêté de travailler pour élever quatre enfants, s'apprête également à engager une formation via le Greta : « J'aimerais me tourner vers la garde de personnes âgées, car j'ai un contact facile avec elles », espère celle qui confie « ne plus dormir des nuits en attendant des jours meilleurs… » www.estrepublicain - Martine SCHOENSTEIN - 11/01/2011
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|  Un an… Et une embauche ! |  | Lionel Bouys a procédé à l'embauche d'Angélique en CDI, épaulée par Emeline, une apprentie en contrat de professionnalisation
« Finalement, ça a été un mal pour un bien. Pour ne pas dire une réelle opportunité ! »
Ex-salarié de l'usine Kleber, Lionel Bouys, affiche aujourd'hui un large sourire. ! Pourtant, il y a seulement trois ans, à l'image de ses quelque 825 collègues, le Toulois était amer, dépité, en colère…
Bien décidé toutefois à conjurer le sort, celui qui a quitté les locaux du manufacturier toulois dès le mois de mai 2008, s'est rapidement lancé dans la création d'entreprise.
Après l'implantation d'un kiosque avenue Général Bigeard, où les clients pouvaient, par ce nouveau concept, se procurer pain et journaux, sans même descendre de leur voiture, le nouveau patron s'est ensuite tourné vers un second projet.
Depuis novembre 2009, en effet, Lionel Bouys dirige le magasin de presse situé au centre commercial Cora.
Résolument ravi de son choix, le dynamique professionnel vient d'étoffer ses vitrines colorées d'un rayon bimbeloterie. Pour le plus grand plaisir des collectionneurs de couteaux, katanas et autre figurines en résine.
En CDI
A l'heure où le commerçant vient de souffler la première bougie de cet espace « qui ne désemplit pas », Lionel Bouys révèle, avec une fierté non dissimulée, que son affaire « marche plutôt bien. Avec une bonne évolution ». Un résultat plutôt enviable, en cette période de morosité économique !
Et une situation croissante qui lui a d'ailleurs permis de procéder à l'embauche, en contrat à durée indéterminée, d'Angélique, une jeune touloise domiciliée à Villey-Saint-Etienne.
« Un emploi à temps complet », ajoute celui qui a également intégré dans son équipe, une apprentie, dans le cadre d'un contrat de professionnalisation.
« Elle aussi demeure dans le Toulois, à Sanzey », ajoute le nouveau patron qui révélait, il y a à peine trois ans, sa détermination de ne pas baisser les bras. Avec l'objectif de rebondir dans le secteur commercial. «Ma seule lueur d'espoir», confiait-il à l'époque.
Et manifestement, il a bien fait. C'est le moins qu'on puisse dire ! www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 08/12/2010
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|  Deux compagnons inséparables... |  | Le chien guide et son maître en présence de tous les partenaires impliqués dans le projet Laurent Richard et Duffy sont devenus inséparables. Yves-Michel, président de l'association Valentin Haiiy, explique comment cette complicité entre un non voyant et son chien guide s'est créée : « Laurent Richard, ancien salarié de Kléber, est venu au comité il y a 3 ans en nous disant « Dans deux mois, je vais perdre mon emploi et ma vue ». Nous l'avons aidé à découvrir l'informatique appliquée, puis il est allé à l'école de Woippy puis à Marly pour perfectionner cet apprentissage ».
Laurent Richard souhaitait 'assurer ses déplacements avec un chien guide, « pour une plus grande mobilité d'abord, ensuite le fait d'avoir un chien était propice à favoriser un lien social ». Prenant en compte sa demande, l'association Valentin Hauy, en partenariat avec les clubs-services Lions-Club, l'école de chiens guides et l'association des anciens maires et adjoints 54, a monté le projet.
« Il y a plusieurs étapes pour s'assurer d'un résultat pérenne. En parallèle à une préparation du non-voyant aux techniques de repères dans l'espace, le chien guide est formé pour ensuite prendre en charge la personne non-voyante dans ses déplacements. Cette première étape franchie, les deux acteurs sont mis en relation, avec là encore, un temps de complicité et d'adaptation à créer. Le chien guide apprend à repérer les trajets et à partager un quotidien avec ses nouveaux maîtres » détaille Raymond Ney, directeur de l'école de Woippy. S'amorce ensuite la dernière étape où la personne et le chien sont indépendants, et dans le cas présent,
Cela fait huit mois que Laurent Richard et Duffy ont appris à se connaître. A voir leur complicité lors de la remise officielle organisée récemment salle Didier- Bianchi, le résultat est plus que probant : « Duffy fait partie de la famille, aux côtés de ma femme et de mes deux filles. Quant aux déplacements, c'est un confort de vie indéniable ». www.estrepublicain.fr - 08/12/2010
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|  Objectif : for-ma-tion | Les locaux vacants des ateliers de transition professionnelle (ATP) mis en place par Michelin à la fermeture de l'usine Kleber sont à l'aube d'une nouvelle vie. Et pas des moindres.
En effet, le fabricant de pneumatiques les met à la disposition de l'AFPA (association nationale pour la formation professionnelle des adultes). Celle-ci ne perd pas de temps, elle débute ses activités dans deux semaines, soit le 20 décembre avec une formation de plaquiste suivie par dix recrues, pendant six mois.
Les sessions suivantes auront lieu en janvier avec un atelier « découverte de métiers », « dans la continuité des mises en situation proposées par Kleber », précise Arnaud Apostolo, directeur de la maison de l'entreprise, de l'emploi et de la formation en Terres de Lorraine.
Les autres stages, toujours diplômants, seront en lien avec « l'économie verte », c'est-à-dire avec l'écologie : électricien photovoltaïque et spécialiste en isolation thermique extérieure.
« Parmi les plaquistes, huit sur dix seront des jeunes », informe Arnaud Apostolo. « Les jeunes représentent 25 % des Toulois demandeurs d'emplois. C'est 3 à 4 points de plus qu'à Nancy. »
Le directeur présente une étude réalisée pendant un an avec différents acteurs locaux et professionnels de l'emploi. Celle-ci révèle les carences d'une filière d'apprentissage sur le territoire. Notamment dans le bâtiment et le tertiaire.
C'est pourquoi la CCI Formation mise, elle aussi, sur le Toulois. D'ici janvier, elle va proposer l'ouverture d'une trentaine de places dans le cadre de « l'Ecole de la deuxième chance ». Prescrite par la mission locale ou le Pôle Emploi, l'Ecole s'adressera aux moins de 26 ans. Elle offrira, durant sept mois, une remise à niveau en même temps qu'une immersion professionnelle. L'adresse d'accueil n'est pas encore trouvée. Il serait question du lycée professionnel du Toulois ou des locaux Kleber.
Ces deux initiatives en terme de formation devraient apporter une bouffée d'air frais au Toulois. Ce « Territoire le plus jeune de Lorraine », comme le précise Dominique Potier, président de la CCT.
« Dans les années à venir, il faut bâtir un Toulois qui retrouve une force, notamment avec les métiers en tension (ndlr, confrontés à des difficultés de recrutement) et l'économie verte. » Et coller au plus juste à la demande d'Ecorevia. www.estrepublicain.fr - Stéphanie MANSUY - 03/12/2010
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|  Coup de pinceau final |  | Depuis une dizaine de jours, le totem Kleber n'arbore plus les logos de la marque.
Deux ans après la fermeture de l'usine Michelin située sur le pôle industriel Toul Europe, la sucette géante, étendard de la marque, visible à des kilomètres à la ronde du haut de ses 55 mètres et symbole du faste industriel d'une époque a perdu ses couleurs.
Soixante litres de peinture blanche ont recouvert les logos noir et rouge peints sur le pourtour de la boule (soit une bande de 7 mètres de hauteur, 110 m 2 de surface).
L'initiative vient de la marque, les travaux ont été réalisés par l'entreprise touloise Briqué et Compagnie. Pour ce faire, trois peintres en haut d'une nacelle conduite par un quatrième ont passé une journée entière à faire disparaître sous leurs coups de pinceaux les dernières traces d'occupation du site par le fabricant de pneumatiques.
Rappelons-nous, début octobre 2007, les 826 salariés apprenaient la terrible nouvelle. Le 19 décembre 2008, les tout derniers salariés quittaient l'usine. Définitivement. L'aventure de 40 ans prenait fin là. www.estrepublicain.fr - Stéphanie MANSUY - 17/11/2010
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|  Décès de Jean Briard | Nous apprenons le décès de Jean Briard, survenu ce vendredi 5 novembre, après une longue et douloureuse maladie. Né le 17 novembre 1924, à Vignot, dans la Meuse, il allait avoir 86 ans. Après sa scolarité, Jean est employé aux Ets Garnier, à Commercy (55). A 18 ans, il s'engage pour 4 ans dans l'Armée d'armistice et est affecté dans l'artillerie coloniale. Le pays alors en guerre, il est requis pour le STO, en 1943. En 1945, il reprend du service dans l'Armée française, toujours dans la coloniale, puis part pour la guerre d'Indochine. Démobilisé en 1947, Jean Briard entre à la Gendarmerie et fait carrière dans la Territoriale et la Mobile. Au gré des affectations, en Lorraine, il fait deux séjours en Algérie (guerre). Il est admis à la retraite au grade d'adjudant, le 1er juin 1970 et est nommé adjudant honoraire en 1983. Rendu à la vie civile, Jean Briard devient contremaître chez Duhaut transports, à Lunéville, puis chef-gardien-pompier chez Kléber, à Toul, où il prend sa retraite au 1er janvier 1985. Entre-temps, Jean Briard se marie avec Thérèse Dalla Barba, le 26 juillet 1948, à Vignot. De cette union naissent quatre enfants, Denise, Gérard, Eliane et Dominique, qui leur donnent neuf petits-enfants et quatre arrière-petits-enfants. C'est en juillet 1971 que la famille s'installe définitivement, à Ecrouves, rue Gabriel Leroy. Là commence la vie publique de Jean Briard. Conseiller municipal pendant 12 ans, dont un mandat comme maire-adjoint, il prolonge ensuite pendant 6 années comme membre actif du CCAS. Par ailleurs, il s'engage dans la vie associative, au comité de l'Association familiale (1980-1995), puis préside le club Temps Libre (1985-1997) et la section AMC Ecrouves (association mutilés combattants) de 1983 à 2004. Ce parcours de vie lui valut de nombreux diplômes et décorations, à titre militaire, à celui de la Gendarmerie et à titre civil, et la Médaille de la Ville d'Ecrouves, en 2004. Homme de caractère, volontaire, courageux, en dehors de son jardin qu'il affectionnait, Jean Briard aimait aussi la nature et avait une passion, la photo. Il laissera le souvenir d'un homme droit, courtois, disponible. Ses obsèques seront célébrées, mardi 9 novembre, à 14 h, en l'église Notre Dame, à Ecrouves. Nos condoléances. www.estrepublicain.fr - 07/11/2010
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|  Villey-Saint-Étienne : Un nouvel agent technique... |  | Depuis quelques semaines, la commune a recruté Alain Méglioli, en tant qu'agent technique, en CDD d'un an . Il effectuera le renforcement et la continuité des travaux d'entretien des bâtiments communaux, des écoles et des espaces verts. Natif du village, Alain, âgé de 42 ans, marié et papa de deux enfants, a travaillé à Kléber puis chez Brenntag Lorraine pour ensuite être chauffeur routier. Aujourd'hui, il se réjouit de rejoindre son village en tant qu'employé communal.
Nous lui souhaitons pleine réussite et bonne adaptation dans ses nouvelles fonctions. www.estrepublucain - 30/09/2010
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|  Toul : Le sourire retrouvé pour cinq Kléber |  | Tous ont retrouvé le sourire !
Reconversion et Changement de cap pour cinq ex-kleber, tous domiciliés à Moutrot. Témoignages... radieux !
Hormis le fait qu'ils sont tous les cinq mariés, pères de famille et pour la plupart quadras, qu'est-ce qui peut bien réunir Pascal, François, Thierry, Marc et Laurent ?
Primo, ils sont tous des ex-Kleber. Ça crée des liens. Secundo, ils demeurent tous dans le charmant petit village de Moutrot. Et tertio, ils ont tous retrouvé le sourire.
Un signe loin d'être anodin, lorsque l'on se remémore les évènements qui ont marqué le Toulois, il y a bientôt trois ans. Et les 826 salariés qui ont appris de but en blanc que leur patron mettait les clés sous la porte.
Inutile de repréciser les multiples sentiments qu'ils ont dû éprouver avant d'accepter d'intégrer les Ateliers de transition professionnelle (ATP) mis en place par Michelin. Une disposition que les cinq Mutriciens considèrent aujourd'hui sous un jour nouveau. Cette structure, dédiée à la formation et la reconversion leur a permis en effet de sortir rapidement de cette impasse. Autre point commun.
Même si certains mettent un petit bémol. A l'instar de François Barthes : « En ce qui me concerne, j'ai retrouvé un travail moi-même. Mais j'avais besoin de financer une formation d'un an et demi à Strasbourg. C'est là que les ATP m'ont bien aidé. »
« Un mal pour un bien »
Aujourd'hui, permis et titres professionnels ad hoc en main, l'ex-régleur machine s'épanouit au sein de la société Véolia Eau, en qualité d'agent de travaux. Et même s'il confie « qu'après 19 ans dans la même entreprise, j'aurais bien aimé terminer ma carrière chez Kleber », il révèle en souriant : « Finalement, c'est un mal pour un bien. D'autant que désormais je travaille à l'extérieur. Et au grand air ! »
Même son de cloche pour Thierry Laurent. Après 14 années au service Préparation et Confection, l'ex-Kleber a suivi la voie de la résignation : « De toute façon, je n'avais pas le choix. Il fallait bien trouver une solution rapidement. » Aujourd'hui, le Toulois ne dissimule pas sa fierté d'avoir retrouvé un emploi chez Pomona à Gondreville où il s'investit et s'épanouit : « J'ai commencé comme préparateur de commandes. Aujourd'hui, je suis cariste et j'envisage d'engager une nouvelle formation pour passer chauffeur. » Mais lui aussi ne peut s'empêcher de confier « Même si cet emploi me convient, j'aurais préféré poursuivre mon activité chez Kleber. »
« Bouche-à-oreille »
Pascal Vagner tient un autre discours. Passé lui aussi par la case ATP, après avoir œuvré, durant 28 ans, notamment à la formation des personnels, il s'est reconverti assez facilement. : « Depuis le 1er août 2008, j'ai retrouvé un poste de technicien qualité chez Converteam-Alstom. » Et même s'il voit l'avenir sereinement aujourd'hui, il ne peut s'empêcher « de penser aux autres qui n'ont pas eu cette chance ».
Enfin, pour Marc Veitmann, le changement de cap s'est opéré en mai dernier. « Pour moi, c'est le bouche-à-oreille qui a fonctionné » révèle-t-il, cherchant du regard l'assentiment de son épouse qui confirme : « J'ai donné le CV de Marc à une collègue qui l'a transmis à son mari au mois d'avril. »
« Et le mois suivant, j'obtenais un contrat » se réjouit l'ancien confectionneur de pneus, désormais au service d'une société de travaux publics. Et visiblement, cette nouvelle activité semble le combler. « Ça me plaît énormément. Moi qui travaillais autrefois dans le bâtiment, j'ai enfin passé et obtenu un titre professionnel de conducteur d'engins. »
Comme quoi, tout arrive. L'essentiel, c'est d'y croire. www.estrepublicain - Martine SCHOENSTEIN - 29/09/2010
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|  Un ex-Kleber, secrétaire... |  | Denis Louis 49 ans, s'est engagé dans une reconversion originale. Depuis hier, il prépare un bac pro en secrétariat .
3 octobre 2007 : le couperet tombe. La fermeture de Kleber est programmée.
Cela faisait 29 ans que Denis Louis était fidèle au poste. Après avoir travaillé dans divers ateliers, il était mécanicien ajusteur lorsqu'il apprend la nouvelle à la télévision.
«Je m'apprêtais à déjeuner quand j'ai vu l'annonce au journal télévisé. Quel choc ! Ça m'a coupé l'appétit » se souvient-il.
Originaire de Lucey, Denis Louis débute sa reconversion dans les ateliers de transition professionnelle.
A près de cinquante ans, la réinsertion est difficile mais l'homme veut rester positif. Il apprend d'abord à rédiger des lettres de motivation et CV, pour ensuite suivre une formation incendie sécurité. «Je faisais ça pour devenir gardien dans les hôpitaux et les tribunaux, ou bien surveillant de nuit.» Par la suite, l'ex-Kleber postule au service financier de La Poste, et commence à travailler le 4 janvier 2010 en remplacement d'un titulaire, durant un mois.
Stages et formations
Denis Louis ne se décourage pas facilement et contacte l'AFPA de Laxou (Association pour la Formation Professionnelle pour Adultes). Là, il a le choix entre trois domaines de formation : le secrétariat médical, la comptabilité ou l'administration. Après quelques tests, il choisit définitivement l'administration et le secrétariat.
« J'ai fait le deuil »
L'ancien mécano effectue alors son premier stage secrétariat... à notre agence de L'Est Républicain ! Durant trois semaines, il observe le fonctionnement de la rédaction et approfondit ses connaissances dans le domaine administratif. Une découverte qui l'a enthousiasmé.
Depuis hier, il est engagé dans une formation longue, toujours à l'Afpa, pour obtenir un bac pro.
Denis Louis n'a pas la nostalgie du «bon vieux temps». «J'ai fait le deuil, et souhaité avancer plutôt que de regarder en arrière».
L'ex-salarié de l'usine de pneumatiques est passé à autre chose et a des projets plein la tête. Passionné de voyages et de plongée sous-marine, ce Toulois a pratiquement fait le tour du monde ! «Il ne me reste plus que l'Australie et la Nouvelle-Zélande !»
En attendant d'apercevoir la barrière de corail et de reprendre sa formation, il a entrepris la traversée de la Corse, à pied, par le très difficile et exigeant GR 20, du 7 au 21 août. Avec une prothèse de hanche, cela relève de l'exploit !
Faut dire que du courage et de la volonté, cet homme-là n'en manque pas ! www.estrepublicain.fr - 07/09/2010
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|  De retour au village |  | Depuis quelques mois, Alfred Nanecou n'est plus le seul employé communal. Car, pour un village de l'importance de Bicqueley, les tâches sont conséquentes et un second emploi a été créé, sous forme de CAE : Contrat Aide Emploi.
C'est Jean-Louis Arnould qui occupe ce poste depuis le 1er janvier. Natif de Bicqueley, il en est parti en 1983. Pourtant, les anciens le reconnaissent et certains l'appellent même par son prénom, pour son plus grand plaisir. Employé pendant de nombreuses années aux Balayeuses Mathieu, il y a acquis de l'expérience. Jean-Louis Arnould a ensuite travaillé chez Kleber à Toul pendant 19 ans, jusqu'à son licenciement fin 2008. Courant 2009, il va de contrat de qualification en contrat d'insertion.
Depuis son embauche, ses activités sont variées : tonte, soudure pour les défenses des fenêtres de l'école, vérification des compteurs d'eau, installation de jeux, changement de robinet,… Son expérience lui est utile pour de nombreuses tâches. Pour quelques autres, c'est la découverte et l'apprentissage. Le travail en plein air lui convient parfaitement, ainsi que la diversité par rapport à l'usine ou tout était plus structuré. Les consignes sont données par Patrice Arnould, adjoint aux travaux, par le maire, ou d'autres adjoints comme Joël Virquin, lorsqu'il s'agit de projet particulier, comme l'installation des jeux dans le jardin de l'école.
Du lundi au jeudi midi, 25 heures par semaine, Jean Louis sillonne le village, qu'il a bien connu même si, au début de son contrat d'une durée de 2 ans, certains noms de rues le laissaient un peu perplexe. En effet, il y plus de 25 ans, il n'y avait par exemple, pas encore la rue de Praye, la rue de la Pierre Fendue, ni la rue Charles Mourot. www.estrepublicain - 02/08/2010
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|  Une belle reconversion |  | En décembre 2009, Martial Martin est licencié de l'usine Kléber. Se pose à lui la terrible question de l'avenir.
Depuis un an, son ancien employeur l'aide dans sa reconversion en lui proposant des cours de législation, d'imposition, de comptabilité, de gestion d'entreprise, d'informatique.
Plusieurs idées émergent et plusieurs dossiers sont montés. Finalement, le choix va se faire et en début d'année 2010, la SARL Auto AG voit le jour.
Deux en une Deux enseignes constituent cette société. D'une part, Toul et Services où Martial propose des travaux de peinture, plâtrerie, maçonnerie, plomberie, électricité, des petits travaux publics de voirie et des prestations de service pour travaux communaux.
D'autre part, Auto AG, spécialisée dans la restauration, l'entretien, la vente de pièces et de véhicules de collection.
Une passion Il faut dire que Martial est passionné de voitures anciennes depuis 1990, date à laquelle il acquiert sa première 2 CV de 1978.
Dans l'immense garage de sa maison de Gye, où il réside depuis 1997, s'entassent des voitures, des camions qu'il va restaurer, réparer et proposer à la vente.
Le plus difficile, c'est de trouver des pièces, alors le garagiste, lorsque son principal fournisseur hollandais ne peut le fournir, n'hésite pas à éplucher les petites annonces, à faire le tour des garages pour trouver la perle rare.
Martial Martin se dit satisfait de son choix et commence à être connu pour la qualité de ses travaux.
Il espère, dans quelque temps, pouvoir embaucher une ou deux personnes (si possible des anciens de Kleber qui n'ont pas comme lui retrouvé de travail).
Vous pouvez faire appel à lui au 03 83 62 55 72 ou 06 66 36 49 33 ou par mail martialmartin@orange.fr.
Nous souhaitons à cet homme plein de courage et de détermination, un bel avenir. www.estrepublicain.fr - 30/04/2010
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|  Le Domaine d'Avallon |  | Depuis quelques jours, Robert Ferraza est l'heureux gérant du Domaine d'Avallon, magasin de matériel d'équitation, situé au 323 avenue Georges Clemenceau, en lieu et place de l'enseigne de cheminées à l'éthanol, « La magie des flammes ».
« A la suite de la fermeture de l'usine Kleber où je travaillais depuis 27 ans, j'ai cherché une solution. Si j'ai choisi d'ouvrir une boutique d'équitation, c'est parce que ma fille est passionnée et qu'il n'y a rien sur Toul. Il faut aller sur Nancy ou dans la Meuse », confie le gérant, habitant de Pagney-derrière-Barine.
Sa fille, âgée de 21 ans, qui a suivi les cours de l'école d'équitation de Verdun, a choisi le nom de l'enseigne, allusion à l'île d'Avallon dans la littérature arthurienne.
Le Domaine d'Avallon propose du matériel d'équitation (selles, brides, mors etc.) classique, mais aussi ibérique, éthologique et western.
Le gérant s'est réservé un petit plaisir : l'espace bikers. Des bottes, des gilets et des vêtements en cuir sont aussi en vente dans le magasin. Et, à l'heure où les clubs de country fleurissent un peu partout, les passionnés pourront trouver leur bonheur au Domaine d'Avallon avec chapeaux, chemises western ou des bandanas.
A noter une animation danse country, dimanche 16 mai, de 14 h à 18 h, devant le magasin.
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h et le dimanche de 14h à 18h. Plus d'informations au 03.54.03.00.13 ou sur www.domainedavallon.com www.estrepublicain.fr - 29/04/2010
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|  La revitalisation en panne | Le 3 octobre 2007, la direction Michelin annonce la fermeture de son usine Kleber de Toul, le plus gros employeur du bassin toulois ! 826 personnes Une véritable onde de choc et un coup de massue pour les employés et leurs familles, qui n'ont rien vu venir ! Le même jour, la multinationale promet la création de 900 emplois dans ce territoire sinistré, par le biais d'un plan de revitalisation. Dans le même temps, elle propose à chaque salarié d'intégrer une usine du groupe. Environ 120 salariés accepteront de quitter la région. Au printemps suivant, par vagues successives, les employés intègrent les ateliers de transition professionnelle destins à la formation et à la reconversion, pour rejoindre le marché du travail. Par ailleurs, avec les pouvoirs publics et collectivités territoriales, Michelin s'engage dans un plan destiné à favoriser l'implantation d'entreprises. Plusieurs annonces ont été faites, mais la crise est passé par là. Aujourd'hui, des projets sont toujours gelés. Seul, l'opérateur Acticall (200 emplois) est installé sur le site. www.estrepublicain.fr - 19/03/2010
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|  Ils sont devenus patrons |  | Marie-Thérèse Monnerat est revenue à sa première profession, la couture.
Certains ont suivi la proposition de Michelin d'intégrer les ateliers de transition professionnelle (ATP) pour suivre une formation ou une reconversion, durant de longs mois. D'autres ont souhaité conjurer le sort très rapidement. Mais tous ont troqué leur statut de salarié en celui de chef d'entreprise. Parmi les premiers à avoir tourné la page, Didier Desinval. « Passionné par le dessin et la peinture depuis toujours », cet habitant de Lay-Saint-Rémy s'épanouit depuis septembre 2008 au sein de son atelier, baptisé « Didier Peinture », installé dans ce village du Nord-Toulois. Le mois suivant, Ali Erkan met à profit sa reconversion en ouvrant les portes d'une enseigne, spécialisée dans la restauration rapide, baptisée « Chez Alibaba ». Une affaire qu'il développe, en famille, 17 bis, rue du Docteur Chapuis, à Toul.
Non à la mobilité
Décembre 2008, toujours dans la ville chef-lieu, une société de téléphonie mobile voit le jour rue Gambetta. Aux commandes de ce nouveau commerce toulois, Ozen Senyurt : employé chez Kleber depuis 2001, le jeune père de famille raconte qu'il a refusé tout net la mobilité. « Je ne me voyais pas quitter Toul où j'ai toute ma famille et mes amis. » Janvier 2009, Hugues Comte passe « de la gomme à l'encre » en créant, à Nancy, un magasin , spécialisé dans le recyclage des cartouches d'encres. Dans son sillage, le nouveau patron procède à l'embauche de deux autres ex-Kléber ! Mars 2009, toujours à Toul, un kiosque s'élève avenue Général Bigeard. Le concept (acheter son pain et ses journaux sans descendre de sa voiture) séduit Lionel Bouys. Malheureusement, les Toulois n'adhèrent pas... Qu'à cela ne tienne, le vendeur de journaux ira les vendre... au sein de la galerie marchande de Cora, où il tient depuis novembre dernier, le « Point presse loto PMU ».
Liberté retrouvée
Entre-temps, bon nombre de ces ex-kleber ont aussi été séduits par le statut de patron, à l'image de Daniel Thomassin, installé à Marbache (dans la maçonnerie), Emmanuel Caze et sa boutique de décoration et meubles anciens à Lagney. Ou encore, Michel Anstett à « La Cave du Centre » à Ecrouves. Sans oublier, Ali Irdeli, « L'Epicier Express » de la Croix-de-Metz, Serge Anstett et son « City-Park », au centre de Toul, à destination des 2-12 ans. Même tournant pour Stéphane Cerf, spécialisé, à Nancy, le lavage automobile. Parmi les derniers à avoir ouvert leur entreprise, Jean-Louis Richardin, (conseils et expertises dans le bâtiment) à Bruley. Suivi de Denis Parisse qui se lance dans l'élevage de chevaux de trait, route de Villey-Saint-Etienne à Toul et de Georges Heymonet, spécialiste en électricité générale à Pierre-La-Treiche. Quant à Zeynal Ceylan et son fils Christian, ils ont régulièrement la visite d'anciens Kleber, au sein du bar toulois « Le Marignan » qu'ils dirigent depuis peu. Peu de temps après, Marie-Thérèse Monnerat a créé son atelier de couture à Foug, au moment où Samuel Vosgien se lance dans le carrelage et la rénovation, à Pagney-derrièreBarine. Juste après Jean-Marie Louvard et son exploitation agricole familiale, située à Aingeray, heureux de revenir à ses premières amours... et « à une liberté retrouvée » ! ------------------- La revitalisation en panne Le 3 octobre 2007, la direction Michelin annonce la fermeture de son usine Kleber de Toul, le plus gros employeur du bassin toulois ! 826 personnes ! Une véritable onde de choc et un coup de massue pour les employés et leurs familles, qui n'ont rien vu venir ! Le même jour, la multinationale promet la création de 900 emplois dans ce territoire sinistré, par le biais d'un plan de revitalisation. Dans le même temps, elle propose à chaque salarié d'intégrer une usine du groupe. Environ 120 salariés accepteront de quitter la région. Au printemps suivant, par vagues successives, les employs intégrent les ateliers de transition professionnelle destins à la formation et à la reconversion, pour rejoindre le marché du travail. Par ailleurs, avec les pouvoirs publics et collectivités territoriales, Michelin s'engage dans un plan destiné à favoriser l'implantation d'entreprises. Plusieurs annonces ont été faites, mais la crise est passé par là. Aujourd'hui, des projets sont toujours gelés. Seul, l'opérateur Acticall (200 emplois) est installé sur le site. www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 19/03/2010
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|  Toul : 91% de reconversions réussies ? | Quinze mois après la fermeture de l'usine Kléber (Michelin) de Toul (Meurthe-et-Moselle), 91% des anciens salariés ont "réussi leur reconversion", a assuré mardi un représentant de l'entreprise, alors que la CGT dénonce "des promesses non-tenues".
"Sur les 826 salariés concernés, 91% ont réussi leur reconversion : pour nous, c'est une vraie réussite ; ailleurs, c'est plutôt entre 30 et 60%", a expliqué Marc Roosens, directeur des ateliers de transition professionnelle mis en place lors de la fermeture de l'usine de fabrication de pneus, en décembre 2008. "Il y a avait un engagement fort de Michelin avec la mise en place d'un dispositif nouveau : les ateliers de transition ont permis aux salariés de se découvrir de nouvelles aptitudes sur une longue durée (13 mois, en restant salarié) et de construire un projet professionnel", a soutenu Marc Roosens.
Parmi les "reconversions réussies", le responsable dénombre quasiment 50% de contrats à durée indéterminée, plus de 20% de contrats à durée déterminée ou en intérim, les autres se répartissant équitablement entre création d'entreprise, poursuite d'un projet personnel ou formation longue professionnalisant.
"Seuls la moitié sont des salariés stables, le reste sont des précaires", dénonce ainsi le représentant CGT de Kléber, Guy Pernin. "175 à 200 sont inscrits à Pôle emploi sur toute la Lorraine", poursuit-il, en déplorant que "les promesses qui avaient été faites en créations d'emplois ne soient pas là". Lors de la fermeture de l'usine, l'an dernier, Michelin s'était engagé à créer 900 emplois d'ici 2012 sur le secteur de Toul, en échange des 826 emplois détruits.
www.lefigaro.fr - AFP - 18/03/2010
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|  Bilan : La guerre des chiffres... | France 3 12/13 Lorraine du 18/03/2010
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|  Ex Kleber, Thierry crée son entreprise Emploi |  | Depuis un certain temps, il caressait l'idée de créer sa propre entreprise. C'est aujourd'hui chose faite. Thierry Schnell, licencié de l'usine Kleber se lance à l'aventure dans le secteur du bâtiment, spécialisé dans le ravalement, l'isolation thermique, la décoration intérieure et la peinture en bâtiment. Après ses études, dès l'âge de 18 ans, Thierry est embauché dans une entreprise de ravalement, à Dombasle. Il y travaille pendant 5 ans. Il abandonne cet emploi pour entrer chez Kleber où y travaillera pendant plus de vingt ans en qualité de magasinier et réceptionniste de produits. Depuis son licenciement, ce quinquagénaire habitant 20 rue de Rénevaux a gardé le moral et a retroussé ses manches pour tout d'abord rénover un petit local au rez-de-chaussée de son habitation avec l'aide et conseils de son père Jacky, retraité du bâtiment. Juste à côté dans le garage, un fourgon flambant neuf qu'il vient d'acheter est déjà orné du logo de sa société.Il propose à ses clients, particuliers, architectes, collectivités locales et autres, des produits de professionnels respectant les normes environnementales. Son secteur géographique d'activité s'étend de l'est meusien à l'ouest nancéen. En plus des devis, cette entreprise est à même de réaliser des diagnostics permettant ainsi la réalisation de travaux de grande fiabilité. Pour tout contact ou renseignement, tél. 03.83.62.32.15. ou 06.14.93.51.42. Courriel : thierrypeinture@sfr.fr www.estrepublicain.fr - 06/03/2010
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|  Enfin à son compte ! |  | Ex-Kleber, Samuel Vosgien ouvre sa société de carrelages et rénovation à Pagney derrière-Barine . Sans aller jusqu'à dire qu'il a sauté de joie à l'annonce de la fermeture de l'usine, Samuel Vosgien a fait contre mauvaise fortune bon cœur. « Depuis le temps que je répétais à mon épouse que j'avais envie de me mettre à mon compte ... » soupire l'ex-Kleber, qui a œuvré durant 22 ans au service Confection de feu le manufacturier toulois. Seulement voilà, entre le désir d'être son propre patron et la réalité..., il a fallu user de méthode, de pugnacité et ... de motivation. « Surtout lorsque je me suis retrouvé à l'école avec des jeunes qui ont l'âge de mon fils aîné », raconte celui qui vient finalement d'ouvrir à Pagney-derrière-Barine, son entreprise, spécialisée dans le carrelage, la rénovation, la pose de cuisines et de salles de bain.
« De l'or dans les doigts »
Un nouveau statut professionnel, après avoir obtenu le précieux sésame : un diplôme d'artisan carreleur, couronnant un enseignement de six mois, suivi à l'AFPA de Metz (Association pour la formation professionnelle des adultes). Depuis son installation, le patron-quadra multiplie les contacts pour se faire un nom dans le métier et mettre à profit son savoir-faire, jusqu'à présent cantonné au domaine amical ou familial. Son épouse est là pour le confirmer : « J'avais besoin de deux dressings. Je lui ai demandé des tiroirs à tel endroit, une penderie ici, des étagères, un peu plus bas... Bref, il a tout créé de A à Z », se réjouit l'heureuse épouse, avant d'ajouter : « C'est comme pour l'agencement de la salle de bain. J'ai choisi les vasques et Samuel s'occupe du reste. » Une façon de rendre hommage à son bricoleur de mari qui, visiblement, a de l'or dans les doigts. « C'est comme pour la maison. Il a tout refait, du sol au plafond : maçonnerie, gros œuvre..., jusqu'à la toiture ! »
La satisfaction de créer
Il faut dire que l'artisan de Pagney trouve un réel plaisir dans la conception en tout genre. « Ce qui me plaît, c'est le côté créatif et artistique », confie celui qui aime se retrouver dans son sous-sol pour façonner, à l'envi, petits meubles ou objets décoratifs, sur sa machine à bois. Une passion qu'il doit maintenant laisser quelque peu de côté, depuis que les premières commandes de chantier arrivent : « De la rénovation de mobilier, réfection de toitures et de sanitaires..., chez des particuliers comme des professionnels »,confie celui qui s'investit également dans l'agencement, la pose de cuisines « et le conseil ». Le nouveau patron précise, en outre, qu'il a déjà œuvré au service d'anciens collègues également reconvertis dans la création d'entreprise. « On se fait de la publicité mutuellement, on s'échange nos adresses et dès que l'on peut, on investit chez l'un ou chez l'autre », rapporte celui qui s'est procuré son téléphone portable professionnel dans une société de téléphonie mobile, rue Gambetta à Toul. Encore une boutique dirigée par un ex-Kleber ! Une belle façon de ne pas oublier le passé, en jouant la carte de la solidarité et de l'entraide ! Samuel Vosgien (Pagney-derrière-Barine) : 06.83.59.15.97. eurl.vosgien@yahoo.fr www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 01/03/2010
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|  Aide informatique à domicile |  | Martial Rollot est un enfant du pays qui a grandi au Site de Vaux. Après avoir travaillé de nombreuses années chez Kleber dans le domaine de la programmation et de la maintenance, il a créé MIAD (Maintenance Informatique à Domicile) en décembre 2009. " Quand un simple clic ne suffit plus, quand il y a un problème d'installation de logiciels ou d'exploitation, quand il y a une erreur de manipulation ou besoin d'une aide à domicile, je suis disponible ", confie-t-il devant son écran. L'entreprise, implantée 22 rue du Val, intervient sur Nancy, Toul et ses environs ; elle s'adresse tant aux particuliers qu'aux entreprises, qui cherchent une maintenance informatique, une aide en programmation, voire une modification de logiciels. Il est possible d'en savoir plus en contactant Martial sur mt.rollot@free.fr ou en appelant le 06.76.21.58.71. www.estrepublicain.fr - 18/02/2010
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|  Toul : l'ex Kléber devenu paysan |  | Jean-Marie Louvard, ex-Kleber, a vu le monde s'effondrer à l'annonce de la fermeture de l'usine de pneumatiques de Meurthe et Moselle. Aujourd'hui, il est chauffeur de bus et exploitant agricole.
On revient souvent à ses racines. C'est le cas de Jean-Marie Louvard, surnommé « Titi », Toulois de 41 ans. Fils d'une famille d'agriculteurs d'Aingeray, à l'adolescence, son avenir semble tout tracé : reprendre la ferme. Il passe un CAP et un BEP de mécanicien agricole pour finalement... suivre une autre voie, dans l'industrie. Il exerce durant quatre ans la profession de chaudronnier-soudeur, jusqu'en août 1994, date à laquelle il entre chez Kleber. Confectionneur à ses débuts, il gravit les échelons pour devenir responsable ''finissage des pneus''. Quatorze années plus tard, le 3 octobre 2007, tout s'écroule. Jean-Marie Louvard apprend, par le biais du journal télévisé, la fermeture du site toulois. « Depuis un certain temps, on se posait des questions. Deux jours avant cette annonce, j'ai eu un entretien avec mon contremaître qui n'a rien laissé paraître ».
Le temps est compté
Dépité et affichant clairement sa colère envers Michelin, il ne tarde pas à réagir. Il refuse une éventuelle mutation et se penche sur son avenir. Le Toulois, après mûre réflexion, décide de finalement reprendre l'exploitation agricole familiale. Pour lui, le temps est compté. Pour obtenir les aides « jeune agriculteur » il faut avoir moins de quarante ans et la date butoir arrive à grands pas. Lorsqu'il intègre les ateliers de transition professionnelle de chez Kleber, son projet est ficelé. Mais, le métier de céréalier ne lui suffit pas pour faire vivre sa famille. Il demande à passer son permis transports en commun pour devenir chauffeur de bus. « J'ai dû me battre avec Michelin pour obtenir cette aide financière ». A force de persévérance, Jean-Marie Louvard parvient à ses fins. Il obtient avec succès son permis D et décroche un emploi chez Keolis. Le voici maintenant chargé du ramassage scolaire dans les communes de Sexey-les-Bois, Fontenoy et Aingeray. Ce qui lui laisse du temps libre à la ferme pour s'occuper de son blé, colza et orge sur ses 60 hectares. Désireux d'étendre son exploitation , il affiche sa déception envers certains organismes agricoles. « On me met des bâtons dans les roues pour l'achat de terrains, me reprochant mon indemnité de licenciement.»
Plus d'une corde à son arc
Gardant le moral, « Titi » a plus d'une corde à son arc et il en faut plus pour le décourager. « J'ai d'autres projets de diversification. J'envisage de me tourner vers l'élevage. L'agriculteur avoue que la situation est difficile mais annonce un bilan financier positif. « Malgré la chute du prix des céréales, je parviens à dégager un petit plus. Mais il faut rester vigilant, rien n'est jamais acquis ». Pour lui, les 3/8 et les 35 heures hebdomadaires sont oubliés et même s'il travaille plus pour gagner moins, il se satisfait de son sort et de sa liberté retrouvée. « L'essentiel est de travailler et j'ai une pensée pour des anciens collègues de chez Kleber, qui n'ont pas cette chance !» www.estrepublicain.fr - Bertrand VOGIN - 09/02/2010
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|  Ex-Kleber, elle crée sa micro-entreprise |  | Marie-Thérèse Monnerat, 51 ans, vient de créer sa propre entreprise. Après neuf mois d'intérimaire effectués à l'usine Kleber Toul, elle était embauchée dans l'entreprise depuis l'année 2000. Faisant partie des 824 salariés licenciés, elle a suivi un stage dans un Atelier de Transition Professionnelle (ATP), qui lui a permis de tourner la page et de faire le deuil de l'entreprise où elle travaillait. « Cela a été pour moi l'occasion de voir dans quel contexte je me situais au niveau créativité et de changer de cap » confie Marie-Thérèse. Elle est en fait revenue à sa première profession. Ancienne couturière, Mme Monnerat compte dix ans d'expérience dans ce domaine. Elle a travaillé dans les établissements Berthelot et Selligmann à Vaucouleurs pendant les années 1960. C'est tout naturellement qu'elle a eu l'idée de transformer le sous-sol de sa maison, située 2 rue du 334e RI, en atelier de couture. Licenciée officiellement de chez Kleber depuis le 15 janvier dernier, elle ouvrira les portes de son atelier au public mardi 9 février. Le local, déjà bien aménagé, compte trois machines à coudre, une table à repasser et différents accessoires indispensables. Mme Monnerat proposera de la création de vêtements d'après patron, mais aussi un service de retouches (ourlet, fermetures, raccourcir des manches...), et du repassage. « Pour l'instant je commence avec ma centrale vapeur et ma petite table, si tout va bien, j'achèterais une table semi-professionnelle » assure-t-elle. Ouverture de l'atelier le 9 février, du mardi au samedi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h 30. Par courriel : marietherese.monnerat@wanadoo.fr www.estrepublicain.fr - 04/02/2010
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|  L'après-Kleber | Communauté de communes du toulois
Quelle sera la compensation pour les collectivités ? Par le biais de transfert de taux. En attendant, l'exécutif de la CCT est inquiet. D'où la lettre envoyée à Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, avec copie aux partenaires et parlementaires. Dans ce courrier, Dominique Potier fait état du cas particulier de notre territoire, avec la fermeture de Kleber et ses conséquences : "Disparition d'un tiers des bases de TP, ralentissement économique, et une richesse fiscale fixée à un niveau extrêmement faible". Les échanges reprennent avec la salle. Se durcissent parfois. On évoque à maintes reprises les conséquences du départ de Michelin, sous le seul angle des retombées sur la fiscalité. Mais la fermeture de Kleber, c'est aussi et surtout la suppression de 830 emplois, pour tout un bassin de vie ! Enfin, on apprend que pour 2010 et 2011, la CCT aura peut-être moins de difficultés que celles annoncées avant l'été. Et pour 2012 et les années suivantes ? Là, il est préférable de donner sa langue au chat ! l'Est Républicain - Michel BRUNNER - 21/11/2009
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|  L'attente du recrutement... |  | En attendant son tour... Près de 800 demandeurs d'emploi (dont 150 Kleber), réunis sur le site des ATP Michelin pour... 50 emplois offerts. Désabusés ou motivés, tous ont fait la démarche. Partenaire depuis la mise en place des ATP Kleber, (les Ateliers de transition professionnelle initiés par Michelin dans le cadre de la reconversion des personnels du manufacturier toulois), Pôle Emploi a fait salon hier, au sein du bâtiment dédié à la formation, dans le cadre du forum de l'emploi. « Peut-être bien une première au niveau national », s'enthousiasment Marc Rosens, directeur des ATP et Cédric Nicolay, conseiller référent Pole-Emploi, relevant « une collaboration exemplaire entre les services de l'Etat et cette cellule de recrutement de 3.000 m2 » mise à la disposition des quelque 150 salariés, encore sous le régime des ATP et 680 demandeurs d'emploi sélectionnés par Pôle Emploi.
Manque de motivation
Un vivier susceptible de répondre aux profils de postes proposés par la quinzaine de chefs d'entreprises présents en vue de recruter... seulement 50 postulants ! Ce qui explique sûrement le manque de motivation dans les rangs des prétendants, lâchant d'un couloir à l'autre : « Mais qu'est-ce qu'on fait là ? »» A l'image de ces trois Meusiens désabusés. « On a l'impression de perdre notre temps... Ils auraient mieux fait de proposer des entretiens collectifs. C'est beaucoup trop long... », se lamente un père de famille, voyant l'heure tourner et celle de la sortie des classes de ses enfants approcher. « Il serait aussi facile de déposer notre CV », reprend un autre. Côté professionnels, si le moral n'est pas au beau fixe pour certains (« Nous n'envisageons pas d'embaucher pour le moment en raison de la crise »), précise la représentante d'une entreprise de travaux publics nancéienne, les professionnels ont toutefois honoré leur rendez-vous.
Formation rémunérée
Ce n'est pas le cas d'ID Bati Montage, une entreprise dirigée par Christiane Ichou. Artisan à Bruley depuis 1985, la dirigeante prend un nouveau tournant en 2007 et crée une entreprise spécialisée dans les charpentes métalliques, aux côtés de Salah Ichou, chargé de la partie commerciale. A la recherche de monteurs, soudeurs et chef d'équipe, les associés ont reçu des candidats durant toute la journée, axant leur propos sur trois points : la résistance au vertige, l'esprit d'équipe et les déplacements. Face à Wilfried, un Meusien de 24 ans, la chef d'entreprise étaye ses propos : « Nous ne travaillons que sur du national. Les chantiers se déroulent du lundi au vendredi, de Versailles à Montauban, Marseille, La Seyne-sur-Mer... Ce qui induit une vie de famille entre parenthèses et un nécessaire esprit d'équipe. La clé de notre réussite ». Une situation que l'intransigeante Christiane Ichou compte bien faire perdurer, annonçant un salaire de début de carrière de 1.500 € évoluant au fil des années à 2000-2500 €. Avec le bonus d'une formation rémunérée. Visiblement prêt à tenter l'aventure, le jeune Meusien ne cache ni son enthousiasme, ni sa motivation. Au moins un qui a frappé à la bonne porte ! www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 23/10/2009
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|  ATP : Résultats en demi-teinte | France3 Nancy du11/09/2009
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|  Décès de Didier Lanoix |  | C'est avec une immense tristesse et une pensée émue pour le défunt et toute sa famille, que les habitants du village et des alentours ont appris le décès brutal de Didier Lanoix, survenu mercredi à Colmar, à l'âge de 40 ans. Didier a vu le jour à Commercy le 10 février 1969, 3e enfant d'Odette et Christian Lanoix, lequel fut maire du village jusqu'aux élections de 2008. Avec Alain et Sandrine, son frère et sa sœur, il a grandi au village, y suivant sa scolarité élémentaire avant de rejoindre les Cuvelles à Vaucouleurs, puis d'opter pour un apprentissage en mécanique auto à Verdun, où il a décroché son CAP. Didier avait hérité de la passion pour la mécanique et le travail bien fait de son père auprès duquel il a travaillé quelques étés à la Coopérative agricole de Vaucouleurs, où il était chef d'atelier. Didier a poursuivi par un BEP en pneumatique et électricité obtenu à Pompey. C'est au retour de l'armée qu'il est entré chez Kléber à Toul, où il était technicien d'entretien, et où ses compétences, acquises au fil des années et des formations, étaient particulièrement appréciées. Avec la fermeture de l'usine, il s'était reconverti et travaillait pour la société Lorraine Assainissement de Metz, pour laquelle il effectuait de nombreux déplacements lors de dépannages de stations d'épuration. Didier a longtemps habité Toul, avant de se rapprocher de son village et de sa famille, se montrant particulièrement complice de sa sœur Sandrine et son oncle Henry. Il était le papa de Léonie et Honorine, des jumelles qu'il adorait et qui ont fêté leur 10e anniversaire le 12 juillet dernier. Ouvrier appliqué et méticuleux, il était passionné de voitures et de motos. Plus jeune, il a pratiqué le judo, puis le football dans les clubs valcolorois, avant de rejoindre Greux et de fouler ensuite la pelouse au sein de l'équipe corpo de Kléber. Il fut aussi sapeur-pompier au village, puis à Maxey- sur-Vaise et son caractère jovial, ouvert et serviable lui valait de compter de nombreux amis. Ses obsèques religieuses seront célébrées aujourd'hui samedi, à 10 h, en l'église du village, avant que, selon sa volonté, son corps ne soit crématisé. Nos condoléances. www.estrepuplicain.fr - 05/09/2009
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|  Maintenant l'Indonésie... |  | Fin de semaine dernière, des indonésiens de "Achilles Tires" du groupe " Multistrada " commencent à démonter 5 VMI (machine de confection à 1M€ pièce) vendu au prix de la ferraille, l'usine est situé à JAKARTA
Le groupe Multistrada est le troisième plus grand fabricant de pneus en Indonésie à la fois pour les motos et les voitures de marché, 80% de sa production de pneus est à l'exportation vers l'UE, le Moyen-Orient et même l'Amérique.
09/07/2009
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|  Remise d'insignes chez Kleber |  | Les médaillés de l'année.
Malgré les circonstances particulières, l'amicale des plus de vingt ans Kleber n'a pas failli à la tradition. La cérémonie de remise des insignes, reconnaissant plus de vingt, trente et quarante années passées chez le manufacturier, s'est déroulée comme à l'habitude. Après les remerciements d'usage, le président Oger est bien sûr revenu sur la fermeture du site de Toul annoncée en 2007 et sur celles des anciennes implantations de Kleber en France (Colombes, le siège de Paris, Raon-l'Étape, Laxou, Fontanges pour les plus connues) et à l'étranger (Saint-Ingbert en Sarre pour la plus proche). Après ce difficile rappel, il a fait mention de la décision récente entérinée lors de l'assemblée générale extraordinaire de l'amicale. A une très large majorité, les membres de l'association ont validé la modification des statuts autorisant celles et ceux qui quitteraient l'entreprise suite à la fermeture du site de Toul pour une autre orientation professionnelle à rester membre de cette amicale. Les liens noués pendant tant d'années ne seront donc pas complètement coupés. En cela, l'institution plus que septuagénaire remplit entièrement son rôle.
La force de l'association
Ce fut l'occasion pour le président de rappeler également l'indépendance administrative de l'amicale qui est régie par la loi de 1901. Aux nouveaux arrivants, il a rappelé les différentes activités régulières dont la plus importante, la sortie annuelle. Prévue cette année à Melun, elle rassemblera environ 700 personnes venues de toute la France. A ce moment, ceux qui y participent pour la première fois se rendent vraiment compte de l'utilité et de la force de l'association. La rencontre conviviale d'actifs et de retraités est un moment que beaucoup ne veulent pas manquer. Les nombreux courriers reçus chaque année en témoignent. Cette année encore, les nouveaux promus seront invités à titre gratuit. Chaque récipiendaire s'est vu ensuite remettre un insigne distinctif et un chèque de l'entreprise correspondant à son ancienneté. Ils étaient cette année deux de plus de 40 ans, 27 de plus de trente ans et six de plus de vingt ans. Quelques bulles et amuse-bouche ont accompagné les discussions qui ont suivi. En remerciant les participants et tous ceux qui permettent à l'amicale de continuer à vivre, le président Oger a indiqué qu'une remise d'insignes pourrait avoir lieu début 2010 avant la fermeture définitive. L'Est Républicain - 19/06/2009
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|  Michelin dégonfle ses effectifs |  | Le chiffre de 1.500 suppressions de postes en France a été donné hier par certains médias ; information non démentie par la direction.
Le groupe veut réorganiser son dispositif industriel pour l'adapter à l'après-crise. Avec des mesures d'accompagnement déjà mises en œuvre à Toul.
Six mois après avoir fermé l'usine de Toul et supprimé ses 826 emplois, Michelin prépare un nouveau plan social en France qui pourrait impacter cette fois plus d'un millier de postes et plusieurs de ses 15 sites français. Les partenaires sociaux sont convoqués ce matin pour être informés des grandes orientations d'un projet de restructuration et réorganisation industrielles, avant d'être consultés sur son volet social et en connaître l'ampleur exacte lors d'un comité central d'entreprise le 24 juin. La direction de Michelin n'a ni démenti ni confirmé hier les informations du Monde et du Figaro qui parlent de départs volontaires et évoquent la suppression de 1.500 postes, principalement sur les sites de La Roche sur Yon (Vendée), spécialisée dans les pneus haut de gamme avec 670 personnes, et de Roanne (Loire) où 900 salariés produisent des pneus poids lourds. « Les chiffres et les sites visés sont inexacts », s'est-elle bornée à expliquer, alors que l'imminence du plan ne fait plus de doute. Victime comme ses concurrents de la crise automobile et de la récession, Michelin a vu son chiffre d'affaires tomber de 14,2% au premier trimestre et sa production française plonger de 25% sous l'effet conjugué du déstockage. « Freiner notre activité dans de telles proportions demande des sacrifices », avait prévenu le 15 mai le patron de Michelin, Michel Rollier, devant l'assemblée générale des actionnaires, assurant qu'à l'époque, il n'y avait « pas de décision de plan social ». Pourtant après avoir largement recouru au chômage partiel pour réguler la production à 50% des capacités en arrêtant certains ateliers et en poussant ses salariés à prendre des jours de RTT ou de congés, le groupe français cherche désormais à restructurer ses installations face à ce qui s'annonce comme une baisse durable de la demande.
Comme Continental et Goodyear
C'est déjà ce qu'ont fait les Allemands de Continental qui vont fermer l'usine de Claivoix dans l'Oise et licencier ses 1.120 salariés, et ce qu'ont annoncé le 26 mai les Américains de Goodyear Dunlop qui veulent fermer une de leurs deux unités d'Amiens en licenciant 820 personnes. Mais à la différence de ses concurrents, Michelin a longuement négocié un accord de méthode, prélude, selon les syndicats, à cette réorganisation. Avec des mesures d'accompagnement à une mobilité interne ou externe, le soutien à la réalisation de projets, etc. Pour faire en plus grand ce qui a été conduit à Toul ces 18 derniers mois. L'Est Répuplicain - Jean-Louis DENES - 17/06/2009
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|  « On s'y attendait » | Le groupe n'opère plus de mutation que sur Clermont Ferrand et Cholet, observe Guy Pernin, le leader CGT de Toul.
« On l'attendait ce plan social, après avoir discuté durant deux mois un accord de méthode pour que Michelin puisse restructurer sans soucis... », s'exclame Guy Pernin, le leader CGT de Toul. « Et ce qui nous inquiète, c'est que Michelin qui n'accepte jamais de faire d'étude va faire en un mois une enquête économique sur ses 15 établissements français pour montrer très rapidement qu'il faut restructurer sans plus attendre, et peut-être même supprimer des milliers d'emplois... » Estimant que les « Conti » se sont « mieux battus que les salariés de Kléber Toul ou même les Michelin avec cet accord GPEC au rabais », en obtenant « 23 mois de reconversion, 50.000 € pour tout le monde et le double de la convention collective », il déplore par avance les aides que le groupe français va apporter à ceux qui seront touchés par son futur plan de réduction d'emplois. Et dit son inquiétude pour « la dizaine de collègues partis à La Roche sur Yon, les quelques-uns réinstallés à Roanne et ceux des autres sites qui pourraient être victimes de réductions de postes : je ne sais pas ce qui va se passer, mais j'espère qu'ils n'auront pas, à peine arrivés, à repartir ailleurs. Car aujourd'hui, Michelin ne propose plus d'emplois que sur ses sites clermontois, ou sur Cholet. » L'Est Répuplicain - J.-L. D. (Jean-Louis DENES) - 17/06/2009
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|  Le parcours des « Kleber » |  | Le sous-préfet Bernard Breyton a remis la certification à 26 personnes .
L'expérience professionnelle est une chose, la validation en est une autre . 26 personnes viennent d'obtenir la certification de leurs acquis.
À ce jour, 458 employés de l'ex-usine de pneumatiques ont trouvé une solution professionnelle. Sur les 826 du départ, il en reste donc 368 qui sont toujours à la recherche d'un emploi ! Durant l'été, les ateliers de transition professionnelle restent ouverts et offrent la possibilité, aux uns et aux autres, de tester leur savoir-faire et mesurer leur intérêt pour une formation ou un métier auxquels ils n'étaient pas préparés. Dans le cadre des ATP, le groupe Michelin a mis également en place une Validation d'Acquis d'Expérience (VAE). « De nombreuses personnes ont été embauchées sans diplômes spécifiques. Elles ont été formées sur place, ont acquis une belle expérience professionnelle qu'il s'agit aujourd'hui de certifier » confie un représentant de la multinationale.
Domaines différents
L'ensemble des personnels a donc été informé, à travers plusieurs réunions. Au départ, une centaine d'employés étaient intéressés par la démarche. 81 furent retenus lors d'un premier entretien, pour définir l'expérience acquise et mesurer la motivation de chaque candidat. Deux oganismes de formation, le Greta et l'Afpa, ont apporté leur concours. 57 ex-Kleber ont souhaité continuer le parcours de formation. À la suite de cela, chaque candidat est passé devant un jury pour afficher sa maîtrise du sujet. 26 ont obtenu une, voire deux validations d'acquis d'expérience. Dans des domaines très différents : agent de fabrication, technicien dans la production automatisée ou la maintenance industrielle, mais aussi assistante de direction, secrétaire, cariste, ou encore préparateur de commande. Toutes et tous ont reçu leur certification, des mains du sous-préfet Bernard Breyton. L'Est Républicain - 13/06/2009
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|  Décès de Bernard Gigout |  | Bernard Gigout est décédé brutalement le 19 mai à l'hôpital de Brabois à l'âge de 60 ans. Originaire de Lucey, il exerce après ses études le métier de boulanger, avant d'entrer « chez Kleber », où il termine sa carrière comme agent de maîtrise. En 1973, il s'installe à Blénod-lès-Toul où il élèvera son fils Jean-Philippe, né en 1970. Celui-ci lui donnera trois petits-enfants : Tanguy, Maxence et Camille. Bernard Gigout aimait la pêche, d'abord en rivière, puis en haute mer. Il était amateur de foot, ne manquait aucun match télévisé et supportait l'ASNL. Serviable et sensible, il organisait des thonades au Cap d'Agde pour récolter des fonds au profit des Restos du Cœur. Ses obsèques seront célébrées vendredi 22 mai à 14 h 30 en l'église de Lucey. Nos condoléances. L'Est Républicain - 21/05/2009
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|  Pas de commission d'enquête suite à la fermeture de Kléber à Toul | La commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale ne donnera pas suite à la demande d'enquête sur la fermeture de l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), qui employait 826 salariés. Rejetée par 17 voix pour et 34 voix contre, la proposition visait à déterminer les conditions dans lesquelles a été préparée, puis prise, la décision de fermer l'usine et sur les contre-propositions économiques et industrielles élaborées par les syndicats.
« Les résultats de cette enquête nous auraient été forts utiles alors que nous redoutons des coupes sombres sur d'autres sites de Michelin. Les politiques lorrains auraient dû insister pour faire accélérer les travaux préparatoires, qui n'ont commencé qu'en février dernier, alors même que l'usine était déjà en partie vidée de son contenu », regrette Guy Pernin, délégué CGT.
Michelin pourrait néanmoins être interrogé sur ses stratégies de développement dans le cadre d'une mission d'information sur les délocalisations qui sera créée en septembre prochain. www.usinenouvelle.com - Pascale Braun - 15/05/2009
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|  COMPTE-RENDU REUNION KLEBER JEAN-YVES LE DÉAUT ASSEMBLEE NATIONALE 13 MAI 2009 | La Commission des Affaires Economiques a étudié la proposition de création d'une commission d'enquête sur les conditions de fermeture de l'usine Kléber à TOUL.
Après le rapport d'Yves ALBARELLO, UMP, plusieurs députés se sont exprimés : André CHASSAIGNE, PC, Jean-Yves LE DÉAUT, PS, François LOOS, UMP. Philippe MORENVILLIER, député de TOUL, a également pris la parole à ce titre.
Les députés de gauche ont soutenu la proposition de création d'une commission d'enquête et Jean-Yves LE DÉAUT a particulièrement insisté sur la perte de nombreux emplois industriels en Lorraine, avec des fermetures à Carling, (Total), à Gandrange, (Arcelor Mittal), à Pompey, (Raflatac), ou à Pont-à-Mousson, (Philips).
Il a rappelé la déclaration du Président SARKOZY qui a indiqué, en 2008, à Gandrange, que " l'objectif était de garder des usines en France, car un pays qui n'a plus d'usine est un pays qui n'a plus d'économie ".
Les intervenants de gauche ont particulièrement insisté sur le fait que, même si Michelin avait financé le volet social, il avait plutôt choisi de financer des suppressions d'emplois plutôt que la modernisation de l'unité industrielle et que la fermeture d'une usine de 826 salariés aura forcément des conséquences importantes sur l'emploi local. De plus, certains employés de Kléber auront des difficultés dans leur conversion du fait de leur ancienneté, leur âge et de leur niveau de salaire.
Jean-Yves LE DÉAUT a également insisté sur le sort des entreprises sous-traitantes, et sur l'impact social pour les travailleurs, ainsi que sur les conséquences fiscales pour les collectivités locales.
Le groupe Michelin continue à faire des bénéfices malgré la crise et les 200 millions d'euros qui ont été investis depuis 8 ans en Roumanie ont été bien plus importants que les investissements qui avaient été faits à Toul, durant la même période.
Les déclarations du rapporteur indiquant que le plan aurait été moins favorable pendant la crise, ne sont pas satisfaisantes. Une commission d'enquête permettrait de déterminer si les investissements sur le site Toul, auraient permis à l'usine Kléber de devenir plus compétitive.
Nos arguments n'ont pas convaincu les députés UMP puisque à la fois, Philippe MORENVILLIER créer mettre en œuvre une commission d'enquête, et que François GROSDIDIER a eu le culot d'indiquer que le dispositif sur Toul fera des envieux ailleurs.
Yves ALBARELLO a également indiqué que " l'outil de travail était devenu obsolète, qu'un pneu fabriqué à Toul coûtait 100 €, alors qu'il n'en coûtait que 40 € en Pologne ". et a signalé que c'était l'Etat et la Région qui financent la reconversion. Jean-Yves LE DÉAUT a indiqué à ce sujet que la région s'engageait, mais que c'était les contribuables lorrains qui payaient les orientations stratégiques d'un grand groupe international comme Michelin.
Le résultat du vote, 17 pour - 34 contre, est sans appel. Néanmoins, la bataille que nous avons menée nous a permis de proposer qu'une mission d'information sur les délocalisations soit créée en septembre et que nous puissions auditionner Michelin sur ses stratégies de développement.
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|  Communiqué de presse du député Yves ALBARELLO | Monsieur Yves ALBARELLO, Député, Membre de la Commission des Affaires Economiques de l'Assemblée Nationale, communique : « Aujourd'hui, après avoir recueilli un maximum d'informations auprès des parties prenantes, y compris sur place, j'ai présenté à la Commission mon rapport sur la proposition de résolution n° 906 tendant à la création d'une commission d'enquête concernant la fermeture fin 2008 de l'usine KLEBER de Toul appartenant au Groupe MICHELIN. Ayant constaté qu'en l'état actuel du dossier il n'était fait état d'aucune malversation ni mauvais emploi de fonds publics mais que seules étaient contestées des décisions stratégiques d'entreprise, j'ai soumis à la Commission le problème de la responsabilité du choix de telles décisions. Considérant en outre que le site de production n'existe plus à ce jour et que l'industriel a mis en oeuvre un plan exceptionnel de reclassement de l'ensemble des 836 salariés atteints par la fermeture, il m'a semblé que la réussite de ce plan devait être aujourd'hui la préoccupation majeure, la création d'une commission d'enquête ne paraissant pas dès lors nécessaire. La Commission s'est prononcée dans le même sens que mes conclusions ». M. Yves ALBARELLO - 13 mai 2009
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|  1 mai : Les KLéBER sont toujours là.... |  |
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|  La création de commission d'enquête sur la fermeture de KLEBER TOUL examinée le 13 mai 2009 | 
Commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire à 11 heures (Salle 6242) :
fermeture de l'usine Kleber de Toul (proposition de résolution création d'une commission d'enquête (n° 906).
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|  J-10 pour Acticall | Installé dans l'ancienne usine Kleber, le centre d'appels monte en puissance, pour être opérationnel à la fin du mois. Visite des lieux.
A compter du 27 avril, les clients ou futurs clients qui téléphoneront à Gaz de France (de n'importe quelle région de France) pour un souci de facturation ou annoncer un déménagement-emménagement auront sans doute comme interlocutrice ou interlocuteur, un(e) employé(e) du centre Acticall de Toul ! Un site actuellement en pleine effervescence. Installé dans l'ancien centre de formation Kleber, dans un bâtiment de mille mètres carrés répartis sur deux niveaux, il accueille aujourd'hui quatre groupes de seize personnes en formation. Dans quelque temps, neuf groupes seront intégrés, soit cent cinquante personnes.
Conditions de travail
Directeur de Nancy et Toul, Thibault Constans veut jouer la carte de la transparence. Lors d'une visite des locaux, il souligne la qualité des postes de travail, les efforts réalisés pour insonoriser les salles (plafonds en laine de roche, rideaux à lamelles pour « casser le bruit », cloisons en alu et mousse pour absorber les décibels...) « Nous sommes loin du cliché où l'on voit des centres d'appels ressemblant à des ruches. Ici, un gros effort a été entrepris pour offrir des conditions de travail de qualité ». Au passage, le responsable souligne que la SIDE Michelin a investi un million d'euros dans la rénovation et la transformation du bâtiment, tandis qu'Acticall injectait 500.000 € dans l'installation du mobilier et l'outil informatique.
Trois Kleber
Sur la soixantaine de personnes actuellement en formation, les femmes sont très largement majoritaires. Une bonne chose dans un bassin économique où l'emploi féminin affiche de trop faibles résultats. En revanche, on note que sur l'effectif actuel, trois employés seulement sont issus de Kleber !Deux femmes et un homme. Explication de Thibault Constans : les anciens salariés de l'usine de pneumatiques ont un savoir-faire technique, mais pas forcément les connaissances informatiques requises. Or, Acticall a effectué son recrutement, par le biais du Pôle-emploi, non pas sur le contenu du CV, mais sur l'aptitude et l'habilité des candidats à manier la souris de l'ordinateur ! D'ici huit jours, Acticall doit donc démarrer son activité et monter en puissance. Pascale Laine, responsable opérationnelle, en assurera le suivi et le développement. Les employés, tous en CDI et à 35 heures hebdomadaires, devront assurer une journée de sept heures, deux journées de huit heures, et deux de six heures (de 8 h à 14 h ou de 14 h à 20 h) et travailler un samedi sur trois. Au tarif du smic pour les téléconseillers. L'Est Républicain - Michel BRUNNER -17/04/2009
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|  Commission des affaires économiques en séance plénière du 08 avril 2009 proposition création commission d'enquête | 
Salle 6242 (Affaires économiques) : - usine Kléber Toul (n° 906) à 11 h 00
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|  |  Outils de production vendus aux enchères.. | France Bleu Sud Lorraine du 08/04/2009
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|  Réunions des commissions, délégations et offices reporter au 25 mars 2009 | 
Le député Yves ALBARELLO présentera son rapport à 11 h 00
Salle 6242 (Affaires économiques) : - usine Kléber Toul (n° 906 )
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|  ACTICALL : recrutement hors norme... | France3 Nancy du 04/02/2009
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|  Comité de suivi Kléber-Toul | Un nouveau comité de suivi se tient ce matin en préfecture de Meurthe-et-Moselle sur le sort des 826 salariés de l'usine Kléber de Toul, fermée le mois dernier. Le tiers d'entre eux seulement a retrouvé un travail. France Bleu Sud Lorraine - 30/01/2009
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|  Kléber Toul ferme ses portes | C'est fini. Le site de Kléber à Toul (Meurthe-et-Moselle) ferme définitivement ses portes le vendredi 19 décembre. La production de pneumatiques avait cessé dès le 25 novembre dernier. En 2007, l'usine de Toul en avait produit 2,9 millions, pour des véhicules de tourisme et des camionnettes.
Initialement, le site de Toul devait fermer début 2009. Cette annonce avait été faite en décembre 2007, par le groupe Michelin. Celui-ci a absorbé les usines pneumatiques de Kléber en 1981. Avec la restructuration de l'usine de Toul, 826 emplois sont supprimés. Mais Michelin assure que de nouveaux emplois seront créés. La restructuration du site a va mobiliser plus de 130 millions d'euros, selon le groupe. www.usinenouvelle.com - Adèle Bouet - 18/12/2008
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|  Le DERNIER pneu fabriqué à TOUL ce 25 novembre 2008 | 
Kleber, fleuron français du pneumatique, était installé à Toul depuis juillet 1969. Il y a un an, Michelin avait annoncé son intention de fermer le site. Les 826 emplois vont être supprimés. Hier, il était 10 h 12 quand les deux derniers pneus ont été produits. Trois cents salariés étaient réunis devant l'entrée et ont manifesté leur colère. Fermeture définitive programmée le 19 décembre. Voir rubrique "La presse"
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|  KLEBER -TOUL va fermer... | iTELE l'édition de la mi-journée du 25/11/2008
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|  Décès de Jean-Marc Visconti | Nous apprenons le décès de Jean-Marc Visconti, survenu le 23 mai à Belleville, à l'âge de 37 ans.En 1994, il est employé chez Kléber. Sa nature calme et réservée ne l'empêchera pas de s'entourer d'une poignée d'amis fidèles qui se sont serré les coudes à l'annonce de la fermeture du site de Toul. Ses obsèques seront célébrées aujourd'hui mercredi 28 mai à 14 h 30, à l'église de Marbache. L'inhumation aura lieu provisoirement au cimetière de Marbache, suivie d'une crémation selon ses dernières volontés. A Laetitia et à sa famille, nous présentons nos sincères condoléances. L'Est Républicain - Maryse CHARPIN - 28.05.2008
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