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 |  Amiante : Victoire pour treize ex-Michelin dans les Vosges |  | Nouvelle victoire pour ADDEVA 88 (Association départementale de défenses des victimes de l'amiante). Le TASS (Tribunal des affaires de sécurité sociale) d'Epinal a reconnu hier la faute inexcusable pour l'employeur, c'est-à-dire Michelin, au profit de 13 ex-salariés de l'entreprise golbéenne, victimes de l'amiante. Ces salariés, retraités ou en préretraite, ont reçu le soutien de l'association dans cette requête qui leur permet ainsi d'obtenir des dommages et intérêts à hauteur de leur préjudice. « Ces salariés sont contents même si leurs pathologies ne vont pas disparaître pour autant. Cette décision signe la reconnaissance de leur mal et de leur souffrance » note Gilles Lugnier, vice-président de l'association, satisfait de cet épisode. En 2004, un premier salarié avait ouvert la brèche déjà en remportant une première victoire. Suivi en janvier 2010, par dix autres salariés. « Plus que de l'argent, ces gens veulent voir leur mal considéré comme grave. Et surtout que leur ex-employeur soit condamné pour leur faute. » L'association qui compte 120 adhérents bataille depuis 2006 pour la reconnaissance des malades de l'amiante du département et des départements environnants (70, 67, 68). Elle est aussi le porte-parole de malades ex-salariés de chez Lardet Babcock (15) et Arjo Wiggins (8). Interdite depuis 1997, l'amiante fait encore aujourd'hui des victimes atteintes souvent aux poumons ou à la plèvre. D'autre part, autre bonne nouvelle, le TASS a accepté la demande de suivi personnalisé des personnes exposées à l'amiante. Elles auront donc droit à une prise en charge gratuite par la CPAM des Vosges. Auparavant, c'était du ressort de chaque malade. www.estrepublicain.fr - S.L. - 28/07/2011
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|  Epinal: grève peu suivie chez Michelin | Nancy. A peine quarante salariés (20 le matin et autant l'après-midi) sur un effectif total de 570 personnes, ont observé hier un mouvement de grève à l'usine Michelin de Golbey. Répondant à un mot d'ordre de son intersyndicale (Sud...
A peine quarante salariés (20 le matin et autant l'après-midi) sur un effectif total de 570 personnes, ont observé aujourd'hui un mouvement de grève à l'usine Michelin de Golbey.
Répondant à un mot d'ordre de son intersyndicale (Sud, CGT et CFTC) le personnel alors beaucoup plus mobilisé à l'époque, avait déjà cessé le travail le vendredi 20 mai. A raison de trois heures chacun, ces débrayages ont été suivis par les trois équipes en poste. Les revendications toujours dans l'impasse, portent sur une augmentation salariale de 150 euros nets mensuels, une amélioration des conditions de travail et un réel respect de la personne « Sur ces trois questions nous n'avons obtenu aucune réponse de la direction » indique Nicolas Doridant, représentant de Sud Michelin.
« Alors que les rémunérations de certains dirigeants du groupe avoisinent les 13.000 euros pas jour, la moyenne des salaires à Golbey est à peine de 1.300 euros par mois. Concernant les objectifs de production, ceux-ci sont continuellement revus à la hausse. Dans le même temps on assiste à une multiplication des accidents du travail et des arrêts pour maladie se soldant par des mises à pied » . www.estrepublicain.fr - 06/06/2011
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|  Amiante : douze ex-Michelin sur le banc des plaignants |  | Épinal. Victimes de l'amiante, douze anciens salariés du site de Golbey poursuivaient mercredi leur employeur pour faute inexcusable. Le 26 janvier 2010, dix salariés en retraite ou en pré-retraite, atteints de graves pathologies liées à l'exposition à l'amiante dans l'enceinte de l'usine Michelin de Golbey, remportaient une première victoire devant le TASS (Tribunal des affaires de sécurité sociale) d'Épinal. Mercredi, douze nouveaux dossiers visant à faire reconnaître la faute inexcusable de l'employeur étaient examinés par cette même juridiction.
Comme dans la précédente affaire, les plaignants avaient reçu pour la circonstance le soutien de l'ADDEVA 88 (Association départementale de défense des victimes de l'amiante). Cette structure comptant actuellement 130 adhérents, fédère des salariés touchés par la maladie à des degrés divers, de Michelin, Bacock-Lardet et Arjo-Wiggins. La décision du tribunal a été mise en délibéré au 27 juillet. www.estrepublicain.fr - 30/05/2011
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|  Débrayage chez Michelin à Golbey |  | Épinal. Une centaine de salariés ont débrayé aujourd'hui chez Michelin à Golbey. Les syndicats réclament une augmentation de salaire et de meilleures conditions de travail.
Il s'appelle Michel Rollier et l'année dernière, ce fut le patron le mieux payé du CAC 40. Michel Rollier, le dirigeant du groupe Michelin a touché 4,5 millions d'euros en 2010. « Soit près de 13.000 euros par jour ! » s'indigne Nicolas Doridant, délégué syndicat SUD chez Michelin à Golbey. C'est en partie pour cette raison que le syndicat appelait à un débrayage hier à l'usine vosgienne. SUD réclame une augmentation de salaire de 150 euros par personne.
Mais les raisons de la grogne ne sont pas uniquement financières. Le syndicat dénonce également la dégradation des conditions de travail et le harcèlement des salariés pour maladie ou accident du travail.
Le syndicat donne deux semaines à la direction pour apporter des réponses aux revendications des salariés. www.estrepublicain.fr - K.T. - 20/05/2011
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|  Michelin sous surveillance |  | Golbey. Le 7 juillet 2010 un opérateur de l'usine Michelin de Golbey était victime d'un accident du travail à la suite du dysfonctionnement d'une machine. En tentant de dégager un fil d'acier coincé dans une bobine aux pointes acérées,, l'agent de production se fractura la main. Un rouage défectueux mettant en évidence la vétusté d'une partie du matériel datant de la création de l'usine à la fin des années soixante. Saisissant l'inspection du travail, le syndicat Sud contraignait alors la direction à vérifier la conformité de la machine incriminée portant le nom de code M 66.
Finalement, les machines hors d'usage ne reprendront pas du service. De quoi rassurer les 550 salariés de l'usine de Golbey, spécialisée dans la fabrication de renforts métalliques utilisés dans les tringles et carcasses de pneumatiques.
Golbey. De conception non conforme à la législation, cent tréfileuses de l'usine de Golbey seront mises aux normes de sécurité d'ici la fin 2012 tandis que cent autres seront destinées à la casse. www.estrepublicain.fr - 15/03/2011
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|  Amiante: pas de retraite anticipée pour les salariés de Michelin-Golbey |  | Les salariés de l'usine Michelin de Golbey (Vosges) ne pourront pas bénéficier d'une allocation de cessation anticipée d'activité en raison de l'amiante, a décidé lundi la cour administrative d'appel de Nancy, contrairement à la décision des juges de première instance.
Les salariés de l'usine Michelin de Golbey (Vosges) ne pourront pas bénéficier d'une allocation de cessation anticipée d'activité en raison de l'amiante, a décidé lundi la cour administrative d'appel de Nancy, contrairement à la décision des juges de première instance. Michelin avait interjeté appel d'une décision du tribunal administratif de Nancy de juin 2009 qui enjoignait au ministère du Travail d'inscrire le site vosgien de Michelin sur la liste ouvrant droit à cette allocation. Le jugement permettait l'obtention d'une retraite anticipée pour les salariés ayant été exposés à l'amiante même s'ils n'ont pas déclaré de maladie. Lors de l'audience devant la cour administrative d'appel, le 18 octobre, le rapporteur public était allé dans le sens de l'industriel en notant que «le calorifugeage ne (pouvait) être regardé comme représentant une part significative de l'activité de l'établissement», condition pour l'inscription sur la liste. L'avocat des salariés, Me Jean-Louis Borie, avait réfuté l'argument, estimant que l'amiante avait été utilisée «massivement pour l'isolation thermique: les salariés qui manipulaient l'amiante à la main ont été exposés de manière notable et durable». Selon Nicolas Doridant, représentant syndical Sud, il y a eu 64 maladies professionnelles et cinq décès en raison de l'amiante parmi les salariés de l'usine, chiffres contestés par Michelin. Le site de Golbey, créé en 1969, a compté jusqu'à 1.200 salariés mais il n'en a plus que 600 aujourd'hui. Il fabrique des renforts métalliques qui entrent dans la composition des pneus. Pour la direction, le retrait des pièces amiantées a démarré dès 1977 et a été terminé en 1996. «Plus de 100 prélèvements d'air ont été effectués entre avril 2008 et juin 2009 et aucun n'a révélé la présence d'amiante», affirmait ainsi une porte-parole de la manufacture en juin 2009. www.estrepublicain.fr - source AFP - 15/11/2010
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|  « L'amiante, on la prenait à pleines mains » |  Les salariés de Michelin-Golbey réclament l'inscription du site sur la liste des établissements donnant droit à une retraite anticipée
Nancy. « J'ai travaillé trente ans sur cette machine, la BRD. Quand on ouvrait le capot, il y avait de l'amiante dégradée. Il faut savoir que c'est tellement chaud, dans ces machines, qu'il est impossible de travailler s'il n'y a pas cette isolation thermique. L'amiante, on la prenait à pleines mains et on la jetait par terre… ».
Secrétaire du CE de la tréfilerie Michelin, à Golbey, qui fabrique des câbles destinés à renforcer la structure des pneus, Bruno Houillon était hier à Nancy, à la cour administrative d'appel.
À ses côtés, une trentaine d'autres salariés qui, comme lui, souhaitent l'inscription du site Michelin sur la liste des établissements « donnant droit à une allocation de cessation anticipée d'activité ».
En clair, depuis une loi de 1998, il existe un mécanisme de retraite anticipée en faveur de certaines catégories de salariés ayant subi une exposition à l'amiante, même s'ils n'ont pas déclaré de maladie. « On considère que trois ans d'exposition vous font acquérir quatre trimestres », précise Jean-Louis Borie, l'avocat des salariés.
Calorifugeage ou pas ?
En juin 2009, le tribunal administratif de Nancy avait donné raison aux demandeurs (syndicat Sud et Comité d'hygiène et de sécurité et des conditions de travail), avait annulé la décision du ministère du Travail qui refusait l'inscription sur cette fameuse liste et enjoignait le gouvernement à régulariser la situation.
Ayant fait appel, Michelin et le ministère pourraient bien voir la cour administrative d'appel leur donner raison : le rapporteur public a en effet conclu hier à l'annulation du jugement de l'an passé.
« Trois catégories d'établissements sont concernées : ceux de fabrication de matériaux contenant de l'amiante, les établissements de flocage et de calorifugeage à l'amiante et les établissements de construction et de réparations navales », écrit le magistrat. « L'activité principale de l'établissement Michelin de Golbey n'entre pas dans le champ d'application de la loi. Par ailleurs, le calorifugeage ne peut être regardé comme représentant une part significative de l'activité de l'établissement ».
« Scandalisés »
« Il n'y a pas d'utilisation de l'amiante à Golbey depuis 30 ans », assure Me Blancpain, l'avocat de Michelin. « Depuis l'installation dans les Vosges, 4.532 salariés sont passés sur le site et on n'a dénombré aucun cancer des bronches, un seul du poumon et trente cas de plaques pleurales. Les seuls éléments de calorifugeage présents sont les isolants thermiques des craqueurs d'ammoniac. Or, ils sont confinés dans un local fermé et ne donnent lieu qu'à deux opérations ponctuelles dans l'année ».
« Faux », rétorque Me Borie. « À ce jour, à Golbey, il y a eu 64 personnes atteintes de maladie professionnelle. Et cinq décès. L'amiante a été utilisée massivement pour l'isolation thermique. Il y avait des actions de calorifugeage sur les machines TT40 et BRD. Les salariés, qui manipulaient l'amiante à la main, ont été exposés de manière notable et durable. Soit la cour fait une analyse littérale de la loi, soit elle tient compte de la situation réelle et retient le risque sanitaire majeur ».
« Nous restons confiants malgré les conclusions du rapporteur public », lâche Nicolas Doridant, délégué Sud. « L'activité de calorifugeage a été significative sur des centaines de machines. Et quand Michelin vient dire que les plaques pleurales ont été déclenchées par des bronchites récurrentes, nous sommes tout simplement scandalisés… ».
Délibéré dans un mois. www.estrepublicain.fr - Éric NICOLAS - 19/10/2010
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|  chelin Golbey délocalisera ou pas? |  | 20h15: Le journal Vosges Matin, affirme que pour Nicolas Doridant, délégué Sud et présent aux derniers comités d'entreprise, la délocalisation ne serait pas à l'ordre du jour. Vosges Matin cite Nicolas Doridant: "Quand j'ai pris connaissance de cette information, j'ai tout de suite alpagué la chef du personnel pour lui demander des infos. Elles tombait des nues, ils ont tout de suite fait publier un démenti"
Selon notre confrère Challenges, Michelin s'apprêterait à délocaliser une partie des activités de son site de Golbey, spécialisé dans la tréfilerie pour les pneumatiques vers son usine roumaine de Zalau. A l'issue du comité d'entreprise, les syndicats redoutent qu'une centaine d'emplois -sur 562 contrats à durée indéterminée- soient menacés.
L'information est en passe d'être confirmée. Elle ne rassure pas les salariés de l'usine vosgienne frappée de marasme avec une production en baisse ces dernières semaines. En juin 2009, l'unité vosgienne avait été épargnée par le plan social imaginé par Bibendum. " Un plan social non justifié ", selon l'intersydicale CGT et Sud qui tablait sur la suppression de 1 093 postes dès 2010. Dont 477 sur le site de Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire ainsi que 340 postes à Joué-les-Tours. Michelin envisageait par ailleurs de fermer le site de Noyevilles-les-Seclin dans le Nord près de Lille. Un plan ce départ volontaire de 1 800 personnes avait également été mis en place.
Un an plus tard, l'annonce de cette délocalisation qui concernerait une centaine de postes sur les 562 que compte l'entreprise, plonge nombre de salariés dans l'inquiétude. La délocalisation vers la Roumanie fait resurgir le spectre d'une crise du pneumatiques qui a déjà largement frappé la Lorraine avec la fermeture de Kleber - Toul en octobre 2007, qui avait jeté sur le carreau 826 salariés. www.estrepublicain.fr - 13/09/2010
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|  Michelin délocalise en Roumanie... |  | Une partie des activités du site de Michelin de Golbey, dans les Vosges, va être délocalisée vers son usine de Zalau en Roumanie. Une centaine d'emplois seraient ainsi menacés.
MICHELIN va délocaliser une partie des activités de son site de Golbey (Vosges) vers son usine roumaine de Zalau.
De source syndicale, on précise qu'une centaine d'emplois -sur 562 contrats à durée indéterminée- sont menacés d'après les informations délivrées par la direction en comité d'entreprise.
Le site de Golbey, spécialisée dans la tréfilerie, ne tournerait qu'à 40% de ses capacités. www.challenges.fr - Hubert LEVET - 13/09/2010
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|  Michelin condamné pour faute inexcusable... | France 3 19/20 Lorraine du 25/01/2010
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|  Golbey : faute inexcusable pour Michelin |  | 10 anciens salariés de l'usine Michelin de Golbey, atteints de maladies liées à l'amiante ont obtenu gain de cause devant la Justice. Le fabricant de pneus a été condamné cet apres midi pour faute inexcusable.
Atteints de maladies liées à l'amiante, dix anciens salariés de l'usine Michelin de Golbey avaient saisi le 23 octobre le tribunal pour faire reconnaître la « faute inexcusable » de leur employeur. Ces dix personnes, en retraite ou en pré-retraite, souffrent tous de maladies dues à une exposition à l'amiante. L'un d'eux est d'ailleurs décédé en début d'année d'un cancer broncho-pulmonaire causé par l'amiante. C'est sa veuve, également salariée chez Michelin et qui a appris récemment qu'elle souffrait, elle aussi, d'une pathologie liée à l'amiante, qui avait fait ce jou-là le déplacement au tribunal. Elle avait reçu, ainsi que les neuf autres victimes, le soutien d'une quinzaine de leurs ex-collègues et de syndicalistes. La délégation qui s'était présentée au tribunal était emmenée par le président de l'Association départementale de défense des victimes de l'amiante (ADDEVA), Jean-Paul Salzard qui a ouvert la voie judiciaire dans laquelle s'engouffrent aujourd'hui les dix plaignants. Contaminé par l'amiante, il est en effet le premier à avoir obtenu du TASS d'Épinal la reconnaissance de la « faute inexcusable » du fabriquant de pneus. Un jugement confirmé en 2006 par la cour d'appel de Nancy et dont le président de l'ADDEVA aimerait maintenant qu'il fasse jurisprudence.
C'est ce qu'a essayé d'obtenir l'avocat de l'association et des dix victimes, Me François Lafforgue du barreau de Paris. Il a dressé ce 23 octobre un tableau particulièrement noir du fonctionnement de l'usine de Golbey, de sa création en 1969 jusqu'au début des années 2000. Il a dénoncé une « utilisation massive » d'amiante quasiment à tous les stades de fabrication.
Faux, avait alors rétorqué l'avocat de Michelin, Me Pascal Knittel : « L'amiante était utilisé de façon marginale et accessoire par rapport à l'activité industrielle. C'était un isolant dans des capots de machines ou des fours. Et seuls les agents de maintenance ont pu être en contact avec ce produit lors d'interventions qui étaient rares et ponctuelles. » Comme l'avait résumé l'avocat des victimes : « Nous ne reprochons pas à l'entreprise d'avoir utilisé de l'amiante mais de l'avoir fait sans protéger ses employés alors qu'elle avait pourtant conscience du danger. »
Ce qu'avait contesté le défenseur du fabriquant de pneus. Réplique de Me Lafforgue : « Même après l'interdiction de 1996, il y avait toujours énormément de poussières d'amiante chez Michelin. Et si un plan de dépoussiérage de toute l'usine a été adopté en 2008, c'est sous la pression de l'inspection du travail. » Entre ces deux visions radicalement opposées, le tribunal a tranché cet après-midi. www.estrepublicain.fr - 25/01/2010
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|  "Faute inexcusable" de Michelin pour avoir exposé ses salariés à l'amiante |  | NANCY — Le tribunal des affaires de Sécurité sociale (TASS) d'Epinal a reconnu lundi la faute inexcusable de Michelin, pour avoir exposé ses salariés à l?amiante dans son usine de Golbey (Vosges), a-t-on appris de sources syndicales.
Une dizaine de salariés malades avaient saisi le tribunal en octobre dernier. "Ces dix salariés ont déclaré des maladies liées à l'amiante. Or Michelin savait qu'il y avait de l?amiante à l'usine de Golbey, mais ils n'ont pas mis les moyens pour protéger les gens", avait alors expliqué Nicolas Doridant, délégué syndical Sud.
"Michelin, pas plus que l'Etat, ne savait quels étaient les effets dangereux de ce produit", avait répondu l'avocat de Michelin, lors de l'audience d'octobre dernier.
A l'annonce du jugement, Nicolas Doridant a estimé que c'était "une bonne décision pour les salariés, le tribunal ayant reconnu que Michelin était en défaut : c'est le principe du pollueur-payeur".
En 2006, la cour d'appel de Nancy avait confirmé un jugement du TASS d'Epinal de 2004 qui reconnaissait la "faute inexcusable" du fabricant de pneu, dans une procédure qui l'opposait à l'un de ses salariés, Jean-Paul Salzard, également contaminé par l'amiante.
Il a depuis fondé l'association départementale de défense des victimes de l'amiante (Addeva), dont il est président.
"Treize nouveaux dossiers vont être déposés prochainement devant le tribunal", a en outre indiqué Nicolas Doridant, qui espère que le jugement d'Epinal de lundi fera jurisprudence.
Le site de Golbey, créé en 1969, a compté jusqu'à 1.200 salariés, mais il n'en a plus que 600 aujourd'hui. Il fabrique des renforts métalliques qui entrent dans la composition des pneus. Pour la direction, le retrait des pièces amiantées a démarré dès 1977 et a été terminé en 1996. AFP - 25/01/2010
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|  Amiante : sursis pour Michelin Golbey | NANCY._ La Cour d'appel administrative de Nancy a accordé un sursis à Michelin avant l'inscription de son usine de Golbey (Vosges) sur la liste des établissements amiantés, a-t-on appris hier de sources syndicales. En juin dernier, le tribunal administratif de Nancy avait enjoint au ministre du Travail d'inscrire dans un délai d'un mois cette usine sur la " liste ouvrant droit au dispositif de cessation anticipée des travailleurs de l'amiante ". " Nous déplorons cette décision, vu le nombre de malades grandissant. Les salariés travaillant sur le site Michelin-Golbey espéraient partir en retraite anticipée, vu l'épée de Damoclès qui trône sur leur tête ", a regretté Nicolas Doridant, délégué syndical SUD. www.estrepublicain.fr - 29/10/2009
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|  Dix ex-salariés attaquent Michelin... |  | Les salariés ont obtenu le soutien d'ex-collègues et de l'association ADDEVA.
Atteints de maladies liées à l'amiante, dix anciens salariés de l'usine Michelin de Golbey ont saisi le tribunal pour faire reconnaître la « faute inexcusable » de leur employeur.
EPINAL._La petite salle qui abrite d'ordinaire le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) d'Épinal semblait plus exiguë que jamais l'autre jour. Au point que le TASS a dû déménager vers des lieux plus spacieux au sein du palais de Justice. Et cela afin de pouvoir accueillir toutes les personnes intéressées par le litige opposant le fabriquant de pneus Michelin à dix de ses anciens employés du site de Golbey. Ces derniers sont en retraite ou en pré-retraite et souffrent tous de maladies dues à une exposition à l 'amiante. L'un d'eux était absent hier. Et pour cause. Il est décédé en début d'année d'un cancer broncho-pulmonaire causé par l'amiante. Et c'est sa veuve, également salariée chez Michelin et qui a appris récemment qu'elle souffrait, elle aussi, d'une pathologie liée à l'amiante, qui a fait le déplacement au tribunal. Elle a reçu hier, ainsi que les neuf autres victimes, le soutien d'une quinzaine de leurs ex-collègues et de syndicalistes. Cette délégation était emmenée par le président de l'Association départementale de défense des victimes de l'amiante (ADDEVA), Jean-Paul Salzard qui a ouvert la voie judiciaire dans laquelle s'engouffrent aujourd'hui les dix plaignants. Contaminé par l'amiante, il est en effet le premier à avoir obtenu du TASS d'Épinal la reconnaissance de la « faute inexcusable » du fabriquant de pneus. Un jugement confirmé en 2006 par la cour d'appel de Nancy et dont le président de l'ADDEVA aimerait maintenant qu'il fasse jurisprudence. C'est ce qu'a essayé d'obtenir l'avocat de l'association et des dix victimes, Me François Lafforgue du barreau de Paris. Il a dressé un tableau particulièrement noir du fonctionnement de l'usine de Golbey, de sa création en 1969 jusqu'au début des années 2000. Il a dénoncé une « utilisation massive » d'amiante quasiment à tous les stades de fabrication. Jugement le 25 janvier
Faux, a rétorqué l'avocat de Michelin, Me Pascal Knittel : « L'amiante était utilisé de façon marginale et accessoire par rapport à l'activité industrielle. C'était un isolant dans des capots de machines ou des fours. Et seuls les agents de maintenance ont pu être en contact avec ce produit lors d'interventions qui étaient rares et ponctuelles. » Comme le résume l'avocat des victimes : « Nous ne reprochons pas à l'entreprise d'avoir utilisé de l'amiante mais de l'avoir fait sans protéger ses employés alors qu'elle avait pourtant conscience du danger. » Ce que conteste le défenseur du fabriquant de pneus. Réplique de Me Lafforgue : « Même après l'interdiction de 1996, il y avait toujours énormément de poussières d'amiante chez Michelin. Et si un plan de dépoussiérage de toute l'usine a été adopté en 2008, c'est sous la pression de l'inspection du travail. » Entre ces deux visions radicalement opposées, le tribunal tranchera le 25 janvier prochain. www.estrepublicain.fr - Christophe GOBIN - 24/10/2009
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|  Amiante Des salariés de Michelin-Golbey plaident... | Amiante Des salariés de Michelin-Golbey plaident « la faute inexcusable »
Deux procédures concernant l'amiante chez le fabricant de pneus Michelin-Golbey ont été examinées, lundi, par les tribunaux lorrains. Devant le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) d'Épinal, une dizaine de salariés malades de l'amiante, en retraite de l'usine Michelin de Golbey (Vosges), ont plaidé la « faute inexcusable » de l'entreprise. Le Tass tranchera le 25 janvier sur cette affaire.
« Ces dix salariés ont déclaré des maladies liées à l'amiante. Or Michelin savait qu'il y avait de l'amiante à l'usine de Golbey, mais n'a pas mis les moyens pour protéger les gens, explique Nicolas Doridant, délégué syndical Sud. Une cinquantaine de personnes ont été reconnues malades de l'amiante sur le site. Quatre d'entre elles sont décédées. » « Michelin, pas plus que l'État, ne savaient quels étaient les effets dangereux de ce produit », a rétorqué l'avocat de Michelin. En 2006, la cour d'appel de Nancy avait confirmé un jugement du Tass d'Épinal, qui reconnaissait en 2004 la « faute inexcusable » du fabricant de pneu, dans une procédure qui l'opposait à l'un de ses salariés, également contaminé par l'amiante.
La cour administrative d'appel de Nancy a examiné une autre affaire Michelin-Golbey. L'entreprise demande un sursis avant son inscription sur la liste des établissements ouvrant droit au dispositif de cessation anticipée des travailleurs de l'amiante, alors qu'un jugement du tribunal administratif de Nancy de juin dernier enjoignait au ministre du Travail d'inscrire cette usine sur cette liste dans un délai d'un mois. La cour administrative d'appel rendra sa décision dans les prochaines semaines. www.lalsace.fr - 22/10/2009
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|  Michelin Golbey délocalisera ou pas? |  | 20h15: Le journal Vosges Matin, affirme que pour Nicolas Doridant, délégué Sud et présent aux derniers comités d'entreprise, la délocalisation ne serait pas à l'ordre du jour. Vosges Matin cite Nicolas Doridant: "Quand j'ai pris connaissance de cette information, j'ai tout de suite alpagué la chef du personnel pour lui demander des infos. Elles tombait des nues, ils ont tout de suite fait publier un démenti"
Selon notre confrère Challenges, Michelin s'apprêterait à délocaliser une partie des activités de son site de Golbey, spécialisé dans la tréfilerie pour les pneumatiques vers son usine roumaine de Zalau. A l'issue du comité d'entreprise, les syndicats redoutent qu'une centaine d'emplois -sur 562 contrats à durée indéterminée- soient menacés.
L'information est en passe d'être confirmée. Elle ne rassure pas les salariés de l'usine vosgienne frappée de marasme avec une production en baisse ces dernières semaines. En juin 2009, l'unité vosgienne avait été épargnée par le plan social imaginé par Bibendum. " Un plan social non justifié ", selon l'intersydicale CGT et Sud qui tablait sur la suppression de 1 093 postes dès 2010. Dont 477 sur le site de Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire ainsi que 340 postes à Joué-les-Tours. Michelin envisageait par ailleurs de fermer le site de Noyevilles-les-Seclin dans le Nord près de Lille. Un plan ce départ volontaire de 1 800 personnes avait également été mis en place.
Un an plus tard, l'annonce de cette délocalisation qui concernerait une centaine de postes sur les 562 que compte l'entreprise, plonge nombre de salariés dans l'inquiétude. La délocalisation vers la Roumanie fait resurgir le spectre d'une crise du pneumatiques qui a déjà largement frappé la Lorraine avec la fermeture de Kleber - Toul en octobre 2007, qui avait jeté sur le carreau 826 salariés. www.estrepublicain.fr - 13/09/2010
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|  Titre de paragraphe |  | Une partie des activités du site de Michelin de Golbey, dans les Vosges, va être délocalisée vers son usine de Zalau en Roumanie. Une centaine d'emplois seraient ainsi menacés.
MICHELIN va délocaliser une partie des activités de son site de Golbey (Vosges) vers son usine roumaine de Zalau.
De source syndicale, on précise qu'une centaine d'emplois -sur 562 contrats à durée indéterminée- sont menacés d'après les informations délivrées par la direction en comité d'entreprise.
Le site de Golbey, spécialisée dans la tréfilerie, ne tournerait qu'à 40% de ses capacités. www.challenges.fr - Hervé Levet - 13/09/2010
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|  Michelin Golbey : mesures liées à l'amiante | Les salariés de Michelin Golbey (Vosges) vont bénéficier des mesures liées au classement amiante de l'établissement à la suite d'un jugement du tribunal administratif de Nancy. Le tribunal a décidé d'annuler la décision du ministre du Travail qui refusait d'inscrire l'usine Michelin d'Epinal (Golbey) sur la liste des établissements ouvrant droit au dispositif de cessation anticipée des travailleurs de l'amiante. Il enjoint au ministre d'inscrire cette usine sur cette liste dans un délai d'un mois, selon la décision rendue mardi. Michelin a aussitôt annoncé qu'il ferait appel du jugement «qui s'appuie sur des éléments techniques faux», a indiqué un porte-parole à Paris. Selon Bruno Houillon, syndicaliste de Sud Michelin Golbey, 39 salariés sont reconnus atteints de maladies professionnelles liées à l'amiante, dont 19 dans la seule année 2008. Quatre sont morts, dont trois dans les trois derniers mois, a-t-il dit. «Et les chiffres devraient s'aggraver au cours des mois et des années à venir», selon lui. Pour la direction, le retrait des pièces amiantées a démarré dès 1977 et a été terminé en 1996. «Plus de 100 prélèvements d'air ont été effectués entre avril 2008 et juin 2009 et aucun n'a révélé la présence d'amiante», a-t-elle dit. Selon M. Houillon, «on a fini de dépolluer les charpentes de l'usine la semaine dernière seulement». Le Républicain Lorrain - 07/06/2009
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|  Le site Michelin classé "site amiante" |  | L'entreprise Michelin est installée à Golbey depuis 1969 a vu défiler des centaines de salariés qui ont pu être au contact de l'amiante.
Après 10 ans de combat, le syndicat Sud est satisfait. Le tribunal administratif est allé dans son sens et du coup, l'usine Golbéenne est reconnue site amiante. Michelin fait appel.
“Cette décision, on est allé la chercher avec nos tripes. Ça fait 10 ans qu'on bosse sur le dossier avec le CE et le CHSCT, c'est une grande avancée pour tous nos collègues malades. Sans oublier ceux qui sont morts du cancer de l'amiante, soit quatre ces derniers mois.” Bruno Houillon, délégué au CCE et représentant syndical Sud chez Michelin Golbey (environ 570 salariés) a du mal à cacher son émotion et son amertume, en ce vendredi matin ensoleillé, sur le parking de l'entreprise où il a invité la presse locale, pour annoncer la nouvelle. À ses côtés, Nicolas Doridant, délégué syndical Sud et membre du CE, Christian Marolle, du CHSCT et le responsable du CE Richard Jobert. Dans les mains, il lit et relit avec satisfaction la décision que vient de rendre le tribunal administratif de Nancy datée du 2 juin 2009. Il a décidé d'annuler la décision du ministre du travail refusant d'inscrire l'usine Michelin d'Épinal sur la liste des établissements ouvrant droit au dispositif de cessation anticipée des travailleurs de l'amiante. “Pour nous, c'est un grand pas en avant car Michelin a toujours nié que l'amiante était présente dans notre travail. Alors que c'était faux.” La décision est pourtant claire. Le tribunal a en effet retenu que les salariés de l'établissement se livraient très régulièrement et jusqu'en 1995, à l'isolation des sas d'entrée de 160 fours et à la confection, à partir d'amiante en vrac, de bouchons destinés à l'étanchéité des tubes à fours. Le tribunal a retenu par ailleurs que les manipulations d'amiante ont eu lieu au moins jusqu'en 2006.
Quatre morts et des centaines de victimes
Ce qui signifie en résumé que des centaines voire des milliers de personnes auraient eu des contacts directs avec cette fibre dangereuse. En conséquence, cette mesure va ouvrir droit au dispositif de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante (65 % du salaire jusqu'à 60 ans ou la retraite sur la base de la dernière année de salaire). À savoir dans un premier temps et pour les cas connus, au minimum 150 personnes actuellement salariées dans le site vosgien et plusieurs centaines à l'extérieur. “C'est une décision importante pour tous les salariés qui se sont succédé ici depuis 1969, date de la création de l'usine Michelin des Vosges” note Christian Marolle, secrétaire du CHSCT, qui a bataillé dur également dans ce dossier. Cela signifie donc en clair que les personnes concernées sont invitées à consulter leur médecin et solliciter Michelin pour obtenir leur fiche d'exposition qui leur permettra de gagner quelques années de retraite supplémentaire. “Cette décision ne correspond hélas qu'à la triste réalité de l'établissement” comme le fait remarquer Bruno Houillon, qui a encore enterré un de ses collègues et ami la semaine dernière des suites d'un cancer de l'amiante. “Si à ce jour quatre salariés sont déjà décédés, on ne sait pas ce qui risque d'arriver par la suite et on n'est pas à l'abri de déclarer des maladies de l'amiante dans les années futures. Nous avons recensé à ce jour une quarantaine de malades.” Sans parler des préjudices subits par les familles comme le fait remarquer l'avocat Jean- Louis Borie. “Je pense aux épouses qui lavaient le linge pollué.” Le juriste se réjouit. Mais il pondère ses propos. “Nous avons réussi une bataille mais pas la guerre et notre action ne devrait pas s'arrêter là. Michelin va faire appel.” Ce que confirme l'attachée de presse dans la foulée. “Nous avons saisi la cour administrative d'appel car nous persistons à dire qu'à Golbey, nous n'avons jamais transformé d'amiante. Nous fabriquions des éléments métalliques. Nous avons commencé à dépolluer le site dès 1997 et même si nous déplorons que des gens à l'époque aient été touchés par l'amiante, ce n'est plus le cas depuis longtemps.” Cela ne remet toutefois pas en cause la décision du tribunal administratif de Nancy. Enfin du moins pour l'instant puisqu'elle est non suspensive et que le tribunal enjoint au ministre d'inscrire cette usine “site amiante” dans un délai d'un mois. La balle est donc dans le camp du ministre. A moins, comme l'explique l'avocat de Sud, que dans le cadre d'une mesure exceptionnelle, il préfère attendre…Ce qui est vraisemblablement très rare. La bataille juridique s'annonce donc encore longue… Une victoire malgré tout qui pourrait faire jurisprudence dans le groupe. Aujourd'hui encore, bien peu d'entreprises ayant utilisé de l'amiante ont reconnu les faits. Et ce sont souvent les victimes ou leurs familles qui grâce à leur combat, vrai parcours du combattant, ont réussi à faire bouger les choses…
Le combat n'est pas fini
Pour l'avocat Me Laborie et le syndicat Sud, l'affaire ne devrait pas en rester là. Car d'autres procédures sont actuellement en cours. Une procédure pénale a été engagée pour définir la responsabilité ou non de l'entreprise clermontoise dans cette affaire. L'inspection du travail, la direction régionale du travail et la CRAM ont largement contribué à faire avancer le dossier. Mais pour que les familles de victimes et les victimes soient indemnisées, il faut qu'il y ait reconnaissance d'une “faute inexcusable”. Et pour cela, il faut que chaque personne engage la responsabilité de Michelin sur ce point. Cette procédure spécifique permet d'obtenir une majoration des indemnisations déjà fournies par la sécurité sociale et le FIVA (Fond d'indemnisation des victimes de l'Amiante), à cette seule condition que cette responsabilité soit reconnue. À ce jour, 10 dossiers ont été constitués et seront étudiés le 29 juin prochain au TASS (Tribunal des Affaires de sécurité sociale) d'Epinal. Une association des familles de victimes a d'ailleurs vu le jour en juillet 2008 sous l'impulsion d'un ancien salarié (ADDEVA : association départementale de défenses des victimes de l'amiante). Son rôle est de promouvoir la solidarité et l'entraide entre toutes les victimes de l'amiante, de défendre leurs droits (reconnaissance en maladie professionnelle, optimisation de l'indemnisation des préjudices, droit à la cessation anticipée d'activité, suivi médical de qualité, etc.), de renforcer la prévention pour éviter de nouvelles victimes ou encore d'obliger les responsables à rendre des comptes devant la justice. Affaire à suivre… www.vosgesmatin.fr - S.L. - 06/06/2009
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|  Classement : "AMIANTE" | France3 12/13 Lorraine du 05/06/2009
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|  Une proportion significative d'amiante chez Michelin |
Chez Solvay, près de Nancy, et Michelin, près d'Épinal, la maintenance était en contact avec de l'amiante. Suffisamment pour contaminer tout le personnel ?
Aux juges de trancher.
A quel moment l'utilisation de l'amiante justifie la cessation anticipée d'activité des salariés de plus de cinquante ans ? Le tribunal administratif de Nancy a été confronté à deux cas différents, hier matin : l'usine Michelin, à Golbey (Vosges), et celle de Solvay, à Dombasle. Dans les deux cas, des syndicats réclament l'application d'un article de la loi de financement de la Sécurité sociale : il considère que dans les entreprises fabriquant de l'amiante ou utilisant de l'amiante de manière significative, la cessation est autorisée.
Chez Michelin, le rapport de la direction régionale du travail montre que la maintenance travaillait de manière permanente avec l'amiante. L'usine transforme l'acier en câbles destinés à renforcer la structure des pneus. Les 186 fours nécessitaient de l'amiante pour leur isolation (bouchons, parois). Des joints d'étanchéité en contenaient. «Il y avait une importante production de poussières d'amiante qui se diffusait dans l'usine du fait du soufflage », souligne le rapporteur public. Le magistrat a estimé qu'un nombre significatif de salariés était exposé à l'amiante et que cela justifiait l'annulation de la décision du ministère des affaires sociales, comme le demande le syndicat Sud. Cette décision refusait l'inscription sur la liste des entreprises où la cessation d'activité est autorisée.
Toutes les fonctions exposées
La position du rapporteur public est tout l'inverse dans le second dossier, où une demande similaire a été introduite par la CFDT et la CGT. Pour lui, la manipulation d'amiante au titre de la maintenance n'est pas significative. Tous les tuyaux de l'entreprise étaient calorifugés jusqu'en 1996 avec ce matériau. Me François Laffergue a pourtant rappelé qu'il se délitait avec les températures élevées et l'humidité. «Toutes les fonctions de l'entreprise étaient exposées », insiste l'avocat de la CFDT. Même un marinier s'est vu reconnu en maladie professionnelle du fait de l'amiante. Un atelier de fabrication de filtres, en service jusqu'en 1991, utilisait de l'amiante pur à raison de 24 tonnes par an. «L'unité se trouvait dans un bâtiment séparé », observe le rapporteur public qui estime que le nombre de salariés exposés n'est pas significatif. Sur la période 1965-1996, 20 salariés sur 2 500 ont été déclarés en maladie professionnelle. «En un an, sept salariés supplémentaires ont déclaré une maladie liée à l'amiante », contre-attaque Me Laffergue. Il estime qu'il y a une «erreur d'appréciation » sur le caractère significatif des activités liées à l'amiante. Dans les deux cas, le tribunal a mis sa décision en délibéré sans donner de date. www.républicain-lorrain.fr - 01/04/2009
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|  L'amiante tue encore |  | Le Vosgien Jean-Paul Salzard mène le combat depuis dix ans. Il témoigne.
L'isolant n'a été interdit qu'en 1997. L'enjeu financier pour indemniser les victimes est énorme.
Sous la fenêtre de Jean-Paul Salzard, à Fomerey, près d'Épinal, un écureuil espiègle escalade un arbre. La vie est là, simple et tranquille, et pourtant, le téléphone ne cesse de sonner. Cet ancien électricien de l'usine Michelin de Golbey consacre le plus clair de sa retraite à aider ses collègues victimes de l'amiante. Justement, voici un collègue qui arrive. Serge Guttharl, 55 ans, a eu la révélation de sa maladie à l'occasion d'un scanner. Depuis, cet ancien agent de fabrication a pris un rude coup au moral. La plèvre est touchée : « Il n'y a pas de traitement », lâche-t-il. Il cherche aide et conseil auprès de l'association créée par Jean-Paul Salzard. Ce dernier connaît la procédure sur le bout du doigt. Il faut dire qu'il mène le combat depuis dix ans : « En 1999, j'ai passé une radio à l'hôpital d'Épinal. J'avais alors 47 ans. La pneumologue a consulté le staff technique de Brabois. Elle m'a expliqué que la plèvre de mon poumon s'était épaissie, et que c'était la signature de l'amiante. Elle s'est aussi enquise de mon métier ». Chez Michelin, on ne brassait pas l'amiante en poudre comme chez le fabricant Eternit. Le danger tenait à la perversité de fibres très acérées : une fois fichées dans la plèvre, elles y développent lentement un cancer - le mésothéliome. Il suffit d'une particule de quelques microns pour être contaminé.
Des nuages dans l'atelier
Jean-Paul Salzard pense avoir été touché en découpant des plaques d'isolation de fours et de machines à la tréfilerie de Golbey. Il méconnaissait le danger : « On ôtait les joints, on grattait, on soufflait l'amiante, les nuages partaient dans l'atelier ». A son retour d'opération, le technicien de maintenance est muté au rez-de-chaussée de l'usine, à « l'atelier de retordage » : « Là, j'ai redécouvert des plaques d'amiante phonétiques - destinées à limiter le bruit des machines. Je l'ai signalé, et au bout de deux mois, on m'a dit qu'il s'agissait de carton ». Commence alors une guerre entre le salarié et sa direction : « Avant, j'étais le meilleur électricien de maintenance : on m'appelait la nuit, le week-end. Après, j'étais le pestiféré, accusé de répandre la psychose ».
100.000 victimes dans 15 ans
L'ex-employé modèle plaide sa cause avec la Fnath et l'avocat spinalien Stéphane Viry : en juin 2004, le tribunal des affaires sociales lui donne raison ; décision confortée le 19 septembre 2006 par la Cour d'appel de Nancy : « J'ai été le premier salarié à avoir fait condamner Michelin pour faute inexcusable », dit celui qui y a travaillé pendant 32 ans et« aimait son entreprise ». A la suite d'autres procédures, engagées par des salariés de Clermont-Ferrand, la cour de cassation a condamné Michelin en 2008. Dans les Vosges, Jean-Paul Salzard préside une association qui compte 37 malades et deux veuves. L'enjeu financier est énorme. On évalue le nombre de victimes à 100.000 à l'horizon 2025. Indemniser les malades, payer leur préretraite, coûte cher. Des cabinets d'avocats se sont spécialisés. L'objectif du législateur est de limiter la dépense : « Il y a deux ans, dénonce Jean-Paul Salzard, une mission parlementaire a préconisé la fin de la faute inexcusable, alors que c'est le seul moyen de faire condamner les employeurs. Il y a de plus en plus de personnes touchées par la maladie, et le fonds risque la faillite ». Une nouvelle mission a été constituée mercredi : « Le but, c'est de réserver le bénéfice de la retraite anticipée aux malades, et non aux salariés âgés des entreprises reconnues comme ex-utilisatrices de l'amiante ».
Les veuves de Gérardmer
C'est dans les Vosges que la première plainte a été déposée, rappelle Jean-Paul Salzard. C'était en 1993, par trois veuves de professeurs d'un lycée de Gérardmer : « A l'époque, le médecin de la Sécu et l'Ordre des médecins m'ont traité de zozo », se souvient Me Welzer, le défenseur. «Et le lobby pro industriel, le comité de l'amiante, m'a qualifié d'irresponsable. Mais on a réussi à montrer qu'il y avait un lien ». L'isolant n'a été interdit qu'en 1997, et les travaux de désamiantage ont souvent tardé dans l'industrie, qui a fait d'autres choix de dépenses : « Or, même quand on ne travaille pas directement l'amiante, dénonce l'ex salarié, il peut tuer ! ». L'Est Républicain - Jean-Paul VANNSON - 06/03/2009
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|  Décélération généralisée | EPINAL.- Dans les Vosges, trente-cinq entreprises de sous-traitance automobile font vivre cinq mille salariés. Une constellation d'autres occupe six à sept mille employés : des entreprises dites « de deuxième rang » qui travaillent de 10 à 90% pour l'automobile. Aucun des gros équipementiers n'est épargné par le ralentissement de l'activité. Deux exemples : Michelin, qui fabrique des câbles à Golbey (596 salariés), recourra à des mesures de chômage partiel en février et mars. Elles affectent surtout le personnel travaillant en 3/8 et 5/8. Pour Bruno Houillon, le délégué syndical Sud, « on doit s'attendre à une catastrophe avant l'été. » Wagon à Gérardmer (180 salariés) a été mis en redressement judiciaire à la mi-décembre, dans le cadre de la faillite de sa maison mère, Wagon Automotive en Angleterre. La filiale vosgienne bénéficie d'un sursis de six mois, mais son carnet de commande se rétrécit pour le second semestre, alors qu'elle a décroché un marché de pare-chocs. Elle en aura bien besoin. L'Est républicain - 05/02/2009
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|  Du jamais vu à Michelin-Golbey ! | Conséquence de la crise automobile : l'usine Michelin de Golbey va arrêter totalement sa production 8 jours en février et 8 jours en mars. Inquiétude des 593 salariés du site... France Bleu Sud Lorraine - 28/01/2009
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|  Michelin : CE extraordinaire... chômage... | France3 19/20 Lorraine du 27/01/2009
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|  Coup de frein chez Michelin |  | Les prévisions de production d'ici la fin de l'année ont encore été revues à la baisse.
L'usine de Golbey n'échappe pas à la vague de mauvaises nouvelles. Avec une baisse de production de plus de 60 %, les répercussions sont inévitables. Les usines du groupe Michelin sont toutes touchées en plein cœur par la crise économique. Chômage, chômage partiel, vacances forcées, les formules diffèrent mais le résultat est le même pour tout le monde. Le site de Golbey et ses 650 employés n'échappent pas, hélas, à tourmente. Hier encore, un comité d'entreprise extraordinaire figurait au menu des représentants du personnel et du DRH, Christian Lamoureux. « Un CE de plus », confiait, fataliste, Bruno Ouillon, délégué syndical Sud, mais aussi secrétaire adjoint du CE et élu au comité central d'entreprise. « Depuis un moment, on enchaîne effectivement les réunions. Les revirements de situation ne manquent d'ailleurs pas. Celle de ce vendredi a été un peu tendue, mais il n'y a pas eu de débordement. » Reste que depuis le CE du 28 octobre, les choses ont encore évolué. Pas dans le bon sens, tout le monde l'avait deviné. « Lors du dernier rendez-vous », souligne Bruno Houillon, « on avait évoqué une baisse de production de 29 %. Cette fois, les chiffres annoncent plus de 60 %. En l'espace de trois semaines, on est passé du simple au double. » Les conséquences directes sont évidemment faciles à imaginer. Explications du secrétaire adjoint : « L'usine fermera à partir du 16 décembre pour une partie du personnel et du 19 pour l'autre. En sachant aussi qu'à compter du 24 décembre, tout le monde sera en vacances. Forcées, bien sûr. À Sud, nous ne sommes pas d'accord sur les modalités. D'autant que l'entreprise a réalisé de gros bénéfices. On n'est pas responsable et il n'est pas question que les salariés perdent de l'argent, alors que les actionnaires en gagnent. »
Plus d'intérimaires
Autre gros sujet de préoccupation chez les membres du CE : les intérimaires. En fait, ils ont été rayés des listes du personnel. « Les 35 qui travaillaient sur le site sont partis en milieu de semaine », reprenait Bruno Houillon. « Ce qui revient à dire qu'il y a trente-cinq chômeurs de plus dans le bassin. Vu la conjoncture, ils ne vont pas retrouver du travail en l'espace de quelques jours. À l'approche des fêtes, le coup est dur à encaisser. Bien sûr, les gens en CDI auront davantage de travail, mais ce n'est pas une raison. » Bref, si la situation n'est pas catastrophique, tout le monde se méfie. « Normalement, nous n'aurons plus de CE d'ici la fin de l'année. » Est Républicain - Claude GIRARDET - 22/11/2008
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|  Congés imposés en fin d'année | L'usine Michelin de Golbey, devenue un des premiers sites industriels du département, souffre actuellement de la crise qui touche l'économie dans son ensemble et l'industrie automobile en particulier. Eric Percie du Sert admet que le contexte est « dur », notamment à cause de la grande instabilité qui règne actuellement. A la fin de l'année, la production « réalisée » devrait être inférieure de 10 à 15 % à celle « budgétée ». Les objectifs ne seront donc pas tenus. La baisse est particulièrement sensible en cette fin d'année. « On peut tabler sur une baisse actuelle de l'ordre de 30 %. » Pour autant, il n'est pas question de chômage, juste de ralentissement, qui va se traduire par des congés imposés entre Noël et Nouvel An. Quant à 2009, le directeur confirme que pour l'instant, le budget prévisionnel est « légèrement supérieur au budget 2008 », ce qui augure d'une bonne productivité. « Nous avons des atouts et nous tenons le cap. » Le groupe table sur les pneumatiques « économes » qui contribuent à réduire la consommation de carburant. « Ces pneumatiques ont été très bien accueillis sur le marché. » Est Républicain - 17/11/2008
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|  Les victimes de l'amiante agissent |  | Jean-Paul Salzard, au centre, président de l'Addeva 88, ne renoncera pas à son combat. Les anciens salariés de Michelin, à Golbey, ont enclenché une procédure devant la CPAM. Le premier pas vers un procès ? La toute jeune association Addeva 88 (Association départementale de défense des victimes de l'amiante) vient de remporter une première victoire. Depuis vendredi, la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) étudie le dossier que certains anciens salariés, atteints de maladies liées à la présence d'amiante, ont mis en place contre l'usine Michelin de Golbey. L'organisme devrait rendre un certificat de non-concialition, sésame nécessaire pour saisir le tribunal des affaires de sécurité sociale. Un procès éventuel pour faute inexcusable de l'employeur qui ne constituerait que les prémices d'une action beaucoup plus importante. « Nous irons devant la cour d'appel. Voire plus s'il le faut. Aujourd'hui, nous avons monté un dossier contre Michelin, mais d'autres suivront. Quatre entreprises sont dans notre ligne de mire », assure Jean-Paul Salzard à qui les procès ne font plus peur. En 2004, le président de l'Addeva 88 avait obtenu gain de cause à titre personnel, contre son ancien employeur, Michelin. Au terme de longues années de lutte pour faire connaître et reconnaître sa maladie. Un processus long mais qui est en marche. La cour d'appel de Paris a, dans une décision du 19 septembre dernier, condamné une entreprise à verser à ses salariés une allocation amiante de préretraite équivalente à 100 % de leur salaire, et non plus à 65 %. « Les personnes malades ont des droits. Mais elles sont souvent isolées. Nous sommes là pour les aider », affirme Jean-Paul Salzard. C'est dans ce but qu'une permanence devrait prochainement s'ouvrir chaque semaine, à Golbey. Et c'est également pour se faire entendre que les membres de l'Addeva se sont rendus à Paris, samedi dernier, pour manifester aux côtés de toutes les associations de malades. Jusque sous les fenêtres de Rachida Dati. « Une veuve, qui a perdu son mari à cause de l'amiante, touche 30.000 à 40.000 €. C'est mille fois moins que Bernard Tapie. Nous, on trouve ça injuste », s'insurge Jean-Paul Salzard. Mais il se plaît à décrire les deux géants du Nord qui accompagnaient le cortège. Le premier déguisé en juge, l'autre représentant les victimes de l'amiante. « C'est David contre Goliath. Mais on y croit. » Si son action aboutit, l'Addeva aura encore un rêve : qu'il puisse y avoir un jour un grand procès pénal de l'amiante, qui punirait enfin les vrais responsables. En attendant, l'association milite. Pour mettre en avant ses 45 malades. Pour obtenir des suivis médicaux réguliers pour tous. Et pour faire admettre que le nombre de victimes déclarées de l'amiante n'est que la partie visible de l'iceberg. L'Est Républicain - L.LA. - 14.10.2008
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|  Ces malades qui s'ignorent |  | Selon Jean-Paul Salzard et Bruno Houillon, 35 des 100 des salariés soumis à un scanner étaient malades quand mille salariés devraient passer l'examen.
L'association de défense des victimes de l'amiante lancée par un syndicat de Michelin estime que trois cents anciens salariés de l'usine de Golbey pourraient être atteints.
Il est le premier à avoir fait condamner Michelin pour faute inexcusable. Jean-Paul Salzard brandit l'arrêt rendu par la cour d'appel de Nancy, le 16 septembre 2006, comme un titre de gloire. L'ancien employé de l'usine golbéenne du géant du pneumatique est maintenant le premier à présider l'Association départementale de défense des victimes de l'amiante (Addeva 88). « Nous en sommes à trente-cinq malades et un mort à Golbey », précise-t-il. « Or, seule une centaine de personnes ont passé le scanner qui permet de détecter les maladies liées à l'amiante sur le millier de victimes potentielles de l'usine. »
« Représailles »
La mission première de l'Addeva sera donc d'informer les salariés exposés sur les risques encourus. « Il y a trop de malades qui s'ignorent ! », insiste Jean-Paul Salzard. « Le jour où ils auront des symptômes, il sera trop tard. » Le bureau de l'Addeva se fixe par ailleurs pour objectif « d'amener des dossiers au tribunal et de faire condamner l'employeur ». Michelin ou un autre. « On va mettre toutes nos forces pour faire reconnaître nos droits. Il ne faut pas oublier que nous sommes des victimes et que c'est le patron qui nous a empoisonnés... » Dans la salle de Golbey où les salariés malades de Michelin étaient invités à une prise de contact, hier après-midi, en présence de l'avocat de l'association, les ouvriers encore en activité préfèrent rester discrets. « Ils ont peur des représailles », fait valoir leur représentant au comité d'entreprise.
En justice
A l'origine de la fondation de l'Addeva, le délégué du syndicat majoritaire Sud, Bruno Houillon, estime que Michelin « traîne les pieds depuis le début ». « La direction s'est trop moquée de nous. Résultat : elle fait l'objet de trois saisines du parquet pour ne pas avoir respecté la législation sur l'amiante. Notre syndicat et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail se sont d'ailleurs constitué partie civile. » A la nouvelle association, désormais, le soin d'assister les nombreux salariés en cessation anticipée d'activité et les retraités malades. A l'intérieur de l'usine, les syndicats estiment avoir suffisamment à faire pour défendre la santé des employés. B. B. • Renseignements auprès du président de l'Addeva au 03.29.38.32.63. ou du secrétaire au 03.29.33.26.32. L'Est Républicain - 10.06.2008
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|  Michelin assigne les représentants du personnel devant le tribunal | Une fois de plus, Michelin assigne les représentants du personnel de l'usine de Golbey devant le tribunal pour contester un élu désigné au CHSCT dans le second collège. Le prétexte invoqué est qu'il ne ferait pas partie du personnel pouvant prétendre à ce siège.
La vérité est toute autre : Michelin n'accepte pas qu'un de ses collaborateurs soit passé du coté du syndicat majoritaire SUD Michelin. Nous rappelons que le syndicat SUD Michelin a raflé la majorité absolue des sièges en CE et DP avec 62 % des voix au premier tour des élections professionnelles, en octobre 2006. Avec se siège supplémentaire au CHSCT, le syndicat SUD Michelin prend aussi la majorité absolue dans cette instance. Cela, la direction Michelin ne le veut pas parce qu'elle va perdre la partie de bras de fer qu'elle a engagée avec cette institution depuis 16 mois au sujet des poussières d'amiante dé- gradées qui polluent à 85 % le site de Golbey.
Depuis le 13 décembre 2005, suite à une quatrième maladie professionnelle due à l'amiante, l'inspection du travail, la médecine du travail, la CRAM et le CHSCT ont constitué un groupe de travail pour reconstituer l'historique amiante sur le site de Golbey et tenter de déterminer les taux d'ex- position de tout le personnel ayant travaillé pendant de nombreuses années sur le site suite à l'utilisation de ce produit et la dégradation de milliers de freinages ferrodo en amiante.
En juin 2006, le CHSCT a demandé des prélèvements de poussière dans les structures et charpen- tes du site par un organisme indépendant. Les analyses ont révélé des poussières d'amiante dans 85 % des échantillons. La CRAM et l'inspection du travail ont fait des mises en demeure, des in- jonctions pour dépolluer le site. Michelin reste inflexible et considère qu'il n'y a pas de danger pour le personnel. Michelin ne veut pas dépolluer et utilise tous les recours possibles.
En raison du danger, l'inspection du travail a interdit tous travaux dans les structures du site ; ce qui a pour conséquence de retarder certains investissements. De son côté, la médecine du travail a entrepris de dépister tous les salariés anciens en leur faisant passer des scanners. A ce jour, selon nos estimations, une vingtaine de cas de maladies dues à l'amiante aurait été découverte et une dizaine déjà reconnue.
Michelin a été définitivement condamné pour faute inexcusable par la cour d'appel de Nancy en septembre 2006 pour avoir exposé un salarié du site de Golbey. C'est le premier d'une longue liste de plaintes sur d'autre sites du groupe. La liste des salariés qui ont été exposés est difficile à reconstituer en raison du grand nombre de salariés qui est parti à la retraite ces der- nières années et qui échappe à tout contrôle de la médecine du travail.
Le 20 février 2007, le CHSCT a désigné un cabinet d'experts spécialisés pour l'aider dans sa tâche ; ce qui n'a pas été du tout du goût de la direction qui a effectué plus de 9 heures de pression dans un bureau sur le secrétaire SUD du CHSCT qui est resté inflexible.
Le syndicat SUD Michelin fait tout son possible pour protéger la santé des salariés par l'intermédiaire notamment du CHSCT. Section syndicale SUD Michelin - 27/02/2007
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|  Valeo et Michelin poursuivis par l'amiante |  | Alors que trois anciens directeurs de l'usine Ferodo-Valéo de Condé-sur-Noireau(Calvados) ont été mis en examen suite au décès d'au moins deux ouvriers exposés à l'amiante, la cour d'appel de Nancy a reconnu mardi la "faute inexcusable" de Michelin, un salarié de l'usine du groupe de Golbey (Vosges) ayant également été contaminé par l'amiante.
Décès et procédures associés à ce nouveau fléau du 21 ème siècle ne font que commencer...
Le secteur automobile semble particulièrement touché quant à lui.
I - Trois ex-directeurs d'une usine Valeo mis en examen
Trois anciens directeurs de l'usine Ferodo-Valéo de Condé-sur-Noireau (Calvados), spécialisée dans la transformation de l'amiante, ont été mis en examen mardi par les juges d'instruction en charge de cette affaire dans laquelle au moins deux ouvriers exposés à l'amiante sont décédés.
Soupçonnés de ne pas avoir protégé les salariés contre une exposition au matériau cancérigène, les trois hommes en fonction de 1982 à 1993 sont poursuivis pour "blessures et homicides involontaires" et "non-assistance à personne en danger".
Les juges Marie-Odile Bertella-Geffroy et Didier Peltier du pôle santé publique de Paris avaient convoqué les sept dirigeants à la tête de l'usine entre 1952 et 1997 d'abord sous l'enseigne Ferodo rachetée par Valéo en 1981 et aujourd'hui propriété d'Allied Signal. L'un d'entre eux a annoncé qu'il ne pourrait pas se rendre à Paris pour des raisons de santé. Trois autres directeurs n'ont été localisés que récemment. Ils devraient être entendus en octobre tout comme le médecin de l'usine.
L'enquête des juges fait suite aux plaintes déposées en 1996 par les familles de deux salariés décédés et des proches d'un troisième ouvrier dont les causes du décès sont soumises à une contre-expertise. Sept autres salariés contaminés par l'amiante se sont également constitués partie civile.
L'usine Ferodo-Valéo fabriquait notamment des freins et des systèmes d'embrayage pour l'industrie automobile.
Pour les parties civiles et les associations, Condé-sur-Noireau est emblématique des ravages sur la santé causés par l'amiante. Cette commune de 6.200 habitants du Calvados, située dans la Vallée de la Vère est baptisée localement "la vallée de la mort". Plusieurs usines de transformation du matériau s'y sont implantées dès la fin du 19e siècle. Dans les années 1970, près de 3.000 personnes y travaillaient. En octobre 2005, un monument dédié aux victimes de l'amiante, le premier en France, y a été inauguré. Près de 1.500 personnes de cette région ont été indemnisées par les tribunaux des affaires de sécurité sociale.
II - Faute inexcusable de Michelin, selon la cour d'appel de Nancy
La cour d'appel de Nancy a reconnu mardi la "faute inexcusable" de Michelin, dont un salarié de l'usine de Golbey a été contaminé par l'amiante. Les juges ont ainsi confirmé le jugement du tribunal des affaires de sécurité sociale d'Epinal rendu en juin 2004.
Michelin a été condamné à verser 1.000 euros pour frais de procédure. La société ne devra toutefois verser aucun dommage et intérêt à la victime, Jean-Paul Salzard, 55 ans, invalide à 30% pour cause d'amiante. "L'entreprise s'est arrangée à l'amiable avec la CPAM. Celle-ci a certainement fait une erreur de procédure durant la reconnaissance de la maladie. Les avocats se sont engouffrés dans la brèche. La CPAM paiera les soins de M. Salzard", a expliqué Bruno Houillon, délégué syndical Sud-Michelin à Golbey.
Jean-Paul Salzard, qui a travaillé 32 ans à Golbey comme électricien, puis technicien de maintenance, s'est déclaré "heureux que Michelin soit condamné". "Je suis bien content d'avoir fait condamner des gens irresponsables", a-t-il ainsi expliqué. "Ils savaient, mais ont fait preuve d'un laxisme incroyable. Quand je suis allé voir mon directeur en 2000, il m'a dit que ce n'était pas de l'amiante, mais du carton", a-t-il rappelé.
Quatre personnes, dont une est décédée, ont été reconnues malades de l'amiante par la sécurité sociale à Golbey: "deux agents de maintenance, un agent de maîtrise et un agent de fabrication", a énuméré Bruno Houillon.
"Tout le personnel est concerné. (...) Même s'il n'y en a pas dans les pneus, l'amiante était présente dans tout le processus de fabrication", selon M. Houillon. "Maintenant, on fait passer des visites médicales à tous les salariés travaillant sur le site depuis 1963", a poursuivi le délégué Sud-Michelin, qui rappelle que le désamiantage a commencé à Golbey en 2000 à la suite de "pressions" syndicales.
Une vingtaine de procédures ont été lancées devant le TASS de Clermont-Ferrand par d'anciens salariés de Michelin qui ont été exposés à l'amiante, dont dix sont décédés. Cette juridiction a mis son jugement en délibéré au 16 novembre en ce qui concerne une procédure intentée par quatre victimes - ou leur familles-, dont trois sont décédées en 2002 et 2003 d'un mésothéliome (dit "cancer de l'amiante"). La quatrième est atteinte de plaques pleurales.
L'amiante, cause quelque 3.000 décès par an en France et pourrait faire 100.000 morts d'ici 2025, selon les prévisions les plus pessimistes de santé publique. Avec la centralisation à Paris en 2005 de 23 procédures pénales liées à l'utilisation de l'amiante un peu partout en France, plus de 30 affaires sont actuellement en cours d'instruction au pôle de santé publique du tribunal de Paris concernant les dégâts provoqués par ce matériau, dont celle du campus de Jussieu. leblogfinance.com - Elisabeth Studer - le 19/09/2006
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|  Michelin au tribunal à cause de l'amiante |  | Le groupe français de pneumatiques Michelin est visé par plusieurs plaintes concernant l'amiante au sujet de ses sites de Clermont-Ferrand.
Trois veuves d'anciens ouvriers Michelin et un ancien salarié, victimes de l'amiante, demanderont le 14 septembre au tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de reconnaître la faute inexcusable de l'employeur.
C'est la première fois que Michelin est mis en cause pour ses sites de Clermont-Ferrand", a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse Jean-Pierre Sérézat, ancien délégué CGT et ancien secrétaire du Comité hygiène et sécurité (CHSCT) de Michelin.
Dans les usines Michelin, l'amiante était utilisée notamment comme isolant pour les presses de cuisson des pneus, fabriquées sur place, et dans les cloisons des bâtiments, a précisé M. Sérézat, lui-même malade de l'amiante.
Une première reconnaissance de faute inexcusable avait été prononcée en 2004 par le TASS d'Epinal, saisi par un ancien salarié de l'usine Michelin de Golbey (Vosges). Michelin avait fait appel et la cour d'appel de Nancy doit se prononcer le 29 septembre.
Au total, depuis 1998, l'association des victimes de l'amiante a recensé vingt-trois cas de contamination sur les sites clermontois de Michelin. Des procédures ont été lancées devant le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Clermont-Ferrand, dont dix par des ayants-droit d'anciens salariés de Michelin décédés. Les quatre premiers dossiers seront examinés le 14 septembre.
Trois des quatre salariés concernés étaient mécanicien sur presse, maçon ou affecté à la chaufferie de l'une des usines clermontoises du groupe. Ils sont morts en 2002 et 2003 d'un mésothéliome (dit "cancer de l'amiante"). Le quatrième cas, qui sera examiné jeudi par le tribunal des affaires de sécurité sociale, est celui d'un homme de 71 ans, atteint de plaques pleurales. L'exposition à l'amiante concerne essentiellement les bâtiments et leur entretien, plus que la production des pneumatiques elle-même.
Aucun salarié de Michelin ne manipule d'amiante ou est exposé à l'amiante actuellement, a indiqué jeudi dernier la direction de Michelin. L'amiante friable pouvant être inhalée a été "éradiquée" et le désamiantage des bâtiments se poursuit, selon la même source, qui a rappelé que l'amiante n'est pas un élément constitutif du pneu. leblogfinance.com - Elisabeth Studer - 13/09/2006
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