MICHELIN    -    CLERMONT-FERRAND


Le CESR contraint les financements à court terme

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Les nouvelles règles d'investissement des fonds monétaires risquent d'en exclure certains émetteurs


Le Comité européen des régulateurs de marchés (CESR) a publié le 19 mai une définition harmonisée des fonds monétaires en Europe. Avec l'obligation pour les papiers monétaires, s'ils sont notés, de bénéficier d'une des deux notes les plus élevées, attribuées par chaque agence. Une décision lourde de conséquences puisque les émetteurs notés en dessous de P2/A-1/A1 ne pourront plus être éligibles le 1er juillet 2011 aux nouveaux fonds (en 2012 pour les fonds existants). Des entreprises telles que Michelin ou Lafarge sont concernées.

Un bref passage du rapport du CESR porte sur la notation des actifs éligibles aux deux nouvelles formes de fonds monétaires créées par les régulateurs. Ne pourront désormais faire partie des fonds que les actifs bénéficiant d'une des deux notes les plus élevées, attribuées par chaque agence. Dans le cas où les actifs ne sont pas notés, les sociétés de gestion seront libres d'apprécier la qualité de l'actif. Une fois encore, la part belle est faite aux agences et les règles leur donnent ainsi un caractère impératif au lieu de consultatif, en plein débat autour de leur impact sur les marchés. Surtout, que faire des titres des émetteurs qui ne bénéficient pas d'une des deux meilleures notations ?

Le financement à court terme est un pan important de l'économie, utile pour beaucoup d'industriels, mais aussi de banques. Le marché français est particulièrement développé en Europe, ce qui fait dire à certains qu'une vision anglo-saxonne du sujet a triomphé auprès des régulateurs. «On peut regretter cette partie du texte, qui a été gardée malgré de nombreuses recommandations faites sur la question au CESR», explique un trésorier d'entreprise. L' AFG de son côté déplore, dans un communiqué, «le niveau requis des notations [qui] poussera à privilégier les titres d'Etat au détriment des investissements en billets de trésorerie de nombre de sociétés, orientation contestable et peu favorable à un bon financement des entreprises».

Un professionnel des marchés monétaires fait aussi remarquer que cette disposition «constitue un bon argument de vente pour Moody's». Les deux crans les plus élevés chez Moody's (P-1 et P-2) correspondent en effet à trois crans de notation chez S&P et Fitch, englobant aussi le compartiment A-2/A2 de ses deux concurrentes. «Cela pourrait aussi inciter des entreprises à ne plus se faire noter», estime un trésorier d'entreprise.

Michelin (A3/P2) et Lafarge (A3) sont largement cités par plusieurs professionnels comme des exemples d'émetteurs touchés par cette définition arbitraire de la qualité des actifs monétaires. Contactés le 21 mai, les deux groupes n'ont pas répondu aux sollicitations de L'Agefi. L'AFTE (Association française des trésoriers d'entreprise) n'a pas fait de déclaration officielle, mais ne dément pas que l'application de cette partie de la recommandation par les législateurs nationaux posera des difficultés.

Le trésorier d'une autre banque française se montre plus positif sur d'autres points du texte. «Nous nous attendions à une réglementation plus dure en terme de maturité des actifs éligibles aux fonds monétaires, et c'est donc un relatif soulagement sur ce point. Il faut veiller à la cohérence de la régulation bancaire, qui oblige les banques à se financer sur des durées toujours plus longues, et celles des gestions, incitées à acheter du papier de plus en plus court», indique-t-il.

www.agefi.fr - Laure Closier - 25/05/2010


Michelin Clermont-Ferrand - Des syndicalistes licencieurs 

Le directeur du Comité d'entreprise de Michelin à Clermont-Ferrand et les dirigeants CFDT et CGC, qui y sont majoritaires, cherchent à licencier près de la moitié du personnel qui refuse de signer un nouveau contrat de travail.

Selon ces syndicalistes, les employés du CE seraient trop payés ! Ils veulent imposer un avenant à leur contrat, ce qui changerait le mode de rémunération. Leur salaire serait alors partagé en deux parties, dont l'une ne bénéficierait pas des futures augmentations annuelles. Cela équivaudrait de fait à une baisse de leur salaire.

Les employés du CE ont dénoncé ces exigences inadmissibles et ont porté plainte au tribunal des prud'hommes, qui leur a entièrement donné raison en février 2010. Mais le directeur et le secrétaire du CE ont voulu passer outre et ont entamé en avril des procédures de licenciement contre ceux qui refusent de signer cet avenant. Les deux premiers d'entre eux ont été récemment convoqués à un entretien préalable.

Le personnel ne s'est pas laissé intimider et a réagi de multiples façons : rassemblements, grèves, occupation des bureaux des responsables, appel à la solidarité des autres travailleurs Michelin.

La presse et la télévision régionales ont relaté leur lutte, soutenue par la CGT et Sud. Du coup, les responsables du CE ont été contraints de suspendre, pour un mois, les procédures de licenciement et de rediscuter des rémunérations.

Michelin s'en lave les mains, alors qu'il est le premier responsable de cette situation. Le budget du CE a fortement diminué depuis des années, du fait de la baisse continuelle des effectifs dans les usines. Du coup, les gestionnaires ont choisi de diminuer les activités sociales. Michelin refuse d'augmenter sa participation, alors que des organisations syndicales revendiquent depuis longtemps qu'il mette la main à la poche.

Quand à ces syndicats gestionnaires qui vont jusqu'à s'en prendre au personnel du CE, ils se comportent comme n'importe quel patron licencieur.

www.lutte-ouvrière-journal.org - 13/05/2010


Michelin : "la crise n'est pas terminée"

Michelin prendra part au mouvement de concentration dans le secteur des pneumatiques et, "en fonction des possibilités", ne restera pas un simple observateur, a déclaré le directeur des services financiers du groupe, Marc Henry, au quotidien allemand Börsen-Zeitung.

Le groupe français prévoit cependant de conserver son statut de "société en commandite par actions" qui le protège d'une tentative de rachat, ajoute-t-il.

Selon lui, la crise financière n'est pas terminée, et les marchés matures sont toujours anormalement faibles. Il s'inquiète en outre de la forte hausse des prix du caoutchouc, qui devrait "durement frapper" Michelin cette année.

Le groupe a été contraint d'augmenter ses prix et de réduire ses coûts, indique Marc Henry. Il estime qu'en dépit d'importants investissements sur les marchés en croissance comme la Chine, l'Inde et le Brésil, Michelin pourra afficher un cash flow positif en 2010.

"Cela ne sera pas facile. Nous allons devoir faire des efforts supplémentaires", a-t-il dit.

www.lefigaro.fr - 12/05/2010


Michelin : l'incroyable chantage de la direction... 

Certains salariés de Michelin refusant de suivre une procédure de licenciement se sont mobilisés.

Clermont1ère du 30/04/2010



Le Comité d'Entreprises Michelin menace 11 salariés de licenciement

Dailymotion du 25/04/2010



Michelin : Secret de famille

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Cet homme serait l'enfant naturel de Patrice Michelin, descendant direct du fondateur. Aujourd'hui, Jean-Philippe Rouchon veut être un héritier comme les autres.


«Suis-je dans la succession ? demande Jean-Philippe Rouchon au notaire de Clermont-Ferrand. – Qui êtes-vous ?» s'étonne celui-ci. Jean-Philippe Rouchon, 41 ans, ostéopathe à Riom, s'attendait que ce monsieur, en ce printemps 2008, fût porteur d'un testament ou de quelque autre document signant enfin sa filiation avec un certain Patrice Michelin, décédé deux ans plus tôt. Patrice est le petit-fils d'André, l'un des deux frères fondateurs de l'empire en 1889. Le notaire dévisage l'ostéopathe. Il n'a visiblement d'estime que pour le bel appartement dont il fait maintenant la visite, évalué à 600 000 euros, qu'il semble destiner à d'autres héritiers. Dans cette résidence du Paradis, sur les hauteurs de la ville, vit aujourd'hui Annick Rouchon, 71 ans, mère de Jean-Philippe. Elle a, jusqu'à sa mort, l'usage des lieux, où Patrice Michelin l'a installée à la naissance de Jean-Philippe, en 1966. «Qui suis-je ? Vous le saurez bientôt», répond Jean-Philippe Rouchon, très ému, au notaire. Il évoque des «analyses par comparaison des sangs» (l'ancêtre moins précis de l'ADN), effectuées en 1969 et dont «l'examen ne permet pas l'exclusion de la paternité de M. Patrice Michelin vis-à-vis de l'enfant Jean-Philippe Rouchon». Il lui parle ensuite de la rente «à titre alimentaire et pour des raisons morales de M. Patrice Michelin à l'enfant à naître de Mlle Rouchon», rente qui sera versée jusqu'à la mort du donataire. Le notaire, qui ignore tout ça, réveille de vieilles douleurs.

Enfant, Jean-Philippe Rouchon a détesté ce père fantôme dont il osera un jour, à l'école, prononcer le nom comme étant le sien, essuyant les rires de ses camarades. «Ton père est en voyage», élude sa mère. Ou alors : «Il est malade.» A 18 ans, Jean-Philippe entreprend une recherche en paternité. Ses avocats clermontois ne font rien : le dossier regarde de trop près une famille qui règne sur la ville et emploie tous ses efforts à rester la plus discrète de France. Le patriarche, petit-fils d'Edouard, l'autre frère fondateur, mène la plus simple des existences. «Monsieur François», 83 ans aujourd'hui, troisième héritier de la dynastie, est, en 1955, à 29 ans, un cogérant qui circule en 2 CV, plus tard en BX. Adolescent, il rêvait d'être météorologue. Vêtu de costumes élimés, il présente chaque matin son badge à l'entrée des établissements Michelin avant d'aller en bleu de travail dans les ateliers, d'où il observe, s'instruit, réfléchit, répétant à ses équipes que le personnage le plus important de l'usine s'appelle le client. Il se fiche du cours de Bourse, chasse autant le gaspillage que l'interventionnisme de l'Etat.

La richesse Michelin est invisible


Les propriétés de famille sont meublées modestement. La richesse Michelin est invisible, celle de monsieur François, intérieure : il se rend chaque jour à la messe. Se levait parfois à 5 heures, il n'y a pas si longtemps, pour partager le casse-croûte matinal des ouvriers. Grâce au succès du pneu radial, inventé sous l'Occupation par un certain Marius Mignol, ouvrier typographe, remarquable minéralogiste et expert des sciences atomiques, François Michelin, licencié en mathématiques, hisse, en trente ans, le groupe du dixième au premier rang mondial. Désormais, une voiture sur cinq roule équipée par Michelin, qui a dégagé 2,5 milliards d'euros de bénéfices de 2005 à 2008. En 2009, ils ont chuté. Le groupe n'a gagné «que» 106 millions d'euros. Il compte 142 000 salariés dans 170 pays, dont 31 000 en France. Selon différentes sources peu aisées à vérifier, 500 héritiers directs détiendraient de 7 à 11 % du capital, regroupés dans une holding familiale, la Compagnie financière Michelin, dont le siège est en Suisse.

Pendant que «monsieur François» se tue à la tâche, son jeune cousin Patrice cause bien du souci. Ses conquêtes féminines sont aussi célèbres que ses bolides. Atteint à 31 ans de neurasthénie, on l'hospitalise trois mois dans une clinique de Garches. Timide et taciturne, son inadaptation au monde décourage les siens. Un conseil de famille décide de le mettre sous tutelle et acquiert, pour qu'il occupe son temps, une propriété agricole de 175 hectares, le domaine de May. On lui octroie une 2 CV. Il a juste assez d'argent pour s'acheter des sucres d'orge, en cachette, au village voisin. Patrice Michelin adore la nature. Un jour, il vide un étang afin de pouvoir compter, expliquera-t-il, les poissons qui s'y trouvent. A la chasse, il effraie davantage son entourage que le plus gros gibier. Il manque un jour d'un cheveu le médecin de famille. Mais, le 16 octobre 1960, c'est le drame : son tir incertain atteint mortellement sa femme Nicole à la tête. Elle est la mère de ses trois premiers enfants, Romé, Thierry et Laurent.

1964, dancing de l'Eden, Volvic. Patrice Michelin a 35 ans. Il s'approche d'une jeune femme, Annick Rouchon, 25 ans, élève à Clermont-Ferrand dans une école de kiné pour aveugles. Atteinte d'une méningite deux ans avant, elle a perdu la vue. Elle est alors en quatrième année de médecine à Paris. Patrice tient à la revoir. «A l'époque, j'avais envie de mourir», raconte-t-elle. Cinq tentatives de suicide échouent. «Je sortais comme une perdue, je buvais, je touchais un peu à la drogue. Je n'avais aucune envie de m'embarquer dans une histoire.» Patrice lui fait la cour, elle lui cède deux ans après. «Je suis tes yeux, tu es mon intelligence», lui dit-il. «Il était d'une délicatesse extraordinaire. Fin, affectueux, me faisant la lecture, me promenant en voiture et me laissant conduire à la campagne. Il m'a aidée à survivre.» Jean-Philippe naît en 1966. En cosignant, en octobre de la même année, chez un notaire de Bourges les ­papiers établissant la rente alimentaire, sa mère découvre que Patrice Michelin s'est remarié après le décès de Nicole. «Il ne m'en avait jamais parlé. Je n'ai pas été tendre, mais je lui ai pardonné. Il souhaitait divorcer, l'a écrit à son avocat, mais il ne l'a pas fait.» Cette deuxième épouse, Raphaëlle, dont il a une fille, meurt dans un accident de voiture avec son enfant. Jean-Philippe a alors 4 ans. Patrice Michelin a écrit à Annick une vingtaine de lettres : «Je pense tout le temps à toi. Avec toi, j'entrevois comme une vie nouvelle et je suis très ému parce que je t'aime de plus en plus. Comment va mon petit JP ?» Il lui achète des jouets, vient le chercher à la maternelle et loue, pour un été, une villa au Pilat sur le bassin d'Arcachon. L'existence de Jean-­Philippe n'enchante pas Yvonne ­Michelin, la mère de Patrice. «Pour elle, j'étais une gourgandine, une fille de mauvaise vie, dit Annick Rouchon. “Vous voulez son argent !” me disait-elle. “Je lui en prête, madame. Il en a rarement.”»

Jean-Philippe cesse à 23 ans de voir son père


En 1971, Patrice et Annick se séparent. «Il collectionnait les petites amies, elles téléphonaient à la maison où flottaient des odeurs de parfum. Patrice m'a juré d'arrêter mais n'en a rien fait. Un jour, j'en ai eu marre. Je lui ai demandé de s'en aller. Il a tenté de renouer, j'ai refusé. Je pensais à mon fils, à l'image pour lui d'un père oisif, volage, absent et faible.» A 18 ans, Jean-Philippe Rouchon retrouve la trace de son père près de Genève. Patrice Michelin possède un vignoble à Aubonne, où il vit désormais avec une troisième épouse dont il a quatre enfants. «Je lui ai écrit mais il n'a pas répondu. Alors, je suis allé le voir. Ma mère m'accompagnait, elle est restée dans la voiture. Il est allé la saluer, ils se sont embrassés et ont parlé comme s'ils s'étaient quittés la veille.» Jean-Philippe Rouchon ­retournera trois ou quatre fois à Aubonne pour tenter d'établir une relation. «J'ai trouvé un homme fermé, froid. Nous ne construisions rien. Je le mettais mal à l'aise.» Il cessera à 23 ans de rendre visite à son père. C'est un adolescent malheureux. Des années, il eut des maux d'estomac redoutables. Un médecin lui dit : «Il faut que tu te mettes à aimer ton père.»

Jean-Philippe fait ce chemin. «Devenu croyant et baptisé, j'ai compris que mon héritage n'était plus sur terre mais au ciel. En 2006, je suis allé le voir pour lui dire que j'étais chrétien – il m'a dit : “C'est bien…” –, que je lui pardonnais et arrêtais mes poursuites. Il m'a répondu : “Je sais que tu as entrepris des démarches.” Il ne fit sur elles aucun commentaire.»
Deux mois après cette visite, en 2006, Patrice Michelin décède.
Un an après débarque le notaire. Jean-Philippe Rouchon décide de poursuivre en Suisse la dernière épouse de son père et, à Paris, Romé, son fils aîné. La femme de Jean-Philippe lui conseille de prendre Me Collard, avocat à Marseille. Jean-­Philippe demande de pouvoir porter le nom de ce père «pour exister enfin». L'argent qui viendrait ensuite est, jure-t-il, secondaire. «Romé Michelin, dit un proche de la famille, est tombé des nues en recevant son assignation. Tout comme M. Rouchon, il a souffert de ce père et a tourné le dos à son passé. Patrice Michelin a eu sept enfants légitimes, son épouse vit encore et, au train où il a dépensé, je crains que M. Rouchon ne confonde acte de naissance et billet de loterie…» Me Rossi, l'avocat de Romé Michelin, attend de Me Collard les pièces du dossier dont il a aperçu, étonné, quelques extraits dans les journaux. Jean-Philippe Rouchon s'est d'ailleurs ému qu'«autant de pages sur Google» s'ouvrent sur son nom et l'associent à celui de Michelin. Une évidence virtuelle qu'il souhaite voir entrer dans le réel.


GÉNÉALOGIE D'UNE GRANDE FAMILLE FRANCAISE

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Seulement deux générations séparent, en ligne directe Jean-Philippe des fondateurs d'une des plus grandes dynasties économiques françaises. Edouard a eu 6 enfants ; son fils Etienne, 3 ; François, 6 ; le second Edouard, 5. Sur l'autre branche, née d'André : Marcel, qui avait un frère, a eu 7 enfants. Son fils Patrice en a eu 7 lui aussi de ses 3 mariages. Jean-Philippe Rouchon n'a connu, à part son père, aucun des membres de son immense famille.
www.parismatch.com - Arnaud Bizot - 21/02/2010


Mourir au travail : ça suffit ! 1 mort de plus chez MICHELIN.

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Michelin : "nos dépenses de communication sur la marque vont augmenter très significativement en 2010" (M. Rollier)

Gonflé !

Lors de la Conférence de présentation des résultats annuels de Michelin, Michel Rollier a expliqué qu'en 2010, le groupe entend capitaliser sur la marque avec, une campagne forte de communication... "Au sujet des dépenses de communication, nous ne sommes pas L'Oréal et, bien évidemment, il n'est pas question d'avoir des dépenses de communication de cette ampleur". Toutefois, "la marque n'a pas toujours été aussi bien traitée qu'elle aurait dû l'être en interne, mais comme elle est très forte, elle a résisté même aux mauvais traitements !" a déclaré Michel Rollier

Le dirigeant poursuit : "Il est important d'avoir une approche de cette marque extrêmement cohérente, extrêmement structurée. En 2010, nos dépenses de communication sur la marque Michelin vont augmenter très significativement. Nous avons lancé en 2009, avec déploiement en 2010, la première campagne mondiale de Michelin. Jusqu'à présent, nous faisions des campagnes locales. Nous lançons pour la première fois une campagne mondiale. Elle a débuté aux Etats-Unis au 4ème trimestre 2009. Les premiers retours sont bons. Elle va se déployer dans le monde entier".

Pour mémoire, les frais publi-promotionnels de L'Oréal auxquels fait référence Michel Rollier ont représenté 30,8% du chiffre d'affaires du groupe de cosmétiques en 2009, et un montant de 5,39 Milliards d'Euros.

www.lerevenu.com - 16/02/2010


Michelin : l'objectif de 10% de marge opérationnelle n'est plus la priorité

"En pro-forma, le 10% de 2006 aurait un équivalent de 8% en 2010".


Interrogé sur l'objectif de marge opérationnelle fixé en 2006 dans le cadre du plan Horizon 2010, Jean Dominique Senard -co-gérant de Michelin- a expliqué, lors de la Conférence de présentation des résultats du groupe, que l'objectif de la direction est de continuer à travailler à l'amélioration de ses marges. Toutefois, la 'guidance' de 10% annoncée en 2006 se fait de plus en plus lointaine... Si elle reste un objectif, cette marge opérationnelle est tout à fait "relative". Depuis, de nouveaux paramètres ont redistribué la donne et les enjeux de marchés.

J.D. Senard explique, notamment, qu'à l'époque de cette estimation de 10% de marge opérationnelle, la direction de Michelin ne disposait pas de tous les paramètres pour une juste appréhension de cette ligne de bilan. "Lorsqu'en 2006 nous parlions de 10% de marge, nous n'avons pas pris en compte l'effet de dilution naturelle lié d'une part, à la hausse du coût des matières premières et d'autre part, de la hausse des prix dans le marché. C'est une dilution considérable !" a précisé Jean Dominique Senard. Il a ajouté : "Les récents événements dans le monde ont montré que cette dilution pouvait être forte. En 2006, lorsque nous avons mis cela dans nos objectifs, nous n'avions peut-être pas anticipé ce type de dilution". ...

www.lerevenu.com - 15/02/2010

Présentation des résultats 2009 par Michel ROLLIER 

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Voici une réponse pas claire de Michel ROLLIER concernant la baisse d'effectif devant les analystes...


Lien pour la présentation complète :
http://www.thomson-webcast.net/uk/dispatching/?event_id=99c39a59b2afd84c5ede9f0443ad1718&portal_id=e1a958c453e23eebc2646a9c9cb0c0ed&language=en

Une année 2009 morose pour Michelin

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Le groupe français de pneumatiques Michelin a annoncé vendredi un bénéfice net divisé par plus de trois et une baisse de près de 10 % de son chiffre d'affaires en 2009, et dit aborder 2010 avec « vigilance ».



« La visibilité sur les marchés et la hausse des matières premières, notamment du caoutchouc naturel, incitent à une grande vigilance » en ce début d'année 2010, a déclaré le patron de Michelin, Michel Rollier. Il fixe comme axes pour le groupe en 2010 de « maintenir la maîtrise (des) coûts », de « poursuivre (les) efforts d'innovation » et de « renforcer (le) potentiel de développement » avec des « projets d'investissement dans les pays en croissance ».

En 2009, le bénéfice net s'est établi à 106 millions d'euros, en chute par rapport aux 360 millions de 2008. Le chiffre d'affaires a reculé de 9,8 % à 14,807 milliards d'euros, reflétant l'impact négatif de la baisse des volumes vendus « en raison du recul historique des marchés de pneumatiques », explique Michelin. Les effectifs ont diminué de 7,1 % en 2009 à 109.200 salariés, contre 117.600 un an auparavant.

Un peu moins de 2.000 départs volontaires


Le plan de départs volontaires mis en œuvre par la firme de Clermont-Ferrand en 2009 a recueilli entre 1.800 et 1.900 adhésions et les salariés concernés partiront cette année et en 2011, a encore indiqué vendredi Michel Rollier, gérant du groupe de pneumatiques : le plan « est conclu » et « la réalisation va s'étaler sur deux ans » à partir de 2010, a déclaré M. Rollier à la presse lors de la présentation des résultats annuels du groupe. « L'ensemble porte sur 1.800 à 1.900 personnes », a-t-il confirmé.

D'autre part, le plan de fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin (Nord) et des ateliers de Montceau-les-Mines et Tours, qui se déroulera cette année, devrait « très largement » limiter les licenciements, a estimé Michel Rollier, précisant qu'il donnera lieu à des départs à la retraite et « beaucoup » de mutations internes au groupe.
Les départs dans le cadre du plan de départs volontaires, concernant exactement 1.876 salariés, seront pour 90 % des anticipations de départs à la retraite, a précisé la direction.

www.francesoir.fr - 13/02/2010


Informations syndicales du groupe Michelin

Concernant les écarts de salaire et le Compte Epargne Temps négatif

La famille Michelin reconnaît l'existence d'une fondation au Lichtenstein

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La famille Michelin a reconnu mercredi l'existence d'une fondation au Lichtenstein, objet depuis un an d'une enquête judiciaire à Paris et dotée, selon Le Parisien, de 400 millions d'euros, a affirmé à l'AFP son avocat, Me Olivier Metzner.


Le parquet de Paris avait ouvert le 1er avril 2009 une enquête préliminaire sur des «mouvements de fonds atypiques» visant des fondations implantées au Lichtenstein susceptibles d'être liées au groupe de pneumatiques Michelin, à l'équipementier sportif Adidas, et au groupe pétrolier Elf, absorbé en 2000 par Total.

Dans son édition de mercredi, le Parisien affirme que, s'agissant de Michelin, l'enquête montrait qu'une fondation dénommée Copa était dotée de 400 millions d'euros de fonds et pourrait constituer une «réserve de fonds occulte» pour le groupe ou sa famille dirigeante.

Elle est abritée par la banque LGT, au centre d'une gigantesque affaire de fraude fiscale révélée début 2008 en Allemagne.

Dans un communiqué, le groupe a «formellement» démenti posséder une «caisse noire».

«Le groupe Michelin ne détient pas de fondation Copa, n'y est pas représenté et ne possède aucun compte dans la banque LGT au Lichtenstein», déclare-t-il dans un communiqué. Il ajoute qu'il envisage le dépôt d'une plainte en diffamation.

L'ancien patron du groupe, François Michelin a en revanche reconnu qu'il existait «une fondation créée par ses aïeux dans la période entre les deux guerres. Cette fondation était dédiée à financer des oeuvres humanitaires, ce qu'elle poursuit», dit son avocat Olivier Metzner dans un communiqué.

Créée en 1937, elle finance notamment des oeuvres religieuses et universitaires, a-t-il précisé.

Selon Bercy, en droit lichtensteinois, une fondation (Stiftung) est constituée «par l'affectation d'un patrimoine à une fin déterminée et en faveur de bénéficiaires déterminés ou déterminables». Ses bénéficiaires résidant à l'étranger ne supportent pas au Lichtenstein d'impôt sur les revenus distribués.

La situation de la fondation «a été régularisée auprès des autorités fiscales françaises», a précisé l'avocat, rejetant toute faute pénale.

L'enquête judiciaire «se poursuit», a de son côté dit le parquet de Paris, sans plus de précision.

www.liberation.fr - source AFP - 20/01/2010


CAISSE NOIRE DE MICHELIN : « Ce n'est pas l'argent du groupe »

Me OLIVIER METZNER, avocat de Michelin«LA FONDATION Copa n'a aucun lien avec l'entreprise Michelin », affirme M e Olivier Metzner, le conseil du géant du pneumatique. « Une vérification fiscale a eu lieu, qui s'est soldée par un redressement nul », ajoute l'avocat. Mieux : « Ce n'est pas de l'argent du groupe Michelin qui se trouvait dans la banque LGT du Liechtenstein et le groupe ne possède aucune structure dans un paradis fiscal », assure-t-il.

Que dire du rôle, joué par de hauts cadres de l'entreprise Michelin, dans la gestion de la fondation Copa ? « Personne ne représentait Michelin au sein de Copa, explique M e Olivier Metzner. Dans le cadre de leurs auditions, ces hommes ne se sont pas prévalu d'appartenir au groupe. » Une ligne de défense, radicale, qui pourrait pourtant ne pas convaincre. « Aucun lien entre ces deux hommes et le groupe Michelin ? s'esclaffe une source proche du dossier. Alors il faudra vraiment qu'on nous explique comment tant de coïncidences sont possibles… ».

www.leparisien.fr -EF -  20/01/2010


Michelin soupçonné d'avoir une caisse noire au Liechtenstein

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L'enquête préliminaire conduite par le procureur de Paris montre que le groupe Michelin aurait détenu une « réserve occulte » de 400 millions d'euros au Liechtenstein.


Une caisse noire de près de 400 millions d'euros, une myriade de sociétés offshore abritées dans des paradis fiscaux, des mouvements financiers à l'intérieur d'un réseau de « fondations écrans ». Dans les années 2000 et jusqu'à aujourd'hui , c'est ainsi qu'a fonctionné l'empire Michelin, si l'on en croit le résultat de l'enquête préliminaire sur les comptes français détenus par la banque LGT, propriété de la famille princière du Liechtenstein.

Menée par le parquet de Paris en avril 2009, cette enquête judiciaire, ouverte pour « blanchiment de fraude fiscale », a été conduite par le Service national de la douane judiciaire (SNDJ). Outre le roi du pneumatique, elle vise les entreprises Elf et Adidas, deux autres fleurons de l'industrie française.
Si la volonté de dissimulation des fonds paraît partagée par tous ces groupes, la complexité du montage mis en place par Michelin semble toutefois dépasser, de très loin, les autres schémas. Une particularité qui, bien que le groupe Michelin s'en défende, pourrait lui valoir des poursuites devant le tribunal correctionnel.

Une réserve occulte.
Au coeur de ce système opaque et complexe figure la Fondation Copa, dirigée par deux cadres de Michelin. Abritée par la banque LGT, cette structure servait de réceptacle à d'autres fondations qui, à leur tour, détenaient des sociétés offshore situées à Panama et dans les îles Vierges britanniques. Grâce à ce montage organisé sur le modèle des poupées gigognes, le groupe Michelin aurait constitué une « réserve de fonds occultes », selon une source proche de l'enquête.

L'origine des fonds.
Les 400 millions d'euros retrouvés sur les comptes de la Fondation Copa au Liechtenstein provenaient-ils du groupe Michelin ou de la fortune personnelle de ses dirigeants ? « C'est une des questions sur lesquelles travaillent les enquêteurs », indique une source bien informée. Autre interrogation : celle de l'utilisation de ces fonds qui, selon cette même source, « reste à établir ». Toujours est-il que deux ex-cadres de Michelin dirigeaient cet « empire de l'ombre ».

Deux ex-dirigeants de Michelin.
Jean-Louis Moulin, 68 ans, retraité depuis 2006, était le fondé de pouvoir de la Compagnie générale des établissements Michelin et de la Manufacture française des pneus Michelin. Il a été entendu par les enquêteurs qui l'auraient trouvé « coopératif ». L'ancien courtier Jacques Tierny, 55 ans, occupait le poste de directeur financier adjoint du groupe avant de le quitter en novembre 2003 pour rejoindre, fin 2007, la direction de Gemalto. Il devrait être auditionné prochainement. Les deux hommes « tenaient les cordons du trésor secret du groupe Michelin », résume un proche du dossier.

Les suites pénales.

L'enquête du SNDJ touche à son terme. Une fois bouclée, « il appartiendra au parquet de Paris de décider des suites », indique une source judiciaire. Si le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, estime que des infractions pénales sont constituées, il pourrait décider de confier cette enquête sensible à un juge d'instruction. Se déclarant « perplexe » devant la complexité du montage financier, notre interlocuteur reconnaît que « s'il s'agit simplement de frauder le fisc, ce schéma semble un peu compliqué ».

www.leparisien.fr - Elisabeth Fleury  - 20/01/2010


Michelin ferme une usine au Japon

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Le groupe français de pneumatiques va fermer les portes d'une usine située à 50 kilomètres de Tokyo, au Japon, en raison de ses coûts de production trop élevés.

380 salariés sur la sellette au Japon. Le fabricant français de pneus Michelin a annoncé ce vendredi qu'il allait fermer son usine d'Ota, située à 50 kilomètres au nord-ouest de Tokyo, au Japon, en juillet 2010, en raison de ses coûts de production trop élevés.

«En dépit des efforts entrepris, notamment depuis 2006, par le site pour améliorer son efficacité, sa productivité et réduire ses coûts de production, et malgré son recentrage en juin 2007 sur la production de pneus complexes comme le pneu hiver X Ice, le coût de production de l'usine d'Ota reste deux fois plus élevé que celui d'autres usines produisant les mêmes types de pneumatiques», explique la société dans un communiqué.


Les salariés reclassés



Les productions actuellement réalisées par l'usine d'Ota seront réparties sur d'autres sites Michelin produisant des pneus tourisme camionnette en Asie, en Europe et en Amérique du Nord, assure le groupe ce vendredi.

Michelin mène actuellement des discussions avec les instances représentatives du personnel de l'usine d'Ota «afin de mettre rapidement en place l'ensemble des mesures nécessaires pour permettre aux salariés concernés de retrouver un emploi soit dans le groupe Michelin, en particulier sur le site d'Ota au Japon, soit à l'extérieur de l'entreprise»

Des coûts en plus des 410 millions d'euros


Toute restructuration a un coût. Mais il n'est pas précisé par la société. Il sera néanmoins provisionné et ajouté aux «410 millions d'euros de charges non récurrentes de l'exercice 2009», liées aux différents plans lancés par Michelin dans les quatre coins du monde.

Cette décision de fermeture n'augure pas d'une volonté du groupe de se retirer du marché nippon, où Michelin est présent depuis 1978. Le Japon et la zone Asie Pacifique concentrent des activités commerciales partout dans le pays et des activités de recherche et de développement à Ota, et de celles du siège de Nihon Michelin Tire Co Ltd. à Tokyo.

Selon la Lettre de l'Expansion parue ce lundi, Michelin prévoit un résultat net de 500 millions d'euros en 2009, équivalent à celui de 2008. En octobre, le groupe a annoncé avoir enregistré un chiffre d'affaires en baisse de 10,9% au troisième trimestre à 3,75 milliards d'euros, liée à la baisse des marchés mondiaux de pneumatiques.

www.lefigaro.fr - Marine Rabreau - 15/01/2010


Shenyang, un centre industriel réputé

Shenyang est la capitale de la province chinoise du Liaoning et elle a le statut de ville sous-provinciale. Sa population est maintenant de tout près de neuf millions d'habitants depuis qu'elle s'est fusionnée avec une ville voisine en 2009.

C'est une des villes les plus industrialisées de la Chine et elle compte à elle seule tout près de 550 000 ingénieurs chinois et étrangers qui travaillent dans divers domaines.

Shenyang est le centre politique, économique, culturel, financier et commercial du nord-est de la Chine et bénéficie de tous les avantages d´une capitale régionale. Avec huit autres villes situées dans un rayon de 150 kilomètres, elle compte 23 millions d´habitants et elle a donné le jour à un important et renommé groupement de villes du Liaoning central. Toute la région nord compte une population de 120 millions d´habitants.

Un marché économique aussi vaste a attiré l´attention d´entreprises étrangères et nationales, favorisant la mise en oeuvre de stratégies de production et de marketing communes. Shenyang peut également compter sur un vaste réseau de transports: 16 lignes aériennes internationales et près de 30 lignes intérieures, de nombreuses voies ferrées et autoroutes permettent de rallier n´importe quelle région de la Chine et de plusieurs pays dans le monde entier.

Centre industriel


Shenyang est un centre industriel réputé en Chine. La ville a été impliquée dans de nombreux projets phares de l´État visant à la création de nouvelles grandes entreprises, avec l´utilisation d'installations modernes.
Un nouveau groupe industriel a donc vu le jour dans le domaine de l'industrie automobile, de la machinerie, de l´information technologique, de la robotique, ainsi que dans l´industrie chimique et pharmaceutique, sans oublier l´engagement dans la protection de l'environnement.

Shenyang dispose d´installations puissantes et modernes, d´une technologie de production avancée, d´une abondante main-d´oeuvre spécialisée et de grands espaces pour le transfert d´industries étrangères.

Michelin


J'ai été voir les installations de Michelin qui envisage d'investir elle aussi tout près de 300 M$ pour construire une autre usine a Shenyang selon les agences de presse locales. La firme  utiliserait son site actuel pour agrandir l'usine.

La nouvelle usine produirait des pneus à destination des cars de transport pour les particuliers. Michelin songerait également à accroître la production de son usine de pneus pour les camions, toujours située à Shenyang, en investissant 60 M$. Au final, si les investissements étaient réalisés, douze millions de pneus seraient fabriqués annuellement à Shenyang.

www.canadafrancais.com - Robert Lanciault  - 14/01/2010


Michelin - Rollier : "La France ne connaîtra plus beaucoup de croissance"

Le week-end dernier sur l'antenne de France Info, Michel Rollier - gérant de Michelin - a confirmé sa confiance dans le marché russe du pneu ainsi que les perspectives de croissance du groupe sur le marché indien, où Michelin vient d'obtenir l'autorisation de construire une usine dans l'Etat du Tamil Nadu. Plus globalement, le dirigeant a souligné que la croissance du groupe viendra des BRIC : "La croissance est en Chine, en Inde et au Brésil. Les marchés occidentaux (France, Allemagne, Italie ou Etats-Unis) ne connaîtront plus beaucoup de croissance. Il y a près de 500 voitures pour 1 000 habitants dans ces pays. Cela n'augmentera pas, et le kilomètre mensuel n'augmentera pas non plus".**
www.autonews.fr - 25/11/2009


Michelin traîne des pieds sur les risques psychosociaux

La direction de Michelin souhaite que le CHSCT renonce à une expertise extérieure lancée dans une de ses usines, suite au décès d'un salarié, retrouvé mort sur son lieu de travail.

La direction de Michelin n'apprécie pas que des consultants extérieurs, mandatés par le CHSCT, viennent fouiner dans son usine dénommée Ladoux1, à la recherche de risques psychosociaux. Les consultants, qui sollicitent un rendez-vous dans le cadre de leur étude depuis septembre, seront reçus « courant novembre ».

Marché


Si stress il y a, Bibendum préfère en parler en famille. Il propose donc un marché aux élus du personnel : renoncer à cette expertise, en échange d'une « analyse conjointe direction-CHSCT » dans un contexte plus large. Pour comprendre la stratégie de la direction, il faut savoir que l'expertise a été demandée suite au décès d'un cadre de l'usine, retrouvé mort sur son lieu de travail.

Expertise extérieure


Conformément à la loi, raconte un élu CGC, « une enquête interne avait été diligentée afin d'identifier les faits éventuels susceptibles de témoigner d'un mal-être au travail ayant pu contribuer au passage à l'acte ». Devant la difficulté à recueillir des éléments, les syndicats avaient alors réclamé une expertise extérieure. Michelin préférerait tourner la page. En marge de cette affaire, les syndicats demandent au fabricant de pneus, en plein plan de réduction d'effectifs (1 800 volontaires dans le cadre du Plan volontariat France), d'ouvrir des négociations sur tous les sites français du groupe, où régnerait, selon certains, « un climat de peur de l'échec et des sanctions ». Sans parler de la charge de travail supplémentaire

www.wk-rh.fr - 19/11/2009


Ikea louche sur Clermont-Ferrand et sa zone de chalandise

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Ikea envisage à nouveau de s'installer à Clermont-Ferrand. Dans un communiqué, l'enseigne suédoise annonce avoir engagé, depuis quelques mois, des discussions avec Serge Godard, le maire clermontois et président de Clermont-communauté. Un site est envisagé à l'entrée Est de Clermont-Ferrand, dans le secteur des « Gravanches ». Un terrain d'environ 30 hectares, situé au débouché de l'A72, est particulièrement concerné. Actuellement propriété pour partie du groupe Michelin, et de la SEAU (Société d'équipement de l'Auvergne), il permettrait de développer un environnement « commercial harmonieux autour du magasin ». Il y a quelques années, des négociations avaient échoué entre la municipalité clermontoise et Ikéa, qui s'était alors installé à Saint-Étienne. Le groupe suédois fait part de son intention de « se rapprocher de ses clients », dans une zone de chalandise de 800 000 habitants intégrant, outre Clermont-Ferrand, Moulins, Montluçon, Aurillac et Millau.

Aucune date d'ouverture n'est annoncée, et plusieurs mois d'études sont prévus, avant le feu vert définitif d'Ikea… dans un an ?

www.leprogres.fr - Jean-Jacques Arène - 21/10/2009


Les cours du caoutchouc ont regagné un bon niveau, selon SIPH

Les cours du caoutchouc ont retrouvé un niveau satisfaisant au second semestre, soutenus par la baisse de la production et les signes de reprise du marché automobile, déclare le directeur général adjoint de la Société internationale de plantation d'hévéas (SIPH).

Cette filiale du groupe franco-ivoirien SIFCA, détenue à 20% par le manufacturier français de pneumatiques Michelin, table toutefois sur un chiffre d'affaires 2009 en baisse par rapport à l'année précédente.

Le chiffre d'affaires 2009 devrait être "forcément moins élevé" qu'en 2008, a dit Olivier de Saint-Seine lors d'une interview à Reuters. "C'est difficile d'être au-dessus de l'année dernière, on est obligés d'être en dessous", a-t-il souligné. La SIPH avait publié un CA 2008 de 269,2 millions d'euros.

L'activité du groupe a pâti au premier semestre des niveaux atteints par les cours du caoutchouc naturel, qui sont retombés en décembre 2008 à leur plus bas niveau depuis trois ans.

Entre leurs sommets de juillet 2008 et la fin novembre de la même année, les cours ont chuté de 52%.

"On avait vu une année 2009 qui pouvait être catastrophique (pour le groupe, ndlr), et finalement on a eu des cours qui se sont mieux tenus et qui atteignent aujourd'hui des niveaux qui sont bons", a souligné le DG adjoint de la SIPH.

Ce rebond s'explique essentiellement par une production plus faible que prévu qui a joué favorablement sur les prix ainsi que par l'impact des aides publiques à l'automobile, notamment en Chine, premier consommateur mondial de caoutchouc. (Pour en savoir plus: )

"L'augmentation de la production automobile est toujours un bon signe, même si ce qui est important en consommation de caoutchouc naturel c'est surtout le pneu poids lourds, génie civil et aviation", note-t-il. Le secteur automobile représente 70% des débouchés du secteur.

La production de caoutchouc a pâti d'un hivernage saison de production réduite plus long que d'habitude, ainsi que de conditions climatiques défavorables en Thaïlande et en Indonésie, les deux premiers producteurs mondiaux qui extraient à eux deux plus de la moitié du caoutchouc naturel du globe.

Selon le Groupe international d'études sur le caoutchouc (IRSG), la production mondiale avait décru de 3,7% sur un an à fin juin.

INCERTITUDE SUR L'ÉVOLUTION DES COURS


Mais, Olivier de Saint-Seine note que l'incertitude demeure sur la poursuite du rebond des cours, qui évoluaient mardi à 223 yens le kg (1,65 euro) en livraison octobre sur le marché futures de Tokyo.

"On ne voit pas une reprise telle que ça puisse vraiment 'booster' les prix. Ceci dit, personne dans la profession n'envisageait de voir remonter les cours au-dessus de deux dollars (1,35 euro, ndlr)", a-t-il déclaré, précisant que le seuil de rentabilité de la SIPH se situe entre 0,90 et un euro le kg.

Disposant de plantations d'hévéas dans quatre pays, Côte d'Ivoire, Nigeria, Ghana et Liberia, la SIPH produit 120.000 tonnes de caoutchouc chaque année, soit près d'un tiers de la production du continent africain (400.000 tonnes). Michelin, partenaire de la SIPH depuis 2002 et actionnaire depuis 2006, représente à lui seul 40% des ventes du producteur.

Mais les géants du caoutchouc se trouvent plutôt en Asie du Sud-Est, avec notamment dans un marché où les prix se décident à Tokyo ou à Singapour.

La SIPH, fondée en 1905 sous le nom de "Société indochinoise de plantations" a dû quitter les actuels Vietnam et Cambodge après la décolonisation pour se recentrer sur l'Afrique.

Interrogé sur d'éventuelles acquisitions en Asie, Olivier de Saint-Seine a souligné que son groupe, quoique très peu endetté, souhaitait d'abord se concentrer sur sa croissance organique et le développement de ses installations africaines.

"Si on a(vait) une bonne opportunité en Extrême-Orient, je ne dis pas qu'on ne la regarderait pas", a-t-il concédé, rappelant que la SIPH prévoyait de replanter annuellement 1.500 à 2.000 hectares d'hévéas sur ses 49.000 hectares de plantations.

Le groupe doit publier en novembre ses résultats du troisième trimestre, après une baisse de 21,8% de son chiffre d'affaires au premier semestre par rapport aux six premiers mois de 2008, et une chute de 85% de son résultat net part du groupe sur la même période.

A la Bourse de Paris, le titre SIPH a clôturé en baisse de 2,21% à 37,21 euros. Depuis le début de l'année, l'action s'adjuge 160%.


www.lepoint.fr - Jean-Michel Bélot - 20/10/2009


Ikéa confirme son intérêt pour Clermont-Ferrand 

Le groupe IKEA confirme son intérêt pour une implantation à Clermont-Ferrand : la ville de Clermont-Ferrand et son agglomération voient ainsi reconnaître leurs efforts pour le développement et l'emploi et pour renforcer l'attractivité de la métropole régionale.

Le groupe IKEA vient d'annoncer officiellement le 19 octobre 2009 son intention de s'implanter à Clermont-Ferrand.

L'enseigne internationale suédoise a en effet décidé d'étudier la possibilité d'une implantation à Clermont Ferrand sur un nouveau concept, le site envisagé permettant au groupe IKEA d'implanter à la fois un magasin et un ensemble commercial, donnant ainsi à cet espace une véritable attractivité régionale, et même au delà. La zone de chalandise porte en effet sur 800 000 habitants à 1 heure de voiture et 1.6 millions d'habitants à 1h30.

Le site, d'environ 30 hectares, situé aux Gravanches sur la commune de Clermont Ferrand permet d'accueillir la totalité du projet. Il jouit d'une bonne accessibilité et d'une bonne lisibilité compte tenu de son implantation à proximité immédiate de la croix autoroutière clermontoise et sur l'une des entrées emblématiques de l'agglomération clermontoise. Le groupe IKEA a donc engagé depuis plusieurs mois des discussions avec le Maire de Clermont-Ferrand et Président de Clermont-communauté et avec le Groupe Michelin pour les terrains des Gravanches.

Le choix du site répond au souci de rééquilibrage de l'offre commerciale entre le Nord et le Sud de l'agglomération, conformément aux orientations du Schéma de Cohérence et d'Organisation Territoriale en cours de finalisation. Ce document cadre a, entre autres vocation, à définir une stratégie à l'échelle du Grand Clermont en matière d'urbanisme commercial pour les 15 prochaines années.

www.newspress.fr - 20/10/2009


IKEA confirme son intérêt pour Clermont-Ferrand...

Le groupe suédois Ikea, intéressé pour s'installer à Clermont-Ferrand, donnerait raison au président de Clermont-Communauté qui réclame un équilibrage entre les zones d'activité Nord et Sud


Le groupe IKEA a confirmé son intérêt pour s'implanter sur le site des Gravanches, au nord de l'agglomération clermontoise.

Situé au carrefour de l'autoroute Paris-Montpellier et de l'axe Clermont-Ferrand – Saint-Etienne, l'emplacement d'une trentaine d'hectares appartient pour le moment, en partie, au groupe Michelin et à la SEAU (Société d'Equipement d'Auvergne).

Cela fait plusieurs années que la communauté d'agglomération cherche à attirer l'enseigne suédoise, dont le magasin le plus proche pour les Auvergnats reste à Saint-Etienne.

En s'installant au nord de Clermont, Ikea donnerait raison au maire et au président de Clermont-Communauté, Serge Godard qui réclame une équilibrage entre les zones d'activité nord et sud.

L'arrivée du groupe immobilier n'est cependant pas pour demain : plusieurs mois d'études sont envisagés avant un feu vert définitif.

www.lamontagne.fr - 19/10/2009

La mairie de Clermont-Ferrand s'exprime sur le projet d'implantation d'IKEA - Centrefrance
C'est officiel : Clermont-Ferrand aura bientôt « son » IKEA. Le site choisi est celui des Gravanches, au carrefour des autoroutes. Le groupe suédois cible une zone de chalandise tirant vers le nord de l'agglomération : Vichy, Moulins, Montluçon, mais ciblant aussi le sud, d'Aurillac à Millau.




Michelin  menace son personnel...


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Michelin : accord de coopération avec l'américain AGCO. 

Michelin a annoncé mercredi la signature d'un accord de coopération à long terme avec le fabricant américain d'équipements agricoles AGCO.

Les deux groupes précisent que l'accord porte sur trois grands domaines, à savoir la recherche et le développement (R&D), le marketing et l'approvisionnement.

Aux termes de l'accord, AGCO équipera certains de ses nouveaux tracteurs de pneumatiques Michelin.

Michelin avait déjà apporté sa technologie de pneus AxioBib à certains des tracteurs très haute puissance d'AGCO comme le Challenger 975, le Fendt 900 et le Massey Ferguson LRT.

www.boursorama.com - 08/10/2009


Michelin doute de la solidité de la reprise

Jean-Dominique Senard, gérant du groupe Michelin, s'est montré réservé quant à la solidité de la reprise dans un entretien au Wall Street Journal paru jeudi.


Jean-Dominique Senard, le gérant du groupe de pneumatique français Michelin, a exprimé ses doutes sur la réalité de la reprise en évoquant des indicateurs biaisés. « Nous n'avons jamais eu ces signaux (de reprise) et nous ne les avons toujours pas (...) Les perspectives des prochaines semaines ne sont pas bonnes » a-t-il déclaré lors de son interview. Le boom de l'économie chinoise et le réapprovisionnement massif des entreprises qui avaient déstocké seraient les principales causes du rebond entrevu ces dernières semaines.

« Quand vous regardez le secteur infrastructure construction, carrières, les choses qui dopent le cargo, une demande plus forte n'est tout simplement pas en vue », a-t-il ajouté.

Interrogé sur d'éventuelles acquisitions, Jean-Dominique Senard a indiqué que si son groupe allait « regarder avec attention les différentes opportunités qui pourraient se présenter », trouver des partenaires étant devenu « de plus en plus difficile ».

www.lefigaro - G.Puech - 01/10/2009


Stress au travail : chez Michelin aussi

Plusieurs salariés de l'entreprise de pneumatiques se sont donnés la mort depuis 2008. Le sentiment d'inquiétude et de stress semble grandissant. Enquête d'Anne Crignon pour Le Nouvel Observateur.


Le vélo, la course à pied, la batterie. Pour ces choses qu'il aimait, Angel Arevalo n'avait plus de temps, depuis son arrivée à Clermont- Ferrand. A l'aube de ses 55 ans, cet ingénieur chimiste embauché depuis 1980 ans chez Michelin-Allemagne à Karlsruhe, avait demandé à partir pour deux ans en France. L'hiver 2008, il rejoint donc le site historique du pneumaticien et occupe un poste à dimension internationale consistant mettre à des normes identiques le « contrôle- qualité » du caoutchouc sur tous les sites du monde. Sa femme Chantal, ses deux filles -24 et 27 ans, ses amis : rapidement, tous le trouvent "changé". Préoccupé et anxieux, s'attardant au bureau, lui qui avait toujours établi une césure nette entre le travail et le temps pour vivre.
Six mois après son arrivée et pour la première fois de sa vie, il consulte le médecin de famille pour une prescription de somnifères. "Depuis quelques temps, il se réveillait tous les jours à 4 ou 5 heures du matin", raconte Chantal Arevalo. Cet homme, apprécié aussi pour son immédiate gentillesse, s'est suicidé dans son bureau dans la nuit du 23 au 24 juin. La veille, au cours d'une réunion-phare qu'il appréhendait beaucoup, on avait parlé retard et dépassement budget. Sa femme a porté plainte pour homicide involontaire : "Si Michelin l'a broyé, dit elle, il faut le faire savoir".
Un autre employé, 29 ans celui-là, s'est suicidé dans son bureau en novembre 2008. "Le cas de ce salarié est assez différent de celui de Monsieur Arevalo, nous explique par mail Sophie Perrier, directrice de la communication chez Michelin. L'Enquête du comité Hygiène et Sécurité n'a pas mis l'entreprise en cause. En effet, là, le salarié avait exprimé des difficultés et ses responsables avaient eu à plusieurs reprises des entretiens avec lui pour les mettre à plat. Nous avions placé un expert technique auprès de lui afin de l'épauler dans son travail. Il disposait dune assistante permanente." Et en août, un ouvrier victime d'un accident du travail s'est donné la mort, chez lui cette fois, affecté, selon nos informations, par un manque d'égards après son retour à l'usine. Une nouvelle enquête est en cours pour savoir s'il existe un lien- ou non- entre son décès et son activité professionnelle.

"Extrêmement affecté"

Reste que Michelin semble traversé par des courants contraires. D'un côté l'image bonhomme de l'entreprise à papa, seul fleuron du Cac 40 à rayonner mondialement depuis la province française. De l'autre, un fond de crise et de récession qui génère - mais cela est une réalité pour de nombreuses entreprises- un sentiment grandissant d'inquiétude et de stress. "Il n'y a guère que les hévéas de la serre tropicale trônant devant le siège social de la multinationale à se porter aujourd'hui comme un charme", écrivait notre confrère Dany Stive de L'Humanité envoyé sur place au printemps dernier.
Quoiqu'il en soit, les proches d'Angel Arevalo sont convaincus que bien trop de pressions se sont exercées sur ce perfectionniste. Selon eux, Angel a repris un projet déjà" mal ficelé" avant son arrivée. " Ca parait énorme, dit son ami et beau frère, avec qui Angel discutait beaucoup. Ce qui lui est arrivé, c'est comme si on proposait à quelqu'un de faire une marche et qu'à son arrivée on lui mettait directement quarante kilos sur le dos. En février, on lui avait retiré un collaborateur pour le mettre ailleurs. Il en avait été extrêmement affecté". La direction précise qu'on lui avait adjoint un remplaçant peu après.
Par ailleurs, la famille raconte qu'à son arrivée en France, Angel était meurtri de s'être retrouvé dans un studio avec clic-clac, et que le logement obtenu un peu plus tard n'était guère plus riant. Michelin explique que ce salarié avait demandé et choisi ce nouveau poste en connaissance de cause, à l'issue de longues tractations. "Ce n'était pas les mêmes process, pas les mêmes challenges, et une autre envergure, c'est vrai", dit la porte parole du groupe qui assure que tout sera fait pour comprendre ce geste. Gérard Duhesme, patron des sites de Clermont-Ferrand, fait valoir que depuis 2004 a été lancé "un plan de bataille pour repérer les situations de stress". Et pourquoi donc, ce plan de bataille anti stress ?

Le vocabulaire 2009

A l'issu de –longs- entretiens avec les uns et les autres, l'hypothèse de travail pourrait être la suivante : dans la filiale allemande de Michelin à Karslruhe, Angel Arevalo travaillait beaucoup déjà, mais dans une ambiance a priori sereine (ce grand amateur de musiques, avait, peu avant son départ pour la France, enregistré un CD avec des camarades de bureau). Aurait- il été heurté par un "management" plus rude à Clermont- Ferrand ? La direction se désole de n'avoir pas senti le désarroi grandissant de l'ingénieur et regrette qu'il n'en ait pas parlé à la "fonction RH" ou "à son hiérarchique". C'est comme ça qu'on parle en 2009.

www.nouvelobs.com - Anne Crignon - 30/09/2009


Plainte après le suicide d'un « bib » : Michelin aussi veut « comprendre »

Toujours dans l'interrogation après le suicide du cadre Angel Arevalo, en juin, son épouse a déposé plainte. Le parquet de Clermont a ouvert une enquête préliminaire.


«Je voudrais comprendre ce qui l'a amené à mettre fin à ses jours ». Dans la région strasbourgeoise où elle vit, la veuve d'Angel Arevalo ne retrouvera pas la paix tant qu'elle n'aura pas de réponse.
Cette quête de vérité a motivé, début août, sa plainte auprès du procureur de la République de Clermont-Ferrand. « Pour connaître les conditions exactes de travail de M. Arevalo au moment de son décès », explique son avocat parisien Me Éric Moutet, convaincu que « les personnes entendues dans le cadre d'une enquête pénale s'ouvrent plus facilement ».

« L'enquête est en cours », confirme le procureur de la République Jean-Yves Coquillat. Une enquête qu'il a confiée à la sûreté départementale.

« Les circonstances du décès sont connues, poursuit le procureur. Les causes de celle-ci méritent d'être vérifiées ». C'est l'avis de la famille.

D'autant, souligne l'épouse d'Angel Arevalo, que « jusqu'à présent, de la part de Michelin, j'ai eu peu d'explications, à part que ça ne pouvait pas venir de son travail ».

Comment ce père de famille « épanoui », salarié de Michelin depuis vingt-neuf ans à Karlsruhe, en Allemagne, et sous contrat d'expatriation à Ladoux depuis février 2008 pour deux ans, en est-il venu à mettre fin à ses jours ?

La manufacture n'a pas de réponse (lire ci-contre). Angel Arevalo, 55 ans, était considéré par la direction comme un « expert reconnu dans les mélanges de caoutchouc ». C'est ce qui avait motivé l'arrivée de ce cadre au centre de recherches de Ladoux, pour piloter un projet.

Sauf qu'« il avait terriblement changé, confie son épouse. Dans le sens où, après plusieurs mois à Ladoux, il avait laissé tomber ses activités d'avant, le sport, la musique. Il s'était mis à beaucoup travailler, notamment le soir. Il avait régulièrement des insomnies et s'intéressait de moins en moins à ce qui le passionnait ».

Sa famille était, certes, restée sur Strasbourg. « Mais il a eu un changement brutal de comportement quand il a commencé à travailler sur ce nouveau projet », précise Me Moutet, en rappelant que M. Arevalo « n'était pas du tout dépressif ». L'avocat de la famille s'interroge aussi sur un contrat « plus défavorable » qu'aurait signé ce cadre, en le « cachant » à son épouse. Un élément que conteste Michelin. Un point d'autant plus étonnant que Chantal Arevalo confirme qu'à l'issue de ses deux années à Ladoux, « Michelin Allemagne s'engageait à le reprendre à un poste et à un salaire équivalent ».

En considérant « la souffrance d'une épouse qui cherche à comprendre » les raisons du drame, la direction Michelin indique qu'elle cherche « aussi à comprendre ce qui s'est passé ». Pour Gérard Duhesme, directeur des sites Michelin Clermont, « à aucun moment M. Arevalo n'a fait part d'une quelconque difficulté. Il avait bien pris son projet en main. Tout se déroulait normalement ». La direction assure qu'il n'y a « pas eu de signaux de sa part permettant de déceler une quelconque souffrance ». Quant au contrat que met en cause l'avocat de Chantal Arevalo, Michelin rappelle que ce salarié « avait émis l'intention d'évoluer. Dans le même temps, nous cherchions un chef de projet » pour Ladoux. Dans son contrat d'expatriation - « nettement plus favorable » - la direction indique que figure « une clause normale ». Celle-ci prévoit « qu'un expatrié venant d'une société étrangère en France perd son statut d'expatrié s'il souhaite rester sous contrat de droit français ». Or, indique la manufacture, « à aucun moment, ce point n'a fait l'objet d'une remarque ». D'autant que « M. Arevalo devait retourner au terme des deux ans en Allemagne ».

www.lamontagne.fr - Cédric GOURIN - 25/09/2009


Le marché du pneumatique devient de plus en plus émietté...

Le groupe japonais Bridgestone a repris à Michelin la première place mondiale des fabricants de pneumatiques. Avec 23,4 milliards de dollars (16 milliards d'euros) de chiffre d'affaires en 2008, il devance de très peu le manufacturier auvergnat, dont les ventes se sont élevées à 22,8 milliards de dollars.


"L'évolution des parités monétaires a joué un rôle important dans le classement de cette année", note le magazine américain spécialisé Tire Business, qui vient de publier le classement annuel. Alors que le chassé-croisé pour la première marche du podium continue, la troisième place est immuablement occupée par l'américain Goodyear (18,5 milliards de dollars). Très loin derrière, les quatrième et cinquième positions restent acquises à l'allemand Continental (8 milliards) et à l'italien Pirelli (6 milliards).

Cette apparente stabilité cache en réalité une recomposition rapide de l'industrie du pneumatique. Il y a une dizaine d'années, les Big Three détenaient près de 60 % des parts du marché mondial. Leur suprématie est aujourd'hui contestée : Bridgestone, Michelin et Goodyear ne contrôlent plus que 46 % du marché. "Cela reflète l'évolution générale des marchés de l'automobile qui se déplacent vers les pays asiatiques", note l'économiste Vincent Frigant, du Groupe d'études et de recherches permanent sur l'industrie et les salariés de l'automobile (Gerpisa).

"Nouvelles consolidations"


Au siège de Michelin, à Clermont-Ferrand, on observe ces évolutions à la loupe. "En 2008, la croissance du marché du pneumatique a été forte, près de 10 %, note Michel Rollier, le patron du groupe auvergnat. Elle est due en très grande partie aux marchés asiatiques, où les manufacturiers coréens et chinois ont une part importante." Les coréens Hankook (huitième mondial, avec 3,6 milliards de dollars de chiffre d'affaires) et Kumho (dixième, 2,6 milliards) poursuivent leur croissance. C'est toutefois du côté chinois que vient l'offensive la plus spectaculaire. Le classement de Tire Business fait apparaître vingt fabricants chinois dont les ventes cumulées s'élèvent à 15 milliards de dollars, soit plus de 10 % du marché mondial.

"Au début des années 2000, nous n'avions pas prévu cette explosion du marché chinois ni l'émergence des fabricants de ce pays, affirme M. Rollier. Les nouveaux acteurs asiatiques ont des ambitions mondiales et disposent d'atouts considérables. Ils disposent d'usines modernes, de capacités d'investissement et bénéficient de faibles coûts de main-d'oeuvre."

Pour défendre leurs positions face aux petits dragons asiatiques, les géants du pneumatique n'ont d'autres solutions que d'augmenter leurs capacités de production pour accompagner la croissance des marchés émergents. Michelin a ainsi en projet une usine de pneus pour poids lourds en Inde et prévoit de doubler ses capacités de production en Chine dans les cinq prochaines années.

"Je privilégie la croissance organique, mais des acquisitions de fabricants asiatiques ne sont pas à exclure, confie M. Rollier. Il est probable qu'il y aura de nouvelles vagues de consolidation..."


www.lemonde.fr - Manuel Armand - 15/09/2009


Les négociations Michelin au point mort

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Les syndicats d'ouvriers sont en désaccord avec la direction de la Manufacture des pneumatiques Michelin sur la méthode des restructurations annoncées au printemps dernier.


Les syndicats de la manufacture Michelin tenaient, hier, le même discours : «?La direction nous écoute mais ne nous entend pas?».

Prévue après le comité central d'entreprise du 3 septembre, la première réunion de négociations, organisée hier matin à Paris, devait permettre d'entamer les discussions sur les mesures d'accompagnement social pour les usines de Tours et Montceau-les-Mines. Et d'avancer sur le plan de départs volontaires, annoncé en juin, concernant tous les sites en France, dont ceux de Clermont-Ferrand.

Attente de nouvelles propositions


« Nous n'avons pas réussi à nous mettre d'accord sur les thèmes à aborder », déplore Michel Chevalier, délégué central CGT.

À 12h45, après quatre suspensions de séance, les organisations syndicales ont, en effet, quitté la table des négociations. Dans l'attente de « nouvelles propositions » de la direction, indique M. Chevalier.

« Nous n'avions pas les mêmes objectifs, observe Alain Couderc, délégué central CFDT. C'est comme si nous avions demandé des gages de sécurité avant de monter dans un avion, quand la direction voulait que nous montions d'abord et que nous discutions ensuite ».

Les syndicats ont posé pour préalable aux négociations un engagement sur « aucun licenciement sec » et sur « des mesures de compensations pour les salariés partant pour créer une entreprise, pour ceux mutés et pour des mi-temps de fin de carrière ».

« La direction affiche de grands principes mais quand il s'agit de les appliquer il n'y a plus personne », reproche le délégué central CGT.

Pour son collègue de la CFDT, « il est indispensable de se revoir, mais pas aux seules conditions de la direction. Il en va de l'intérêt de tout le monde. Des salariés qui ont besoin d'un parcours sécurisé, comme de l'entreprise ».

« Aujourd'hui, la balle est dans leur camp. La direction veut aboutir à zéro licenciement. Chiche, lâche Alain Couderc. Mais à elle d'évoluer dans ses méthodes ».

« Les échanges ont été en profondeur, même si, personnellement, j'aurais souhaité qu'on aille au-delà », déclare Frantz Blehaut, responsable Michelin France, en réaffirmant la « volonté de la direction d'aborder l'ensemble des thèmes avec les syndicats dans un esprit constructif ». Sa détermination, aussi, « à accompagner chaque salarié vers une solution personnelle et durable ».

La prochaine rencontre est fixée le 23 septembre.

Le 22 octobre, le CCE devra émettre un avis sur les volets économique et social du plan Michelin.

www.lamontagne.fr - Cédric GOURIN - 09/09/2009


Michelin: syndicats et direction discutent sur le calendrier...

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Direction et syndicats du groupe clermontois de pneumatiques Michelin ont participé mercredi à une première réunion de négociation sur le plan de restructuration annoncé en juin sans se mettre d'accord sur un calendrier précis, a-t-on appris auprès d'un syndicat.


"La réunion s'est achevée par une déclaration de l'intersyndicale (CGT, CFDT, FO, Sud, CFTC, CGC, Unsa) demandant à la direction de revoir ses positions avant de nouvelles réunions, notamment sur le calendrier et l'ordre du jour des discussions", a indiqué à l'AFP Zakir Ali Mandjee (SUD).

"En ouverture de séance, l'intersyndicale a proposé à la direction un calendrier et un ordre du jour précis, ce qu'elle a refusé", a expliqué M. Ali Mandjee.

Les négociations, qui devaient initialement commencer lundi ont finalement débuté mardi à Paris, après une réunion préparatoire lundi soir à Clermont-Ferrand.

La direction du groupe précise que "différents thèmes, qui doivent par la suite être approfondis, ont été abordés lors de cette première réunion", tout en admettant "ne pas avoir été aussi loin que prévu".

L'intersyndicale a notamment réclamé que Michelin s'engage à ce qu'aucun salarié "ne se retrouve à Pôle emploi avant 2013": "puisque la direction met en avant le fait qu'il y aura zéro licenciement, nous voulons qu'elle s'y engage clairement", a fait savoir le responsable syndical.

"Sur ce point, il nous a été répondu que les salariés se verraient proposer deux postes mais nous craignons qu'ils ne soient licenciés en cas de refus", a ajouté M. Ali Mandjee.

La direction du groupe assure de son côté vouloir "assurer la continuité professionnelle" de ses salariés en leur proposant "deux postes dans l'une de ses quatorze usines en France".

Michelin a annoncé le 17 juin la suppression de 1.093 postes en France dès 2010 et la fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin (Nord) près de Lille.

La direction a toutefois promis qu'il n'y aurait "aucun licenciement", ce dont doutent les syndicats, qui évaluent à 3.000 le nombre de suppressions de postes compte tenu de l'annonce en parallèle d'un plan de départs volontaires concernant 1.800 personnes sur trois ans (2010-2012).

Le comité central d'entreprise de Michelin doit se prononcer le 22 octobre sur le plan de restructuration, une étape indispensable à sa mise en place.

www.lamontagne.fr - AFP - 08/09/2009


Résultat de l'expertise "Restructurations économiques NON justifiés"

France3 12/13 Auvergne du 04/09/2009

Michelin: restructuration "non justifiée"

Le plan de restructuration annoncé en juin par le groupe de pneumatiques Michelin "ne se justifie pas économiquement" selon le rapport d'un expert présenté ce soir lors d'un comité central d'entreprise (CCE) à Clermont-Ferrand, a indiqué la CGT. "Selon le rapport du cabinet Secafi-Alpha, aucune donnée économique ne prouve que la direction soit obligée d'en arriver aux restructurations qui ont été annoncées au mois de juin", a expliqué Jacques Chambon, secrétaire général de la CGT-Michelin.

Selon lui, "les raisons de ce plan qui va entraîner la suppression de 3.000 à 3.500 postes d'ici 2012 sont purement financières". Par ailleurs, les élus de la CGT ainsi que FO et Sud ont quitté prématurément la réunion pour protester contre ce plan et dénoncer le licenciement pour "faute lourde" de quatre salariés de l'usine de Montceau-Les-Mines (Saône-et-Loire), accusés par la direction d'avoir dégradé des locaux lors de l'annonce des restructurations, a ajouté M. Chambon.

"Nous refusons que des collègues soient licenciés pour avoir défendu leur emploi", a-t-il ajouté. Selon Frantz Bléhaut, directeur France de Michelin, qui a confirmé le départ des trois syndicats, les conclusions du rapport ont donné lieu à des "débats calmes et studieux". "Des études approfondies nous ont démontré, par exemple à Montceau-les-Mines, que la spécialisation du site (en génie civil) était porteuse d'avenir", a-t-il souligné.

www.lefigaro.fr - 03/09/2009


PLAN DE RESTRUCTURATION : Michelin vise "zéro licenciement"

Le directeur financier de Michelin, Jean-Dominique Senard, a réaffirmé vendredi que la direction avait pour objectif "zéro licenciement" dans le plan de restructuration en France annoncé en juin, et comptait notamment sur les départs volontaires pour y parvenir. "Le souhait que nous avons, c'est que chacun retrouve un job. Zéro licenciement, c'est le mot d'ordre que nous nous sommes donné", a-t-il déclaré lors de la présentation des résultats semestriels du groupe.

Michelin a annoncé à la mi-juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 portant sur les sites de Tours, Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), et Noyelles-les-Seclin (Nord), appelés à fermer.
Selon M. Senard, le plan de départs volontaires en complément de ces mesures, pour lequel 1.800 personnes seront éligibles et qui sera mis en oeuvre après l'avis des syndicats à la mi-octobre, "permettra de libérer des postes pour ceux qui perdent leur emploi dans le cadre des mesures annoncées".

Le plan de départs volontaires "devrait faciliter considérablement l'objectif de faire zéro licenciement", a-t-il dit. Il a aussi rappelé que Michelin entend "proposer au moins deux postes en France" aux salariés concernés par la restructuration ainsi qu'un "accompagnement considérable".

"L'industrie doit rester en France. Il y a quelques éléments d'aménagement à faire pour y arriver, mais elle restera en France", a déclaré M. Senard. "Nous produirons en France et nous embaucherons en France", a-t-il souligné.

Le directeur a aussi rappelé qu'entre 2008 en 2012, Michelin prévoyait "un très grand nombre de départs à la retraite" qui ne seront pas intégralement remplacés.

En présentant ses résultats semestriels, le groupe a indiqué vendredi que ses effectifs avaient baissé de 7% entre juin 2008 et juin 2009, à 112.500 personnes au 30 juin contre 121.000 un an plus tôt. La diminution a été de 4,3% sur le seul premier semestre 2009.

www.lepoint.fr - 31/07/2009


Michelin : perte nette de 122 millions d'euros

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Des charges de restructuration de 292 millions d'euros ont affecté les résultats du groupe. Le groupe indique par ailleurs qu'il vise le «zéro licenciement».


La valse des résultats semestriels se poursuit ce vendredi avec Michelin. Le fabricant de pneumatique français affiche une perte nette de 122 millions d'euros au cours du premier semestre de l'exercice en cours alors qu'il avait réalisé un bénéfice net de 430 millions il y a un an. Michelin justifie ces pertes par des charges de restructuration de 292 millions d'euros liées au projet de spécialisation de certaines activités industrielles en France et des plans de réorganisations opérés en Amérique du Nord. Le groupe précise également que les coûts de matières premières ont eu un impact négatif de 117 millions d'euros. Toutefois, l'évolution des cours, «fortement défavorable sur l'exercice 2008, voit ses effets s'inverser», indique le groupe.

Michelin vise un flux de trésorerie positif au second semestre


Du côté des ventes, le chiffre d'affaires baisse de 13,4% à 7,13 milliards d'euros avec des volumes de ventes en repli de 23%. Le résultat opérationnel plonge d'environ 60% à 282 millions d'euros. Les stocks ont été réduits à hauteur de 580 millions d'euros, et les dépenses d'investissement à 319 millions d'euros. Michelin a dégagé un cash flow libre de 575 millions d'euros au premier semestre 2009.

Pour le second semestre, bien que le groupe n'anticipe pas une reprise économique avant 2010, il espère toujours dégager un cash-flow libre (flux de trésorerie) positif afin de continuer à préserver ses grands équilibres économiques, a affirmé Michel Rollier, patron de Michelin, dans un communiqué. Le contexte, toujours difficile, incite le numéro deux mondial des pneumatiques à «ne pas relâcher (ses) efforts dans les mois qui viennent, même si l'évolution des cours des matières premières doit soutenir la rentabilité du second semestre».

Le groupe vise le «zéro licenciement»


Le directeur financier, Jean-Dominique Senard, a réaffirmé que la direction avait pour objectif «zéro licenciement» dans le cadre du plan de restructuration en France. Le plan des départs volontaires devraient lui permettre d'atteindre cet objectif. En juin, la société avait annoncé la suppression de 1.093 postes dès 2010 sur les sites appelés à fermer.

www.lefigaro.fr - 31/07/2009


Michelin tombe dans le rouge

Le groupe français de pneumatiques Michelin a annoncé aujourd'hui ses premières pertes nettes semestrielles depuis une quinzaine d'années, un résultat qui a pâti de la chute de ses ventes et du coût des plans de restructuration, notamment en France. A l'occasion de la publication des résultats, la direction a réaffirmé son objectif "zéro licenciement" dans le plan de restructuration en France annoncé en juin, expliquant que le futur programme de départs volontaires devrait aider à y parvenir.

Les marchés de pneumatiques ont été "en très forte baisse au premier semestre", a souligné Jean-Dominique Senard, gérant du groupe.Pour l'heure, Michelin ne voit "pas encore" de reprise économique touchant le secteur, même s'il y a "un certain nombre de signaux d'amélioration liés à la fin d'un grand mouvement de déstockage", a indiqué M. Senard. Mais "la visibilité est extrêmement faible", a-t-il ajouté.Au premier semestre, les volumes de ventes de Michelin ont accusé une baisse de 23%, reflétant la chute des marchés, et le chiffre d'affaires a reculé de 13,4% à 7,1 milliards d'euros.

Dans ce contexte où la baisse des volumes a fortement pesé, le groupe a bénéficié de ventes bien orientées sur sa marque haut-de-gamme Michelin et maintenu ses tarifs.Le groupe a toutefois affiché une perte nette de 122 millions d'euros, la première depuis 1993. Les charges liées aux plans de restructuration lancés en France et aux Etats-Unis ont pesé sur ce résultat.
www.lefigaro.fr - 31/07/2009


Ventes et chiffres d'affaires des fabricants de pneus se dégonflent au 1er trimestre

Les fabricants de pneus ont continué à subir la crise du marché automobile au premier trimestre, ce qui a entraîné des mesures de réduction de coûts. Reste que les résultats présentés mercredi 29 avril sont meilleurs ou conformes aux prévisions des analys Michelin


Le premier trimestre n'a pas été bon pour le groupe français de pneumatiques Michelin. Il a enregistré une baisse de 14,2% de son chiffre d'affaires par rapport à l'année précédente, atteignant 3,512 milliards d'euros. Le résultat d'une baisse de 9,8% du chiffre d'affaires des pneumatiques tourisme camionnette et de l'effondrement de 24,2% de celui des pneumatiques de poids lourds.  Sur cette période, les ventes ont reculé de 24,4% en volume et de 14,2% en valeur, à 3,51 milliards d'euros.

En cause ? La chute du marché automobile et par ricochet de celui des pneumatiques. Le fabricant fait mieux que les prévisions les plus sombres des analystes qui tablaient sur un chiffre de 3,44 milliards d'euros.

Dans le détail, la filière poids lourds est la plus touchée, avec une baisse de 62% pour les pneus de première monte en Europe et de 45% en Amérique du Nord. Une tendance qui s'inverse géographiquement pour les voitures et camionnette. Les pneus de première monte ont marqué le pas de 39% en Europe, de 26% en Amérique du Sud et en Asie et de 52% en Amérique du Nord.

Le recul est plus contenu dans l'activité du remplacement, qui représente trois quarts des ventes du groupe. Pour les poids lourds, la chute est de 34,7% en Europe, de 25,3% en Amérique du Nord et de 12,6% en Asie. Quant aux voitures et camionnettes, le secteur des pneus de remplacement a reculé de 10,6% en Europe et de 11,8% en Amérique du Nord.

Investissements limités


Reste que le groupe de Clermont-Ferrand compte atteindre son objectif de cash flow positif pour l'exercice 2009. Il table sur « des mesures de flexibilité industrielle qui seront amplifiées au second trimestre pour optimiser les besoins en fonds de roulement et une forte réduction de ses investissements », selon Jean Dominique Senard, directeur financier de Michelin.

Une « flexibilité industrielle » qui aurait permis au groupe de stabiliser ses stocks au cours du premier trimestre. « Notre objectif est de limiter les stocks. Nous pilotons selon une stratégie mondiale, en ralentissant la production là où il y a besoin de le faire. Tous les pays peuvent être touchés, la disparité existe parfois même entre lignes de production dans une même usine », explique le responsable presse du groupe en France. « Nous évitons le chômage partiel avec les RTT, les congés ou les formations. Nous recherchons l'impact le moins pénalisant pour les salariés, mais parfois nous n'avons plus le choix », précise-t-elle.

Pour sauver sa trésorerie, le groupe ferme une usine aux Etats-Unis en octobre, limite ses investissements annuels à 700 millions d'euros et à l'émission d'obligations à cinq ans pour 750 millions d'euros. 

Le fabricant affirme que le secteur des poids lourds reste en difficulté, mais voit des « signes de stabilisation des marchés », surtout dans la filière des pneus de tourisme en Europe et en Amérique du Nord.

Continental : CA en baisse de 35,2%


Continental ressort du premier trimestre avec des résultats meilleurs que prévu. L'équipementier automobile allemand a annoncé mercredi 27 avril avoir enregistré une perte nette de 367,3 millions d'euros. Bien loin du bénéfice de 167 millions du premier trimestre 2008, mais un déficit moins élevé que les pires prévisions des analystes qui tablaient sur un chiffre de 301 millions d'euros.

Le groupe justifie ce recul par la crise automobile, qui selon son patron Karl Thomas Neumann « pourrait encore durer cinq ans », et les difficultés de son principal actionnaire, le groupe Schaeffler, qui n'arrive pas à financer son rachat. Le chiffre d'affaires de Continental en pâtit, marquant le pas de 35,2% sur le premier trimestre, à 4,3 milliards d'euros. Dans le détail, c'est la filière des équipements automobiles qui est la plus touchée, avec un chiffre d'affaires en baisse de 42% contre 22% pour le secteur des pneumatiques.

Nouvelles fermetures de sites ?


L'avenir devrait être en demi-teinte pour l'équipementier. Selon son patron, qui table « pour le deuxième trimestre sur une nette reprise des chiffres d'affaires et des résultats opérationnels », le prochain bilan devrait être affecté par les coûts de restructuration dépendant des fermetures d'usines annoncées et peut-être même à venir.

En effet, Karl Thomas Neumann a rappelé que « les fermetures du site français de Clairoix et de l'allemand Stöcken étaient nécessaires, du fait d'importantes surcapacités dans les activités de pneus pour voitures et poids lourds ».  Un motif qui pourrait justifier la fermeture d'autres usines en Europe. « C'est malheureusement pensable, parce que la reprise a lieu mais à un niveau très faible », précise-t-il. Des annonces qui ont freiné le patron du groupe à donner des prévisions pour l'exercice 2009.

Goodyear : 333 millions de dollars


Du côté du fabricant américain de pneumatiques Goodyear, la perte trimestrielle atteint 333 millions de dollars, contre un bénéfice de 147 millions de dollars à la même période en 2008. Le chiffre d'affaires du groupe est estimé à 3,5 milliards de dollars, en chute de 28% par rapport à 2008, année record de ventes. « Bien que nous ne soyons pas satisfaits de nos résultats, ils reflètent généralement les conditions de marché difficiles », a commenté le PDG du groupe, Robert J.Keegan.

Les ventes du groupe en volume ont reculé de 20%, face à la dégradation de la demande. Dans le détail, sur le marché américain, les ventes de pneumatiques de première monte ont chuté de 49% en volume, contre -10% seulement pour les menus de remplacement. En Europe, au Moyen Orient et en Afrique, les ventes de volumes de pneumatiques neufs ont subi la chute des ventes automobiles et ont reculé de 47%. Dans le domaine du remplacement, la chute est contenue à 9%.  Les principales causes de ces chutes restent la baisse des ventes et la hausse des coûts des matières premières.

3800 emplois en moins


Reste que le groupe souligne « avoir pris les bonnes décisions en matière de coûts et de liquidité pour faire face au ralentissement économique et se placer en bonne position pour tirer parti des opportunités possibles lors de la reprise du marché ». Parmi ces mesures, la suppression de 3 800 emplois dans le monde, soit une économie de 145 millions de dollars. Mi-février, le groupe prévoyait la réduction des effectifs à hauteur de 5 000 salariés et un gel des salaires en 2009. Au second semestre 2008, plus de 4 000 salariés avaient déjà quitté le groupe.

Malgré tout, Goodyear entend lancer au total 50 nouveaux produits au cours de l'exercice 2009.

www.usinenouvelle.com - Barbara Leblanc - 29/07/2009


MICHELIN : Double Coin Holdings Ltd. s'apprête à vendre ses parts dans Shanghai Michelin Warrior Tire Co. Ltd

http://www.hugingroup.com/documents_ir/PJ/CO/2009/156075_88_Z17G_SMW-170709-FR.pdf

Double Coin Holdings Ltd. s'apprête à vendre ses parts dans Shanghai Michelin Warrior Tire Co. Ltd

Michelin et le groupe Double Coin souhaitent poursuivre leur collaboration

Double Coin Holdings Ltd. (Double Coin) a annoncé aujourd'hui son intention de céder sa participation de 28,5 % dans Shanghai Michelin Warrior Tire Co. Ltd (SMWT). Double Coin Holdings Ltd. estime que cette décision sert au mieux les intérêts des actionnaires de SMWT. Cette opération s'effectuera dans le respect des réglementations et procédures applicables en droit chinois. Simultanément, Shanghai Minhang United Development Co. Ltd, autre actionnaire de l'entreprise, cèdera sa participation de 1,5 %.

Michelin, qui détient 70 % de SMWT, a exprimé le désir de se porter acquéreur de ces participations conformément à son engagement de longue date dans le secteur des pneumatiques en Chine et envers ses actionnaires.

Double Coin et Michelin entendent par ailleurs poursuivre leur collaboration.

Toutes les parties considèrent que cette opération va permettre d'assurer au mieux la croissance durable de SMWT.

Shanghai Michelin Warrior Tire Co. Ltd (SMWT) est une société par actions dont les actionnaires sont Michelin, Double Coins Holdings Ltd. (ex Shanghai Tyre and Rubber Co., Ltd) et Shanghai Minhang United Development Co., Ltd. Sur son site de Minhang, en Chine, l'entreprise produit des pneus radiaux de véhicules de tourisme sous les marques Michelin et Warrior.

Double Coin Holdings Ltd. (Double Coin) est la première entreprise publique dans le secteur des pneumatiques en Chine dont les actions A et B sont cotées à la Bourse de Shanghai. Les fondateurs de l'entreprise ont créé deux marques de pneumatiques : Double Coin, en 1929, et Warrior, en 1935. En conjuguant technologies importées de l'étranger et techniques propriétaires, l'entreprise a souvent fait figure de pionnière sur le marché du pneumatique en Chine, contribuant au développement de l'ensemble du secteur. La marque Double Coin a également été élue par les consommateurs " marque de pneumatiques la plus compétitive en termes de qualité et de satisfaction des utilisateurs " et figure parmi les " 10 marques les plus influentes de Chine ". Spécialisé dans la conception, la fabrication et la commercialisation de pneumatiques et produits associés, le groupe est également présent dans les savons, les piles, les encres d'imprimerie, l'immobilier et la mise à disposition de main d'oeuvre. Ses sites de Shanghai, Nantong (province du Jiangsu) et Chongqing produisent des pneumatiques à carcasse radiale (câbles acier) pour poids lourds et engins de génie civil, avec une capacité de production totale de 7,5 millions de pneus. Le groupe a son siège à Shanghai et dispose d'un réseau de distribution couvrant les cinq continents et comprenant des bureaux commerciaux aux États-Unis, au Moyen-Orient et en Europe. Il emploie 13 000 personnes.

Depuis plus d'un siècle, Michelin, chef de file de l'innovation technologique, propose à ses clients des pneus qui combinent faible consommation de carburant, sécurité et longévité. Présent dans plus de 170 pays, le Groupe, dont le siège est à Clermont-Ferrand (France), compte 68 sites de production répartis sur cinq continents, des plantations d'hévéas en Afrique et en Amérique du Sud, un centre technologique sur trois continents et emploie 118 000 personnes. En 1989, Michelin ouvre son premier bureau de représentation en Chine, à Pékin, et fort de son esprit d'innovation cultivé depuis plus de cent ans, apporte à ce pays ses pneus de haute technologie. Fin 1995, Michelin crée sa première joint-venture à Shenyang. En 2003, conformément à la réglementation en vigueur, cette co-entreprise est transformée en Entreprise à capitaux exclusivement étrangers (" wholly foreign-owned enterprise " ou " WFOE "). En avril 2001, Michelin fonde la Shanghai Michelin Warrior Tire Co. Ltd (SMWT) en partenariat avec Shanghai Tire and Rubber Co. Ltd (STRC) et la même année, Michelin (China) Investment Co. Ltd. (MCIC), à Shanghai. Aujourd'hui, Michelin emploie 5 500 personnes en Chine, toutes engagées en faveur du développement durable de la Chine.

www.euroinvestor.fr - 17/07/2009


Michelin reçoit le feu vert de l'Inde pour une usine

(Dow Jones)--Le gouvernement indien a donné son aval à Compagnie Générale des Etablissements Michelin concernant son projet d'investissement de 110 milliards de roupies, soit environ 1,6 milliard d'euros, pour la construction d'une usine dans l'Etat du Tamil Nadu, rapportait jeudi le Press Trust of India, citant un porte-parole du groupe français et un communiqué officiel.
L'organisme indien de supervision des investissements étrangers, le Foreign Investments Promotion Board, a donné son feu vert à la proposition de création d'une filiale à 100% qui produira des pneus radiaux, des chambres à air et d'autres produits annexes, indique le communiqué, selon le journal indien.
Le site de production entrera en activité d'ici trois ans, a déclaré le porte-parole de Michelin au journal.

www.easybourse.com - 10/07/2009


Marathon social jusqu'en octobre chez Michelin 

Les syndicats de Michelin ont obtenu, lors d'un CCE, le 7 juillet,  un étalement de la procédure sur la restructuration du groupe.

Le numéro un mondial du pneumatique, qui a réuni un nouveau comité central d'entreprise ce 7 juillet, ne fera pas sa restructuration aussi rapidement que souhaité (340 postes supprimés à Tours, 477 à Montceau-les-Mines et 276 à Lille, plus un plan de départs volontaires de 2 250 personnes sur l'ensemble du groupe en France).

Expertise


Les syndicats ont obtenu un étalement de la procédure. Frantz Bléhaut, directeur du personnel pour la France, comptait négocier un accord de méthode global. Raté, il lui faudra sans doute réunir les comités d'entreprise, site par site. Ce sera fait d'ici à fin juillet.
Les représentants du personnel, qui ont, par ailleurs, demandé une expertise de la situation de l'entreprise, attendront de recevoir le rapport du cabinet Secafi, le 3 septembre, avant de donner leur avis sur le plan de réduction d'effectifs. Sans doute début octobre.
Commencera alors l'examen des mesures concrètes prévues. Ce qui ne s'achèvera pas avant fin octobre-début novembre.

Bref, les premiers départs n'interviendraient que vers la fin de l'année. À supposer que syndicats et direction trouvent un accord et excluent les prolongations procédurières. Ce qui est loin d'être gagné. Michelin n'entend pas casser sa tirelire pour ce plan. Les aménagements de fin de carrière, principale mesure envisagée, ne seront pas accompagnés de gros chèques. Ils prendraient la forme d'un mi-temps payé 66 % du salaire net et assorti d'une indemnité mensuelle de 300 euros.
« Dans certaines usines, ce sera moins avantageux qu'un licenciement économique. Michelin devra faire des efforts », préviennent déjà la CGT, SUD, la CFDT, FO et la CFTC, réunis en intersyndicale. Leurs représentants attendent aussi de connaître les dispositions prévues en cas d'insuffisance du nombre de volontaires au départ. Et ce sera probablement le cas. Le patron du groupe, Michel Rollier, marche sur des œufs. Pas question de désorganiser les usines ni de démotiver les troupes, car, derrière la restructuration, il vise une amélioration de la productivité : jusqu'à 25 % à Tours et même 40 % à Montceau-les-Mines.

www.wk-rh.fr - 09/07/2009


Michelin: les restructurations pourraient commencer "à partir du 22 octobre"

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La direction et les syndicats du groupe de pneumatiques Michelin ont négocié mercredi un projet d'accord prévoyant la mise en place du plan de restructuration annoncé mi-juin "à partir du 22 octobre", a indiqué le groupe.


"La direction et les organisations syndicales, réunies mercredi matin, se sont entendues sur un projet d'accord de méthode proposant un cadre et un calendrier de réunions et d'information du comité central d'entreprise (CCE)", a déclaré une porte-parole de Michelin.
Cet accord de méthode soumis dès ce mercredi à la signature des organisations syndicales, prévoit que le CCE donne son avis sur la motivation économique du plan et les mesures d'accompagnement social le 22 octobre.
La direction doit nécessairement obtenir cet avis, qu'il soit positif ou négatif, pour mettre en oeuvre son plan de restructuration.
Le projet, qui prévoit la suppression de 477 postes à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), 340 postes à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) et un plan de départs volontaires de 1.800 personnes sur trois ans (2010-2012) pourrait donc être mis en place "à partir du 22 octobre", a précisé la porte-parole.
L'usine de Noyelles-lès-Seclin (Nord) qui emploie 276 personnes et doit fermer en 2010, n'est pas concernée par cet accord de méthode car elle fait partie d'une filiale de Michelin.
Des réunions de négociation avec les organisations syndicales sont prévues à partir du mois de septembre jusqu'à fin octobre.
L'expert mandaté par les élus syndicaux remettra son rapport sur la justification économique du plan lors d'un CCE le 3 septembre avant une "probable nouvelle réunion" mi-septembre.
Les élus du CCE avaient demandé mardi à la direction la possibilité de ne rendre leur avis, initialement attendu le 6 octobre, que fin octobre "sous réserve d'avoir obtenu la totalité de l'information utile"

www.leprogres.fr - 08/07/2009


Michelin veut accélérer

Pneus . Les « Bibs » ont manifesté samedi et refusent des négociations à l'emporte-pièce.

Après huit jours de grève consécutifs à l'annonce d'un vaste plan de 1 093 suppressions d'emplois dans toute la France et de 1 800 départs volontaires, les salariés de Michelin Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) ont poursuivi leur lutte, samedi, par un grand rassemblement devant la mairie. Près de 2 500 personnes ont manifesté contre les 477 suppressions de postes programmées sur les 1 400 que compte le site. Serge Allègre, secrétaire général de la CGT Michelin, a déploré le « mur » auquel il est confronté du côté de la direction, « qui refuse tout dialogue et toute proposition ». Le plan de suppression d'emplois vise, selon lui, à passer « d'une marge d'exploitation de 3,5 % à 10 % ». De son côté, Guy Emorine, maire (PS) de Blanzy où est implantée l'usine, dénonce « ses dirigeants qui investissent 30 millions d'euros à l'usine de Blanzy dans l'activité pneus de tourisme, pour ensuite décider de l'arrêter et de la délocaliser ». Alors que la réunion du comité central d'entreprise (CCE) avait, mercredi dernier, tourné au « dialogue de sourds », un autre bras de fer se joue aujourd'hui, à Clermont-Ferrand, avec le début des négociations entre les syndicats et la direction sur le plan de restructuration du site de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire).

340 emplois sont en jeu. La procédure accélérée est dénoncée par les syndicats, qui contestent les raisons économiques du plan, souhaitent attendre le rapport de l'expert désigné par le comité d'entreprise avant de « négocier quoi que ce soit ». « La direction confond vitesse et précipitation », dénonce Emmanuel Pasquier, de la CFE-CGC. « Comme nous n'avons toujours pas obtenu de réponse de la direction sur la justification économique de son plan, je ne crois pas que nous discuterons de l'ordre du jour », a confié Michel Chevalier, délégué syndical central CGT.

www.humanite.fr - Clotilde Mathieu - 29/06/2009


Direction et syndicats se réunissent, pas de négociation prévue

La direction de Michelin et les syndicats devaient se rencontrer lundi en début d'après-midi au siège de l'entreprise à Clermont-Ferrand, mais sans avoir réussi à se mettre d'accord sur les objectifs de la réunion, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Selon la direction du géant mondial du pneumatique, il s'agit bel et bien du début d'une série de négociations, cette première réunion devant porter sur le "projet de spécialisation poids lourds du site de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire)", où 340 postes sur 1.300 doivent être supprimés. Une autre réunion est prévue mardi matin, consacrée au site de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), touché par 477 suppressions de postes sur 1.400.

Selon Michel Chevalier (CGT), les syndicats, réunis lundi matin en intersyndicale, ont réaffirmé leur intention de "ne pas négocier", mais de se rendre à la réunion avec la direction en exigeant de cette dernière qu'elle fournisse "des éléments économiques" justifiant le plan de restructuration.

www.lepoint.fr - (AFP) - 29/06/2009


Michelin: bras de fer attendu sur le plan de restructuration

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                                            Les salariés de Michelin le 24 juin 2009 devant l'usine de Noyelles-les-Seclin

CLERMONT-FERRAND - Le bras de fer devrait se poursuivre cette semaine chez Michelin avec le début des négociations sur le plan de restructuration, programmé lundi par la direction, au grand dam des syndicats, qui veulent attendre le rapport de l'expert désigné par le comité d'entreprise.


Dès samedi, syndicats et élus doivent manifester à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) pour "soutenir les Michelin", touchés par 477 suppressions de postes sur les 1.400 du site, avant une semaine qui se promet encore agitée.

Michelin a en effet annoncé le 17 juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 en France et la fermeture d'une usine près de Lille, en promettant qu'aucun licenciement n'aurait lieu.

Parallèlement, la direction ouvrira dès septembre un plan sur trois ans de départ volontaire sur tous ses sites, pour 1.800 salariés. Au final, cela devrait conduire à quelque 3.000 postes en moins en France à l'horizon 2011.

Mercredi dernier, la réunion du comité central d'entreprise (CCE) avait tourné au "dialogue de sourds" entre la direction et les salariés, qui contestent fortement le bien-fondé du plan de restructuration du groupe.

Cette tension devrait se retrouver lundi lors de cette première réunion, voulue par la direction et consacrée "au projet de spécialisation poids lourds du site de Joué-les-Tours" (Indre-et-Loir), où 340 postes sur 1.300 doivent être supprimés.

"Comme nous n'avons toujours pas obtenu de réponse de la direction sur la justification économique de son plan, je ne crois pas que nous discuterons" du sujet à l'ordre du jour, confie à l'AFP Michel Chevalier (CGT), ajoutant "attendre le rapport de l'expert" du CCE avant de "négocier quoi que ce soit".

Même attitude chez Emmanuel Pasquier (CFE-CGC), pour qui "la direction confond vitesse et précipitation", alors que, selon lui, "il est important d'avoir un vrai débat sur les raisons économiques de ce plan".

La réunion devrait tourner court, repoussant d'autant la mise en oeuvre de cette "réorganisation", que Michelin veut "effective à mi-2010", afin "d'améliorer la compétitivité du groupe".

Loin de l'optimisme de la direction, sur le terrain, la tension reste vive, notamment à Montceau-les-Mines, où les salariés n'ont repris le travail que vendredi, après huit jours de grève.

Idem à Noyelles-lès-Seclin, près de Lille, où l'annonce de la fermeture de l'usine a été ressentie comme "un coup de massue".

Michelin a eu beau proposer à "la plupart" des 276 salariés, un poste à Clermont-Ferrand, où sera "regroupée l'activité des pneus très haut de gamme", ces derniers préfèrent "des enveloppes haut de gamme", selon l'expression de Gilles Cocquerez (FO).

Mercredi, lors d'un comité d'entreprise, les propositions financières de la direction -20.000 euros pour les salariés qui accepteraient d'aller travailler à Clermont-Ferrand et 22.000 euros pour ceux qui quitteraient le groupe - ont été qualifiées d'"ignobles".

"On veut 50.000 euros pour les gens qui partiront à Clermont-Ferrand et 100.000 euros pour ceux qui quitteront Michelin", a souligné M. Cocquerez.

En marge de ce conflit, sept syndicalistes du site de Montceau-les-Mines répondront mercredi devant le tribunal de Chalon-sur-Saône d'"entrave à la liberté du travail".

www.lexpress.fr - 26/06/2009



La pression monte chez Michelin

L'annonce du plan de restructuration de la direction de Michelin aux syndicats est « mal passée » et les explications données n'ont pas convaincu le comité d'entreprise.
Le 17 juin, l'annonce par la direction de Michelin de la suppression des 1.093 postes dès 2010 et de la fermeture d'une usine près de Lille, promettant la main sur le cœur qu'il n'y aurait « aucun licenciement », a mis le feu aux poudres. Les 1.093 suppressions de postes restent en travers de la gorge des salariés.

De plus, les motifs invoqués par la direction, qui a désigné un cabinet d'experts (Secafi) et demande le report du début des négociations en vue de justifier le recours au plan de restructuration, plongent le Comité central d'entreprise dans des abîmes de perplexité.

La colère gronde


Sur les trois sites, sont concernés : Tours (340 postes sur 1.300), Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire, 477 postes sur 1.400) et Noyelles-lès-Seclin (Nord, 276 postes), près de Lille, qui va fermer. La colère gronde. A l'origine de l'ire des syndicats figure la crainte de suppressions d'emplois plus massives qu'annoncées.

Certains syndicalistes ont évoqué un « véritable dialogue de sourds » et des incidents ont éclaté après qu'une délégation des salariés du site de Montceau-les-Mines, en Saône-et-loire, site le plus touché par le plan avec 477 suppressions de postes, eut été reçue par la direction de Michelin.

Après avoir accusé le coup, en apprenant la fermeture du site de Noyelles-les-Seclin, les salariés de Sodomeca, filiale de Michelin, ont manifesté leur colère en incendiant des pneus à l'entrée de l'usine. « La direction ne veut rien entendre et répond non à toutes nos demandes, elle veut nous envoyer dans le mur », a déclaré Serge Allègre, responsable CGT à Michelin-Montceau, où sept syndicalistes sont assignés aujourd'hui par la direction devant le TGI de Chalon-sur-Saône, pour « violences » et « entrave à la libre circulation » pendant la grève de la semaine dernière.

Des divergences importantes


Selon Cyrille Poughon (CFDT), dès le premier point de l'ordre du jour abordé, celui de la gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC), « des divergences importantes avec la direction » sont apparues. Et de poursuivre :

« En observant les chiffres officiels des documents de la direction, nous nous apercevons de la véritable ampleur du plan social, car il ne s'agit pas seulement de 1.093 suppressions de postes mais plutôt de près de 3.500 à fin 2011. »

La direction précise désormais que de 650 à 1.700 postes supplémentaires seront effectivement supprimés grâce aux gains de productivité réalisés par l'entreprise et indispensables à sa survie.

La confirmation des négociations de l'équipementier avec l'Etat indien du Tamilnadu en vue d'acquérir un terrain et d'édifier une entité de fabrication de pneus pour poids lourds et de pneus pour engins de génie civil laisse réapparaître le spectre de la délocalisation. En guise d'explication, Michel Rollier, gérant associé, fait valoir les perspectives de développement du marché indien, sur lequel la marque est pas ou peu présente.

La direction réaffirme sa volonté de finaliser le processus de restructuration à la fin du premier semestre 2010. « Il n'y a pas de licenciements prévus, mais des mesures d'âge et de mobilité interne proposées aux salariés et des projets de spécialisation de nos sites pour en faire des pôles d'excellence et ainsi améliorer notre compétitivité », conclut Philippe Verneuil, directeur général de Michelin Europe.

www.francesoir.fr - 26/06/2009


MICHELIN B : Les syndicats craignent 3 500 suppressions de postes 

Les syndicats de Michelin craignent des suppressions d'emplois plus massives qu'attendu, rapportent jeudi matin Les Echos.

Au vu des documents remis hier en comité d'entreprise, Cyrille Poughon, délégué CFDT cité par le quotidien, estime que 3 500 postes environ seront supprimés d'ici à 2011, et pas 1 093 comme annoncé la semaine dernière par le groupe de pneumatiques, dans le cadre d'un plan de réorganisation de ses sites de production. « En observant les chiffres des documents officiels, nous nous apercevons de la véritable ampleur du plan social », explique M. Ploughon.

Toujours selon Les Echos, « le CCE a désigné un cabinet d'experts, Sécafi, pour l'aider sur ce dossier ».

www.lavf.com - 25/06/2009


Un cri venu de Montceau-les-Mines

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Les 450 Bibs de Montceau-les-Mines sont venus crier leurs revendications devant le siège social de Michelin. Ils sont repartis avec le sentiment que leur combat ne fait que commencer.


Seize heures. Tous les espoirs sont permis. Après, une longue, une très longue journée sur le parvis du siège social Michelin, les visages s'éclaircissent, les premiers sourires apparaissent. Presqu'une ambiance de fête bercée par les notes de Bella Ciao. « C'est historique », lance un délégué de Sud. « Pour la première fois, la direction va ouvrir les négociations sur la pénibilité dans les ateliers ». « Et puis, il y aura une table ronde pour la sortie du conflit de Blanzy et aussi le retrait de la plainte contre les délégués ». La casquette CGT vissée sur la tête, ce Bib est heureux de ce voyage qui n'aura pas « été pour rien ». Parti à 9 heures de Montceau-les-Mines, avec plus de 450 de ses camarades et une trentaine d'élus de la région, il a l'optimisme des gens qui sentent la victoire proche, la victoire d'avoir été entendus. Ils ont crié les Bibs pour ce matin de comité central d'établissement. Crié leur colère contre les suppressions d'emplois, crié leur incompréhension face au refus de négocier. Crié leur douleur à l'annonce du suicide d'un salarié (*), le matin même dans un bureau de Ladoux. Crié leur tristesse face à la faible mobilisation des Bibs de Clermont. Crié leur désespoir sans jamais en perdre la voix.

Un cri partagé. Par Odile Saugues, députée du Puy-de-Dôme, un peu esseulée, qui, tout au long de la journée, fustigeait la stratégie de Michelin. Pour l'ancienne Bib, « Michelin quitte la France sur la pointe des pieds, les chaussures à la main ».

Des actions ciblées pour perturber la production


Dix-huit heures. Serge Allègre, le représentant de l'intersyndicale de Montceau-les-mines, rejoint ses camarades sur le parvis. Il a la mine fermée, chacun a compris : « L'heure est grave, ils ne veulent rien entendre, c'est non pour tout ». Le cri devient hurlement. Des bouteilles volent sur les gendarmes mobiles qui restent impassibles. « Ils veulent nous faire crever, on n'a plus peur de rien ». Les slogans se durcissent, donnent une nouvelle dimension au mouvement. Grâce à l'efficacité du service d'ordre de l'intersyndicale, seuls quelques panneaux Michelin et une vitre font les frais de la colère générale.

Les Bibs de Montceau-les-Mines rentrent chez eux, un peu plus déçus, un peu plus en colère. Place du 1er Mai, une assemblée générale est improvisée. « Demain [NDLR, aujourd'hui] nous serons à l'usine à 9 heures. Nous allons mener des actions ciblées dans les ateliers pour perturber la production ". Le leader de l'intersyndicale, console un jeune Bib : " Pleure, ça sert à rien !". Serge Allègre lance le dernier mot d'ordre pour les nouvelles actions qu'un dernier cri unanime approuve.

Réactions


La direction de Michelin a trouvé « regrettables les incidents perpétrés par quelques manifestants en fin de journée ». Elle précise également que « les questions concernant les revendications des salariés seront abordées sur chaque site propre pour que cela se passe dans le calme ».

www.lamontagne.fr - Jean-Philippe Bertin - Cédric Gourin - 25/06/2009



Michelin pourrait être supprimé jusqu'à 3.500 postes

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Les syndicats de Michelin craignent jusqu'à 3.500 suppressions de postes en France à fin 2011 au vu des documents qui leur ont été remis mercredi lors d'une réunion de comité d'entreprise, rapportent Le Figaro et Les Echos dans leurs éditions de jeudi.

"Les syndicats estiment notamment que 2.400 à 3.500 postes seront supprimés en France d'ici à 2011. Un chiffre confirmé par la direction qui jusqu'ici ne parlait que de 1.093 réductions d'emplois dans le cadre de son plan", lit-on dans Le Figaro.

Elle précise désormais que 650 à 1.700 postes supplémentaires seront effectivement supprimés grâce aux gains de productivité réalisés, ajoute le quotidien.

Selon Les Echos la réunion de mercredi a tourné au "dialogue de sourds" entre la direction et les salariés, qui contestent le bien-fondé du plan de restructuration annoncé le 17 juin.

Le journal cite un syndicaliste de Sud selon qui au 31 mai 2009 l'effectif de Michelin France devrait être ramené de 22.156 salariés à 19.185 fin 2011 et cela malgré les 500 embauches annuelles prévues par la direction.

Michelin avait annoncé mercredi dernier un plan de départs volontaires sur trois ans concernant 1.800 salariés en France dans le cadre d'une réorganisation de ses sites de production censée améliorer sa compétitivité.

www.lepoint.fr - Noëlle Mennella - 25/06/2009


La direction ne lâche rien : c'est le face à face entre manifestants et CRS !

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Aux dernières nouvelles (19 heures), la rencontre entre l'intesyndicale et la direction du groupe Michelin, n'a rien donné. Un des délégués syndicaux, qui vient de nous joindre par téléphone, parle de " face à face entre les manifestants et les CRS et on entendait les pétards, lancés par les manifestants, exploser à côté de lui.

Pour information, déjà, il faut préciser qu'en plus des " Bibs " de Blanzy, il y en avait le triple venus d'un peu partout ce qui fait quelques 2 000 manifestants devant la salle où devait se tenir le CCE.

Précisons encore que les élus, Didier Mathus, député-maire de Montceau-les-Mines, et Jean-Claude Lagrange, président de la CCM en tête, ont été reçus par MM. Bleau, directeur du personnel de Michelin France, Chiche, directeur Industrie Europe, etc. mais qu'il se sont vus opposer une fin de non recevoir quant à l'abandon des poursuites contre les déléguées syndicaux, l'ouverture de négociation à Blanzy etc.

Une position que les mêmes représentants de la direction auraient tenue face aux représentants du personnel de Blanzy, reçus à deux reprises : une fois en début d'après-midi et une seconde à 18 heures.

Nous reviendrons, un peu plus tard dans la soirée, sur cette journée puisque nous allons attendre les manifestants à leur retour à l'usine de Blanzy. A moins que, étant en relation constante avec élus et représentants du personnel, nous n'ayons d'autres informations à vous communiquer avant !

www.montceau-news - 24/06/2009


Fin du CCE de Michelin dans la confusion 

Le comité central d'entreprise (CCE) de Michelin, portant sur un plan de restructuration prévoyant la suppression de 1.093 postes, s'est terminé aujourd'hui dans la confusion après plus de 10 heures de discussion tendue, a constaté un journaliste de l'AFP. Les quelque 400 salariés de l'usine de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), site le plus impacté par ce plan avec 477 suppressions de postes, ont en effet réagi violemment après le compte-rendu de la réunion fait par la CGT.

"La direction ne veut rien entendre et répond non à toutes nos demandes, elle veut nous envoyer dans le mur", a déclaré à l'adresse des salariés, Serge Allègre, responsable CGT à Michelin-Montceau. Ses paroles ont été accueillies par des huées, et des jets de bouteilles et autres projectiles à l'adresse de la quinzaine de vigiles, présents devant l'entrée du siège du manufacturier clermontois.

Le calme semblait toutefois revenu vers 18H30, après un petit quart d'heure de tension, sans que les forces de l'ordre aient eu à intervenir, et les salariés de Montceau-les-Mines ont rejoint sous la surveillance d'une compagnie des gendarmes mobiles, la dizaine de cars à bord desquels ils étaient arrivés.

www.lefigaro.fr - 24/06/2009


Michelin : 3500 suppressions de postes selon les syndicats

Jusqu'ici la direction ne parlait que de 1 093 réductions d'emplois dans le cadre de son plan.

La direction de Michelin a présenté au comité central d'entreprise (CCE) son plan de restructuration, sans convaincre les représentants syndicaux. Ceux-ci ont mandaté un expert et demandé le report du début des négociations. Les syndicats estiment notamment que 2 400 à 3 500 postes seront supprimés en France d'ici à 2011.

Un chiffre confirmé par la direction. Pourtant, jusqu'ici elle ne parlait que de 1 093 réductions d'emplois dans le cadre de son plan. Elle précise désormais que 650 à 1 700 postes supplémentaires seront effectivement supprimés grâce aux gains de productivité réalisés dans l'entreprise et indispensables à sa survie. Il s'agit de départs à la retraite non remplacés. À cela s'ajouteraient des départs volontaires.

Par ailleurs, Michelin a assigné sept salariés de son usine de Montceau-les-Mines, qui est bloquée depuis une semaine. Le groupe demande 1 000 euros d'astreinte par jour de blocage et par salarié. Le jugement est attendu vendredi. 477 postes sur 1 400 seront supprimés à Montceau «en raison de surcapacités structurelles en Europe sur l'entrée de gamme», précise un document officiel transmis aux salariés et qui précise que : «Le coût de production des pneus tourisme camionnette du site est de 30% supérieur à celui de la moyenne européenne pour des sites comparables.» **
www.lefigaro.fr - 24/06/2009


Michelin restructure ses activités en France

La crise économique fait plonger le marché des pneus, notamment en grands formats pour poids lourds : baisses de 70 % pour la première monte et de 35 % pour le remplacement. Michelin dispose de nombreuses usines dans les pays industrialisés. Certaines semblent trop petites pour rester compétitives. Sur ses 68 usines, 50 se situent en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord. Michelin a déjà fermé certains sites comme Toul et en a spécialisé d'autres comme Bourges. La volonté de ne pas délocaliser à outrance est réelle, mais les parts de marché bougent sur les continents.
Un analyste financier précise qu'environ 20 000 personnes doivent partir à la retraite d'ici trois ans. Toutes ne seront pas remplacées. Il pense que convertir baisse des effectifs en gains de productivité conduira à supprimer des sites.
Les suppressions de postes passeront essentiellement par les départs en retraite, éventuellement anticipés. Michelin s'engage à proposer un ou deux autres postes pour les autres situations personnelles.

www.francebtp.com - Pascal Graindorge - 24/06/2009



Michelin abîme son image...

Le géant du pneumatique aurait pu prévoir depuis longtemps qu'il allait devoir diminuer ses effectifs en France et ne pas le faire brutalement.


«L'automobile est un équipement du pneu», a-t-on tranché depuis longtemps chez Michelin. De fait, on n'a rien trouvé de mieux aujourd'hui que le caoutchouc pour faire rouler une voiture, qu'il soit de synthèse ou - mieux - naturel. Malgré tout, c'est bien le marché de l'automobile qui définit les besoins en pneumatiques.

Et alors que le manufacturier français vient d'annoncer la suppression de près de 1100 postes et un plan de départs volontaires qui pourrait toucher 1800 personnes sur trois ans, on peut s'interroger sur le manque d'anticipation qui pousse un industriel à procéder par réductions d'effectifs brutales plutôt que lissées dans le temps. Car à la fin du processus, compte tenu des embauches qui seront réalisées dans l'intervalle, le total des postes supprimés devrait être de l'ordre de 1600. Soit, par rapport à l'effectif actuel en France de l'ordre de 25.000 salariés (soit un quart des salariés du groupe), une baisse de 6,4% qui aurait pu être menée de façon plus progressive.

Des réductions d'effectifs prévisibles


Car si elle apparaît assez inéluctable, la réduction des effectifs est prévisible. D'abord, à cause des progrès techniques qui limitent le recours à une main d'œuvre autrefois très importante dans ce secteur d'activité. C'est notamment dans le cadre de gains de productivité que l'usine de Poitiers (pneus poids lourds) et l'usine de Toul (Kléber) ont été fermées au cours des dernières années, et que celle de Noyelles-lès-Seclin près de Lille va l'être. 

Ensuite, l'évolution des gommes confère aux pneumatiques une longévité en hausse de l'ordre de 50% en une vingtaine d'années, grâce à des frais de recherche et développement qui, chez Michelin, dépassent 4% du chiffre d'affaires par an. L'effet est mécanique sur le marché du remplacement: les ventes en deuxième monte baissent, pesant sur l'activité générale. Ainsi en France en 2006, elles étaient en recul de 1,7% par rapport à une année 2005 déjà en baisse de 0,4% par rapport à 2004, déjà en diminution de 0,6% par rapport à 2003...

Déplacement de la demande automobile


Mais surtout, les manufacturiers doivent s'adapter au déplacement de la croissance des marchés automobiles. Or, depuis une quinzaine d'années voire plus, elle était prévisible. Ainsi, selon le Comité des constructeurs français d'automobiles, la demande en voitures particulières stagne dans l'Europe des Quinze (globalement autour de 14,3 millions d'unités... avant la crise) et a même tendance à reculer aux Etats-Unis (à 7,6 millions) ou au Japon (4,3 millions).

Avec la crise, il faut s'attendre en 2009 à une chute de 30% aux Etats-Unis et de 20% dans l'Union européenne. En revanche, la demande progresse dans les nouveaux pays membres de l'Union européenne et dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Par exemple, la Russie s'est hissée au quatrième rang des marchés automobiles européens. Et, en Chine, les ventes en 2008 devraient dépasser 10 millions d'unités, enregistrant une croissance de 14 % malgré les effets de la crise, estime l'Association de la Construction automobile de Chine (ACAC). Dans ces conditions, alors que la production de voitures particulières plafonne en Europe occidentale et a fondu de 25% dans les usines américaines et canadiennes, elle a augmenté de 90% en Europe centrale et orientale depuis 2000, de 40% en Corée du Sud, a triplé en Inde et ... décuplé en Chine.

Stratégie de mondialisation


Les fabricants de pneus doivent accompagner le mouvement. Les manufacturiers, et notamment les trois principaux - le français Michelin, le japonais Bridgestone et l'américain Goodyear -  s'adaptent à cette nouvelle géographie de la demande automobile mondiale en modifiant la répartition de leurs capacités de production. Ils suivent les marchés, et les constructeurs automobiles qui sont leurs clients. Ils poursuivent ainsi leur stratégie de mondialisation, commencée il y a une vingtaine d'années lorsque Michelin acquit Goodrich et Uniroyal, Bridgestone mit la main sur Firestone et Goodyear absorba Dunlop.

Sur 69 usines dans le monde, Michelin n'en exploitera plus que 14 en France après la fermeture de Noyelles. Et on voit mal se produire un retour de balancier: avec des démographies qui vont évoluer très lentement et un équipement des ménages déjà très élevé dans les marchés matures de l'OCDE, la croissance des ventes automobiles viendra des économies aujourd'hui émergentes où les besoins sont les plus importants. C'est dans cet esprit que Michelin a annoncé la création d'un usine de pneus en Inde.

Dialogue tendu avec les syndicats


L'histoire était écrite. On aurait pu imaginer qu'elle ne fût pas à ce point subie, et qu'on eût épargné à l'entreprise les crispations d'une gestion des effectifs par crises successives. Mais le dialogue avec les syndicats chez Michelin est souvent trop tendu pour que des politiques de gestion prévisionnelle des effectifs puissent être mises en œuvre. Des bras de fer sur plusieurs années comme après la fermeture en 1999 de l'entreprise Wolber, filiale du groupe à Soissons, et les nombreux procès qui s'en suivirent, laissent des séquelles qui sont autant d'obstacles à la concertation et à l'anticipation.

Michelin jouit en France d'une image un peu décalée par rapport à son statut de leader mondial, ou n°2 suivant les années, du pneumatique. De l'entreprise née à Clermont-Ferrand, au cœur du terroir auvergnat, il y a quelque 120 ans et qui employa sur place plus de 18.000 salariés (contre 11.300 aujourd'hui), le public a longtemps retenu le caractère paternaliste qui fut longtemps le trait dominant des équipes dirigeantes, et la proximité de la famille fondatrice avec les «Bibs», les salariés du groupe. Mais cette image a vécu depuis bien longtemps. Il ne suffit pas d'avoir inventé le pneu radial en 1946 pour demeurer un champion mondial. Michelin mène sa guerre commerciale avec les mêmes armes que ses concurrents, qu'ils soient américain ou japonais, et notamment avec le même souci de productivité.

Quand l'Auvergne roulait pour les Bibs


La légende veut que les dirigeants se soient longtemps satisfaits que l'Auvergne fut une grande oubliée de l'aménagement du territoire, Clermont Ferrand ayant longuement attendu une liaison ferroviaire électrifiée avec Paris ainsi qu'une autoroute. Enclavée, peu attractive pour les industriels qui auraient voulu s'y implanter, la région étant tout entière dominée par l'industrie du pneumatique, sans concurrence gênante pour Michelin qui pouvait contenir les salaires à un bas niveau. Toute l'Auvergne contribuait ainsi à la compétitivité des pneus du groupe.

Mais au début des années 80, conscient de la nécessité de renforcer son périmètre européen et de l'élargir au monde entier, François Michelin alors patron du groupe prit conscience de l'obligation pour la région clermontoise de s'ouvrir à d'autres opérateurs industriels pouvant offrir des alternatives d'emploi aux salariés. Car il devint vite évident que les usines auvergnates allaient devoir se vider au bénéfice d'autres établissements répartis dans le monde, au cœur d'autres grands marchés automobiles. François Michelin annonça clairement que l'entreprise et la région devaient prendre un virage, mais pas dans la même direction. La municipalité de Clermont-Ferrand comprit le message et le relaya pour chercher des emplois de substitution à ceux de la manufacture.

Manque d'anticipation


Pour devenir un leader mondial, Bibendum s'affranchissait de son berceau auvergnat... tout en entretenant en France une image d'autant plus hexagonale que, à force de rachats de fabricants de pneus (comme Kléber), il acquit nombre de sites dispersés sur tout le territoire. C'est ce qui explique l'émotion particulière que fait naître toute annonce de plan social chez Michelin, bien plus intense que pour un groupe dont la notoriété en France n'aurait pas été construite sur une telle proximité. Mais les tendances de fond du marché automobile ne laissaient augurer aucune autre évolution. Le véritable enjeu d'une anticipation consistait à favoriser la création d'emplois alternatifs en partenariat avec les pouvoirs publics. Or, en période de crise, c'est justement cette visibilité-là qui fait défaut. L'annonce de Michelin aggrave le sentiment d'insécurité sociale.

www.slte.fr - Gilles Bridier - 24/06/2009


Michelin : rassemblement des salariés prévu mercredi à Clermond

Les salariés de Michelin sont appelés à un rassemblement "mercredi à midi" devant le siège du Comité central d'entreprise (CCE) à Clermont-Ferrand où la direction présentera officiellement les mesures de son plan de restructuration, a-t-on appris lundi, auprès de la CGT.

Une "intersyndicale" doit toutefois décider mardi des modalités de cette manifestation, à laquelle, selon le syndicat, "seules la CFE-CGC et la CFTC n'ont pas encore annoncé" leur participation.

"D'ores et déjà la CGT appelle les salariés des sites Michelin à une manifestation mercredi à midi devant le siège du CCE où se tiendra la réunion" a déclaré à l'AFP Michel Chevalier, délégué central CGT, précisant qu'une "intersyndicale se tiendra mardi" à ce sujet.

De son côté Patrick Duvert (CGT) a annoncé à l'AFP la "présence mercredi" des salariés de l'usine Michelin de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) où 477 postes doivent être supprimés et qui, selon lui, "viendront à Clermont à bord de trois bus".

Les salariés de Montceau-les-Mines, en grève depuis jeudi dernier, ont reçu le soutien de l'Union syndicale Solidaires de Saône-et-Loire qui, lundi dans un communiqué, a fustigé le "cynisme d'une direction d'un autre âge".

Enfin la Fédération nationale des industries chimiques CGT a qualifié ce plan social de "décision injuste" et de "gâchis humain", lundi dans un communiqué.

Le 17 juin, Michelin a annoncé la suppression de 1.093 postes dès 2010 et la fermeture d'une usine près de Lille, promettant toutefois qu'il n'y aurait "aucun licenciement", ce dont doutent les syndicats.

Trois sites sont concernés: Tours (340 postes sur 1.300), Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire, 477 postes sur 1.400) et Noyelles-lès-Seclin (Nord, 276 postes), près de Lille, qui va fermer.

Parmi les salariés touchés, 495 bénéficieront de mesures d'âge (retraite anticipée, temps partiel) et 598 de reclassements internes, selon la direction (AFP).

www.nouvelobs.com - 22/06/2009


Michelin : grève et manifestation mercredi à l'occasion du comité central d'établissement

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Mercredi s'annonce comme une journée sociale à Clermont-Ferrand avec une forte mobilisation des bibs, en particulier de Montceau-les-Mines, à l'occasion du comité central d'établissement du manufacturier.

"Les esprits s'échauffent ici". Jean-Pierre Gabriel, le secrétaire général CGT de Saône-et-Loire sera mercredi à Clermont-Ferrand à l'occasion du comité central d'établissement (CCE) de Michelin.

Avec lui, sans doute plus de 400 bibs, venus en car de Montceau les-Mines (71) dont la détermination s'exprimait encore hier avec la reconduction d'une grève entamée mercredi dernier, jour de l'annonce de la suppression de 477 postes sur les 1.400 que compte l'usine.

Appel à la grève


Ces bibs sont attendus en fin de matinée à Clermont-Ferrand. Un rassemblement est d'ailleurs prévu à l'appel de l'intersyndicale (CGT, CFDT, Sud, CFTC et FO) à midi, mercredi place des Carmes. Un appel à la grève a été lancé pour cette journée.


L'intersyndicale qui se réunira ce matin à Clermont devrait préciser les modalités de cette manifestation. Les premiers tracts appelant à ce mouvement ont été distribués à l'entrée des différents sites dès ce mardi à cinq heures. (...)

Pas de tête d'affiche


Autre usine concernée par ce CCE, celle de Noyelles-lès-Seclin. Là, c'est la fermeture complète de cette filiale à 100 % de Michelin Sodemeca qui est annoncée, concernant 276 postes. Les salariés ont repris hier le travail comme l'a confirmé, hier un représentant de la CFDT, Laurent Decarpentry. « Mercredi 24 juin, nous avons également notre comité d'entreprise, il n'y aura donc pas de salariés qui se rendront à Clermont-Ferrand » précise le syndicaliste. (...)

Aucune tête d'affiche politique n'est pour l'instant annoncée à Clermont-Ferrand. (...)

www.lamontagne.fr - Jean-Philippe BERTIN - 23/06/2009


Michelin: mobilisation et négociations sur les suppressions de postes

Le comité central d'entreprise (CCE) de Michelin examine à partir de mercredi le plan de suppression de 1.093 postes "sans licenciements" ainsi que le plan de départs volontaires sur trois ans, annoncés par la direction le 17 juin dernier. Les syndicats appellent les salariés à se mobiliser à cette occasion sur les sites du groupe en France.

Le CCE est convoqué en réunion extraordinaire à partir de 8h30 au siège de Michelin à Clermont-Ferrand. Un rassemblement est prévu devant les siège du groupe à la mi-journée à l'appel des syndicats CGT, Sud, CFDT et FO notamment. Ailleurs en France, les syndicats ont laissé le choix à leurs délégations, sur chacun des sites, de décider leurs actions.

De sources syndicales, l'ordre du jour comporte douze points portant essentiellement sur les conditions de restructuration des sites concernés par les suppressions de postes, et sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui sera mis en oeuvre dans les usines vouées à la fermeture ou à la cessation d'une partie des activités.

Ces mesures concerneront la fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin (Nord), l'arrêt de l'activité de mélange de gommes du site de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) et de celle de fabrication de pneus de tourisme du site de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire).

Un point porte sur "l'ajustement des effectifs" sur la base du "volontariat", c'est-à-dire le plan de départs volontaires qui pourrait concerner à terme jusqu'à 1.800 salariés proches de la retraite.

Concernant les 1.093 suppressions de postes en France, la direction de Michelin a annoncé le 17 juin que les salariés "bénéficieront pour 495 d'entre eux de mesures d'âge spécifiques et pour 598 d'une mobilité facilitée à l'intérieur du groupe", avec propositions de deux postes de reclassement.

"La direction veut rassurer et dire qu'il n'y aura pas de licenciements. Mais on sait très bien qu'au bout du bout, il y en aura", a déclaré mardi à l'Associated Press le délégué central syndical CFDT Alain Coudert.

"A Seclin, la plupart des salariés sont des jeunes qui viennent de commencer à construire leur vie, qui commencent à s'installer. Si vous leur proposez de venir à Clermont, ils vont refuser. Il y aura deux propositions de postes, et puis ce sera le licenciement", a-t-il expliqué.

"On va se battre pour qu'ils retrouvent un travail dans leur région", a précisé le délégué syndical. A cette fin, les syndicats comptent obtenir au cours des négociations la mise en place d'une cellule de reclassement dans chaque région concernée, entièrement prise en charge par le groupe Michelin.

www.nouvelobs.com - A.P. - 23/06/2009


Le secrétaire de l'U.D. CGT de Saône-et-Loire écrit au premier ministre

Ce lundi, le secrétaire de l'Union Départementale CGT de Saône-et-Loire, a interpellé le premier ministre : François Fillon sur le conflit Michelin.

Voici le texte de cette lettre :

Monsieur François FILLON
Premier Ministre

Sous couvert de

Monsieur Michel LALANDE
Préfet de Saône-et-Loire

Objet : demande de médiation dans le conflit à MICHELIN BLANZY

Monsieur le Premier Ministre,

J'attire votre attention sur la situation conflictuelle à MICHELIN BLANZY en Saône-et-Loire.

Depuis Jeudi 18 juin, le personnel est dans l'action à l'appel de l'intersyndicale pour s'opposer à la délocalisation de la production des pneus tourisme et aux 477 suppressions d'emplois que cette décision entraine.

D'autres mesures peuvent être prises en concertation avec les organisations syndicales, notamment sur :
  • Une véritable prise en compte de la pénibilité avec des départs anticipés à la retraite pour les salariés concernés par cette pénibilité.
  • Un plan d'embauche pour compenser les départs en retraite.
  • Une véritable politique industrielle, impliquant un secteur recherche développement qui prend en compte les nouveaux besoins en véhicules propres et qui tiennent compte du Grenelle de l'Environnement.

Mais au lieu de se mettre autour d'une table pour négocier, la Direction de MICHELIN n'a cessé de créer des foyers de tension : Accord le jeudi soir en négociation sur des propositions faites par l'intersyndicale et refus le vendredi matin sur les mêmes propositions ! Appel téléphonique chez les salariés pour leur faire des pressions en leur disant de rester chez eux, Lock-out de l'usine pour empêcher tout salarié (gréviste ou non) de rentrer, et dans le même temps visite de l'huissier pour constater un soit disant blocage par les salariés grévistes !

Face à ces multiples revirements, les salariés exaspérés ont décidé de maintenir la pression par l'action légale jusqu'à ce que de vraies négociations avec de vrais négociateurs soient engagées.
Pour ce faire un chapiteau a été monté sur le parking de l'usine. Ce chapiteau a été baptisé le « chapiteau de la négociation ».
Du côté des salariés et de leur intersyndicale tout est donc organisé pour rentrer dans des négociations sérieuses.

En conséquence,

Monsieur le Premier Ministre,
Je vous demande de prendre des dispositions, en concertation avec Monsieur le Préfet de Saône-et-Loire pour qu'une personne soit nommée pour assurer une médiation dans ce conflit.
Pour nous, tout doit être fait pour qu'aucun débordement n'entraine des situations irréversibles.
Nous avions demandé, dès jeudi, une réunion en sous-préfecture d'AUTUN pour travailler à des pistes de sortie du conflit. Nous n'avons pas été entendus sur cette demande d'urgence. Je vous renouvelle par la présente l'urgence d'une intervention des pouvoirs publics.
Persuadé que vous mesurerez l'importance de cette demande, recevez, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de ma parfaite considération ".

Jean-Pierre GABRIEL
Secrétaire général de l'U.D.-C.G.T.


www.montceau-news.com - 22/06/2009


La direction informe les salariés mais ne reçoit pas les grévistes !

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                                                    C'est à pied que les grévistes ont rejoint la salle des fêtes de Blanzy

Comme nous l'avions annoncé, dès ce lundi matin, les salariés en grève de Michelin Blanzy se sont rendus devant la salle des fêtes de Blanzy où se tiendront, toute la journée, des réunions d'informations de la direction. Ils ont demandé une entrevue mais se sont vus opposer une " fin de non recevoir "... pour l'instant !

Partis à 8 heures comme prévu, et à pied, quelques 300 grévistes se sont rendus de l'usine à la salle EVA où M. Brunel et le staff de direction, ont prévu de recevoir, par groupe de 200 personnes, les salariés de l'unité pour les informer de la teneur du plan social.

La direction n'a pas souhaité recevoir cette forte " délégation " et Serge Allègre (CGT), porte parole de l'intersyndicale CGT et Sud, a donc demandé à ce que soit installé un " chapiteau de la négociation " sur le parking même de l'usine à la ville de Blanzy. A préciser qu'un important service d'ordre avait été déployé pour protéger la salle des fêtes avec une demi compagnie (60 hommes) de la CRS 37 de Strasbourg, une vingtaine d'hommes de la Réserve Départementale d'Intervention (police) et et des fonctionnaires du commissariat de Montceau.

www.montceau-news - 22/06/2009



Les grévistes attendus par les forces de l'ordre devant la salle des fêtes de Blanzy, ce lundi matin ?

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A 4 h 30 ce lundi matin, quelques 200 salariés étaient déjà sur le piquet de grève devant les portes de l'usine Michelin de Blanzy. 200 grévistes devant lesquels Serge Allègre, porte parole de l'intersyndicale CGT - Sud, a pris la parole pour annoncer qu'à 8 heures, ce matin, ils allaient aller, à pied, jusqu'à la salle des fêtes de Blanzy où la direction doit tenir des réunions.

Va-t-on vers l'affrontement puisque, un peu avant 7 heures ce matin, plusieurs bus de CRS auraient pris place, selon nos informations, devant la salle des fêtes où la direction doit tenir des réunions d'information ?

En attendant, les dirigeants syndicaux ont tenté de joindre un huissier, dès les 5 heures, pour faire constater qu'ils n'empêchaient personne d'aller travailler, que eux laissaient l'accès libre à l'entreprise. Un " détail " qui a son importance car les responsables de l'intersyndicale veillent bien à ce que l'on ne puisse leur " prendre une puce sur le nez " comme dit l'expression populaire !

Cela étant, à 8 heures, ce lundi matin, les grévistes vont donc se rendre à pied jusqu'à la salle des fêtes de Blanzy où la direction a convoqué le personnel piour des réunions d'information. Des réunions puisqu'il y en aurait plusieurs dans la journées (à priori : une par poste).

Evidemment, nous allons continuer de suivre les évènements heure par heure et, surtout, cette première manifestation. Retrouvez toutes les infos sur celle-ci dans la matinée.

www.montceau-news - Pascal BERTHIER - 22/06/2009


Michelin sera présent en Inde d'ici à trois ans 

Absent du pays, le groupe compte y investir environ 1 milliard d'euros sur dix ans.

Pièce stratégique manquante sur son échiquier mondial, l'Inde est désormais une priorité pour le groupe Michelin, bien décidé à poursuivre sa stratégie de croissance sur les marchés émergents. Si le groupe clermontois dispose de 64 sites de production implantés dans 19 pays répartis sous toutes les latitudes, l'Inde reste jusqu'ici une zone vierge de toute implantation industrielle. Ce vide sera bientôt comblé. Michel Rollier, cogérant du groupe Michelin, a révélé samedi qu'il y espérait l'entrée en production d'une usine sous trois ans.

Rappelant les négociations entamées voici six mois avec le gouvernement indien, Michel Rollier a implicitement confirmé l'enveloppe d'un milliard d'euros évoquée pour ce projet, tout en s'efforçant d'en dédramatiser l'importance. «Une grosse usine ce n'est pas loin de cela, a-t-il affirmé sur Europe 1, mais un milliard d'euros sur 10 ans, c'est moins que ce que nous investissons en France.»

Quelques jours plus tôt, la presse indienne avait en effet évoqué cette implantation, qui devrait faire oublier l'échec de la coentreprise montée à Delhi avec Apollo Tyres. Cette fois, c'est dans l'État du Tamil Nadu (dans le sud-est du pays) que Michelin devrait investir environ 600 millions d'euros d'ici à 2016 pour y produire des pneus pour les poids lourds et les engins de génie civil. Après cette première phase, Michelin dépensera encore 450 millions.

Suivre les clients

«En 2008, nous avions annoncé que nous voulions investir en Inde. Il est essentiel pour nous d'être présent sur ce marché, mais rien n'est encore finalisé», a souligné Michelin. Le groupe clermontois négocie actuellement avec le gouvernement local afin de trouver un terrain capable d'accueillir ce site où travailleraient entre 1 500 et 2 000 personnes. «Nous ne voulons pas rater le démarrage du marché indien», a également expliqué Michel Rollier.

Comme tous ses concurrents, Michelin s'efforce d'une part de produire dans la monnaie des pays où les pneus sont vendus et d'autre part de suivre les clients, tels Volvo ou Daimler, sur leurs nouveaux marchés. Dans l'État du Tamil Nadu d'autres équipementiers automobiles et le constructeur de poids lourds Ashok Leyland.

La confirmation de ce projet indien survient quelques jours seulement après que Michelin eut révélé la suppression de 1 093 emplois, dont 276 sont liés à la fermeture d'une usine près de Lille. Il est impossible de rapprocher les deux événements. En effet, l'usine de Noyelles-lès-Seclin produit des pneus haut de gamme pour les Porsche, Ferrari et autres voitures de sport ou de luxe.

Michel Rollier avait d'ailleurs expliqué que Michelin n'avait pas pris cette décision en raison de la crise mais pour maintenir sa compétitivité en France. «C'était vraiment une nécessité, car ce site est trop petit et il ne peut pas faire face à la concurrence», avait-il souligné pour justifier la fermeture de ce site très spécialisé.

www.lefigao.fr - Charles Gautier  - 22/06/2009


Michelin prévoit d'ouvrir une usine en Inde

Le géant français du pneumatique Michelin pourrait ouvrir "d'ici trois ans" une usine en Inde


C'est ce qu'a déclaré samedi son patron Michel Rollier, alors que l'entreprise a annoncé mercredi un plan de "réorganisation" prévoyant le départ de 1.093 salariés "sans aucun licenciement", en France.

La presse indienne a révélé jeudi que Michelin pourrait investir plus d'un milliard d'euros sur 10 ans pour une usine en Inde.


"Je ne peux pas vous dire, mais une grosse usine, ce n'est pas loin de ça", a indiqué Michel Rollier. "Un milliard d'euros sur dix ans, c'est moins que ce que nous investissons en France", a-t-il ajouté.

Suppressions de postes chez Michelin


En annonçant mercredi la suppression de 1.093 salariés, la direction de Michelin a précisé que les salariés concernés "bénéficieront pour 495 d'entre eux de mesures d'âge spécifiques et pour 598 d'une mobilité facilitée à l'intérieur du groupe".

Quatre sites sont touchés: Tours, Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et Noyelles-lès-Seclin (Nord). Le gouvernement s'est dit "préoccupé" et les salariés de Noyelles ont débrayé.

Ce dernier site va fermer. Ses 276 salariés seront en partie redéployés à Clermont-Ferrand. Les salariés de l'usine de Noyelles ont cessé spontanément le travail après l'annonce de la fermeture du site, reçue comme "un coup de massue".

Dans le même temps, Bibendum annonce un "plan de départs volontaires" dans toute la France sur trois ans pour 1.800 salariés, sans donner plus de précision. Le fabricant de pneumatiques
prévoit "d'embaucher environ 500 personnes par an dans les trois années à venir pour assurer le renouvellement naturel de ses équipes".

Michelin employait 117.565 personnes dans le monde fin 2008.

Investissements


Michelin annonce un projet d'investissement "de plus de 100 millions d'euros" dans son centre de recherches de Clermont-Ferrand.

La firme va investir 50 millions d'euros à Montceau pour spécialiser le site dans les pneus génie civil et les mélanges de gommes. Son activité actuelle de pneus de tourisme sera regroupée avec celle d'autres usines du groupe en Europe occidentale.

A Tours, Michelin investira 15 millions d'euros pour spécialiser le site dans les pneus poids lourds technologiques, entraînant le transfert de l'atelier de mélange de gommes vers les usines de Montceau et Cholet.

Quant au site de Cholet, il bénéficiera du transfert de la production de pneus de camionnettes en provenant d'une usine européenne du groupe.

Mardi, Le Monde avait affirmé que Michelin devrait annoncer le 24 juin la suppression de plus de 1.500 emplois en France, alors que les syndicats, eux, évoquaient 1.000 emplois menacés.

Des résultats en baisse


Depuis fin 2008, Michelin a pris des mesures de chômage partiel dans la plupart de ses sites et demandé au personnel de prendre des jours de RTT ou de congés payés, notamment à Clermont-Ferrand.

Le groupe a accusé une chute de 14,2% de son chiffre d'affaires au premier trimestre à la suite de la contraction de la demande dans le secteur automobile, mais il a maintenu malgré tout son objectif d'un free cash flow positif sur l'ensemble de l'année.

Réactions


Le gouvernement est "préoccupé" par cette annonce et va se mobiliser pour "éviter que qui que ce soit reste au bord de la route", a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, à l'issue du Conseil des ministres.

"Quand une entreprise de la taille de Michelin supprime des emplois, c'est toujours une mauvaise nouvelle", a pour sa part estimé le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. "Ce que je constate, c'est que ce ne sont pas des licenciements secs, qu'il y a le choix de faire des mesures de départs volontaires et qu'il y a en parallèle, de la part de l'entreprise, un choix stratégique de continuer à investir à Clermont-Ferrand, en France, dans le domaine des pneumatiques", a-t-il poursuivi. Il rappelé que "Michelin, comme toute entreprise, (était) soumise à une obligation de revitalisation". "L'Etat sera très vigilant sur les mesures d'accompagnement, notamment concernant les bassins d'emploi visés par ces suppressions de postes", a-t-il ajouté.

La première secrétaire du  PS et présidente de la communauté urbaine de Lille, Martine Aubry, s'est dite "en colère" devant le "vrai scandale" que constitue, selon elle, la fermeture de l'usine Michelin de Noyelles-lès-Seclin. "On est ici chez Michelin, pas dans une PME qui serait lâchée par son principal client", a-t-elle lancé à des représentants syndicaux et des salariés du site où elle s'est rendue mercredi après-midi. "Michelin est une grande entreprise, il est inacceptable qu'ils utilisent la crise pour faire des choix stratégiques qui ne sont même pas expliqués aux salariés", a-t-elle poursuivi. "Il y a un délit d'entrave: avec les syndicats, nous irons le prouver devant les tribunaux", a-t-elle promis aux salariés. "A l'évidence, la  fermeture de l'usine (était) prévue d'avance", a-t-elle estimé.

Le NPA et Olivier Besancenot, son porte-parole, partagent "la stupéfaction et la colère" des salariés de Michelin qu'ils soutiennent. Le Nouveau Parti anticapitaliste a jugé mercredi  qu'une "nouvelle vague de licenciements, dans tous les secteurs professionnels, est en train de tomber". "Il est grand temps que dans les entreprises qui licencient, des initiatives de convergence des luttes soient prises pour riposter ensemble, exiger l'annulation des suppressions de postes et une loi d'interdiction des licenciements". Pour le NPA, "une fois de plus, les patrons veulent faire payer la crise aux salariés". Et de conclure: "Il n'y a aucune raison de prendre pour argent comptant les affirmations de Michelin. Il faut exiger l'ouverture à tous des livres de compte, la transparence sur la comptabilité, la circulation des capitaux, l'évolution des profits et des dividendes versés aux actionnaires".

www.france2.fr - 20/06/2009


Michelin restructure ici et s'implante là-bas

Pneus . Les sites de Noyelles-lès-Seclin et Montceau-les-Mines se mobilisent contre le plan social, tandis que le groupe se prépare à créer un site en Inde.
Mercredi, les 276 employés de l'usine Michelin de Noyelles-lès-Seclin (Nord) ont commencé à se mobiliser dès l'annonce de la fermeture de leur site. Dans l'après-midi, près de 200 d'entre eux ont décidé en assemblée générale de prolonger l'arrêt de travail jusqu'à mercredi, date du comité central d'entreprise où seront étudiées les modalités du plan de reclassement. La direction affirme qu'il n'y aura pas de « licenciements secs », ce qui ne suffit pas à dissiper les inquiétudes. Car la plupart des salariés de Noyelles-lès-Seclin se verront proposer des reclassements à 600 kilomètres de là, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). « À chaque fois qu'il y a eu des plans sociaux chez Michelin, il y a toujours eu des licenciements », a souligné Michel Chevalier, délégué central CGT chez Michelin, jugeant « peu probable que tous les gens du Nord viennent travailler à Clermont ».

« C'est nous qui trinquons le plus »


Michelin, leader mondial sur le marché du pneu, a annoncé mercredi un plan de suppression de 1 093 postes réparti sur trois sites : Noyelles-lès-Seclin, Tours (340 postes sur 1 300) et surtout Montceau-les-Mines (477 postes sur 1 400). « Nous ne nous attendions pas à être touchés. Non seulement nous le sommes, mais en plus, c'est nous qui trinquons le plus », explique Patrick Duvert, délégué CGT et secrétaire du comité d'entreprise de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). Les syndicats SUD et CGT ont appelé à la grève sur ce site. Et, jeudi, l'arrivée des cadres et responsables de l'usine s'est faite dans une ambiance houleuse, a indiqué la CGT.

Montceau-les-Mines va perdre son activité de pneus de tourisme pour devenir « l'un des plus grands centres européens de l'activité de mélange de gommes ». « Michelin à promis d'investir 38 millions d'euros dans le secteur des poids lourds. Mais cela ne veut rien dire car il avait investi 30 millions d'euros en 2005 dans l'activité de pneus de tourisme et c'est cette branche qu'il casse aujourd'hui », a affirmé à l'AFP un élu CGT. Mercredi prochain, plusieurs cars de salariés de Montceau-les-Mines se rendront au comité central d'entreprise, à Clermont-Ferrand.

Un milliard d'euros investis en Inde


Pour la CFTC, qui évalue plutôt entre 2 349 à 3 554 les suppressions d'emplois effectives d'ici à la fin 2011, ces annonces ne sont que la « partie visible de l'iceberg ». Ses craintes pour l'emploi en France ont été attisées jeudi par les révélations d'un journal indien. Selon l'Economic Times, Michelin a commencé la création d'une nouvelle filiale dans l'État du Tamil Nadu, en Inde. Le groupe pourrait y injecter jusqu'à un milliard d'euros sur dix ans, dont 600 millions d'ici à 2016. Et la future unité de fabrication pourrait créer entre 1 500 et 2 000 emplois. Michelin n'a pas confirmé ces chiffres, mais a rappelé qu'il avait annoncé dès l'an passé sa volonté d'investir en Inde.

www.humanite.fr - Mehdi Fikri  - 20/06/2009


Investissements en INDE...

Fance3 12/13 Auvergne du 19/06/2009

Michelin pourrait investir 1 milliard d'euros en Inde

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Après avoir annoncé hier la suppression de 1093 postes et un plan de départ de 1800 personnes en France, Michelin pourrait, selon la presse indienne, investir environ 1 milliard d'euros dans une usine en Inde.

Michelin met le cap sur les marchés émergents. Alors que le manufacturier a annoncé mercredi la suppression de près de 1100 emplois en France et l'ouverture d'un plan de départ volontaires pour près de 1800 personnes, le journal indien The Economic Times indiquait jeudi matin un possible investissement de la firme clermontoise portant sur près de 70 milliards de roupies - soit environ 1 milliard d'euros - sur 10 ans en Inde.

Rebondir sur ce marché

Citant une source proche du dossier, le quotidien indien indique que Michelin aurait demandé aux autorités indiennes l'autorisation d'« acquérir 100% d'une nouvelle compagnie, Michelin India Tamil Nadu Tyres, créée en avril 2009 », située dans le sud-est de l'Inde. Celle-ci mettrait en place une unité de fabrication de pneus de type radiaux et tubes. Le quotidien ajoute que « la première phase de développement nécessiterait un investissement de 40 milliards de roupies (NDLR: 600 millions d'euros) d'ici à 2016 ». Cet investissement pourrait permettre de créer jusqu'à 1500 emplois, chiffre qui pourrait être porté à 2000 une fois la seconde phase de développement terminée. Pour Michelin, il s'agirait de rebondir dans le pays après l'échec de sa co-entreprise avec Apollo Tyres.

Reste à savoir désormais si le fabricant de pneumatiques obtiendra l'approbation des autorités indiennes. Pour mémoire, Carrefour et Ikea notamment, ont un temps mis en sommeil l'idée de s'implanter en Inde du fait de la lenteur des démarches administratives et des contraintes réglementaires. Des blocages qui ne devraient toutefois pas exister, selon The Economic Times, pour le projet du fabricant de pneumatiques français.

Derrière cette nouvelle, c'est bien sûr la question du redéploiement géographique du groupe qui est en question. Pour Michel Rollier, le cogérant du groupe, l'annonce du plan de départ et des suppressions de postes ont pour but de « spécialiser » les usines françaises, de « les rendre plus compétitives ». Ces mesures sont nécessaires « pour garder des usines en France ». Des réajustements qui vont de pair avec la conquête de parts de marché dans les pays émergents, d'où émergent d'ores et déjà des concurrents locaux...

www.lefigaro.fr -Sylvain D'Huissel - Maxime Hivon - 18/06/2009


Michelin : deux mille emplois menacés...

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                                                                          Deux mille emplois menacés chez Michelin

Les syndicats du groupe de pneumatiques devraient en savoir plus, aujourd'hui, sur le plan de restructuration envisagé par la direction.

Le comité central d'entreprise n'est prévu que le 24 juin. Mais le fabricant de pneus (25 000 salariés en France) lâchera sans doute quelques informations dès aujourd'hui. Selon le quotidien La Montagne, le plan de restructuration se traduirait par la fermeture de trois usines, à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) et Noyelles-lès-Seclin (Nord). 1 000 salariés y travaillent.

D'autre part, 1 000 départs anticipés toucheraient différentes usines du groupe, dont 500 à Clermont-Ferrand (11 800 employés).

Après Continental et Goodyear...


Pour l'instant, la direction du fabricant de pneumatiques ne dément ni ne confirme les informations parues dans la presse. Mais le ministre du Travail, Brice Hortefeux, est déjà monté au créneau pour affirmer qu'il n'y avait pas « d'effet d'aubaine », par temps de crise, de la part de Michelin. Le secrétaire d'État à l'Emploi, Laurent Wauquiez, de son côté, va « voir » avec Michelin les « postes et les territoires » touchés par les suppressions d'emplois...

Michelin possède 14 sites en France, dont Cholet, Vannes et La Roche-sur-Yon. Confrontés au marasme des ventes d'automobiles, tous les fabricants de pneus taillent actuellement dans les effectifs. En mars, Continental a annoncé la fermeture de son usine de Clairoix (Oise, 1 120 salariés). Le 26 mai, Goodyear a exigé un minimum de 820 licenciements dans son usine d'Amiens-Nord. En Espagne, Pirelli a supprimé 491 postes.

Et, aux Etats-Unis, Michelin a également prévu de fermer son usine d'Opelika (1 000 employés).

www.ouestfrance.fr - 18/06/2009


Michelin : le gouvernement «préoccupé»...

Le gouvernement est «préoccupé» par l'annonce d'un plan de plus 1.000 suppressions d'emplois chez Michelin, a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez, à l'issue du Conseil des ministres. «Michelin met tout sur la table pour que ça se passe le mieux possible et on va travailler tout de suite pour être sur le pont et éviter que qui que ce soit reste au bord de la route, a-t-il poursuivi.

Luc Chatel, porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat à l'Industrie, déplore ces suppressions, mais en modère les conséquences, en rendant compte des travaux du Conseil : «Ce que je constate, c'est que ce ne sont pas des licenciements secs, qu'il y a le choix de faire des mesures de départs volontaires et qu'il y a en parallèle, de la part de l'entreprise, un choix stratégique de continuer à investir à Clermont-Ferrand, en France, dans le domaine des pneumatiques.»

Lagarde : «Des départs volontaires»


Le secrétaire d'Etat à l'Industrie a également rappelé que «Michelin, comme toute entreprise, est soumise à une obligation de revitalisation». «L'Etat sera très vigilant sur les mesures d'accompagnement, notamment concernant les bassins d'emploi visés par ces suppressions de postes», a-t-il ajouté.

Des propos proches de ceux qu'a tenus mercredi après-midi, la ministre de l'Economie et de l'Emploi, Christine Lagarde, lors de la séance des questions d'actualité, à l'Assemblée nationale.  «Il ne s'agit pas de licenciements, il s'agit de départs volontaires qui sont encouragés», a-t-elle répondu au député PS de Saône-et-Loire Didier Mathus, mettant aussi l'accent sur «le plan d'investissement fondé sur la recherche et le développement» et sur «un plan d'embauche de 500 salariés par an sur les trois ans qui viennent» annoncés par Michelin.

www.leparisien.fr - 17/06/2009

Plan Michelin : ...

France3 12/13 Auvergne du 17/06/2009


Michelin taille dans ses effectifs et promet «zéro licenciement»

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                La présidente de la communauté urbaine de Lille, Martine Aubry, s'est rendue hier sur le site de Noyelles-lès-Seclin,
                                promis à la fermeture. Les salariés de l'usine seront invités à rejoindre le site de Clermont-Ferrand.

Le groupe de pneumatiques va fermer une usine près de Lille et supprimer 1 093 postes d'ici 2010. La direction assure qu'il n'y aura aucun licenciement, ce dont doutent les syndicats.


Les salariés de la Sodemeca, filiale à 100 % de Michelin, à Noyelles-lès-Seclin, près de Lille évoquaient hier un «coup de massue ». Le fabriquant de pneumatiques a confirmé hier la fermeture de leur usine où travaillent 276 personnes. Michelin a annoncé la suppression de 1 093 postes dès 2010. Deux autres sites sont concernés : Tours (340 postes sur 1 300) et Montceau-les-Mines (477 postes sur 1 400). Parmi les salariés concernés, 495 bénéficieront de mesures de retraite anticipée et 598 d'une «mobilité facilitée à l'intérieur du groupe », selon la direction.

A Noyelles-lès-Seclin, seulement 12 personnes se verront proposer un départ à la retraite, les autres étant invitées à occuper un poste sur le site des Gravanches à Clermont-Ferrand, où sera «regroupée l'activité des pneus très haut de gamme », a déclaré le directeur industriel Europe, Thierry Chiche. «Nous sommes dans une logique de renforcement en France et nous voulons continuer à produire face à une concurrence très agressive», a ajouté ce responsable, précisant que le plan visait à spécialiser les sites de Montceau (génie civil) où Michelin investit 50 M d'euros et Tours (poids lourds) où il investit 15 M d'euros.

Départs volontaires


Cette réorganisation se fera «avec zéro licenciement», a martelé la direction. Michelin a également fait état d'un projet d'investissements de «plus de 100 millions d'euros» dans son centre mondial de recherches et développement, situé à Clermont-Ferrand.
Le groupe prévoit parallèlement un «plan de départs volontaires dans toute la France sur trois ans pour 1 800 salariés », tout en envisageant «d'embaucher environ 500 personnes par an dans les trois années à venir ». La direction a indiqué que ce plan serait ouvert aux volontaires dès le mois de septembre.
La fermeture de l'usine près de Lille est programmée pour mi-2010 selon la CGT, qui craint des licenciements malgré les promesses du groupe. «A chaque fois qu'il y a eu des plans sociaux chez Michelin, il y a toujours eu des licenciements à la clé», a souligné Michel Chevalier, délégué syndical central CGT (1er syndicat), jugeant «peu probable que tous les gens du Nord viennent travailler à Clermont ».
Le gouvernement est «préoccupé » par le plan et va se mobiliser pour «éviter que qui que ce soit reste au bord de la route», a déclaré hier le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez.
La première secrétaire du PS et présidente de la communauté urbaine de Lille Martine Aubry s'est dite «en colère» devant le «vrai scandale» que constitue, selon elle, la fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin. «Il y a un délit d'entrave : avec les syndicats, nous irons le prouver devant les tribunaux», a-t-elle promis aux salariés présents sur le site où elle s'est rendue hier après-midi. «A l'évidence, la fermeture de l'usine (était) prévue d'avance», a-t-elle estimé.

www.nordeclair - 17/06/2009


Michelin réduit ses effectifs en France 

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Le numéro un mondial poursuit sa politique de restructuration.


Après Continental, Goodyear-Dunlop et Pirelli, c'est au tour de Michelin d'annoncer des restructurations. Le premier producteur de pneus au monde pourrait lui aussi supprimer un peu plus de mille emplois. Ce mercredi matin, la direction devrait donner aux représentants syndicaux l'ordre du jour du comité d'entreprise du 24 juin, mentionnant des restructurations, d'après Le Monde. Selon nos informations, les suppressions de postes devraient se faire sur la base de départs volontaires.

Michelin, qui ne remplace déjà plus un départ à la retraite sur deux en France, pourrait favoriser la mobilité interne, les plans de formation et la création d'entreprise. «Cela fait plusieurs mois que l'entreprise nous prépare, au fil des réunions, à des restructurations, mentionne Cyrille Ponghon, représentant CFDT. Je ne crois pas à une fermeture de site. Mais il pourrait y avoir des regroupements d'activités.»

Le groupe a déjà mis en place de telles restructurations pour spécialiser des usines et leur donner une «taille critique». L'usine de Poitiers a été regroupée avec celle de Bourges en 2006. À l'époque, 111 personnes sur 420 ont été licenciées. Le site de Kléber à Toul a, lui, été fermé en début d'année, comme annoncé dès la fin 2007 et 826 emplois ont été supprimés.

Favoriser les reclassements


La crise a fait chuter la demande de pneumatiques. Les baisses ont atteint 40 % pour les pneus poids lourds, le segment de marché le plus affecté. Or «un jour de stock fabriqué, c'est 30 millions d'euros de dette», explique-t-on chez Michelin. Jusqu'à présent le groupe avait mis en place une série de mesures, ajustées chaque semaine, afin de réduire la production. Outre le recours au chômage partiel, dans la quasi-totalité des usines françaises de Bibendum, les congés, les RTT et les formations ont été massivement utilisés. «La crise n'est qu'un élément de plus, pas le principal» , ajoute Cyrille Ponghon, pour qui le groupe « poursuit son plan d'amélioration de la productivité».

Depuis plusieurs années, la ligne de conduite de Michelin est de «muscler l'Ouest et renforcer l'Est». Ce qui n'empêche pas les réductions d'effectifs à l'Ouest. Toutefois, Michel Rollier, cogérant du groupe, s'est toujours dit «attaché au maintien d'une base industrielle forte en France».

Jusqu'à présent, le groupe s'est évertué à recréer autant de postes qu'il en supprimait dans un bassin d'emplois. Une ligne de conduite que le gouvernement aimerait maintenir. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État à l'Emploi, a indiqué que le gouvernement allait «voir avec Michelin comment on peut travailler au reclassement » des salariés. De son côté, Brice Hortefeux, ministre du Travail et conseiller régional d'Auvergne, a estimé sur BFM radio qu'il n'y avait pas «d'effet d'aubaine» par temps de crise de la part de Michelin. «Je sais combien les responsables de la manufacture, a-t-il souligné, sont attentifs à ne pas jouer sur l'emploi.»

www.lefigaro.frElsa - Bembaron - 17/06/2009


Michelin lance une nouvelle restructuration en France

Le groupe doit annoncer ce matin un projet de plan social en France. Plus d'un millier de postes devraient être supprimés. L'objectif est d'éviter les licenciements en jouant avant tout sur les départs anticipés en retraite et la mobilité interne.


Après ses concurrents Continental et Good- year, Michelin s'apprête à son tour à réduire la voilure en France. Le champion français des pneus doit présenter aujourd'hui aux syndicats les grandes lignes d'un plan social qui toucherait plus d'un millier de postes dans l'Hexagone. Mais ici, a priori, il ne s'agit pas de fermer une grande usine, comme l'ont fait Continental à Clairoix (1.120 personnes dans l'Oise) ou Goodyear à Amiens (820 personnes).

En l'occurrence, la réduction d'effectif devrait être répartie entre au moins trois sites, ceux de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), Monceau-les-Mines (Saône-et-Loire), et Noyelles-lès-Seclin, près de Lille, indique une source au fait du dossier, confirmant les informations de « La Montagne ». A court terme, aucune usine ne devrait être rayée de la carte. Michel Rollier, le patron de Michelin, s'était engagé il y a quelques mois à ne pas fermer de site en 2009.

Le groupe de Clermont-Ferrand entend de plus mener cette restructuration de la façon la moins brutale possible, en étalant ce plan dans le temps. Son objectif : zéro licenciement. Pour y arriver, la direction entend largement jouer sur les départs en retraite anticipés, mais aussi sur la mobilité interne. Chaque salarié touché par la restructuration devrait ainsi recevoir une à deux propositions de reclassement.

Michelin semble ici pris entre deux feux. D'un côté, le groupe souhaite plus que tout éviter les remous sociaux. Non seulement à cause de la violence de ce qui s'est passé avec les « Conti » de Clairoix. Mais aussi parce les dirigeants ont été marqués par leur expérience malheureuse de 1999. Edouard Michelin avait alors annoncé 7.500 suppressions de postes en même temps que des résultats financiers en hausse. Le début d'une énorme polémique sur les « licenciements boursiers », qui conduisit à modifier la législation...

Pas question de récidiver


Mais d'un autre côté, difficile de ne pas bouger. Car la crise a fait plonger les marchés des pneus, surtout dans le poids lourd. Et cette dégradation fait ressortir les fragilités du dispositif industriel de Michelin. Par rapport à l'évolution tant des marchés que de ses concurrents, le numéro un tricolore dispose de beaucoup d'usines dans les pays industrialisés, dont certaines semblent trop petites pour être véritablement compétitives. Sur ses 68 usines, 50 se trouvent en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord. Michelin a déjà fermé certains sites trop réduits, comme Toul. Il en a spécialisé d'autres, comme Bourges, sur des produits de moins grande série, avec la volonté de ne pas délocaliser à outrance.

« A présent, de nouveaux ajustements semblent inéluctables, commente un analyste. Quelque 20.000 personnes doivent partir à la retraite d'ici à trois ans chez Michelin, et tous ne seront pas remplacés. Pour convertir cette baisse des effectifs en gains de productivité, il faudra supprimer des sites. »


www.lesechos.fr - DENIS COSNARD - 17/06/2009


Investissements...

France3 Clermont-Ferrand du 17/06/2009

Michelin va tailler dans ses effectifs et se réorganiser

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L'information, donnée par Le Monde qui parle de 1.500 emplois supprimés, n'est pas officielle. Mais le gouvernement annonce déjà qu'il verra avec Michelin comment "travailler au reclassement".


Les sites qui seraient concernés par ces mesures ne sont pas encore connus. Mais la stratégie générale du groupe devrait être la suivante : les sites français, plus largement automatisés, vont se spécialiser, comme c'est déjà le cas à Bourges dans l'aéronautique ou à Troyes pour le secteur agricole. Des usines françaises pourraient également être regroupées pour réduire les coûts de production. Enfin, les pneus sans valeur ajoutée seront, eux, produits à l'étranger.

Les représentants des syndicats seront reçus mercredi à Clermont-Ferrand avant un comité central d'entreprise prévu le 24 juin. "C'est une réunion habituelle", a assuré la direction. "Nous les avons interrogés sur d'éventuels restructurations ou licenciements et n'avons pas obtenu de démenti sur ce point", a estimé de son côté le syndicat Sud.

Le gouvernement a déjà pris les devants et promet de "voir" avec Michelin "comment surtout on peut travailler au reclassement" des salariés, a d'ores et déjà déclaré mardi le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez. Brice Hortefeux, le ministre du Travail, a assuré qu'il n'y avait pas "d'effet d'aubaine" lié à la crise de la part des dirigeants de Renault.

Depuis plusieurs mois, Michelin tente de faire face à une chute de la demande de pneus, de l'ordre de 25% au premier trimestre. En raison de la crise, le marché de l'automobile est atone, ce qui influence directement celui des pneumatiques. Pour les véhicules d'occasion, les consommateurs ont tout simplement retardé au maximum le remplacement des pneus puis opté pour des modèles produits par la Chine ou la Corée, avec des prix inférieurs.

Michelin a mis en place depuis fin 2008 des mesures de chômage partiel dans la plupart de ses sites et a demandé au personnel de prendre des jours de RTT ou de congés payés, notamment à Clermont-Ferrand, où travaillent 11.800 personnes sur les 117.500 salariés du groupe.

www.Europe1.fr -  Martial You - 16/06/2009


Vol AF 447 - Michelin perd quatre collaborateurs 

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Un Airbus A330 d'Air France, avec 228 personnes à bord, a disparu lundi entre le Brésil et la France.
L'avion d'Air France, qui a disparu lundi au-dessus de l'Atlantique avec 228 personnes à son bord, se trouvait à 565 kilomètres du littoral brésilien au moment de son dernier contact radio, ont annoncé les autorités aéronautiques du Brésil. L'avion devait relier Rio de Janeiro à Paris.Il devait se poser à Roissy lundi matin à 11h10 (heure de Paris)

Les autorités aéronautiques brésiliennes ont indiqué que le dernier contact radio avec le vol AF 447 avait eu lieu à 01H33 GMT. La disparition de l'avion s'est produite après sa sortie de la zone de couverture des radars brésiliens et quelques minutes avant son entrée dans l'espace aérien du Sénégal. Dans son dernier contact radio, l'équipage avait précisé que l'appareil devait entrer dans l'espace aérien du pays africain à 02h20 GMT. C'est à cette heure que, faute de confirmation, le centre de contrôle brésilien a averti son homologue sénégalais à Dakar.


Des salariés du groupe Michelin à bord du vol 


Deux cadres du fabricant français de pneumatiques se trouvaient à bord de l'avion disparu : Luiz Roberto Anastácio (50 ans), directeur de la zone Amérique du sud et Antonio Gueiros (46 ans), responsable de la division informatique de la zone Amérique du sud. Les deux cadres, de nationalité brésilienne, se rendaient au siège du groupe pour des entretiens avec la direction. Egalement à bord du vol AF 447, deux autres collaborateurs du groupe Michelin : une jeune femme de 29 ans, ingénieur sur un site clermontois et un jeune homme de 28 ans, originaire du Puy-de-Dôme. Les deux jeunes gens revenaient d'un voyage privé.
www.france3.fr - J.Forneris (12/13 Rhône-Alpes Auvergne) - 02/06/2009


Michelin dans la crise

Dans une interview vidéo à Challenges, Michel Rollier se dit confiant sur les pneus pour les voitures particulières, moins pour les poids lourds.


MICHEL Rollier,patron de Michelin,fait le point sur la crise. Lueurs d'espoir sur les pneus pour les voitures particulières,avec un déstockage qui touche à sa fin et"un niveau d'activité qui devrait maintenant se maintenir". Le marché chinois"reste porteur". En revanche, du coté des poids lourds, la crise est toujours aussi violente.
www.challanges.fr - Pierre-Henri de Menthon - 25/052009.

Michelin veut limiter l'impact social des baisses d'activité

La direction du groupe Michelin a tenu à préciser un certain nombre de points, suite à la manifestation qui s'est déroulée devant le Polydôme de Clermont-Ferrand, vendredi.
« Ainsi, alors que la situation de crise se prolonge, nous avons décidé d'élever le niveau d'indemnisation du chômage partiel à 75 % du salaire brut, ce qui représente environ 90 % du salaire net des personnes. Aussi, pour soutenir ces personnes, nous avons maintenu, malgré la crise qui nous frappe de plein fouet, des augmentations salariales de 2,2 % en moyenne pour les agents et les collaborateurs. »

La porte-parole de direction rappelle que ces nouvelles mesures s'ajoutent aux autres mises en place, depuis la fin de l'année 2008, pour éviter au maximum le chômage partiel sur tous les sites impactés, notamment : utilisation du compte épargne temps, annualisation du temps de travail, jours de congés, organisation de formations et de travaux de maintenance.

« La baisse d'activité de 25 % qu'ont enregistrée nos usines depuis le début de l'année 2009 aurait provoqué du chômage partiel pour les 12.000 salariés de nos sites industriels pour des périodes de six jours par mois en moyenne. Grâce aux mesures mises en place, seul un tiers de ces 12.000 salariés ont chômé pour moins de trois jours par mois en moyenne. »

www.lamontagne.fr - 19/05/2009

Michelin va encore réduire sa production, pas de plan social en vue

Le groupe français de pneumatiques Michelin va continuer à réduire sa production afin de diminuer ses stocks encore "trop élevés", a annoncé vendredi son patron Michel Rollier, tout en promettant qu'il n'y aurait pas de plan social en France.
Le niveau de stocks était encore "trop élevé" à la fin mars, selon M. Rollier, ce qui justifie une poursuite des réductions de production "essentiellement en avril et mai", alors que "juin devrait être meilleur".
"Freiner notre activité dans de telles proportions demande des sacrifices", mais "nous n'avons pas le choix, il s'agit d'assurer la pérennité de Michelin", a ajouté M. Rollier devant l'assemblée générale des actionnaires.

Mais "il n'y a pas de décision de plan social en France aujourd'hui", a-t-il réaffirmé.
Subissant de plein fouet la crise dans l'automobile, le groupe a mis en place depuis fin 2008 des mesures de chômage partiel dans la plupart de ses sites et demandé au personnel de prendre des jours de RTT ou de congés payés, notamment à Clermont-Ferrand où travaillent 11.800 salariés.
Le patron de Michelin a expliqué qu'"une journée de production non vendue représentait 30 millions de dette supplémentaire".

Michelin "s'efforce de limiter les conséquences" des réductions de production "par des mesures d'accompagnement". Il a rappelé que le groupe avait mis en oeuvre des mesures de flexibilité au premier trimestre en recourant à la formation et à la maintenance.
Les réductions d'activité en France n'ont "pratiquement pas eu d'impact sur les revenus des salariés" au premier trimestre, avec notamment la mise en oeuvre de deux semaines de formation.
La direction a mis en place une meilleure indemnisation du chômage partiel en France qui atteindra "un revenu net d'au moins 90%", a rappelé M. Rollier.

Alors qu'une manifestation houleuse de salariés a eu lieu le matin devant le bâtiment abritant l'assemblée générale, il a dit "comprendre" que "l'inquiétude s'exprime" dans cette période de crise.
"Nous n'avons pas de grande restructuration à faire. On exporte beaucoup à partir de la France, donc on a une base pour alimenter nos usines françaises beaucoup plus importante que nos concurrents", a-t-il assuré.

Les usines françaises ont enregistré une baisse de production de 25% au premier trimestre, selon la direction, ce qui a touché un tiers des 12.000 salariés des sites de production en France à raison de trois jours par mois.
Des salariés de Michelin avaient manifesté à l'entrée de l'assemblée générale, à l'appel de la CGT et de Sud, pour des revendications salariales et d'emploi.
Un salarié de Kléber a évoqué des menaces sur l'emploi dans le groupe, déclarant que "des annonces de licenciements de grande envergure " étaient envisagées " courant septembre".

www.lamontagne.fr - 15/05/2009

Peur sur l'emploi chez les Bibs

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Alors que les actionnaires du Groupe Michelin se réunissaient, des Bibs ont manifesté leurs inquiétudes quant à l'emploi et leur révolte quant à leur rémunération, hier, devant Polydôme à Clermont-Ferrand.


Blavozy, Cholet, Le Puy, Roanne, Bourges, Tours, La Roche-sur-Yon et bien sûr Clermont-Ferrand. À l'appel de la CGT et de Sud, rejoints par FO, les Bibs sont venus de tous les sites français du groupe Michelin pour manifester, hier matin, devant le Polydôme de Clermont-Ferrand, alors que se tenait l'assemblée générale des actionnaires.

Jets de farine et d'oeufs, bousculade musclée pour rentrer? Au plus fort de la participation, les quelque 800 personnes - selon les syndicats - se sont vu repousser sèchement, par une escouade de CRS, de l'entrée du lieu public.

Avec des slogans du type « Michelin, t'as du blé, va falloir en donner ! », il s'agissait de réclamer « une autre répartition des richesses créées ». Au micro, Michel Chevalier, délégué syndical central CGT soulignait : « Michel Rollier a empoché près de 8 millions d'euros en 2 ans soit cinq siècles de Smic alors qu'au bout d'une quinzaine d'années d'ancienneté, un ouvrier touche à peine 1.300 euros. » Autre argument avancé par Sud : « Les actionnaires sont venus se partager 145 millions d'euros soit 41 % des bénéfices. Devant cet étalage de richesses, l'entreprise revoit à la baisse les augmentations de salaires, continue à mettre les salariés en chômage partiel compensé à 60 %, le minimum légal. Michelin n'envisage pas de signer une convention avec l'État permettant une indemnisation à 75 %. Et pour cause, l'employeur doit s'engager à maintenir l'emploi. »

Jacques Chambon, secrétaire général CGT Michelin de préciser : « Or la direction voudrait nous faire signer un accord de méthode proposant une indemnisation à 75 %, qui, lui, ne l'obligerait à rien ! » Et redoute que cela soit la porte ouverte à des suppressions d'emploi ultérieures.

Le calme revenu, un cortège de près de 400 manifestants s'est rendu devant le siège de la manufacture des Carmes où des délégués ont été reçus par des représentants de la direction alors que se répandait la fumée de pneus en feu. Pendant ce temps des débrayages se poursuivaient dans les usines.

La direction s'est exprimée face à la presse à l'issue de l'assemblée générale des actionnaires.

www.lamontagne.fr - Geneviève Thivat - 16/05/2009


Michelin va encore réduire sa production, les salariés inquiets

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Michelin va poursuivre ses réductions de production pour réduire encore ses stocks, a prévenu vendredi son patron Michel Rollier lors de l'assemblée générale des actionnaires marquée par une manifestation de salariés inquiets pour l'emploi.

Le niveau de stocks était encore "trop élevé" à la fin mars, selon M. Rollier, ce qui justifie une poursuite des réductions de production "essentiellement en avril et mai", alors que "juin devrait être meilleur".

"Freiner notre activité dans de telles proportions demande des sacrifices", mais "nous n'avons pas le choix, il s'agit d'assurer la pérennité de Michelin", a ajouté M. Rollier.

"Il n'y a pas de décision de plan social en France aujourd'hui", a-t-il réaffirmé, soulignant "comprendre que s'exprime l'inquiétude" des salariés.

Le patron de Michelin table sur une stabilisation de l'activité dans le courant de l'année, à un niveau cependant encore très bas.

"L'activité devrait, dans le courant de l'année 2009, progressivement se stabiliser à un meilleur niveau, mais tout en restant, parce que l'économie ne donne pas de signe de reprise, à un niveau bien en dessous d'une situation normale", a déclaré M. Rollier.

"Le deuxième trimestre va rester inférieur au deuxième trimestre de l'année dernière et probablement le troisième trimestre aussi", a-t-il précisé devant la presse.

Au premier trimestre, le groupe a enregistré une baisse de chiffre d'affaires de 14%, avec une baisse des volumes vendus de près de 25%. Le groupe a réduit de 25% sa production en France au premier trimestre, selon la direction.

Des salariés ont exprimé leur colère avant l'ouverture de l'assemblée lors d'un rassemblement à l'appel de la CGT et de Sud. Les manifestants ont lancé des pétards, scandant "Du pognon pour nos salaires, pas pour les actionnaires" ou "Emplois, salaires, prenons sur les profits des actionnaires".

Certains d'entre eux ont pénétré brièvement dans le hall du Polydôme où se réunissaient les actionnaires, avant d'être évacués par les forces de l'ordre.

Subissant de plein fouet la crise dans l'automobile, le groupe a mis en place depuis fin 2008 des mesures de chômage partiel dans la plupart de ses sites et demandé au personnel de prendre des jours de RTT ou de congés payés, notamment à Clermont-Ferrand, où travaillent 11.800 salariés.

En France, le chômage partiel a touché un tiers des 12.000 salariés des sites de production, pour trois jours par mois, selon la direction.

Michelin s'est "efforcé de limiter les conséquences" des réductions de production "par des mesures d'accompagnement" et en recourant à la formation et à la maintenance.

Mais les réductions de production vont se poursuivre, et la flexibilité atteint ses limites. Dans ce contexte, la direction a mis en place une meilleure indemnisation du chômage partiel en France pour "un revenu net d'au moins 90%", a dit M. Rollier.

Le patron de Michelin a signalé "une certaine reprise d'activité" liée à "la fin du déstockage massif de clients". Cette tendance devrait en particulier se retrouver dans le secteur du pneu de tourisme où Michelin "voit des améliorations".

"Nous maintenons notre dispositif de crise avec l'objectif de dégager un cash flow libre positif en 2009", la priorité étant la maîtrise de la trésorerie, a-t-il réaffirmé.

www.lamontagne.fr - 15/052009


Michelin : Deux mondes 

France3 Clermont-Ferrand du 15/05/2009 

145 M€ aux actionnaires et les salariés...

France3 12/13 Auvergne du 15/05/2009

Michelin : nouvelle réduction de production

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Les nerfs des salariés de Michelin sont mis à rude épreuve. Certes, si l'entreprise continue à affirmer qu'aucun plan social n'est prévu à l'heure actuelle en France, l'étau se resserre chaque jour un peu plus.

Vendredi, Michel Rollier, patron de Michelin, a en effet annoncé que le groupe de pneumatiques allait poursuivre sa stratégie de réduction de sa production. Objectif : diminuer ses stocks dont le niveau toujours élevé demeure insatisfaisant.

Constatant que le niveau de stocks était encore "trop élevé" à la fin mars, Michelin justifie une poursuite des réductions de production "essentiellement en avril et mai". Petite lueur d'espoir toutefois : "juin devrait être meilleur", nous dit-on.

"Freiner notre activité dans de telles proportions demande des sacrifices" mais "nous n'avons pas le choix, il s'agit d'assurer la pérennité de Michelin", a ajouté Michel Rollier devant l'assemblée générale des actionnaires. Une nouvelle fois le mot pérennité est lâché, rien de très engageant ... même si de tels propos servent aussi à faire admettre plus facilement de telles mesures par les salariés.

Parallèlement, le patron de Michelin a expliqué qu'"une journée de production non vendue représentait 30 millions de dette supplémentaire".

Rappelons qu'en mars dernier, le patron de Michelin, jugeant "considérable" l'ampleur de la crise avait assuré que le groupe la "traversera à condition de ne pas faire d'erreurs".

Aujourd'hui il réaffirme qu'aucune décision concernant en plan social en France n'a été prise. Aucune décision, certes, mais aucun scénario de ce type envisagé ? Chaque mot a son importance ...

www.leblogfinance.com - Elisabeth Studer - 16/05/2009

Michelin met sa production au ralenti

Le groupe automobile a écarté toute idée d'un plan social en France et prévoit la poursuite des mesures d'accompagnement des salariés.


«Une journée de production non vendue représente 30 millions de dette supplémentaire» expliquait Michel Rollier, PDG de Michelin, devant l'assemblée générale des actionnaires à Clermont-Ferrand. Le spécialiste en pneumatique «made in France» va poursuivre la réduction de sa production en avril et mai. En cause, les stocks jugés encore «trop élevés» selon la présidence. Le groupe est touché de plein fouet par la crise du secteur automobile, en conséquence de quoi, il a décidé de freiner son activité au nom de sa «pérennité» tout en promettant qu'il n'y aurait pas de plan social prévu en France.

Michelin s'efforcera de limiter les conséquences du ralentissement de son rythme de travail en maintenant ses mesures d'accompagnement des salariés, en place depuis fin 2008. La plupart de ses sites ont déjà eu recours à des mesures de chômage à temps partiel et ont invité leur personnel à prendre des jours de RTT ou de congés payés. En outre, la mise en œuvre de deux semaines de formation et de maintenance au premier trimestre n'a pas ou peu eu «d'impact sur les revenus des salariés» a indiqué Michel Rollier.

AG sous tension


«Du pognon pour nos salaires, pas pour les actionnaires». C'est ce que scandaient les dizaines de manifestants présents devant l'assemblée générale . Alors que Michel Rollier se voulait rassurant concernant l'avenir de l'entreprise, les syndicats CGT et Sud réclamaient plus de concessions de la part de la direction. Parmi les revendications des employés, on trouvait celle d'un meilleur salaire et d'une meilleure indemnisation du chômage partiel.

Tandis que les syndicats accusaient la société de liquider les stocks pour «améliorer la rentabilité», le PDG déclarait que le contrôle des stocks est «parfois douloureux et difficile, mais il est impératif». Il a également indiqué que Michelin ne «serait pas absent du débat» entourant Continental au sujet des réductions d'effectifs.

www.lefigaro.fr - 15/05/2009


Michelin va réduire sa production 

Michelin va continuer à réduire sa production afin de diminuer ses stocks jugés encore "trop élevés", a annoncé son patron Michel Rollier aujourd'hui, tout en promettant qu'il n'y aurait pas de plan social en France.

Le niveau de stocks était encore "trop élevé" à la fin mars, selon M. Rollier, ce qui justifie une poursuite des réductions de production "essentiellement en avril et mai" alors que "juin devrait être meilleur".
"Freiner notre activité dans de telles proportions demande des sacrifices" mais "nous n'avons pas le choix, il s'agit d'assurer la pérennité de Michelin", a ajouté M. Rollier devant l'assemblée générale des actionnaires.

Mais "il n'y a pas de décision de plan social en France aujourd'hui", a-t-il réaffirmé.
Subissant de plein fouet la crise dans l'automobile, le groupe a mis en place depuis fin 2008 des mesures de chômage partiel dans la plupart de ses sites et demandé au personnel de prendre des jours de RTT ou de congés payés, notamment à Clermont-Ferrand, où travaillent 11.800 salariés.

Le patron de Michelin a expliqué qu'"une journée de production non vendue représentait 30 millions de dette supplémentaire".
Michelin "s'efforçe de limiter les conséquences" des réductions de production "par des mesures d'accompagnement". Il a rappelé que le groupe avait mis en oeuvre des mesures de flexibilité au premier trimestre en recourant à la formation et à la maintenance.

Les réductions d'activité en France n'ont "pratiquement pas eu d'impact sur les revenus des salariés" au premier trimestre, avec notamment la mise en oeuvre de deux semaines de formation.
Alors qu'une manifestation houleuse de salariés avait eu lieu le matin devant le bâtiment abritant l'assemblée générale, il a dit "comprendre" que "l'inquiétude s'exprime" dans cette période de crise.

www.lefigaro.fr - 15/05/2009


Infos de la coordination des syndicats Michelin

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Clermont-Ferrand : un suicide chez Michelin révélé six mois après

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Les faits remontent au 17 novembre dernier, et se sont produits à Clermont-Ferrand.

Un dessinateur-projeteur âgé de vingt-sept ans, s'est jeté dans la cage d'escalier sur son lieu de travail, à l'usine Michelin des Carmes, à Clermont-Ferrand.

Trois enquêtes ont été diligentées, l'une de la police qui a été transmise au procureur de la République, la seconde menée par l'inspection du travail est en cours. « Celle du comité d'hygiène et de sécurité est achevée, et ne met pas en cause l'entreprise », souligne Fabienne de Brebisson, directeur des relations presse du groupe Michelin.

En effet, le syndicat CGT de la Manufacture clermontoise estime que le salarié « a été victime de la pression dans son travail ». Et de poursuivre, « de nombreux salariés dans les bureaux et à la fabrication, souffrent de stress au travail. »

La direction déclare que tous ont été bouleversés par ce drame survenu en fin d'année 2008, et parle de « chute mortelle. » Michelin attend maintenant les conclusions des deux autres enquêtes, police et Inspection du travail, et entend bien se garder de conclusions hâtives. Un suicide est une affaire compliquée… L'enquête du CHSCT établit que la hiérarchie de ce jeune homme, consciente de ses difficultés, avait pris des initiatives destinées à le soulager, et avait fait preuve de présence.

La CGT donne sa lecture avant la fin des enquêtes, «et son avis n'est pas celui de tous les syndicats ».

Il semble qu'aucun fait similaire ne se soit produit en France dans les usines Michelin au cours de la décennie.

www.leprogres.fr - 30/04/2009



CARMES : Un salarié (27 ans) se suicide...

France3 Clermont soir du 29/04/2009

Journal de la coordination Michelin

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Le chiffre d'affaires de Michelin en net recul

Le groupe français de pneumatiques Michelin a annoncé, mardi 28 avril, une baisse de 14,2 % de son chiffre d'affaires au premier trimestre par rapport à la même période de 2008, à 3,512 milliards d'euros. Cette baisse traduit un recul des volumes de ventes de 24,4 %, lié à la chute des marchés de pneumatiques, atténué par l'amélioration moyenne du prix des produits vendus, explique Michelin dans un communiqué.

Pour Michelin, la priorité en 2009 sera donnée à la "gestion de la trésorerie du groupe", estimant que "les marchés mondiaux du pneumatiques ne devraient se redresser que très progressivement"'. Le groupe table notamment sur "des mesures de flexibilité industrielle qui seront amplifiées au second trimestre" pour optimiser les besoins en fonds de roulement et une "forte réduction de ses investissements". Dans ce contexte, le groupe s'estime "en bonne voie pour atteindre son objectif de génération de free cash flow libre positif en 2009".

Michelin indique avoir "stabilisé" ses stocks en volume sur les trois premiers mois de l'année, grâce à la "flexibilité industrielle". Il estime qu'il bénéficiera également de l'impact de la baisse des cours des matières premières sur la valeur des stocks. Le groupe a rappelé que les dépenses d'investissements seront contenues dans un enveloppe annuelle de 700 millions d'euros. Il a, d'autre part, chiffré à environ 120 millions d'euros les charges de retructuration liée à la fermeture de l'usine américaine BFGoodrich d'Opelika (Alabama) à compter d'octobre 2009.

Par secteurs d'activité, le chiffre d'affaires des pneumatiques tourisme-camionnette recule de 9,8 % au premier trimestre à 1,946 milliard d'euros et celui des pneus poids lourds baisse de 24,2 % à 1,006 milliard.

www.lemonde.fr - 28/04/2009


Michelin : LE MARCHÉ DU PNEUMATIQUE SOUFFRE

Les faits. (investir.fr) Le marché du pneumatique est resté bien mal orienté au premier trimestre 2009. Le chiffre d'affaires de Michelin a reculé de 14,2%, à 3,5 milliards d'euros. Les volumes de ventes ont chuté de 24,4% et l'effet positif du mix-prix (+11%) et des devises (+2,2%) n'a pu compenser cette baisse.

Que ce soit dans les pneus de première monte, de remplacement, du tourisme camionnette ou des poids lourds, la demande a sensiblement reculé. L'exemple le plus frappant est celui des ventes de pneumatiques de première monte pour les poids lourds en Europe. Elles ont fondu de 62,4% sur le trimestre.

Au deuxième trimestre, Michelin bénéficiera de la baisse des cours des matières premières et du début de stabilisation des stocks. Sans surprise, la priorité sera donnée à la réduction des coûts et la gestion de la trésorerie. Le site américain BFGoodrich d'Opelika, dans l'Alabama, sera fermé en octobre. Les charges de restructuration résultant de cette décision sont estimées à environ 120 millions d'euros. L'enveloppe annuelle d'investissements sera réduite à 700 millions d'euros. Michelin se dit d'ailleurs « en bonne voie pour atteindre son objectif de génération de cash flow libre positif en 2009 ».

L'analyse. Le chiffre d'affaires trimestriel de Michelin n'est pas une surprise. Le marché du pneumatique fait partie des premières victimes de la crise économique et financière. Le groupe de Clermont-Ferrand a mis en œuvre les mesures nécessaires à la réduction des coûts mais cela transparaîtra-t-il dans les comptes. En effet, il se pourrait bien que l'effet de ces mesures soit masqué par la chute des ventes. La direction de Michelin se montre des plus prudentes en ce qui concerne le redressement du secteur. « Les marchés mondiaux du pneumatique ne devraient se redresser que très progressivement », estime-t-elle.

2009 sera de nouveau une année difficile pour le groupe. Nous demeurons à l'écart de la valeur.

www.investir.fr - Céline Panteix - 28/04/2009

MICHELIN : Inquiétudes...

France 3 Clermont-Ferrand du 23/04/2009

Michelin: la CGT craint un plan social

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La CGT du groupe clermontois de pneumatiques dénonce la multiplication des mesures de chômage partiel
Le syndicat critique la "précipitation de la direction" pour négocier un accord de méthode qui, selon elle, prépare un plan social.

Touché de plein fouet par la crise, le groupe a mis en place depuis fin 2008 des mesures pour réduire l'activité dans la plupart de ses sites et demandé au personnel de prendre leurs jours de RTT ou de congés payés.

"Selon la direction, ces mesures sont activées pour diminuer les stocks. Ce n'est pas du tout l'avis des syndicats. On fait payer aux salariés les conséquences de la crise alors qu'ils n'y  sont pour rien", a estimé Michel Chevalier, délégué syndical central du groupe, lors d'une conférence de presse. "Selon la direction, ces mesures sont activées pour diminuer les stocks. Or, les ateliers mis au chômage partiel fabriquent pour certains des produits que  les clients demandent", a-t-il ajouté.

Une ultime réunion est prévue le 15 mai avant l'assemblée générale des actionnaires à Clermont-Ferrand, où travaillent 11.800 salariés.  Un document de travail transmis aux organisations syndicales dans le cadre de ces négociations prévoit des mesures d'accompagnement (formation, aide à la recherche de logement, soutien à la construction  d'un nouveau projet, etc.) "dans le cas où l'entreprise aurait à conduire des  restructurations". Il évoque également le "contenu d'un plan de sauvegarde de l'emploi dans le  cas d'une réorganisation qui conduirait à des licenciements économiques".

Pour la direction, ce dispositif fait partie d'un "package" décidé avant la crise dans le cadre de la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences), qui a déjà fait l'objet d'un accord signé par la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC. Fin mars, le cogérant de Michelin, Michel Rollier, avait assuré fin mars qu'il n'y avait pas de décision de plan social prévu.

www.france3.fr - 23/04/2009

Michelin ferme une usine aux États-Unis

Sur fond de crise, le groupe poursuit la réorganisation de son outil de production.


Triste fin de week-end de Pâ­ques pour un millier de salariés américains de Michelin. Le ­grou­pe a annoncé lundi soir la fermeture le 31 octobre de son usine BFGoodrich d'Opelika, en Alabama. Une partie de la production de pneus tourisme-­ camionnette d'Opelika sera transférée dans les deux autres usines BFGoodrich américaines du groupe, en Alabama et dans l'Indiana, dans un souci de «rationalisation» et d'«optimisation» de la production.

Si cette décision s'explique par le contexte économique actuel, elle s'inscrit aussi dans la stratégie du groupe. Depuis plusieurs années, Bibendum s'attelle à «muscler l'Ouest et développer l'Est» pour reprendre les termes employés par feu Édouard Michelin. «Nous cherchons à améliorer la compétitivité de nos usines à l'Ouest pour y maintenir nos productions», explique une porte-parole de Michelin.

Cette stratégie passe donc par la fermeture de sites… à l'Ouest, souvent dans le but de regrouper les productions. Fin octobre, en Italie, Michelin a ainsi annoncé l'arrêt de l'un de ses ateliers de Turin et augmenté la production de Cuneo (Italie). En France, le site de Kleber à Toul fermera ses portes cette année, comme annoncé il y a dix-huit mois.

La demande s'effondre


La crise actuelle et «l'effondrement de la demande» que Michelin ne voit «pas rebondir à court terme» motivent aussi la restructuration américaine. Positionnées sur le milieu de gamme, BFGoodrich et Uniroyal, les deux marques fabriquées à Opelika, souffrent davantage de la récession, tandis que les consommateurs privilégient le bas ou le haut de gamme. Ainsi, la marque Michelin résiste plutôt bien, voire gagne des parts de marché. Le groupe entend d'ailleurs défendre son image de marque aux États-Unis, où il est perçu comme une marque locale.

Michelin (dite Micheline Ty­res à l'américaine) possède 19 usines en Amérique du Nord et y emploie quelque 22 600 personnes (sur 121 000 dans le monde). Une partie des «Bibs» d'Opelika aura des propositions de postes en reclassement. Les autres percevront des indemnités de départ calculées en fonction de leur ancienneté.

En outre, Michelin Développement (la Side en France), filiale dévolue à la réindustrialisation des bassins d'emplois où le ­groupe est implanté, pourrait participer à l'installation de nouvelles entreprises à Opelika, notamment grâce à l'attribution de prêts à taux bonifiés. Le détail des mesures mises en place par le groupe devrait être dévoilé dans les prochaines semaines.

www.marches.lefigaro.fr - Elsa Bembaron - 15/04/2009


Michelin : fermeture d'une usine aux Etats-Unis

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Les choses se précisent ... Alors que le patron du fabricant italien Pirelli Tyre a récemment estimé que le marché européen du pneumatique pourrait chuter de 10% cette année, la situation outre-atlantique n'arrange rien à l'affaire. Les risques de faillite des géants GM et Chrysler n'étant pas faits pour rassurer acheteurs et investisseurs ...

La filiale américaine du groupe de pneumatiques Michelin a annoncé lundi la fermeture d'ici au 31 octobre 2009 de l'usine BF Goodrich d'Opelika.

"Les consommateurs conduisent moins, achètent moins de véhicules et retardent l'achat de pneus de remplacement. La chute dramatique de la demande a créé une surcapacité importante sur le marché des pneus américains que Michelin ne voit pas rebondir à court terme", a tenté d'expliquer la société dans un communiqué.

La Rubber Manufacturers Association (association de l'industrie du caoutchouc) prévoit pour sa part que le volume des ventes de pneumatiques en Amérique du Nord devrait baisser en 2009 pour la deuxième année consécutive.

Or, la stratégie actuelle du groupe consiste à fabriquer les pneus au plus près des zones de commercialisation. Résultat des courses : plus de 85 % des pneus Michelin vendus en Amérique du Nord sont produits localement.

Le site BFGoodrich d'Opelika fabrique quant à lui des pneumatiques pour voitures de tourisme de marque BFGoodrich et Uniroyal. Il emploie actuellement environ 1 000 salariés et contractuels. La production sera transférée vers les sites BFGoodrich de Tuscaloosa, en Alabama et de Ft. Wayne, dans l'Indiana.

L'objectif affiché par Michelin est d'optimiser l'utilisation des capacités des autres sites Michelin et BFGoodrich en Amérique du Nord, dans le but "d'accélér les efforts actuels en faveur de la réduction des coûts et de l'amélioration de la compétitivité".

Michelin a par ailleurs précisé qu'il allait collaborer avec les agences gouvernementales, les communautés et les représentants syndicaux pour définir les mesures d'accompagnement les plus adaptées pour les personnes concernées (indemnités de licenciements et autres).

"Les décisions de ce type, qui affectent la vie de nos collaborateurs, sont les plus difficiles à prendre, déclare Dick Wilkerson, Président de Michelin North America. Cette mesure est pourtant nécessaire à la pérennité et à la compétitivité de Michelin North America. Cette crise exceptionnelle appelle des décisions exceptionnelles."

Fin mars, Michel Rollier, patron de Michelin avait indiqué que "pour l'heure, nous ne répondons pas à la crise en fermant définitivement des usines mais en les arrêtant ponctuellement". "Aujourd'hui, il n'y a pas de décision de plan social prévu en France ", avait-il poursuivi.

Alors ? demain et aux USA ? .... Uniquement ?

www.leblogfinance.com - Elisabeth Studer - 14/04/2009


Michelin licencie aux États-Unis 

Une usine fermée. Mille emplois supprimés. De l'autre côté de l'Atlantique aussi, les fabricants de pneus sont à la peine.


Si à Vannes ou Cholet, c'est chômage technique de rigueur pour un millier d'employés, aux États-Unis, Michelin ferme carrément son usine d'Opelika (Alabama). 1 000 salariés se retrouvent sur le carreau.

Dick Wilkerson, président de Michelin Amérique du Nord, parle d'une décision « difficile à prendre » et « prise sans plaisir »...

Beaucoup d'employés de l'usine d'Opelika ont été avertis chez eux, pendant le week-end pascal. On leur a demandé, peu avant 10 h 30, lundi, de se rendre « pour information » à la salle de conférence du proche hôtel Mariott.

Là, ils ont appris, en un quart d'heure, de la bouche d'un directeur exécutif de Michelin, la fermeture de leur usine, fin octobre.

Opelika produit des pneus de marques BF Goodrich et Uniroyal pour les voitures particulières. Sa production sera transférée dans deux autres usines Michelin, à Tuscaloosa (Alabama) et Fort Wayne (Indiana). Selon les syndicats, les salariés mis sur la touche seront prioritaires pour intégrer l'une de ces deux usines, Tuscaloosa étant actuellement « à court de personnel ».

D'autre part, les employés ayant travaillé vingt-trois ans dans l'usine pourront partir en pré-retraite en conservant leur couverture maladie. Les plus de 55 ans ayant au moins cinq ans d'ancienneté bénéficieront des mêmes conditions.

Michelin Amérique du Nord, dont le siège se trouve à Greenville (Caroline du Sud), emploie 22 600 personnes, outre-Atlantique, dans 19 usines réparties dans 17 villes différentes.

www.ouest-france.fr - 15/04/2009


Lock-out en Thaïlande : les travailleurs de Michelin tyrannisés pour s'être syndiqués

                                                                              Les travailleurs Thailandais de Michelin

ICEM : Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l'énergie, des mines

L'ICEM est intervenue dans un conflit déclenché à titre de représailles par Michelin à la grande usine de pneus Laem Chabang, dans la province de Chonburi, en Thaïlande. Notre fédération et son affiliée française CFDT ont porté l'affaire devant le comité d'entreprise européen de Michelin et le directeur du groupe, Jean-Dominique Senard, lors d'une réunion du CEE, le 31 mars, à Vitoria-Gasteiz, en Espagne.

La situation en Thaïlande est grave. Le 25 mars, la direction locale a interdit l'accès à 383 travailleurs qui refusaient de dénoncer une pétition qui avait circulé deux semaines auparavant. Celle-ci demandait à la direction de ne pas imposer unilatéralement des baisses de salaires de 13% et de consulter les représentants du personnel à propos des effets de la crise du marché du pneu.

La pétition invitait aussi la direction de Laem Chabang à rechercher ensemble des solutions plutôt qu'à dicter ses conditions de manière unilatérale. Elle lui demandait aussi de ne plus forcer les travailleurs à signer des documents disant accepter les baisses de salaire et à arrêter de persécuter ceux qui refusaient.

La direction de Michelin a répliqué en suspendant huit représentants des travailleurs et en imposant une baisse de 35% des salaires de ceux qui refusaient de désavouer la pétition. Elle a aussi ramené la durée de leur congé annuel à six jours. Ensuite, le 25 mars, elle a déclenché un lock-out contre 383 des 458 signataires de la pétition.

"C'est là une mesure extrême et brutale contre des employés loyaux d'une entreprise qui espère se remettre ainsi de la crise économique mondiale," a déclaré le Secrétaire général de l'ICEM, Manfred Warda. "Nous n'avons d'autre choix que de demander au comité d'entreprise européen d'intervenir. Nous voulons aussi que les travailleurs du caoutchouc du monde entier sachent et exigent que Michelin annule cette sanction aux allures de représailles."

Les travailleurs du pneu de Laem Chabang tentent, depuis février, d'adhérer au Syndicat des travailleurs du pétrole et de la chimie (PCFT) affilié à l'ICEM. C'est leur deuxième tentative pour s'organiser en dix ans.

L'usine emploie 1.500 personnes et fabrique des pneus pour voitures et utilitaires légers. Michelin a deux autres unités de production en Thaïlande; celle de Nong Khae, dans la province de Saraburi, emploie 1.300 personnes et celle de Phra Padaeng, dans la province de Samut Prakarn, en emploie 1.500. Le personnel de la dernière est représenté en majorité par le PCFT. Les trois usines sont la propriété à 90% de Michelin, les 10% restants étant détenus par le holding Siam Cement Group.

www.icem.org/fr/78-ICEM-InBrief/3116-Lock-out-en-Thaïlande - 06/04/2009



Michelin : les Carmes... Congés forcés

France3 Clermont-Ferrand du 06/04/2009

MICHELIN : la crise

France3 12//13 Auvergne du 06/04/2009

Emploi - Chômage technique chez Michelin

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Tout un symbole. Michelin est frappé à son tour par la crise. Carnet de commandes vide, l'usine auvergnate ferme tous les services de son siège à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) à compter d'aujourd'hui et jusqu'au 17 avril. Les 14.000 personnes du site sont concernées, sauf le personnel posté, mis en congé d'office.
Créée en 1889 par les frères Michelin, l'entreprise du Bibendum subit elle aussi les effets secondaires de la crise financière. Le numéro deux mondial du pneumatique tente de faire face en excluant tout plan de licenciements, comme l'a souligné son président Michel Rollier, lors de l'ouverture au public du musée de l'entreprise – baptisé « l'aventure Michelin » – le 31 mars dernier.

Problèmes financiers


Le groupe a annoncé une baisse spectaculaire de 53,8 % de son bénéfice net, à 357 millions d'euros en 2007. En pleine tourmente financière, Michelin fait également l'objet d'une enquête de la justice française sur une éventuelle fraude fiscale. Le manufacturier est soupçonné de détenir un compte au Liechtenstein par l'intermédiaire d'entités susceptibles de lui être rattachées. Des accusations qui visent également les groupes Adidas et Total. En résumé, Bibendum traverse une mauvaise passe.

www.francesoir.fr - Mylène Andrieux - 06/04/2009

Adidas, Michelin et Total : l'enquête préliminaire est ouverte

Le procureur de la République de Paris a choisi d'agir vite. Jean-Claude Marin a ouvert, hier, une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale » visant les groupes Michelin, Adidas et Elf, aujourd'hui propriété de Total. Comme « le Parisien »-« Aujourd'hui en France » le révélait mardi, les investigations porteront sur des comptes bancaires au Liechtenstein, détenus par des fondations supposées liées aux trois sociétés incriminées.

L'enquête a été confiée au Service national des douanes judiciaires (SNDJ). Les douaniers vont devoir désormais vérifier à quoi ont servi les fondations et leurs comptes bancaires. Ils devront notamment déterminer l'importance des mouvements de fonds mais surtout découvrir l'origine et la destination de l'argent.
Il apparaît pour l'instant que la mystérieuse fondation Copa, qui serait liée à Michelin, a utilisé jusqu'en 2005 au moins les sommes placées au Liechtenstein. Du côté de Total, un porte-parole a expliqué hier qu'Elf Trading, visée par la dénonciation de Bercy, avait pris le nom de Totsa en 2003 et qu'elle était basée à Genève. « C'est une société du groupe, a-t-il ajouté, et Total assumera sa responsabilité. » Enfin, concernant Adidas, les six fondations citées dans la procédure judiciaire intéresseraient « un des membres de la famille fondatrice du groupe », a précisé une source proche du dossier.
Les trois groupes industriels avaient-ils connaissance de l'existence de ces comptes au Liechtenstein, paradis fiscal et judiciaire, ou pouvaient-ils l'ignorer ? Voila l'enjeu de cette enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale », un délit dont la prescription est illimitée.

www.leparisien.fr - 02/04/2009

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire...

France3 12/13 Auvergne du 01/04/2009

Michelin, Total-Elf et Adidas dans le collimateur fiscal de la Justice

La saga des fraudes fiscales au Liechtenstein, qui jusqu'ici concernait essentiellement des entreprises allemandes, s'est enrichie d'un nouveau chapitre avec l'ouverture ce matin par la Justice française d'une enquête préliminaire dirigée vers des fondations et trusts qui pourraient être liées à Michelin, l'ex-Elf (aujourd'hui Total) et Adidas. Information révélée mardi matin par Le Parisien¸ Bercy a transmis le dossier en décembre au parquet de Paris. Un dossier sous forme de dénonciations concernant des mouvements de fonds atypiques dans un « paradis fiscal et judiciaire ». Un sujet au cœur du G20 qui s'ouvre jeudi à Londres.

Parmi les fondations visées, Copa pourrait être liée à Michelin et Elf Trading SA, société rebaptisée Totsa en 2003 est bien une filiale du pétrolier Total. Pour le cas Adidas, six fondations pourraient concerner un des membres de la famille fondatrice du groupe. « Accoler ces entités aux sociétés Michelin, Elf et Adidas elles-mêmes est prématuré, voire aventureux » à ce stade de l'enquête, a toutefois précisé une source judiciaire. Des particuliers seraient les bénéficiaires finaux de ces fondations et trusts.

L'enquête, qui devra obtenir la collaboration judiciaire du Liechtenstein, devra déterminer si les mouvements de fonds se sont poursuivis au-delà de la période signalée dans le document transmis par Bercy, si les comptes sont toujours ouverts et si ces entités ont commis une infraction pénale, ou simplement fiscale. En effet, une fraude fiscale ne peut être poursuivie par la justice que durant les trois ans qui suivent l'année où l'argent aurait dû être déclaré, alors qu'une infraction pénale (comme le blanchiment de fraude fiscale) est imprescriptible.

www.usinenouvelle.com - M.M. - 01/04/2009

Michelin : Personnel dans l'attente...

France3 Clermont-Ferrand du 01/04/2009

Désaccord de méthode chez Michelin

Clermont-Ferrand . Chez l'équipementier, crise oblige, les personnels sont malmenés : congés imposés, chômage partiel, fermeture d'ateliers. Le spectre de la restructuration et des licenciements plane sur la capitale auvergnate.


À l'ombre du stade Marcel-Michelin, sur le site historique clermontois de Cataroux, le musée L'Aventure Michelin ouvre aujourd'hui ses portes au grand public. Dans le hall d'entrée, preuves du savoir-faire et de l'inventivité de la manufacture, un biplan jaune vif Breguet, construit par Michelin en 1917, et une micheline de Madagascar de 1930, montée sur pneumatiques bien sûr, accueillent le visiteur pour l'emmener jusqu'aux trouvailles les plus récentes, préfigurant l'automobile intelligente et écologique de demain. Un événement qui devrait réjouir les 11 109 salariés clermontois de la multinationale ? Pas vraiment. Jacques Chambon, secrétaire du syndicat CGT du site, exprime ses craintes : « Dans tous les coins de France où on a fermé les mines, on trouve un musée pour rappeler le passé industrieux. C'est ce qui nous attend ? »

Excès de pessimisme ?


Le syndicaliste n'est pas le seul à s'inquiéter dans les quatre sites Michelin de la capitale auvergnate. Ici, comme dans toutes les usines du groupe de par le monde, depuis des mois, la direction multiplie les mesures de réduction de production. L'année 2008 s'est terminée sur un recul des volumes vendus de 2,9 % le dernier trimestre, accusant une chute vertigineuse de 16 %. La tendance ne se serait pas améliorée pendant les premiers mois de cette année : - 20 % sur le marché des pneus poids lourds, - 5 % pour le pneu tourisme. Un frémissement sur le marché du remplacement - 80 % des ventes pour Michelin - serait espéré pour le deuxième semestre 2009. En attendant, tout est bon pour éponger les stocks : congés et RTT imposés, chômage partiel, arrêt total de production dans certains ateliers… Les agents encaissent les coups sans broncher. Trop contents d'échapper au sort de leurs collègues de Continental Clairoix après ceux de Kléber et Wolber ?

un « accord de méthode »


Mais la semaine dernière, se souvenant opportunément d'un accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, signé par certains représentants syndicaux l'an dernier, la direction sortait de sa manche un « accord de méthode » à discuter avec les syndicats. L'inquiétude a encore grimpé d'un cran. Deux autres réunions sont programmées en avril et en mai. Quasiment en même temps, au cours d'un comité d'entreprise, les services centraux du groupe ont appris qu'ils seront d'office en congés entre le 6 avril et le 17 avril. Au siège clermontois, on n'avait jamais vu ça. Il n'y a guère que les hévéas de la serre tropicale trônant devant le siège social de la multinationale à se porter aujourd'hui comme un charme.

Côté syndical, l'accord de méthode ne passe pas. Hervé Carrusca, de FO, veut bien comprendre que la crise de l'automobile ait des conséquences pour une entreprise « mono-industrie » comme Michelin, mais l'éventualité de licenciements économiques - ce que dément la direction pour l'instant - l'inquiète fortement. Cyrille Poughon, de la CFDT, a, lui, entendu la direction annoncer ouvertement des restructurations en France et envisager de futurs licenciements. « Ce qui est insoutenable, c'est qu'on ne sait pas quand, pas où, et qui est concerné. Ce manque d'informations rend la situation difficile à gérer. Il n'y a pas d'échanges, pas de négociations. Nous ne sommes pas prêts à signer. »

Pour Philippe Salles, de SUD, la direction tient « un double discours », « joue un double jeu ». « Elle fait pression pour nous amener à signer un accord qui serait plus favorable que la loi mais elle nous met un couteau sous la gorge : vous voulez que les gens partent avec moins ? La situation est ambiguë, ils cherchent à nous mettre en porte-à-faux vis-à-vis des salariés. Sur le site de Ladoux, la note qui annonce le blocage de la cinquième semaine de congés stipule bien qu'il s'agit du dernier acte avant le chômage technique. Là où, hier, ils présentaient les périodes de professionnalisation comme alternative au chômage partiel, elles s'additionnent aujourd'hui. Le comble, c'est que dans certains services, le chômage technique n'a aucune relation avec une quelconque baisse dé ! Ça a pour seule vertu de calmer les unités de production touchées par le chômage. »

pas de remous, pas de vagues


Devant l'entrée principale du site de Cataroux, dans le petit café-restaurant qui sert de base arrière aux syndicalistes CGT, pas un des hommes présents ne trouve un quelconque intérêt à cet accord de méthode. La ficelle de la direction est trop grosse : elle cherche à tout prix à associer les syndicats à sa démarche. « Elle est prête à nous donner des moyens pour aller vite, à donner des heures, même à nous payer un expert. Elle cherche à avoir toutes les signatures pour éviter d'avoir à ouvrir le livre IV, pour ne pas avoir à annoncer de plan social. Elle ne veut pas de remous, pas de vagues. Elle ne délivre aucune information claire sur ses intentions et, surtout, elle garde les mains libres pour agir comme bon lui semble sur tel ou tel site », estime Jean-Michel Gilles, délégué syndical.

De l'avis de tous, l'accord de méthode colle trop bien avec la méthode Michelin. Depuis vingt ans, l'entreprise a réussi à se débarrasser des deux tiers de son effectif clermontois sans bruit, sans plan social, sans fermer brutalement une usine. Et en répétant à l'envi son slogan préféré : jamais de licenciement. Jacques Chambon précise : « Ils agissent avec des mesures d'agent, en utilisant tous les dispositifs de départ en préretraite ou en passant par le biais de mutation. La direction est prête à payer pendant deux ans les employés pour qu'ils partent à cinquante-huit ans. La loi de modernisation sociale a ouvert cette possibilité par rupture conventionnelle du contrat de travail. Pour gagner des gains de productivité, Michelin pousse ses agents à partir. Les gars en ont tellement marre qu'ils ne demandent pas mieux. Le drame, c'est qu'ils ne sont pas remplacés. Il n'y aura aucune embauche d'agent en 2009. L'objectif 2010 à Clermont vise 11 000 salariés à cette date ; fin 2008, nous étions 11 109. Jusqu'où iront-ils ? »

L'accord de méthode cadre parfaitement avec la cure d'austérité que la direction veut imposer en douceur à ses employés. Il permet aussi bien de prévoir les conditions de négociation d'un plan de sauvegarde de l'emploi que de l'éviter en mettant en place des actions de mobilité professionnelle et géographique au sein du groupe, ou en fixant les conditions de départ en cas de suppressions de postes. En fait, il peut faire fondre l'effectif en évitant les réactions que font naître la plupart des annonces de plans de sauvegarde de l'emploi.

Déjà, l'étendue réelle du traitement qu'inflige la direction à ses employés échappe en partie aux syndicalistes. Dans un même service, une moitié de l'effectif peut être condamnée au chômage partiel quand l'autre y échappe miraculeusement. Pour connaître l'ampleur des dégâts, la CGT a dû, en comité d'entreprise, demander qu'un bilan soit fait, mois par mois, du nombre d'heures chômées, du nombre de salariés touchés, et du montant de la perte de salaire qui en résulte. Ce qui n'a pas échappé aux militants syndicaux, par contre, c'est la disparition, depuis septembre-octobre dernier, de tous les intérimaires, de tous les CDD. La direction a fait savoir aussi que, cette année, les enfants du personnel ne seront pas les bienvenus à Pâques et l'été prochain.

mieux vaut rire que pleurer


Autour de la table, la discussion s'anime quand est abordée la question de la durée de travail. Quel que soit le ralentissement de l'activité, les équipes continuent à faire les 3 × 8, les 40 heures, et même 48 heures quand les ouvriers sont du matin. Et tout cela alors que l'entreprise est régie par un accord sur les 35 heures. Le problème, c'est qu'il stipule que le travail s'organise sur la base d'un forfait de deux cent quatorze jours travaillés par an. À l'évocation du concept de « compte épargne temps négatif », auquel les employés ont échappé pour l'instant, l'hilarité - mieux vaut rire que pleurer - gagne l'assistance. Jacques Chambon explique : « Avec ce système, on pouvait chômer pendant quinze jours en 2009 tout en étant payé normalement. Mais, pendant les trois années suivantes, tu remboursais cinq jours par an. Et pourquoi pas le samedi ou le dimanche ! La CFDT et la CGC ont jugé que ça pouvait être un moindre mal. » Une flexibilité qui répond à l'exigence du cogérant de Michelin, Michel Rollier, de produire plus avec moins de personnes, d'accroître la productivité bien au-delà de 3 % ou 4 % par an.

Ces gains de productivité, ils sont attendus quasiment immédiatement dans le domaine de la recherche. La réorganisation du système, mise en place en 2008 pour aboutir en 2010, prévoit de passer de cent vingts mois à soixante mois pour la mise au point de nouveau pneu poids lourds ; de soixante mois à trente mois pour la production d'un nouveau pneu tourisme. Le délai pour créer un pneu pour un nouveau véhicule à la demande du constructeur - tenant compte des charges, du design, etc. - resterait de cinquante mois. Deux ans pour parvenir à ce résultat laissent songeur les syndicalistes.

Mais ce qui révolte les cégétistes, c'est de savoir qu'en 2008, la manufacture a dégagé 357 millions d'euros de bénéfices et que la direction a annoncé vouloir emprunter 150 millions pour servir les dividendes aux actionnaires. C'est de savoir aussi que Michel Rollier a touché, en 2008, 4,23 millions d'euros de rémunération. C'est-à-dire deux cent trente-cinq années de salaire d'un coefficient 185 avec trente années d'ancienneté dans la maison. Chiffres qui rendent la cure d'amaigrissement des investissements prévue - de 1,2 milliard d'euros en 2008 à 700 millions cette année - difficilement admissible.

Il ne manquerait plus que cette austérité mette en danger, par exemple, l'accord avec Valeo pour réaliser le véhicule du futur. Un projet qui enchante les syndicalistes : « Il faut le faire ici, on a la place, le savoir-faire… Ce ne serait pas la première fois qu'on aurait à gérer des changements industriels. On peut assurer. »

www.humanite.fr - Dany Stive - 31/03/2009

Michelin : pas de plan social dans les tablettes ... aujourd'hui

Une telle annonce devrait-elle rassurer ou faire froid dans le dos ? ... That's the question ... Michel Rollier, gérant de Michelin affirme dans un entretien au quotidien régional La Montagne à paraître mercredi que le groupe de pneumatiques clermontois n'a pas prévu de recourir à un plan social.

Aujourd'hui .. prend toutefois la peine de préciser le dirigeant. Quant à l'avenir ... nul ne semble savoir de quoi demain sera fait ...


"Pour l'heure, nous ne répondons pas à la crise en fermant définitivement des usines mais en les arrêtant ponctuellement. Aujourd'hui, il n'y a pas de décision de plan social prévu en France", a ainsi déclaré M. Rollier.

Précisons que ses propos font suite aux actuelles discussions menées avec les syndicats par la direction concernant un accord de méthode. Ces derniers y voient les prémices d'un plan social et des licenciements.

Il y a quelques jours à peine, le correspondant local du journal l'Usine Nouvelle à Clermont-Ferrand évoquait pour sa part le spectre de suppressions d'emplois, considérant cet accord de méthode comme un « cadre pour mieux négocier un éventuel plan social ».

Pas de fumée sans feu ?


Notons tout de même que Michel Rollier n'a pas écarté la fermeture d'usine sur le « long terme » , estimant que le groupe se devait de s' "adapter en permanence à la concurrence".

Tout en ajoutant avoir d'ores et déjà indiqué aux syndicats "que, dans le futur, s'il devait y avoir des réorganisations, cela se ferait dans le cadre d'un accord négocié au préalable". L'objectif clairement affiché étant de "garder une position de leader".

Pour avril et mai, Michelin prévoit dès maintenant de nouvelles "réduction d'activité et de mise à l'arrêt d'un certain nombre d'usines". Du chômage partiel, "à des degrés très divers selon les pays et les usines" est donc à prévoir. "Pour la première fois, tous les services groupe du siège sont tenus de poser leur cinquième semaine de congés entre le 6 et le 17 avril", vient même d'annoncer la direction lors d'un comité d'établissement, vendredi 20 mars.

"Tous les secteurs sont touchés, notamment le pneu tourisme-camionnette et le pneu poids lourd, confirme la direction. Nous ajustons la production au cas par cas, usine par usine, atelier par atelier" précise par ailleurs le groupe.

Jugeant "considérable" l'ampleur de la crise, M. Rollier assure que Michelin la "traversera à condition de ne pas faire d'erreurs". Propos qui pourraient tout de même sembler bien effrayants à moins qu'ils ne soient prononcés pour tenter de justifier d'éventuelles mesures « draconiennes » en terme d'emplois.

Le patron du groupe de pneumatiques estime toutefois que la situation devrait se stabiliser d'ici l'été, tablant sur la reconstitution des stocks de distributeurs pour justifier l'ébauche d'une reprise qui ne devrait pas véritablement voir le jour avant 2010 selon lui.

En attendant... les salariés des trois usines de Michelin en Roumanie vont bénéficier d'une augmentation salariale de 5%, dans le cadre du contrat collectif de travail conclu pour l'année 2009. Le leader syndical de l'usine de Zalau (nord-ouest), Teodor Jecan, s'est déclaré particulièrement ravi "d'un accord conclu en temps de crise", précisant que l'augmentation serait de 3% dès le mois de mars puis 2% à partir de juillet.

Selon M. Jecan, le nouveau contrat prévoit également une indemnisation de 15 mois de salaires en cas de licenciement. Cet accord intervient alors que l'usine Silvania de Zalau, qui fabrique des pneus pour poids-lourds et emploie 1.400 personnes, doit reprendre mercredi pleinement sa production qui avait été stoppée durant 18 jours non consécutifs en mars.

Sources : AFP, La Montagne, Usine Nouvelle
www.leblogfinance.com - Elisabeth Studer - 01/04/2009


"Pas de plan social prévu" chez Michelin 

"Aujourd'hui, il n'y a pas de décision de plan social prévu" chez Michelin, a affirmé Michel Rollier, gérant du groupe de pneumatiques clermontois, dans un entretien au quotidien régional La Montagne à paraître demain.

"Pour l'heure, nous ne répondons pas à la crise en fermant définitivement des usines mais en les arrêtant ponctuellement. Aujourd'hui, il n'y a pas de décision de plan social prévu en France", déclare M. Rollier.

La direction du groupe discute actuellement d'un accord de méthode avec les syndicats qui y voient un prélude à un plan social et à des licenciements.

Toutefois, "sur le long terme, on ne peut pas dire qu'il n'y aura jamais plus de fermeture d'usine car nous devons nous adapter en permanence à la concurrence", ajoute le dirigeant dont l'objectif est de "garder une position de leader".

www.lefigaro.fr - 31/03/2009

Pas d'enquête préliminaire contre Michelin, Total et Adidas, selon le Parquet

L'affaire, révélée par le Parisien, repose sur un signalement de Bercy pour blanchiment de fraude fiscale. Pour l'instant, l'affaire est étudiée par le pôle financier. Sans qu'il soit question, ce mardi après midi, d'enquête préliminaire.


L'affaire de blanchiment pour fraude fiscale mettant en cause Michelin, Total et Adidas, selon le Parisien de ce mardi 31 mars, prend une tournure moins dramatique pour les groupes concernés. Le Parquet de Paris, contacté par latribune.fr, confirme bien avoir reçu un signalement de la part de Bercy, sur la base de l'article 40 du code de procédure pénale qui oblige tout fonctionnaire à dénoncer les faits délictueux dont il est saisi à la justice.

Cependant, ce signalement ne met pas en cause les groupes en tant que tels mais des personnes pouvant avoir un lien entre les sociétés et une banque du Lichtenstein, citée dans le signalement de Bercy. Par ailleurs, la procédure est loin d'en être au stade de l'enquête préliminaire, selon le Parquet de Paris. Le signalement est pour l'instant à l'étude au pôle financier. Ce ne sera qu'après cette étude que la décision sera prise d'une enquête préliminaire et de la désignation d'un service d'enquête pour la mener.

Eric Woerth a confirmé ce mardi sur LCI que le ministère "avait transmis à la justice trois dossiers" tout en refusant à "infirmer ni confirmer le nom des entreprises citées par le Parisien". Michelin et Total ont formellement démenti les informations du Parisien.

Ces réactions interviennent à la suite de révélations du Parisien selon qui une enquête préliminaire allait être ouverte contre Total et Michelin par le parquet de Paris, à la demande de Bercy, pour "blanchiment de fraude fiscale". Le quotidien indique que cette affaire fait suite à l'enquête au long cours menée, depuis plus d'un an, pour connaître les entreprises qui ont caché de l'argent dans des fondations opaques de la principauté du Lichtenstein.

Débutée avec les révélations d'un informateur des services de renseignement allemands travaillant au sein de la banque LGT basée à Lichtenstein, poursuivie le 14 février 2008 par l'ouverture d'une enquête contre le patron de la Bundespost, l'affaire rebondit en France. Le 26 février, Bercy reçoit une liste de 200 noms de citoyens français soupçonnés d'évasion fiscale, pour un montant estimé par Eric Woerth à 1 milliard d'euros. L'enquête est alors menée par la Direction générale des finances publiques (DGFP) dans le plus grand secret. Le journal assure qu'une soixantaine de groupes seraient concernés par cette enquête mais que la plupart seraient en train de négocier. Certains d'entre eux acceptant de payer leurs dettes fiscales majorées de pénalités.

C'est donc la DGFP qui, selon le Parisien de ce mardi, a transmis au procureur de la république de Paris la liste des fondations liées à Michelin et Total, mais aussi Adidas. C'est le cas de la fondation Copa qui serait liée au groupe Michelin et de la fondation Elf trading SA que Total a héritée de Elf après la fusion avec les deux groupes pétroliers. Ces deux fondations auraient utilisé à des fins frauduleuses les comptes de la banque LGT.

La réaction des deux groupes mis en cause est nette. Total dément "formellement" avoir une fondation Elf Trading au Liechtenstein qui lui servirait "à faire du blanchiment d'argent". Le groupe Michelin "dément formellement les informations parues dans l'édition du 31 mars du Parisien". Il "ne détient aucune fondation Copa et ne possède aucun compte au Liechtenstein dans la banque LGT".

Interrogé sur ce qu'il attendait de la justice dans cette affaire, Eric Woerth a répondu qu'il souhaitait obtenir "la vérité, sur la manière dont ça s'est passé, sur d'où est venu l'argent sur ces trois affaires (...) et in fine sur le plan fiscal, bien évidemment la récupération des impôts qui ont été édulcorés et des pénalités".

www.latribune.fr - Pascal Junghans - 31/03/2009

Soupçons de "blanchiment de fraude fiscale" pour Elf, Michelin et Adidas

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Le parquet de Paris a reçu une dénonciation du ministère des Finances sur une éventuelle fraude fiscale qu'auraient pu commettre les groupes Michelin, Elf et Adidas. Cette transmission d'informations de la Direction générale des finances publiques (DGFP) a été effectuée mi-décembre 2008, selon le parquet, confirmant une information révélée mardi par Le Parisien/Aujourd'hui en France . Une telle investigation "devra déterminer la qualification précise de l'infraction", selon cette source, n'excluant pas un éventuel "blanchiment de fraude fiscale".


Le parquet a précisé que les éléments transmis par Bercy étaient "à l'étude" avant l'ouverture d'une enquête préliminaire, dont l'échéance n'a pas été précisée. D'après les services du ministère des Finances, qui ont "passé au crible les comptes incriminés", les faits n'auraient rien à voir avec une banale évasion fiscale, mais seraient "susceptibles de recevoir une autre qualification pénale". Les trois dossiers cités représenteraient "une part importante du milliard d'euros" en jeu dans la fraude fiscale dénoncée au Liechtenstein, ce micro-État souvent considéré comme un paradis fiscal.


L'équipementier de pneumatiques français Michelin a démenti posséder une fondation dénommée Copa et un compte dans la banque LGT au Liechtenstein, mentionnée dans la liste. Total, qui a fusionné avec Elf en 2000, a également démenti "formellement" avoir une fondation Elf Trading au Liechtenstein qui lui servirait à "faire du blanchiment d'argent". "Nous n'avons aucune activité au Liechtenstein, hormis deux stations-service", a poursuivi une porte-parole. Quant à Adidas, il s'est borné à indiquer n'avoir reçu aucune demande de la part de la justice française concernant une affaire de fraude fiscale. "Nous rejetons toute spéculation à ce sujet", précise l'équipementier sportif allemand.

Le ministre du Budget Éric Woerth a évalué en février 2008 à environ un milliard d'euros le montant de la fraude fiscale imputée aux Français ayant un compte au Liechtenstein. Depuis, 16 des 64 groupes familiaux français suspectés de fraude fiscale au Liechtenstein se sont mis en règle, en payant leur dû au fisc, majoré des intérêts de retard et de pénalités, selon le ministère du Budget.

www.lepoint.fr - 31/03/2009


Soupçons de restructuration chez Michelin 

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Chez Michelin, les syndicats FO et CGT sont inquiets. La direction a réuni les délégués syndicaux mardi dernier afin de négocier un "accord de méthode", a indiqué Jacques Chambon, délégué général syndical CGT Michelin, confirmant une information de l'Usine Nouvelle. "Ca ne sent pas très bon", a jugé le responsable syndical. En effet, "la négociation de cet accord permettrait à la direction de baliser le terrain pour arriver à une restructuration, voire réduire les effectifs".

La direction ne voit pas les choses de la même manière. "La négociation de l'accord de méthode a bien lieu mais il n'y a pas de plan social à l'ordre du jour", a tenu à préciser d'emblé une porte-parole du groupe Michelin. Selon la direction, les discussions entre direction et syndicats s'inscrivent en fait dans le cadre d'une négociation plus large sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, qui dure depuis 2007. "Pour l'instant, il s'agit de définir la méthode qui permettrait de conduire des réorganisations, comme des mouvements de personnel ou de production entre différents sites", a encore expliqué la porte-parole.

Michelin doit trouver une solution, compte tenu de sa situation difficile. Le groupe, qui a subit une chute de 5,6% de sa marge d'exploitation en 2008, anticipe une "forte baisse" des marchés du pneumatique en 2009. Et espère une reprise du marché au second semestre.

Syndicats et direction doivent se retrouver le 2 avril prochain à Paris afin de continuer les discussions sur cet "accord de méthode".

www.e24.fr - Guillaume Guichard - 23/03/2009

Exclusif : Michelin, le spectre d'un plan social plane sur Clermont

Cliquez pour agrandir l'imageAprès avoir épuisé toutes les mesures pour ralentir au maximum l'activité, le groupe réfléchirait à un accord de méthode. Soit le cadre pour mieux négocier un éventuel plan social...
Congés et RTT imposés, chômage partiel, voire arrêt total de la production... Depuis plusieurs mois, les salariés Michelin ont appris à encaisser les mauvaises nouvelles. Le siège social de la manufacture, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), n'est pas épargné. Par deux fois déjà certains ateliers ont du fermer leurs portes.

De nouveaux ralentissements sont à prévoir d'avril à juillet dans plusieurs ateliers. « Pour la première fois, tous les services groupe du siège sont tenus de poser leur cinquième semaine de congés entre le 6 et le 17 avril », vient même d'annoncer la direction lors d'un comité d'établissement, vendredi 20 mars.

Les autres sites français ne sont pas épargnés, comme à Roanne (Loire), Saint-Doulchard (Cher) et Joué-Lès-Tours (Indre-et-Loire), mais aussi à l'étranger, notamment en Amérique du nord, en Russie ou encore en Roumanie, où des mesures de chômage partiel ont été prises récemment. « Tous les secteurs sont touchés, notamment le pneu tourisme-camionnette et le pneu poids lourd, confirme la direction. Nous ajustons la production au cas par cas, usine par usine, atelier par atelier. »

Mais chez les « Bibs », l'inquiétude grandit de jour en jour. Les syndicats redoutent maintenant le pire. « Nous venons d'avoir une réunion avec la direction, explique Hervé Carusca, le représentant FO, à Clermont-Ferrand. On nous a demandé de réfléchir à un « accord de méthode », ce qui est l'étape préliminaire avant des licenciements économiques ou un plan social... Nous sommes très inquiets. » De son côté, la direction relativise cette nouvelle et dément pour le moment toute idée de plan social : « Ce n'est pas à l'ordre du jour. Nous comptons sur une relance de l'économie au deuxième semestre, notamment sur le marché du remplacement. »

A Clermont-Ferrand, où travaillent encore quelque 12 000 salariés Michelin, personne n'a oublié le traumatisme des années 1980 avec ses vagues de licenciements et ses restructurations drastiques. A l'époque, on dénombrait deux fois plus de « Bibs ».

www.usinenouvelle.com - Geneviève Colonna d'Istria, à Clermont-Ferrand - 23/03/2009

Accord de méthode : que dit la loi ?


L'accord de méthode, initié par la loi Fillon de 2003 et pérennisé par la loi de cohésion sociale de janvier 2005, fixe - par dérogation au code du travail - les modalités d'information et de consultation du comité d'entreprise en cas de restructuration. Ces accords, négociés avec les délégués syndicaux, peuvent fixer le rythme de la consultation, formuler des solutions alternatives, organiser les conditions de départ en cas de suppression de postes. Il s'agit donc d'établir, par la négociation, un consensus avec les organisations représentatives, afin d'éviter des contentieux lors des plans de sauvegarde de l'emploi. « En général, on se lance dans un accord de méthode lorsque l'on envisage une restructuration lourde », précise Florence Achir, avocate au cabinet Daempartners.


Michelin (Clermont-Ferrand) : malgré la crise, les profits continuent 

Michelin a annoncé 357 millions de bénéfices pour 2008, avec des ventes en recul de moins de 3 %. VOILà CE QUE MICHEL ROLLIER, LE PATRON DE MICHELIN, APPELLE UNE « année terrible » !


Année terrible pour les salariés, à qui le groupe veut faire payer les frais de la crise en prenant sur les congés, en imposant quasiment dans toutes les usines du chômage partiel, en bloquant les salaires outre-Atlantique ? Ou année terrible pour les actionnaires, qui vont se partager « seulement » 145 millions d'euros cette année ? Ou encore pour le patron lui-même, qui n'aura « que » 2 millions d'euros de salaire en 2009, au lieu de plus de 4 millions en 2008 ? Le pauvre !

Dès le début de la crise, lors du Salon de l'auto, Rollier déclarait : « Il n'y a pas de raison que les actionnaires soient privés de dividendes au titre de l'exercice en cours. » Eh bien, il va tenir sa promesse !

La part des bénéfices distribuée aux actionnaires va passer à 40,7 % en 2009, au lieu de 30,1 % en 2008 ! À tel point qu'en raison d'une trésorerie négative Michelin devra emprunter pour payer les dividendes !

Mais cette trésorerie négative ne l'empêche pas de lorgner sur le groupe Continental, dont les difficultés actuelles seraient une occasion pour le groupe Michelin, qui a gagné des parts de marché durant la crise, de grossir encore.

Et les années 2009 et 2010 ne s'annoncent pas si mauvaises que ça. La baisse importante des cours des matières premières depuis quelques mois va permettre au n°1 mondial d'augmenter encore ses marges.

Cerise sur le gâteau, en 2010 la suppression de la taxe professionnelle, annoncée par Sarkozy, fera économiser plusieurs dizaines de millions à Michelin : 20 millions d'euros rien que pour la Communauté de communes de Clermont-Ferrand !

Par contre pour les salariés, l'entreprise a mis en place ce qu'elle appelle un « pilotage resserré de nos activités », en d'autres termes le renvoi de presque tous les intérims et CDD, et l'augmentation de la flexibilité avec des arrêts de production en prenant sur les congés et les RTT, et chômage partiel.

Pratiquement aucune usine n'y échappe. Pour l'atelier Z (fabrication de la gomme) sur le site de Cataroux à Clermont-Ferrand, ce seront pas moins de 34 jours de fermeture d'ici cet été. Et d'autres usines sont touchées dans les mêmes proportions. À La Combaude de Clermont, à La Roche-sur-Yon, à Tours, au Puy...

À l'annonce des 357 millions d'euros de bénéfices, plus d'un travailleur a fait remarquer que cela permettrait largement à Michelin de prendre intégralement en charge les baisses de production, sans toucher à nos congés, et de payer à 100 % les périodes de chômage partiel.

Lutte Ouvrière n°2117 -  27/02/2009

Michelin : UBS au dessus des 5% du capital

Dans un avis de l'AMF, la société UBS a déclaré avoir franchi en hausse, le 20 février 2009, indirectement par l'intermédiaire de ses filiales, le seuil de 5% du capital de la société Michelin et détenir indirectement 7.775.450 actions Michelin représentant autant de droits de vote, soit 5,36% du capital et 4,16% des droits de vote de cette société.
www.challenges.fr - 25/02/2009

Michelin veut mettre en place un compte épargne temps débiteur...

Michelin-clermont-ferrand-recession-chomage...

http://www.cafebabel.com/fre/article/28793/michelin-clermont-ferrand-recession-chomage.html

Michelin : sortez la roue de secours !

Par où commencer ?

Je ne sais pas.

Tant le bilan est lourd pour Michelin, le N°2 mondial du pneu derrière le japonais Bridgestone.


Visez plutôt : le titre a perdu près de 75% de sa valeur, en chute libre depuis le retournement de l'été 2007. Il occupe à ce titre l'une des meilleures places au classement des pires performances depuis la crise. Il a par ailleurs régulièrement été en pôle position du palmarès des moins bonnes performances quotidiennes. Et il prend aujourd'hui la médaille d'argent derrière son compère Renault, avec une clôture à -5% !

Il faut dire que la position du fabriquant de pneumatiques est délicate, dans le contexte actuel, très défavorable pour le secteur automobile en général.

Côté chiffres et annonces ?
Voici pour les réjouissances : pénalisé notamment par la sous-utilisation de ses capacités industrielles, le groupe Michelin a dévoilé la semaine passée un résultat net en fort repli de 53,8% à 357 millions d'euros sur l'ensemble de l'année 2008 contre 772 millions d'euros en 2007, tandis que son résultat opérationnel s'est replié de 36,1% à 843 millions d'euros.

Au total, le recul de 415 millions du résultat net s'explique également et en partie par la diminution, à hauteur de 249 millions d'euros par rapport à 2007, des charges de restructuration. Elles s'élèvent désormais à 77 millions d'euros et correspondent à la réorganisation des activités en Italie, alors que l'année 2007 avait vu l'enregistrement de coûts de 326 millions d'euros portant sur des optimisations industrielles en France, en Espagne et au Japon.

Parallèlement, les ventes nettes du groupe sont en recul de 2,7% par rapport à 2007 à 16,41 milliards d'euros. A parités constantes, la hausse s'élève à 1,1%.

Michelin précise à ce titre que l'effet volume a été négatif de 2,9%, que l'effet mix-prix a été positif de 4,2% à taux de change constants, et la variation des taux de change a pesé de 3,8%.

Concernant ses perspectives, Michelin indique par ailleurs qu'il mettra tout en oeuvre pour redresser sa rentabilité et préserver sa solidité financière.

A cette fin, le groupe français a retenu comme hypothèse que "les marchés de pneumatiques devraient rester en forte baisse au premier semestre 2009 par rapport à la même période de l'année précédente. Puis ils pourraient se redresser au fur et à mesure que les stocks sur les marchés du remplacement se reconstitueront et qu'une reprise de l'activité économique se matérialisera."

Au final, Michel Rollier, gérant de Michelin, estime "qu'alors que les perspectives restent très défavorables pour les mois à venir, Michelin renforce le pilotage de ses programmes de production, pour accroître la flexibilité de son outil industriel, gérer ses stocks au plus près et optimiser les liquidités du groupe. Nous avons décidé de réduire fortement nos investissements en 2009, tout en préservant les principaux axes de notre stratégie à moyen terme. Nous allons continuer à améliorer notre compétitivité, renforcer notre leadership, sans compromis sur la valorisation de nos produits, et nous développer dans les zones de croissance. C'est ainsi que nous serons prêts à rebondir dès que les marchés seront de nouveau porteurs".

Gageons que ça n'est pas demain la veille, et qu'il va falloir sortir au moins la roue de secours !

www.moneyweek.fr - Marc Dagher - 19/02/2009

Michelin favorable à un centre de logistique en Serbie...

L'agence de presse Tanjug de Serbie affirme que Michelin a l'intention d'ouvrir un centre de logistique dans le pays. Michel Rollier, gérant du Groupe Michelin a rencontré le vice-Premier ministre serbe Bozidar Djelic lors du Forum économique de Davos, et des plans ont été faits pour établir une installation de ce genre avant le milieu de 2010.

La capacité de production a été également à l'ordre du jour : «Nous avons discuté de la possibilité d'augmenter la production de six millions de pneus par an, qui sortiront de la Société Tigar-Michelin et nous continuerons de travailler sur ce sujet,» a ajouté Djelic.
www.reifenpresse.de  - 02/02/2009
http://www.reifenpresse.de/CDML007/en/gast/detail.php?tk=&t=unt&RecID=18633&wert1=35613&wert2= 

Délégation serbe parle des investissements...

DAVOS - La Serbie a une délégation à la cours du Forum économique mondial (WEF) à Davos, dirigée par le vice-Premier ministre Bozidar Djelic.


Il a été signalé que leur but lors de 30 réunions jusqu'à présent était de présenter les opportunités d'investissement que le pays a à offrir.

Une de ces réunions avait lieu avec Michel Rollier, chef de la direction Michelin -fabricant de pneus-, quand il a été convenu, selon Bozidar Djelic, de discuter de l'augmentation de la production de la société Tigar à Pirot et à "investir dans la construction d'un centre logistique" en Serbie.

Toutefois, Michel Rollier a précisé que Michelin serait prêt à étendre la production à Pirot, sud de la Serbie ", après la crise économique".

Lors d'autres réunions, Bozidar Djelic a dit, ils se sont focalisés sur l'énergie, les télécommunications et la haute technologie.

Il a mentionné un accord "dans les prochains mois un partenariat stratégique entre Hewlett-Packard et notre pays", tandis que les possibilités de privatisation de Telekom Srbija ont été discutées avec les représentants de Deutsche Telekom.

Le directeur général, Branko Radujko, de Telekom Srbija, qui est aussi à Davos, a dit qu'à côté de l'opérateur allemand de télécommunications, il rencontrait des représentants de AT&T, Hewlett-Packard, Microsoft et Intel.

"Les réunions étaient très concrètes», a déclaré Branko Radujko, mais il a ajouté, «aujourd'hui, personne ne parle facilement sur les investissements, compte tenu de la crise financière, mais il y avait vraiment un haut degré d'intérêt manifesté pour les investissements directs dans le marché des télécommunications en Serbie."

Il a été signalé que la délégation de la Serbie dans le cadre du WEF était la seule d'Europe du Sud.

www.b92.net  - 31/01/2009
http://www.b92.net/eng/news/business-article.php?yyyy=2009&mm=01&dd=31&nav_id=56826

Michelin ne resterait pas de marbre devant les activités pneu de Contintenal

Alors que la division pneumatiques de Continental (numéro 4 mondial sur ce marché) pourrait être mise en vente, la direction de Michelin signale que le groupe clermontois n'entend pas «rester absent du débat » sur la consolidation du secteur.


A la peine pour finaliser le rachat de son compatriote Continental, un colosse de l'équipement automobile trois fois plus important que lui en termes de chiffre d'affaires, le groupe familial allemand Schaeffler pourrait se séparer son activité pneus pour réduire son endettement. C'est un scénario que Michel Rollier, co-gérant de Michelin, n'a pas écarté ce week-end à l'occasion d'une conférence de presse. Et, dans cette hypothèse, "il est évident que Michelin ne sera pas absent du débat sur la consolidation", a admis le gérant.
En tout état de cause beaucoup considèrent probable une mise en vente de la branche pneumatiques de Continental. Si le nom du groupe allemand est associé à ce produit, aujourd'hui cette division pèse moins de 40% de son chiffre d'affaires, et ne présente que peu de synergies avec les autres actifs de Schaeffler (lui-même équipementier).
D'ailleurs, plus tôt dans le mois, le magazine Il Mondo avait rapporté que l'affaire avait été directement proposée au moins à Pirelli, et que d'autres acteurs comme Michelin ou le japonais Bridgestone étaient potentiellement intéressés.

www.capital.fr - 16/02/2009

Michelin va tailler dans ses dépenses d'investissement

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L'objectif du manufacturier est de ramener le cash flow libre dans le vert après une année où il a consommé 359 millions de liquidités hors dividende


Le plongeon a été sévère. De 8,6% au premier semestre, la marge opérationnelle de Michelin est tombée à 2,6% au second semestre, soit bien en dessous des 4,3% que pouvait laisser envisager le consensus établi par Reuters pour l'année. Avec 920 millions de résultat opérationnel, Michelin aura donc bouclé 2008 avec une marge de 5,6% après 9,8% en 2007.

Si les volumes sont bien évidemment en cause (-15,8% sur le dernier trimestre), le groupe pointe aussi les surcoûts de matières premières de 804 millions au lieu des 750 millions prévus.

Difficile dans ces conditions de générer des liquidités. Les flux opérationnels de 915 millions n'ont pas couvert les investissements de 1,27 milliard. D'où un cash-flow libre de -359 millions. En ajoutant le paiement du dernier dividende (240 millions), la dette passe ainsi de 3,71 à 4,27 milliards soit 84% des fonds propres (contre 70% en 2007).

Pas d'inquiétude néanmoins en interne. Jean-Dominique Sénard, gérant en charge des finances, rappelle que « Michelin a vécu avec des gearing plus élevés [90% en 2005 par exemple, ndlr]». Quant à l'évolution du ratio dette/Ebitda, passé de 1,5 à 2,31 en un an, Michelin souligne qu'il n'a «aucun covenant sur sa dette».

La gestion du cash sera tout de même une priorité en 2009, d'autant que le début d'exercice s'avérera encore difficile. L'objectif est de parvenir à ramener le free cash-flow dans le vert pour stabiliser la dette sur l'année. En marge de ses performances commerciales, le groupe auvergnat bénéficiera d'un atout. Contrairement à 2008, «la baisse des prix des matières premières va mécaniquement réduire le BFR», précise Michel Rollier, gérant commandité de Michelin. De surcroît, les investissements seront contenus. Ils devraient être ramenés de 1,27 milliard à 700 millions d'euros.

De cette manière Michelin espère conserver un peu de marge de manœuvre. Pour distribuer un dividende au titre de 2008 (145 millions soit 40% de résultat). Egalement pour rester à l'affût dans le secteur. Interrogé sur les difficultés de Schaeffler / Continental et les spéculations induites, Michel Rollier a répondu: «Il est évident que Michelin ne sera pas absent du débat sur la consolidation, nous ne pouvons pas en dire plus».

www.agefi.fr - Olivier Decarre - 16/02/2009

Michelin - Les bénéfices s'affichent à la baisse

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                                      A l'image de son Bibendum mondialement connu, les bénéfices du groupe chutent.

Vendredi, Michel Rollier, cogérant du groupe Michelin, a annoncé une baisse spectaculaire des bénéfices en 2008. Mais le groupe reste ambitieux.
Le géant mondial du secteur du pneumatique a été pénalisé par le ralentissement économique mondial et par la volatilité des prix des matières premières, lesquelles ont généré un surcoût de 804 millions d'euros dans ses comptes annuels, supérieurs aux 750 millions d'euros prévus. Le résultat net accuse une baisse de 53,8 % et s'établit à 357 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 16,4 milliards d'euros.

Conséquence directe de ces mauvais résultats, la dette nette a progressé de 15,1 % à 4,27 milliards d'euros. L'entreprise visait de son côté une marge opérationnelle comprise entre 7 % et 7,5 % avant éléments exceptionnels.

La diminution de la demande l'a conduit à modérer à deux reprises cet objectif l'an passé. Sur la période, ses volumes ont reculé de près de 3 % et de 15,8 % sur les trois derniers mois de 2008. Dès le 22 décembre, Michelin avait notifié une réduction de sa production susceptible de se traduire par un impact proche de 150 millions d'euros au quatrième trimestre. Celui-ci s'est finalement élevé à 170 millions tandis que sur l'année le montant passé pour ajuster le dispositif productif a atteint 224 millions.

Possible rachat de Continental


Le conseil d'administration proposera le versement d'un dividende d'un euro par action le 15 mai. Michelin envisage de réduire ses investissements à 700 millions d'euros cette année, à comparer avec 1,27 milliard en 2008. Commentant ses perspectives, Michel Rollier souligne s'attendre à une nouvelle baisse des marchés de pneumatiques au premier semestre 2009, mais « ils pourraient se redresser au fur et à mesure que les stocks sur les marchés du remplacement se reconstitueront et qu'une reprise de l'activité économique se matérialisera ».

La société n'a pas transmis de prévision chiffrée pour 2009, indiquant seulement que sa rentabilité bénéficierait de la détente observée sur les marchés des matières premières. Michel Rollier a assuré que les objectifs du plan stratégique Horizon 2010, qui fixent une marge opérationnelle et une rentabilité des capitaux employés supérieures à 10 %, étaient maintenus si 2010 se présentait comme une « année normale ».

Michel Rollier a précisé que le groupe comptait se « développer dans les zones de croissance » pour être « prêt à rebondir dès que les marchés seront de nouveau porteurs ». Michelin est aussi intéressé par le rachat de la branche pneumatiques Continental, passée sous contrôle de Schaeffler fin 2008. « Schaeffler a besoin de trésorerie et pourrait chercher un acquéreur. Il est évident que Michelin ne sera pas absent du débat sur la consolidation, nous ne pouvons pas en dire plus », a indiqué Michel Rollier.

www.francesoir.fr - 14/02/2009

Titre de paragraphe

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Bibendum a vu son bénéfice se dégonfler de plus de moitié, l'an dernier, et va ralentir l'activité de ses usines.


Quand l'automobile va mal, les équipementiers souffrent : Valeo a dévoilé, hier, une perte nette de 207 millions d'euros. Son PDG, symboliquement, verra sa rémunération amputée : il ne percevra, cette année, que 1,1 million d'euros.

Le secteur des pneumatiques, lui, déjante. Michelin présentait, hier, ses résultats 2008. Un chiffre d'affaires en baisse de 2,7 % mais surtout des bénéfices (357 millions) qui ont fondu d'une grosse moitié par rapport à eux de 2007.

Le patron de Michelin, Michel Rollier se montre plutôt pessimiste pour l'avenir, évoquant des perspectives « très défavorables pour les mois à venir ». Pour s'adapter à la crise, le groupe de pneumatiques va « réduire fortement ses investissements » cette année, s'attendant à des baisses de production « de l'ordre de plus de 20 % ».

Et puis, poursuit Michel Rollier, « nous aurons l'obligation de ralentir l'activité de nos usines, avec des suspensions d'activité, en particulier au premier trimestre ».

De quoi inquiéter les salariés des usines de Cholet, Vannes et La Roche-sur-Yon.


Déjà, au quatrième trimestre 2008, le chômage partiel a concerné 10 % du personnel de Michelin pour « trois à quatre jours ».

www.ouest-france.fr - 14/02/2009

Résultats 2008  

MICHELIN ANNONCE UNE PROGRESSION DE SES VENTES NETTES DE 1,1% A TAUX DE CHANGE CONSTANTS ET UNE MARGE OPERATIONNELLE DE 5,6% AVANT ELEMENTS NON RECURRENTS EN 2008

Michelin 2008.pdf

Michelin a publié ses chiffres...

France3 12/13 Auvergne du 13/02/2009

Michelin fait face à un effondrement inédit du marché du pneumatique

Début 2008, l'un des grands fabricants mondiaux d'engins de chantiers commandait encore à Michelin 6000 pneus par mois. Aujourd'hui, il n'en achète plus que 50. Cet exemple illustre la chute brutale de l'activité du numéro un mondial du pneumatique. "Cet automne, la baisse de l'activité a dépassé tout ce que nous avions imaginé", raconte Michel Rollier, cogérant de Michelin. Le groupe a annoncé, vendredi 13 février, une baisse spectaculaire de 53,8 % de son bénéfice net à 357 millions d'euros, la marge opérationnelle tombant à 5,6 % du chiffre d'affaires, contre 9,8 % en 2007.

Les ventes, elles, ont reculé de 2,7 % en valeur, à 16,4 milliards d'euros, et de 2,9 % en volume. Un chiffre en trompe-l'œil, car la bonne tenue de l'activité en début d'année cache un véritable affaissement des affaires au quatrième trimestre. Les ventes de pneus poids lourds se sont effondrées de 20 %, tandis que le marché des voitures de tourisme reculait de 15 %. "Du jamais-vu", avoue M. Rollier.

Michelin se croyait mieux protégé contre le ralentissement. Le fabricant de pneumatiques est moins dépendant du marché automobile qu'on ne le croit: il ne réalise que 20 % à 25 % de son chiffre d'affaires auprès des constructeurs. L'essentiel de son activité est constitué par le marché du remplacement, réputé moins sensible à la conjoncture. Mais cette digue a quand même lâché. "Les distributeurs, qui avaient un besoin de trésorerie, ont cherché à se débarrasser de leurs stocks et ont stoppé net les commandes", souligne M. Rollier.

Le groupe de Clermont-Ferrand a dû adapter sa production. "Une journée de pneus invendus représente 35 millions d'euros de dette et cela, nous souhaitons l'éviter à tout prix, affirme le patron de Michelin. Au quatrième trimestre, nos usines ont tourné à moins de 50 % de leurs capacités." Malgré ce contexte, le recours au chômage technique en France a été limité : il n'a concerné qu'à peine 10 % des salariés. Grâce à l'utilisation des jours de congés, de RTT et de formation, Michelin a pu atténuer la baisse des revenus de ses salariés.


LIMITER LE CHÔMAGE PARTIEL


Le problème, c'est que le premier trimestre s'annonce lui aussi très sombre. La remise à zéro des compteurs de RTT devrait permettre à nouveau de limiter le chômage partiel. Pour le moment, M. Rollier se refuse à imaginer un ralentissement durable : "L'activité du pneu de remplacement ne peut pas rester au niveau actuel, cela signifierait que les gens arrêtent de rouler", assure-t-il. En tout cas, il n'est pas question aujourd'hui d'aller au-delà des mesures actuelles de réduction des effectifs, qui consistent à ne remplacer qu'un départ à la retraite sur deux.

Pour 2009, le groupe se refuse à faire des prévisions. Pour affronter la tempête, Michelin compte réduire de 50 % ses investissements. L'Europe devrait faire les frais de cette baisse, tandis que les projets en Chine et en Inde seraient maintenus. Seule bonne nouvelle : les prix des matières premières, qui vont revenir à des niveaux décents. En 2008, l'impact de leur hausse sur le résultat du groupe a été de 804 millions d'euros.

Mais la crise peut être aussi source d'opportunités. "En Asie, certains fabricants de pneumatiques ont énormément investi et se retrouvent en situation de surcapacité ; on peut légitimement penser qu'il y aura une consolidation du secteur", estime M. Rollier. En Europe, la situation semble plus figée, sauf peut-être pour le groupe allemand Continental, qui vient d'être racheté par son compatriote Schaeffler. Ce dernier, étranglé par une dette abyssale, va sans doute devoir s'en séparer. Un dossier suivi de près par Michelin. "Nous ne pouvons pas ne pas nous pencher sur la question. Nous agirons au mieux de nos intérêts", affirme M. Rollier. A condition d'en avoir les moyens, dans une période où la trésorerie, chez Michelin comme chez ses concurrents, sera une denrée rare.

www.lemonde.fr - Stéphane Lauer - 13/02/2009

La marge opérationnelle 2008 de Michelin inférieure aux attentes

Cliquez pour agrandir l'imagePARIS (Reuters) - Michelin déclare ne pas entrevoir de reprise du marché des pneumatiques avant le deuxième semestre de cette année, après avoir publié une marge opérationnelle 2008 en nette baisse, inférieure aux attentes.

Le gérant Michel Rollier a également affirmé que le géant mondial du secteur ne serait "pas absent du débat sur la consolidation" attendue dans la filière automobile mais a refusé de dire si ses équipes avaient entamé des négociations pour racheter la branche pneumatique de Continental.

Plusieurs opérateurs ont spéculé ces derniers mois sur un rachat de ces activités de l'équipementier allemand, passé fin 2008 sous le contrôle du spécialiste des roulements à bille Schaeffler. Les noms de Michelin, Bridgestone et Pirelli ont été cités comme d'éventuels repreneurs.

"Schaeffler a besoin de trésorerie et pourrait chercher un acquéreur. Il est évident que Michelin ne sera pas absent du débat sur la consolidation, nous ne pouvons pas en dire plus", a indiqué Michel Rollier, au cours d'une conférence de presse.

Devant les journalistes, le dirigeant a répété que Michelin cherchait à se développer sur le segment des pneumatiques uniquement et que le groupe examinerait plusieurs dossiers.

Vers 11h10, l'action Michelin gagne 3,99% à 32,19 euros à la Bourse de Paris. Au même moment, le CAC 40 avance de 2,32%.

Interrogé sur les perspectives de l'entreprise, Michel Rollier a estimé que le premier trimestre serait très difficile et que la demande pour les produits Bibendum ne repartirait pas véritablement avant le deuxième semestre même si la détente récente des prix des matières premières, caoutchouc naturel en tête, devrait avoir un effet positif dès le deuxième trimestre.

Aucune prévision chiffrée n'a été communiquée. Michel Rollier a toutefois assuré que les objectifs principaux du plan stratégique "Horizon 2010", qui fixent une marge opérationnelle et une rentabilité des capitaux employés supérieures à 10%, étaient maintenus si 2010 se présentait comme une "année normale."

"Sinon, ça sera un petit plus tard", a-t-il ajouté.

Le résultat opérationnel de Michelin s'est établi à 920 millions d'euros l'an dernier, représentant 5,6% des ventes contre 9,8% en 2007. Le résultat net s'est élevé à 360 millions d'euros, en baisse de 53%, pour un chiffre d'affaires de 16,4 milliards d'euros. La dette nette a progressé de 15,1% à 4,27 milliards.

Les 13 analystes du consensus Reuters Estimates tablaient en moyenne sur un résultat opérationnel de 1,06 milliard d'euros, un résultat net de 512,2 millions et un chiffre d'affaires de 16,47 milliards.

Michelin, qui réalise les trois quarts de ses ventes sur le créneau du remplacement de pneus, a été pénalisé par le ralentissement économique mondial et par la volatilité des prix des matières premières, ce qui a généré un surcoût de 804 millions dans ses comptes annuels, supérieur aux 750 millions prévus.


DIVIDENDE D'UN EURO


Michelin visait de son côté une marge opérationnelle comprise entre 7% et 7,5% avant éléments exceptionnels. La diminution de la demande l'a néanmoins conduit à modérer à deux reprises cet objectif l'an passé. Ses volumes ont reculé de près de 3% sur la période et de 15,8% sur les trois derniers mois de 2008.

Le 22 décembre, Michelin a notifié une réduction de sa production susceptible de se traduire par un impact proche de 150 millions d'euros au quatrième trimestre. Celui-ci est finalement ressorti à 170 millions tandis que sur l'année, le montant passé pour ajuster le dispositif productif a atteint 224 millions.

Dans un communiqué, le groupe note que son conseil d'administration proposera le versement d'un dividende d'un euro par action.

Michelin devrait réduire ses investissements à 700 millions d'euros cette année, à comparer à 1,27 milliard en 2008. Les effectifs se contracteront mais les dirigeants n'envisagent pas de plan social.

Fin 2008, le principal concurrent de Michelin, le japonais Bridgestone, a abaissé de plus de 80% sa prévision de bénéfice net au titre de son exercice 2008-2009 à 12 milliards de yens (103 millions d'euros).

www.usinenouvelle.com - Benjamin Mallet et Jean-Michel Bélot - 13/02/2009

Michelin joue la flexibilité pour éviter le chômage partiel

Limiter le recours au chômage partiel est l'obsession des industriels. Les commandes baissent et les usines tournent au ralenti. Dans ce contexte, Michelin va instaurer un système de compte épargne-temps "négatif".

Pour absorber la baisse d'activité, les 19 000 salariés de la Manufacture française des pneumatiques pourront cesser le travail jusqu'à quinze journées en 2009 tout en étant payés normalement. En contrepartie, ils devront "rendre" ces jours les années suivantes, dans la limite de cinq jours par an. Les négociations ont débuté à l'automne 2008 et se sont achevées vendredi 6 février. La CFDT et la CGC devraient signer l'accord tandis que la CGT et SUD refuseraient.

"Nous cherchons à limiter l'impact pour notre personnel de la baisse d'activité", explique Frantz Bléhaut, le directeur des ressources humaines de Michelin. De fait, le choc est rude : les ventes sont en forte chute en Europe. Le marché du pneu de remplacement pour les véhicules de tourisme a reculé de 10 % en novembre 2008 par rapport au même mois de 2007. La baisse atteint 36 % pour les pneus poids lourds de première monte (livrés aux fabricants). Les perspectives pour le premier semestre 2009 sont aussi mauvaises.

Contraint de réduire la voilure, Michelin utilise tous les leviers à sa disposition, notamment celui de "l'annualisation du temps de travail" contenu dans l'accord sur les 35 heures. Dans certains ateliers, les salariés doivent aussi prendre leur cinquième semaine de congés payés. Et l'entreprise organise des sessions de maintenance ou de réorganisation des processus de production et propose des formations. La nouvelle version du compte épargne-temps sera un amortisseur supplémentaire avant le recours au chômage partiel. "Nous ne pouvions pas rester spectateur de la perte de rémunération", affirme Cyrille Poughon, le représentant de la CFDT au comité de groupe. "Il fallait trouver de nouvelles solutions pour gérer l'impact de la crise."

SOLUTION EXCEPTIONNELLE


"Michelin se sert de la crise actuelle pour faire passer une organisation pluriannuelle de la flexibilité que nous refusons", conteste pour sa part Gilbert Boyer, le négociateur de la CGT. "C'est encore plus de flexibilité pour les agents de production alors que Michelin a déjà beaucoup de latitude pour adapter le temps de travail.", ajoute Antoine Salguero, délégué syndical central de SUD. A la CGC, le délégué central Emmanuel Pasquier note que "le principe est intéressant mais il va augmenter la flexibilité". Face à ces critiques, le directeur des ressources humaines convient qu'un pas est en train d'être franchi. "Nous entrons dans la "pluri-annualisation", résume M. Bléhaut.

Des contreparties devraient toutefois permettre à la CFDT et à la CGC de franchir le pas. La direction s'est engagée à améliorer l'indemnisation du chômage partiel qui reste inéluctable et qui touchera certains sites en mars. Michelin a aussi accepté de limiter l'utilisation du compte épargne-temps "négatif" à l'année 2009. À situation exceptionnelle, solution exceptionnelle.

www.lemonde.fr - Manuel Armand -10/02/2009

Amiante - Michelin condamné à payer 

Le groupe Michelin vient d'être condamné à payer tout ce qui était dû à la veuve d'un de ses ouvriers, mort à 62 ans d'un mésothéliome, le cancer de la plèvre causé par l'amiante.

Michelin avait fait jouer tous les recours possibles, mais les différents tribunaux devant lesquels cette affaire a été présentée l'ont tous débouté, et condamné. Dans cette affaire, Michelin aura gagné deux ans avant de devoir s'exécuter.

Dès 2006, le tribunal des affaires de Sécurité sociale de Clermont-Ferrand avait reconnu la « faute inexcusable » de Michelin. Le groupe industriel avait alors fait appel. Début 2008, il était condamné par la cour d'appel. Il avait alors porté son cas devant la cour de cassation. Le 18 décembre, cette dernière a confirmé le jugement des précédentes juridictions.

Non seulement Michelin est donc condamné à rembourser les 163 500 euros versés à la veuve par le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante, mais la rente de la plaignante, correspondant à 50 % de l'ancien salaire de son mari, sera doublée, ce que Michelin devra également rembourser à la Caisse primaire d'assurance-maladie du Puy-de-Dôme.

Ce jugement favorable au salarié servira de jurisprudence et devrait encourager d'autres salariés, victimes de l'amiante, à faire valoir leurs droits.

Lutte Ouvrière n°2111  - Jacques FONTENOY - 15/01/2009

Amiante : condamnation de Michelin confirmée en Cassation

La Cour de cassation a récemment rejeté, indique l'Afp, le pourvoi de Michelin contre une décision de la Cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme) qui avait reconnu « la faute inexcusable » de l'employeur après le décès d'un ouvrier touché par un cancer de l'amiante.
Le tribunal de Riom avait décidé que Michelin devait verser 163 000 euros de dommages et intérêts à Suzanne Nolot, veuve du salarié décédé. Cette décision, rendue en janvier dernier, devient donc définitive.

Selon Me Jean-Paul Teissonnière, la position de la Cour de cassation devrait faire jurisprudence et permettre à d'autres victimes (ou familles de victimes) d'être indemnisées.

Après la décision de la Cour de cassation, Michelin devra rembourser le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (Fiva) qui a versé 163 000 euros à Mme Nolot. L'entreprise devra aussi rembourser à la Cpam du Puy-de-Dôme la rente attribuée à la veuve.

www.viva.presse.fr - 12/01/2009

Michelin assure son approvisionnement

Le groupe a pris des parts dans une plantation d'hévéas, l'arbre producteur de caoutchouc.
La Compagnie Financière Michelin, holding financière suisse du groupe clermontois, détiendrait un peu plus de 22 % des droits de vote au sein de la SIPH (société de plantations d'hévéas autrefois dirigée par le père de Valéry Giscard d'Estaing).

Après avoir été chassé en 1975 de ses immenses plantations de caoutchouc en ex-Indochine, Michelin semblerait vouloir reprendre le contrôle sur cette matière première qui lui est essentielle.

www.jdf.com - 12/01/2009

MICHELIN: réductions "significatives" de l'activité 

(AOF) - Michelin a annoncé dans un communiqué qu'il allait procéder à des "réductions significatives" d'activité dans la plupart de ses usines dans le monde, en raison de la "nouvelle et forte détérioration du niveau de la demande en pneumatiques par rapport à la tendance observée en octobre, sur l'ensemble des marchés, tant en Europe, en Amérique du Nord qu'en Asie et en Amérique du Sud". Le fabricant de pneumatiques estime qu'il prend ainsi "toutes les mesures nécessaires pour maîtriser ses stocks et pour entamer l'année 2009 en préservant ses marges de manoeuvre".
"Cette décision, liée à la conjoncture actuelle, entraînera l'enregistrement de coûts de sous-activité exceptionnels d'un montant proche de 150 millions d'euros dans les comptes du quatrième trimestre", a précisé le groupe de Clermont-Ferrand.
Michelin avait révisé fin octobre son objectif de marge opérationnelle 2008, affecté par le ralentissement économique mondial et par la crise du secteur automobile.
(AOF)

EN SAVOIR PLUS

ACTIVITE DE LA SOCIETE
Numéro deux mondial du pneu derrière le japonais Bridgestone, Michelin occupe des positions de premier plan (20% des parts du marché mondial) sur tous les marchés des pneumatiques (automobiles, utilitaires, poids lourds, motos, mais aussi engins agricoles ou du BTP, ou encore métros ou avions).
Il est également présent dans la distribution (Euromaster) et dans l'édition (cartes routières, guides touristiques et gastronomiques).
Enfin, le groupe a lancé une gamme d'accessoires automobiles. Michelin emploie 115 755 personnes sur les cinq continents et réalise 49% de ses ventes en Europe, 36% en Amérique du Nord et 15% dans le reste du monde.

FORCES ET FAIBLESSES DE LA VALEUR

Les points forts de la valeur

- Grâce à une stratégie multimarque (Uniroyal, Kléber, BFGoodrich…), Michelin est à même de répondre à l'ensemble des segments du marché.
- Le groupe axe sa stratégie autour de l'innovation technologique et du haut de gamme qui lui permettent de dégager des marges supérieures. De plus, Michelin est le seul groupe à proposer des pneus poids lo urds extra-larges ou des pneus de génie civil de très grande taille, segments très lucratifs.
-Le plan de réduction des coûts étalé de 2006 à 2010 devrait permettre à Michelin d'accroître l'efficience de ses investissements, sa rentabilité et sa génération de cash-flow.
- Le marché du remplacement représente environ 75% des ventes en volume de Michelin. Le groupe subit donc beaucoup moins que d'autres la cyclicité des marchés automobiles.

Les points faibles de la valeur
- En première monte, les constructeurs exercent une forte pression sur leurs fournisseurs.
- Le groupe a des engagements significatifs en matière de retraites.
- La volatilité des coûts de production reste problématique avec la montée du prix des matières premières, notamment celui de la gomme naturelle.
-Michelin a l'une des structures de coûts fixes les moins flexibles du secteur.

COMMENT SUIVRE LA VALEUR
- Sachant qu'un pneumatique est composé à 58 % de produits dérivés du pétrole (caoutchouc synthétique), l'évolution du prix du baril conditionne partiellement les marges de la société clermontoise.
-L'entrée de nouveaux concurrents sur le marché "mass market" très sensible au prix est à surveiller, notamment du côté de l'Asie.
-Michelin ne cesse de se renforcer dans les pays émergents, qui représentent déjà 25 à 30% de ses ventes.
-Les nouvelles réglementations environnementales devraient profiter au groupe.
www.lci.fr - 22/12/2008

PLUS: Michelin: des attentes peut être trop optimistes 

PARIS (Dow Jones)--Malgré les efforts de Michelin pour réduire sa production mondiale après un terrible mois de novembre, le groupe n'a peut-être pas encore mangé son pain noir pour 2009.
Afin de s'adapter à la baisse de la demande, Michelin a annoncé lundi des "réductions significatives" d'activité dans la plupart de ses usines dans le monde, qui vont lui coûter près de 150 millions d'euros au quatrième trimestre.
Certes, on peut raisonnablement penser que la chute des ventes de voitures dans le monde en novembre, exceptionnelle par son ampleur, ne se reproduira pas avec la même intensité en 2009.
Mais si, comme toutes les indications données récemment par les constructeurs portent à le croire, les ventes de voitures continuent de souffrir l'an prochain, il y a fort à parier que le consensus pourrait être ajuster à la baisse alors qu'il semble aujourd'hui pécher par excès d'optimisme. Michelin n'a pas fait pour l'instant de projections pour l'an prochain.
Selon Infinancials, le titre ne semble pas cher à 8,5 fois les bénéfices 2009 contre 11,5 fois pour son concurrent Bridgestone. Les analystes attendent pour 2009 en moyenne un chiffre d'affaires en baisse de 1,5% à 16,47 milliards d'euros et un résultat d'exploitation en recul de 0,5% à 1,15 milliard d'euros.
Le groupe afficherait ainsi l'an prochain des ventes et des résultats du niveau de ceux enregistrés en 2006, une année où les volumes et les prix mondiaux avaient progressé, alors que s'ouvre une période de récession mondiale touchant durement les zones où Michelin est le plus présent comme l'Amérique du Nord, l'Europe ou le Japon.
Malgré la baisse prévisible des coûts des matières premières l'an prochain, et notamment du caoutchouc, l'objectif semble optimiste. Ces effets positifs n'ont d'ailleurs pas empêché le groupe de revoir sa prévision de marge opérationnelle de 8,6% à une fourchette comprise entre 7% et 7,5% pour 2008 en l'espace de trois mois.
Michelin réalise toujours environ 70% de son chiffre d'affaires en Europe et en Amérique du Nord. Or l'effondrement récent des ventes du secteur automobile et les fortes baisses de production auxquelles les constructeurs doivent procéder pour s'ajuster au recul de la demande risquent d'entraîner une baisse importante des ventes en volumes des pneus de première monte sur les derniers mois de 2008 et en 2009.
Sur le seul mois de novembre, le marché de la première monte a baissé en volume de 33,5% en Europe et de 31,2% en Amérique du Nord. Le cabinet JD Power table pour 2009 sur une baisse de 10% des ventes d'automobiles en Europe et de 16% aux Etats-Unis.
Michelin peut cependant en théorie compter sur sa forte exposition à l'activité moins cyclique des pneus de remplacement, qui représentent 70% de ses ventes, pour compenser les difficultés prévisibles dans les pneus de première monte.
Mais ce segment est déjà attaqué par la crise en Europe et aux Etats-Unis, avec des volumes en baisse depuis le début de l'année en raison d'un fléchissement de la demande. Sur les neuf premiers mois de l'exercice, les volumes sont en baisse de 4,7% en Europe et de 5,4% en Amérique du Nord.
Et les moteurs de la croissance de cette activité, qui se situent notamment dans le segment des poids lourds sur les marchés émergents, commencent à connaître des signes de fatigue dans certaines zones. Au mois de novembre le marché des pneus de remplacement pour les poids lourds a brutalement chuté de 21,1% au Brésil, un pays qui affichait un taux de progression des ventes parmi les plus dynamiques du groupe.
D'autant que dans le contexte actuel, Michelin risque d'avoir du mal à faire passer des hausses de prix pour compenser l'éventuel déclin des volumes dans les pneus de remplacement - les hausses de prix ont représenté deux tiers de la progression du chiffre d'affaires sur les neuf premiers mois de l'année.
Avec des stocks qui augmentent chez les principaux manufacturiers - ils ont déjà augmenté en valeur de 453 millions d'euros à l'issue du premier semestre chez Michelin et représentent désormais près de 23% du chiffre d'affaires attendu pour 2008 - la marge de manoeuvre sur les prix pourrait en effet s'avérer ténue.
La baisse de la production est sans doute un premier pas pour maîtriser l'augmentation des stocks et tenter de jouer sur les prix. Mais il n'est pas acquis qu'elle soit totalement suffisante pour permettre à Michelin de tenir les objectifs financiers escomptés par les investisseurs en 2009, dans un contexte de marché automobile qui devrait rester très déprimé.

Jérôme Batteau, DOW JONES NEWSWIRES  - 22/12/2008

Face à la crise des marchés automobiles, Michelin réduit son activité

"On s'adapte aux marchés", a résumé lundi une porte-parole du groupe, avant de préciser que les réductions d'activité n'étaient "pas homogènes", mais décidées "usine par usine, atelier par atelier". Les arrêts de production vont de quelques jours à plus de deux semaines, selon les sites, mais toutes les usines ne sont pas concernées. Début octobre, Michelin avait chiffré ces baisses de production à 10%, surtout en Amérique du Nord et en Europe.
Michelin, qui dispose de 69 sites de production dans 19 pays, comptait plus de 121.000 salariés à la fin 2007. La "sous-activité" va générer des coûts exceptionnels d'un montant "proche de 150 millions d'euros" dans les comptes du quatrième trimestre, a prévenu Michelin.
Le groupe avait fait état dès le mois d'octobre d'une "baisse des commandes". Et le mois de novembre s'est traduit par "une nouvelle et forte détérioration du niveau de la demande en pneumatiques". La crise frappe l'ensemble des marchés, Europe, Amérique du Nord, mais aussi Asie et Amérique du Sud, d'où la décision de mettre en oeuvre "des réductions significatives d'activité dans la plupart de ses usines dans le monde". L'objectif affiché par le groupe est de "maîtriser ses stocks" et pouvoir "entamer l'année 2009 en préservant ses marges de manoeuvre". Depuis des semaines, les annonces de baisse de production se multiplient. Dernière en date, l'arrêt d'une semaine en fin d'année dans deux ateliers de Clermont-Ferrand, fief du groupe. L'atelier de Cataroux, principal site de production clermontois (400 personnes), ferme du 22 au 29 décembre, et l'atelier de fabrication de fils de la Combaude (100 personnes) du 18 au 24 décembre. Auparavant, des mesures de chômage partiel avaient été annoncées dans les usines de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire, 1.300 salariés), Blanzy (Saône-et-Loire, 1.600 salariés), Roanne (Loire, 900 salariés), et Cholet (Maine-et-Loire, 1.350 salariés). En Europe, le groupe a annoncé des "arrêts ponctuels" de quelques jours à deux semaines dans son site d'Olsztyn (Pologne), qui emploie 4.000 salariés. Les deux usines de Zalau (Roumanie), employant quelque 1.600 personnes, sont fermées de la mi-décembre à début janvier. Le groupe a recours à des mesures d'accompagnement pour "faire en sorte que les salariés soient le moins pénalisés" financièrement, explique la porte-parole: incitation à utiliser les RTT, les congés y compris par anticipation sur 2009, mise en place de formation, maintenance des sites. Les derniers chiffres de Michelin traduisent la chute brutale du mois de novembre.
En pneus tourisme-camionnette, les premiers montages sur les véhicules neufs ont plongé de 33,5% en Europe (Russie incluse) et de 31% en Amérique du Nord. Le marché du remplacement a également reculé, de 10% en Europe et de 20% en Amérique du Sud.
Les marchés des pneus poids lourds sont aussi en forte baisse, tant pour les premiers montages (-36% en Europe et -25% en Amérique du Nord) que pour les remplacements (-26% en Europe, -19% en Amérique du Nord).

eco.editpress.lu - 22/12/2008

Cambaude : Chômage technique...

France3 19/20 Clermond soir du 18/12/2008

Les ouvriers Michelin veulent garder l'espoir

IL EST 13 HEURES : fin du service pour les Bibs postés en 3 x 8 sur le site de Cataroux. Depuis quelques jours, plus de cinq cents ouvriers Michelin de Clermont-Ferrand savent que Noël sera une période chômée pour eux. Un mauvais coup pour le moral, surtout à cette époque de l'année. Mais le fief historique de la manufacture a appris à encaisser les mauvaises nouvelles.

En vingt-cinq ans, Michelin a réduit ses effectifs de moitié dans la capitale auvergnate, passant, cette année, en dessous des 12 000 salariés. Aujourd'hui, chercheurs, ingénieurs et autres cadres ont pris progressivement le relais des cols bleus, qui sont, malgré tout, encore quelques milliers à travailler à la chaîne.

A l'image de Manuel, 54 ans, dont l'atelier va fermer du 22 au 29 décembre. « On n'a plus le même poids, ce qui explique sans doute pourquoi cela fait moins de bruit en ville. » Autour d'un café, au bar du coin, la conversation s'engage. « J'ai trop peur de revivre les années noires où Michelin dégraissait, confie José, 55 ans, en poste à Cataroux et délégué FO. Alors, on suit de près tout ce qui se passe. On organise des réunions. Le syndicat, c'est un bon moyen pour se retrouver et discuter de tout ce qui se passe entre nous. »

« On veut juste pouvoir reprendre le boulot normalement à la rentrée »


« Auparavant, une telle annonce aurait fait descendre tout le monde dans la rue, confirme, un peu désolé, Michel Chevalier, délégué CGT. Mais les salariés sont trop écoeurés pour bouger. Pourtant, je ne désespère pas que ça bouge bientôt. » Voeu pieux ! Depuis les plans sociaux des années 1980, Clermont-Ferrand a compris qu'il ne fallait pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. « Michelin-Ville »
n'est plus ce qu'elle était ! Les entreprises innovantes, la recherche, l'industrie aéronautique ont permis de créer de nouveaux emplois.

« Avant, le chômage chez Michelin faisait frémir tous les commerçants de la ville, explique Stanislas Renié, président de Clermont Commerce. Là, on n'en a presque pas parlé ! Sans doute parce qu'il s'agit de chômage partiel dans seulement deux ateliers… »

Du coup, les Bibs font le dos rond et espèrent que la tempête sera de courte durée. « D'habitude, on se bat tous pour avoir les vacances de Noël. Cette année, on est tous d'accord au moins ! ironise Antoine, qui comptabilise trente et un ans d'usine. On veut juste pouvoir reprendre le boulot normalement à la rentrée. Mais ça… »

leParisien.fr - Geneviève Colonna d'Istria - 05/12/2008

Chaumage sur Clermont...

France3 Auvergne 19/20 - 29/11/2008

Michelin: 550 salariés contraints à l'arrêt de production à Clermont-Ferrand

Ralentissement économique oblige, deux ateliers de produits semi-finis du site de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) du groupe Michelin où travaillent 550 personnes vont respectivement cesser leurs activités pendant cinq jours au cours du mois de décembre, a-t-on appris samedi auprès de la direction du manufacturier Michelin et du syndicat CGT-Michelin.

"L'annonce de ces cessations d'activité a été faite jeudi 27 novembre au cours d'un comité d'entreprise. C'est une des conséquences du ralentissement économique et de la demande en pneus de première monte et en pneus de remplacement, sachant qu'on souhaite également limiter les stocks", a expliqué un des porte-parole de la direction joint par l'Associated Press.

Du 18 au 24 décembre, les cent personnes de l'Atelier des fils (composants de pneus) du site de La Combaude, à Clermont-Ferrand, vont soit être au chômage technique, soit être invités à utiliser les jours de leur compte-épargne temps collectif ou individuel ou devoir prendre des congés par anticipation ou encore participer à des travaux de maintenance, selon la direction. "Le recours au chômage technique sera minimal", a assuré le porte-parole. Selon Patrick Chesne, du syndicat CGT-Michelin, "nombreux sont ceux qui ne disposent pas d'autre solution que d'avoir recours au chômage technique".

Du 22 au 29 décembre, les quatre cent cinquante salariés de l'Atelier de mélangeage (où sont mélangées les gommes), implanté sur le site de Cataroux de Clermont-Ferrand trouveront à leur tour porte close et seront obligés de se soumettre à une des dispositions susmentionnées, selon la direction. Mais selon le syndicat CGT, le ralentissement du site de Cataroux va s'étaler du 11 au 31 décembre, les salariés subissant cinq jours de chômage technique durant cette période, selon un système de roulement.

La manufacture Michelin a déjà annoncé un arrêt des machines pour le site de Roanne (Loire) qui emploie 900 salariés pendant trois semaines, entre le 15 décembre et le 2 janvier prochain. C'est la première fois depuis le début de la crise de la crise actuelle dans le secteur automobile que les sites du siège de l'entreprise, qui compte quelque 11.000 salariés à Clermont-Ferrand.

latribune.fr - AP - 29/11/2008

Arrêt de production et chômage technique chez Michelin à Clermont-Ferrand

LYON (AFP) — La production va être arrêtée pendant une semaine à la fin de l'année dans deux ateliers Michelin où travaillent 500 personnes à Clermont-Ferrand, fief du fabricant de pneus, en raison d'une baisse de commandes, a-t-on appris samedi auprès de la direction et des syndicats.

L'atelier de mélangeage de gomme de Cataroux, principal site de production clermontois, qui emploie 400 personnes, sera fermé du 22 au 29 décembre, alors que l'atelier de fabrication de fils de la Combaude, qui compte 100 personnes, sera fermé du 18 au 24 décembre.

Ces décisions ont été annoncées aux syndicats jeudi lors d'un comité d'entreprise.

"Nous trouvons injuste que le personnel fasse les frais de la crise. Michelin annonce du chômage technique dans presque toutes ses unités alors qu'il se porte bien", a déclaré à l'AFP François Roca, délégué central européen CGT.

"Le personnel va être payé à 50%, alors qu'aucun effort n'est fait à la tête de l'entreprise, et que même en Roumanie, quand les usines de Michelin sont au chômage technique, les ouvriers sont payés 75% de leur salaire", a-t-il souligné, réclamant le versement de 100% des salaires.

"Afin de recourir le moins possible au chômage partiel, nous proposons aux salariés de puiser dans leur compte épargne temps, de prendre leurs congés par anticipation, ou d'effectuer pendant cette période des travaux de maintenance et de formation", a indiqué à l'AFP la direction de Michelin.

Aucun autre site de Michelin en Auvergne n'est pour le moment touché, a-t-elle ajouté.

Michelin, qui indique "s'adapter au ralentissement de la demande en fermant des usines au coup par coup pour limiter les stocks", a déjà annoncé des mesures de chômage partiel dans les usines de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire), 1.300 salariés, de Blanzy (Saône-et-Loire), 1.600 salariés, et de Roanne (Loire), 900 salariés.

Les deux usines du groupe à Zalau (nord-ouest de la Roumanie), employant environ 1.600 personnes, fermeront quand à elles du 12 décembre jusqu'à début janvier. Selon la loi roumaine, les salariés doivent bénéficier d'une indemnisation minimum de 75% de leurs salaires en période de chômage technique.

AFP - 29/11/2008


Drame aux Carmes...

Un employé clermontois de Michelin a mis fin à ses jours mercredi 19 novembre 2008. Ce technicien de 27 ans a fait une chute mortelle de 3 étages dans l'après-midi. Les policiers qui se sont rendus sur le site des Carmes ont retenu la thèse du suicide...
Nostalgie Clermont-Ferrand - 20/11/2008

Michelin : augmentation des prix sur les pneumatiques agricoles en Amérique du Nord

Le groupe Michelin a annoncé pour sa filiale Michelin Amérique du Nord une augmentation de 11% en moyenne du prix de ses pneumatiques agricoles distribués aux Etats-Unis et au Canada sous les marques Michelin et Kléber. La hausse concerne également les pneumatiques et chambres à air de la gamme Compact Line. Cette nouvelle tarification entrera en vigueur à compter du 1er décembre 2008.
LeRevenu.com - 03/11/2008

Michelin soupçonné d'abus de position dominante

Le groupe français de pneumatiques ferait preuve de discrimination envers certains de ses distributeurs, ceux qui ont des liens avec ses concurrents. Michelin avait déjà été condamné en 2001 pour des faits similaires.


Le groupe français de pneumatiques Michelin est soupçonné d'avoir commis un abus de position dominante en faisant pression sur ses distributeurs qui auraient des liens directs ou indirects avec un de ses concurrents, indique jeudi Le Figaro.

Le ministère de l'Économie a transmis un dossier visant le groupe de pneumatiques au Conseil de la concurrence, selon le quotidien.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ainsi que le Conseil de la concurrence, interrogés, n'ont pas voulu confirmer ou infirmer ces informations.

Le Conseil de concurrence "ne communique jamais ni sur les saisines ni sur les instructions éventuellement en cours", a souligné un porte-parole du Conseil.

Une porte-parole de Michelin a déclaré n'avoir "pas connaissance d'un contentieux". Le groupe français de pneumatiques estime mener une "politique commerciale irréprochable en France et en Europe".

Michelin "n'est pas en position dominante", a déclaré la porte-parole. "Notre position en France et en Europe est importante, mais elle n'est pas dominante parce que la distribution est extrêmement fragmentée", a-t-elle fait valoir, ajoutant qu'il y a aussi "de nouveaux entrants" sur le marché des pneumatiques.

Selon Le Figaro, dans des courriers envoyés à partir de la fin 2007, Michelin a prévenu ses distributeurs qu'il réviserait à la baisse les avantages commerciaux consentis aux revendeurs ayant "un lien direct ou indirect" avec un fabricant de pneus concurrent.

Après un échange de courrier "infructueux" avec Michelin, le distributeur Vulco, lié à l'américain Goodyear, a saisi les services de la DGCCRF, rattachés à Bercy, qui ont transmis le dossier au Conseil de la concurrence, affirme Le Figaro.

Chez Michelin, on se défend de "pratique discriminatoire" vis à vis de ces distributeurs et l'on se dit "pas inquiet". "On sait que la DGCCRF examine régulièrement les pratiques des acteurs sur le marché", a observé la porte-parole de Michelin.

Le Figaro ajoute encore qu'"en 2001, Bruxelles avait condamné le groupe français à près de 20 millions d'euros d'amende pour des faits similaires".

Lexpress.fr - 14/08/2008

Michelin révise une deuxième fois ses objectifs 2008

Affecté à la fois par le ralentissement économique mondial et les difficultés des constructeurs automobiles, Michelin a révisé son objectif de marge opérationnelle 2008 une deuxième fois après avoir communiqué une baisse de son chiffre d'affaires sur les neuf premiers mois de l'année.

Le fabricant de pneumatiques, en compétition pour la place de numéro un mondial du secteur avec le japonais Bridgestone, a affirmé dans un communiqué que la dégradation de ses marchés observée depuis "le début du mois d'octobre" marquait une tendance qui, "si elle devait se confirmer", porterait la marge opérationnelle de l'entreprise entre 7 et 7,5% avant éléments non récurrents.

Le groupe devrait néanmoins tirer avantage de la récente modération des prix des matières premières à partir de 2009 mais ses dirigeants n'ont pas précisé dans quelle proportion.

Compte tenu du durcissement du contexte économique, Jean-Dominique Senard, gérant associé de Michelin, a assuré au cours d'une conférence téléphonique que ses équipes étaient prêtes à ajuster "le programme d'investissement l'an prochain." Des baisses de productions ciblées avaient déjà été décidées au cours de l'été .

Le 15 février, Michelin pronostiquait "une progression" de ses bénéfices après avoir fait état d'une marge 2007 de 9,8%.

Fin juillet, l'entreprise revenait sur ces déclarations et indiquait que la marge 2008 serait proche de celle affichée pour le premier semestre (8,6%).

TENSIONS SUR LE REMPLACEMENT


La brusque détérioration de la conjoncture économique a contraint de nombreux acteurs du secteur automobile à ajuster leurs objectifs et les avertissements sur résultats se sont multipliés ces dernières semaines.

Le marché du remplacement, segment sur lequel Michelin réalise l'essentiel de ses ventes, a souffert d'une baisse manifeste de la demande.

"En tourisme camionnette, le marché a reculé de 4,2% au troisième trimestre en Europe et de 5,1% en Amérique du Nord tandis que sur le segment des poids lourds, il a augmenté de 0,7% en Europe mais baissé de 3,5% outre-Atlantique", a expliqué Christophe Mazel, directeur des relations investisseurs de Michelin.

"Notre politique de hausses tarifaires va donc se poursuivre, le marché du remplacement devrait rester faible au cours des prochaines semaines", a-t-il dit.

PAS DE PRÉVISIONS POUR 2009


Sur les neuf premiers mois de l'année, Michelin a dégagé un chiffre d'affaires en baisse de 1,1% à 12,45 milliards d'euros. A taux de change constants, il s'apprécie néanmoins de 4,5%.

Sur la période juillet-septembre, les ventes s'inscrivent en hausse de 0,7% à 4,21 milliards d'euros. Les 10 analystes interrogés dans le cadre d'un consensus diffusé par Michelin anticipaient en moyenne un chiffre d'affaires de 4,13 milliards.

Evoquant l'impact des matières premières sur son compte de résultats, Michelin a répété que le surcoût lié à la volatilité des prix était susceptible d'atteindre 750 millions d'euros - hors effet de change - sur l'exercice.

Le groupe a en revanche assuré que le reflux des cours du pétrole et du caoutchouc naturel constaté au troisième trimestre aurait un impact favorable sur la trésorerie à partir de 2009.

Dans son communiqué, Michelin a répété vouloir diminuer ses charges fixes de 1,5 à 1,7 milliard d'euros sur la période 2007-2010, une des ambitions phares de son plan stratégique "Horizon 2010".

Le groupe avait prévenu le 17 octobre que la crise financière l'empêchait de fournir des prévisions pour 2009.

Lors du Mondial de l'automobile à Paris début octobre, Michel Rollier, gérant associé commandité, avait néanmoins confirmé les deux principaux objectifs de rentabilité du plan "Horizon 2010", une marge opérationnelle et une rentabilité des capitaux employés supérieures à 10%, ce en dépit d'une conjoncture qualifiée de "très difficile".

Portée par le rebond généralisé des Bourses européennes, l'action Michelin a gagné 8,28% à 35,75 euros mercredi avant la publication de ces chiffres. Elle efface toutefois plus de 54% depuis le début de l'année.

LePoint.fr - Jean-Michel Bélot et Gilles Guillaume - 29/10/2008

Michelin : innover pour assurer l'avenir en Inde

" TOUTES les grandes innovations du marché, des trente dernières années sont nées ici ", a expliqué Didier Miraton, cogérant du groupe Michelin. Le Manufactu-rier a invité cent cinquante journalistes du monde entier pour une journée au centre de technologie de Ladoux, afin de leur exposer la stratégie d'innovation du groupe.
" Actuellement, 900 millions de véhicules circulent dans le monde, et ils seront 1,5 milliard dans vingt-cinq ans. Quand leur nombre aura doublé, nous diviserons par deux la consommation d'énergie. On n'en consommera donc pas davantage, et nous réduirons la distance de freinage, et améliorerons aussi la sécurité et la longévité des pneus. On les allégera, ce qui nécessitera moins de matières premières, et nous diviserons le bruit de roulement par deux ou par trois "…
Michelin a présenté des produits récents issus de ses quatre secteurs principaux d'activités : automobile, poids-lourd, génie civil et agriculture. Dans la première catégo-rie, le pneu " Energy Saver " permet d'économiser près de 0,2 litres de carburant, tous les cent kilomètres, par rapport à la moyenne de ses principaux concurrents. Des économies, qui selon Michelin, représentent le prix d'un pneu sur quatre. Il freine aussi plus court, et économise 4 G. de CO2 à chaque kilomètre parcouru.

Déjà les pneus de demain


Avec les pneus poids-lourds " Energy Savergreen ", Bibendum annonce mille litres de gazole économisés, 2,5 tonnes de CO2 non rejetées dans l'atmosphère et 7% d'adhérence en plus, par camion, et au cours de la première vie du pneu (avant recha-page). Des arguments de poids pour les flottes des transporteurs, rendus possible grâce à la technologie Energy flex. Il s'agit en fait d'une toute nouvelle carcasse qui réduit la température de fonctionnement, et donc consomme moins d'énergie.
Pour les agriculteurs Michelin a mis au point la technologie Ultraflex, qui limite le tassement des sols, génère des économies de carburant et de temps.
A 60.000 dollars l'unité, Michelin vous livre à domicile son pneumatique 59/80R63 XDR. Le fameux " 63 pouces ", utilisé dans les grandes mines à ciel ouvert d'Amérique latine ou d'Afrique, et il en faut six par camion. Ce pneu de génie civil pèse plus de 5 tonnes, mesure 1,5 m. de large et son diamètre dépasse les 4 mètres. La gomme utilisée pourrait fabriquer 600 pneus pour automobiles, et le camion équipé affiche un poids total en charge de 600 tonnes, soit le poids d'un Boeing.
Pour ses pneumatiques hors normes, de génie civil, Michelin a développé en 2006 un dispositif de surveillance électronique de la température et de la pression des pneus : le MEMS- Michelin earthmover management system. Il permet d'effectuer les contrôles en temps réel, et prévient d'une éventuelle surchauffe ou perte de pression
Plus de six mille personnes travaillent dans le monde, pour la recherche, le dévelop-pement et l'industrialisation. Au centre de Ladoux, sur les 450 hectares situés entre Clermont-Ferrand et Riom, dix-neuf pistes routières sont vouées aux essais d'adhérence, de bruit, de confort, d'endurance, et de comportement, sous le contrôle de 3.200 chercheurs. D'autres centres existent en Espagne, aux Etats-Unis, en Chine, au Japon, et en ThaÏlande. Michelin investit six cents millions d'euros chaque année pour ses activités de recherche. La tendance actuelle est à l'accélération des innovations. Bibendum met en effet la pression sur les équipes de chercheurs, qui ont reçu consigne de diviser par deux, d'ici à 2010, les délais de mise sur le marché des nouveaux pneus et services.

www.yainfo.com - Jean-Jacques ARENE - 27/10/2009


Déclaration faite le 17 juillet 2008 à la réunion GPEC concernant l'avenir des seniors...

Les propositions formulées dans votre projet d'accord concernant la gestion des seniors sont en total décalage avec les demandes des salariés, toutes catégories confondues, relayées par l'ensemble des organisations syndicales ici présentes. Pire vous avez ajouté des dispositions très graves pour l'avenir des salariés les plus âgés se rajoutant à celles que la CGT a déjà dénoncées concernant l'ensemble du personnel.
Votre proposition est, aujourd'hui, une négation de la pénibilité qui est pourtant de votre fait. Elle est le reflet d'une direction qui refuse de reconnaître la souffrance des gens au travail et qui, nous le répétons, n'a les yeux rivés que sur la courbe de profits et l'argent. La question du travail est d'une toute autre logique que l'exploitation humaine. Les conditions de travail se dégradent pour toutes les catégories de personnel, les mesures proposées ne sont pas de nature à inverser cette situation. Pour les seniors qui ont déjà beaucoup souffert et dont l'état de santé est dégradé, il n'y a ni réparation ni mesure permettant de soulager la pénibilité. Ce n'est pas ainsi que vous maintiendrez les salariés au travail jusqu'à 60 ans et au delà.
Ce projet est pour nous inacceptable !
Des discussions doivent reprendre au niveau national sur la question de la pénibilité, nous vous demandons d'ajourner ce débat tant qu'elles ne seront pas terminées. Il serait lourd de conséquences que le MEDEF et Laurence Parisot puissent se servir de l'accord MICHELIN comme faire valoir lors de ces négociations ou de la future loi sur le sujet.
Il y va de l'intérêt des salariés que nous représentons et de la crédibilité des organisations syndicales.
CGT MICHELIN

Michelin Clermont-Ferrand : un licenciement qui ne passe pas.   

Rollier a annoncé une nouvelle fois, lors de la présentation des résultats 2007, l'embauche de 1 000 salariés par an en France.

Mais parallèlement il veut produire plus avec moins de monde. Et quand il parle d'embauches, ce sont le plus souvent des emplois précaires. Les CDD et les intérimaires se succèdent sans cesse.

Dans certains ateliers cette rotation permanente entraîne un ras-le-bol. Début février, dans deux usines clermontoises, au service VO de Cataroux et à l'atelier rechapage de La Combaude, les travailleurs ont arrêté le travail pour demander que leurs camarades arrivant en fin de CDD soient embauchés en CDI.

À SODG, une filiale entièrement Michelin de 700 salariés, en 2007 il y a eu 82 embauches... pour 87 départs ! Étant donné les horaires en 3x8, les conditions de travail et les bas salaires, de nombreux jeunes ne souhaitent pas rester. Mais ceux qui le veulent ne sont pas sûrs d'être gardés en CDI après leurs deux contrats de 9 mois en CDD. À l'atelier préparation, le sous-effectif est permanent et les intérimaires qui se succèdent ne peuvent pas remplacer un conducteur de machine formé. Aussi lundi 18 février, quand nous avons appris que, une fois de plus, le contrat de l'un de nos camarades en CDD ne serait pas renouvelé à la fin du mois, cela a été de trop.

Le lendemain, mardi, dans l'équipe du soir le travail a cessé pour demander des comptes au chef d'atelier. Il a refusé de justifier ce licenciement, mais nous avons compris que la décision de ne pas le garder était prise depuis longtemps. Pourtant, l'entreprise l'avait laissé espérer jusqu'à la fin de son contrat.

L'arrêt complet de l'atelier préparation pouvant bloquer rapidement l'usine, la hiérarchie a essayé à plusieurs reprises de nous renvoyer au boulot... en vain ! Dans les équipes suivantes, des salariés ont aussi participé à des arrêts de travail.

Craignant sans doute une contagion, la direction a convoqué en douce notre camarade, l'a obligé à vider son vestiaire, a récupéré son badge et l'a jeté dehors en ne le laissant surtout pas retourner à l'atelier saluer ses copains ! Mais quand cela s'est su, ceux-ci se sont mis en colère et certains ont quitté sur-le-champ leur poste de travail.

Ce n'est pas la première fois que ce genre de méthode est employée à SODG. Il y a deux ans, un technicien avait été renvoyé de l'usine par le directeur avec ses affaires sous le bras... et il avait dû se changer sur le parking ! Plus récemment, un ouvrier en CDD, encore dans sa période d'essai, avait eu son badge bloqué en arrivant au travail à 22 heures... et avait ainsi appris qu'il n'était pas gardé. Venu en covoiturage, il avait dû se débrouiller pour rentrer chez lui !

Cette fois, le mauvais coup n'est pas passé sans réaction, et les moyens employés ont choqué beaucoup de travailleurs. Et mardi 26 février la CGT appelait l'ensemble de l'usine à débrayer en fin d'équipe pour dénoncer ces méthodes.

Lutte Ouvrière n°2065 du 29 février 2008

Amiante - Amiante : faute inexcusable de Michelin 

Le tribunal de Clermont-Ferrand a reconnu jeudi la faute inexcusable de Michelin au profit de quatre anciens salariés victimes de l'amiante, dont trois sont décédés.

En 2002 et 2003, trois anciens salariés de Michelin avaient succombé à un mésothéliome, dit "cancer de l'amiante". Ils travaillaient dans les usines de Clermont-Ferrand, siège social du premier fabriquant mondial de pneumatiques. Le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Clermont-Ferrand a reconnu jeudi la faute inexcusable de la manufacture au profit de ces trois salariés décédés et d'un quatrième, atteint de plaques pleurales.

Les demandes de reconnaissance de faute inexcusable de quatre anciens salariés de la manufacture avaient été examinées par le TASS à l'audience du 14 septembre. Le jugement avait été mis en délibéré. A l'audience, leur avocat avait affirmé que "Michelin utilisait une quantité considérable d'amiante sans dispositif de protection". L'amiante était notamment utilisée pour isoler les presses de cuisson des pneus. L'avocate de Michelin, Me Sophie Dischamp, avait de son côté déclaré que "la manufacture se défend d'avoir exposé, dans le cadre d'une conscience avérée, ses salariés à un danger dont elle avait connaissance".

Quinze autres procédures en cours


"Je suis très content, c'est normal qu'après nous avoir fait manger de  l'amiante pendant des années, Michelin soit condamné", a déclaré Jean  Carthonnet, 71 ans à l'issue du verdict. Il a travaillé pendant 33 ans, jusqu'en 1991, à l'entretien  des usines au siège de la manufacture à Clermont-Ferrand. "On montait des cloisons, des plafonds, il y avait de l'amiante partout et  personne ne nous a jamais dit que c'était mauvais", a souligné l'ancien salarié, qui  a découvert en 2002, en passant un scanner, qu'il souffrait de plaques  pleurales. Le TASS a ordonné une expertise pour établir le montant de son  préjudice.

"J'ai perdu mon mari mais je suis contente de voir que la faute inexcusable  de Michelin est reconnue", a dit Suzanne Nolot, dont le mari est mort en  2002, à 62 ans. "Au-delà des indemnisations, il y a le côté moral, primordial  pour nous : mon mari a été respecté", a-t-elle estimé. Son époux a travaillé à  la manufacture de 1962 à 1973, au service entretien. L'amiante était utilisé chez Michelin notamment pour isoler les presses de  cuisson des pneus, calorifuger les conduits de vapeur et isoler les cloisons. La reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur entraîne, au-delà  de l'indemnisation du préjudice, un doublement de la rente versée à la veuve,  qui s'élève alors à 100% du salaire du mari.

Michelin a désormais un mois pour faire appel à compter de la notification du  jugement. Une quinzaine de procédures supplémentaires, dont sept cas de décès, ont été lancées devant le TASS de Clermont-Ferrand par d'anciens salariés de Michelin exposés à l'amiante. La cour d'appel de Nancy a déjà reconnu le 19 septembre la faute inexcusable de Michelin, dont un salarié de l'usine de Golbey (Vosges) a été contaminé par l'amiante, confirmant un jugement du TASS d'Epinal de juin 2004.



LCI.FR - 16/11/2006


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