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 |  Cholet : la chaudière Michelin installée sur site, aujourd'hui |  | Après trois heures de préparatifs, la chaudière, toujours prise dans sa gangue de plastique, a été soulevée de la remorque sur laquelle elle a voyagé depuis l'Est de la France avant d'être doucement déposée à son emplacement définitif.
Il aura fallu près de trois heures à une équipe de grutiers expérimentés pour installer, cet après-midi, la nouvelle chaudière de l'usine Michelin, dite « trigénération » (énergie électrique, thermique, production d'eau glacée). Arrivé par convoi routier vendredi, le mastodonte de 110 t a été soulevé de la remorque puis posé au pied de la cheminée emblématique de l'usine où se trouve sa place définitive. A cet endroit, il remplace une autre chaudière, à gaz celle-ci, qui datait de la création du site, il y a 40 ans, et vient d'être démantelée. Comme les deux autres que comptait Michelin à Cholet. A sa mise en service, à l'automne, le nouvel équipement complétera la chaudière à bois en cours de construction. www.ouest-france.fr - 29/06/2010 |
|  Michelin crée 100 postes supplémentaires à Cholet |  | Près de 1 400 personnes sont actuellement employées par Michelin à Cholet. Un total qui va s'arrondir avec l'annonce de la création d'une centaine de postes.
L'ouverture d'une nouvelle ligne de production, en 2011, va doper l'emploi. Une partie sera pourvue en interne, le reste par des embauches. Pourquoi ? Comment ?
Quel est le projet qui a été annoncé hier ?
C'est l'installation d'une nouvelle ligne de production à l'usine Michelin de Cholet, dans le courant de l'année 2011. Le projet n'est pas nouveau, mais il avait été gelé en 2008. Les raisons ? « Nous avions d'autres chantiers importants, et la crise est ensuite arrivée », explique Joachim Texeira, directeur de l'usine Michelin de Cholet. Cette nouvelle ligne renforcera la production du site, spécialisé dans l'équipement des petits utilitaires et des 4x4. « Nous allons augmenter de 30 % notre production pour atteindre six millions de pneus par an », contre 4,5 millions actuellement, précise Joachim Texeira. L'investissement s'élève à environ 30 millions d'euros.
Quelles conséquences cette installation va-t-elle avoir pour l'emploi ?
La nouvelle ligne de production « entraînera la création d'une centaine de postes supplémentaires », annonce Joachim Texeira. Certains seront pourvus par un redéploiement interne : on peut imaginer des mutations d'autres sites, mais aussi d'autres services, quand les mutations technologiques suppriment certaines fonctions. Mais les embauches seront aussi au rendez-vous. Reste à savoir dans quelles proportions.
Combien d'intérimaires sont actuellement employés sur le site ?
Ils sont actuellement une quarantaine. Traditionnellement gros employeur d'intérimaires à Cholet, Michelin avait totalement supprimé ce volant au plus fort de la crise. Depuis le mois de février, ils font progressivement leur retour. Un phénomène à mettre en lien, également, avec la reprise du travail le dimanche dans certains ateliers.
Peut-on dire que Michelin va bien à Cholet ?
Plutôt. Le site, en tout cas, a mieux traversé la crise que d'autres usines Michelin. D'abord parce qu'il n'a pas été directement touché par le plan de réduction des effectifs de l'an dernier. Au contraire, il a été consolidé, récupérant une partie de la production d'autres usines. La nouvelle ligne de production « renforcera le positionnement de notre site sur le pôle camionnette et 4x4, dont nous sommes l'usine référence de Michelin en Europe, se réjouit Joachim Texeira. Ça témoigne aussi d'une confiance dans l'avenir. »
Qu'en pensent les syndicats ?
« On se félicite qu'il y ait du boulot à Cholet, commente Denis Plard, délégué CGT. Mais ça nous conforte dans nos revendications d'augmentation de salaires. Il y a de l'argent, on le voit. Et comme on nous demande de faire des efforts... » À la CFDT, on salue aussi « une très bonne nouvelle pour l'avenir de Cholet. Il y a les créations d'emplois à venir, mais aussi un signal fort sur la pérennité du site. La reprise est là », se réjouit Yves Obligis, avant de nuancer : « On manque un peu de monde dans les équipes... » www.cholet.maville.com - Emeric EVAIN. Ouest-France - 12/06/2010
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|  À Cholet, un nouveau débrayage à Michelin pendant la nuit |  | Une quarantaine de salariés de Michelin, à Cholet, ont débrayé la nuit dernière, entre 3 h et 5 h. D'autres arrêts de travail pourraient intervenir dans la journée. Mais le gros du mouvement, de source syndicale, a eu lieu hier : ils étaient 140 à avoir stoppé le travail au cours de la journée. Les revendications concernent notamment des augmentations de salaires et l'embauche de personnel supplémentaire. www.ouest-france.fr - 02/06/2010
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|  Michelin : 140 salariés ont stoppé le travail ce mardi, selon la CGT |  | Environ 140 salariés de Michelin ont stoppé le travail, au cours de la journée. Un nouveau débrayage, qui intervient un mois après celui du 30 avril. Les revendications? « Une augmentation générale des salaires de 300€ ; des primes pour l'ensemble du personnel ; l'embauche de personnel supplémentaire (1 500 personnes en 2008, 1340 aujourd'hui) ; la prise en compte de la pénibilité ; mettre un terme à la pression de l'encadrement », détaille Denis Plard, délégué syndical CGT.
Les salariés ont rencontré des membres de la direction. Sans obtenir de réponse satisfaisante. La CGT a décidé, avec le syndicat Sud, d'un second débrayage demain mercredi. En attendant « de nouvelles formes d'actions si la direction persiste à faire la sourde oreille ». www.ouest-france.fr - 01/06/2010
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|  Cholet : une soixantaine d'employés de Michelin manifeste pour les salaires |  | Ce vendredi midi, devant les locaux de Michelin, route de Toutlemonde à Cholet, une soixantaine d'employés ont manifesté pour une revalorisation des salaires. Cette nuit déjà, une cinquantaine d'entre eux avait débrayé. Tous se plaignent d'une « productivité en hausse », sans que les salaires suivent. Sans oublier la «pression» et des «conditions de travail de plus en plus difficiles».
CGT et Sud réclament une « augmentation de 300 € ».
www.ouest-france.fr - 30/04/2010
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|  À Cholet, Michelin remet la gomme |  | Dans la famille Michelin, l'usine de Cholet tire plutôt bien son épingle du jeu. La production repart à la hausse dans son créneau principal, à savoir les pneus des 4x4 et des petits utilitaires. Tandis que la plupart des sites du groupe continuent à souffrir.
Conséquences : le travail le dimanche, suspendu depuis un an, va reprendre dans certains ateliers. Au moins jusqu'au 11 juillet, indique la CFDT. Et des intérimaires vont à nouveau être sollicités pour prêter main-forte aux équipes en place.
Tout le site n'est pas pour autant concerné. Les ateliers de produits semi-finis (15 % de la production à Cholet) continuent à souffrir. Ainsi, pour ce qui est des structures métalliques, l'équipe de nuit pourrait être suspendue. Sans que cela ne conduise à des mesures de chômage partiel. www.ouest-france.fr - 17/02/2010
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|  Déclaration d'inaptitude après un refus de se soumettre à un test d'alcoolémie...Par Maître Jean-Pierre Bougnoux | Le Médecin du Travail a-t-il commis une faute engageant la responsabilité de son employeur, la Société MICHELIN, en rendant un avis d'inaptitude fondé sur le refus de Monsieur MORIAU de se soumettre à un test d'alcoolémie ?
Par Jugement en date du 18 décembre 2009, le Conseil de Prud'hommes a répondu positivement et condamné la Société MICHELIN à verser à Monsieur MORIAU la somme de 1469,20€ à titre de dommages et intérêts correspondant à la retenue sur salaire pour la période entre le 7 février et 2 mars 2007.
Monsieur MORIAU travaille au sein de la Société MICHELIN à CHOLET depuis 1979 en qualité de réparateur après cuisson. Le 7 février 2007, au terme de son arrêt de travail consécutif à un accident de la vie privée ayant occasionné une blessure à la main, il s'est rendu à sa visite de reprise. Le Médecin du Travail, salarié de la Société MICHELIN, a considéré que l'avis d'aptitude était impossible à rendre compte tenu du refus de Monsieur MORIAU de se soumettre à des examens complémentaires consistant en une analyse de sang en vue de détecter une dépendance à l'alcool et l'a en conséquence, déclaré inapte. Monsieur MORIAU a contesté la décision du Médecin du travail le jour même à l'Inspection du Travail. Le 2 mars 2007, le Médecin du Travail a enfin déclaré Monsieur MORIAU apte. Le 4 avril 2007, l'Inspecteur du Travail a annulé l'avis du Médecin du Travail en date du 7 février 2007 et y a substitué sa propre décision aux termes de laquelle Monsieur MORIAU était apte à reprendre son travail à la date du 6 février. Cependant, du 7 février au 2 mars 2007, Monsieur MORIAU n'a pas pu travailler alors qu'il était apte. Du 7 février au 2 mars 2007, Monsieur MORIAU n'a pas été rémunéré. Le Conseil de Prud'hommes a réparé le préjudice de Monsieur MORIAU en condamnant la Société MICHELIN à lui verser la somme de 1469,20€ à titre de dommages et intérêts correspondant à la retenue sur salaire pour la période entre le 7 février et 2 mars 2007. http://www.juritravail.com/Actualite/inaptitude-constat/Id/2190/?utm_source=newsletter&utm_medium=278 - 12/01/2010 |
|  A Cholet, Michelin est un peu regonflé |  | La fabrication de pneumatiques ne sera pas concernée par les mesures de chômage partiel. : Frédéric Girou
Il n'y a pas de quoi sauter au plafond mais c'est quand même plutôt une bonne nouvelle. Lors de son comité d'entreprise, aujourd'hui, l'usine Michelin de Cholet a dévoilé ses perspectives pour la fin de l'année.
Il y aura bien des mesures de chômage partiel, mais limitées. Seul l'atelier des produits semi-finis (mélange et tissus métalliques pour les poids-lourds) sera concerné, soit environ 15 % de l'effectif. Les 200 personnes concernées devraient connaître en moyenne 3 jours d'arrêt.
Reste que la visibilité des perspectives de l'entreprise est floue. La direction « sent un frémissement sur le marché camionnette et véhicule de tourisme » (l'essentiel de la production à Cholet), mais « on ne va pas verser dans l'euphorie pour autant ». Du côté des produits semi-finis, « tant qu'il n'y a pas de reprise sur le marché des poids-lourds… » www.ouest-france.fr - 24/11/2009
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|  Suicide à Michelin Cholet : 2 ans après rien n'a changé |  | Electromécanicien au sein de l'entreprise Michelin à Cholet, Christian n'était pas du genre à se plaindre de ses conditions de travail. Il fut fragilisé par un harcèlement subi au sein de l'entreprise en 1995 dont il ne se remis jamais et avait conservé de son enfance une tendance à garder ses problèmes pour lui. Toutefois, à 55 ans, après plus de 37 années passées au sein de l'entreprise et lassé de ses horaires et de l'évolution du contexte de travail dans l'entreprise, il attendait impatiemment la retraite. Cette retraite à l'époque se dérobait à lui. A quelques mois de cotisation près, il aurait pu bénéficier comme certains de ses collègues d'une retraite anticipée mais ce ne fut pas le cas. De plus, les débats de la campagne présidentielle faisaient état d'un futur allongement de la durée de cotisation… Le 2 novembre 2007, il se suicide après avoir effectué pratiquement l'intégralité de sa journée de travail. Il se pend avec une sangle dans une tour de refroidissement, un lieu symbolique de l'usine, sans laisser le moindre mot. A l'époque l'entreprise rejettera les causes de son suicide sur le contexte familial pour couvrir le drame, s'évitant une remise en cause interne. D'ailleurs le responsable du personnel dira que Christian était venu ce jour dans l'entreprise avec l'idée de se suicider, alors qu'il avait travaillé normalement pendant 6 heures, avant de passer à l'acte. Sauf que ce drame ne sera pas sans lendemain…
Dans les mois qui vont suivre, les accidents vont s'enchaîner : un électricien est grièvement brûlé et se retrouve amputé des dix doigts, un employé a la cheville cassée après la chute d'une palette, une travailleuse a eu le bras happé par une machine et se retrouve amputée du bras, un ouvrier a été licencié pour s'être plaint de ses conditions de travail sur internet et enfin un autre a eu la main écrasée dans une machine. Il s'agit d'un long inventaire.
En août 2009, le syndicat CGT de l'usine Michelin Cholet se mobilise sous la houlette de Denis PLARD pour provoquer un électrochoc interne et externe à l'entreprise. L'objectif déclaré est de traiter de la question de la dégradation des conditions de travail dans l'entreprise. Pour le moment, rien ne bouge.
Pourtant tous les signaux sont au rouge. En effet, les accidents se multiplient tandis que les objectifs de production ne cessent d'augmenter et le nombre d'employés de diminuer. La culture de la production et d'individualisation des salariés menée par l'entreprise atteint aujourd'hui un degré inconcevable. Les responsables de la CGT Michelin relatent que les employés pénalisant les bonnes statistiques de leur équipe de travail sont mis sous pression par leurs propres collègues. Bien que l'entreprise cherche à réintégrer les ouvriers accidentés dans le but d'améliorer ses statistiques vis-à-vis de l'inspection du travail et de réduire ses charges, les conditions de travail actuelles ne permettent pas de les réintégrer dans un contexte serein.
Au final, si nous pouvons nous inquiéter de l'avenir de l'industrie en France, nous pouvons également nous inquiéter de l'état de l'industrie toujours en place. Quel est l'avenir d'entreprises cassant les employés et les solidarités ? Ces entreprises se privent de la valeur ajoutée liée à la motivation et à la solidarité du personnel, à leur faculté d'adaptation et d'innovation. A long terme, si ces politiques internes, semblables à nombre d'entreprises, ne sont pas stoppées, la France risque de ne devenir qu'un vaste champ de friches industrielles. C'est pourquoi gauche et droite ne peuvent pas se permettre de ne pas se saisir de ce débat et mettre en œuvre des solutions rapides...
Plus de détails sur la dégradation des conditions de travail internes à l'entreprise sur le blog : http://christian-michelin-cholet.over-blog.com/ www.lepost.fr - 13/11/2009
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|  Michelin : ils dénoncent la pression au travail... |  | Hier matin, les délégués CGT de l'usine choletaise ont déposé une lettre à la direction. Ils réclament une intervention et menacent d'un débrayage.
« Afin de faire cesser [les] pratiques de pression et de harcèlement moral exercées sur les employés », le bureau de la CGT de Michelin de Cholet a demandé, hier matin, dans une lettre de deux pages et demie, une intervention urgente de la direction de l'usine.
Depuis des mois, dit-il, les conditions de travail au sein de l'entreprise se dégradent. En 2007-2008, un homme s'est suicidé, un autre a perdu ses 10 doigts et une femme s'est fait arracher le bras. Trois faits dramatiques qui témoignent de la « sécurité altérée chez Michelin », soutient Denis Plard, délégué syndical CGT.
« La situation est déjà grave...
Le syndicat dénonce les fiches nominatives sur lesquelles figurent les performances individuelles de chaque salarié. Affichées dans les ateliers, elles deviennent rouges lorsque l'un d'entre eux connaît quelques difficultés. Le courrier évoque également une incitation à la délation entre collègues.
Autre point noir : les documents destinés aux services hospitaliers des urgences, remis à l'occasion des accidents de travail. Les salariés doivent revenir les récupérer après coup dans l'usine, « où une pression de la hiérarchie est exercée pour qu'ils renoncent à leur arrêt de travail ».
Alors qu'il était en arrêt pour dépression, un salarié aurait vu son vestiaire ouvert de force et vidé de ses effets personnels. Une façon brutale d'interdire tout retour dans l'usine. « Nous avons listé quelques exemples, mais il y en a d'autres. Michelin n'a jamais rien fait là-dessus, nous sommes face à une situation complètement bouchée », s'inquiète Richard Grangien, CGT. Et son collègue, Didier Lavigne ne manque pas de remarquer que « pour une entreprise qui aimerait garder l'image d'un Bibendum souriant, ce temps est terminé ».
...mais on pressent le pire »
Les délégués syndicaux craignent que le pire soit à venir. Epargnés par les plans sociaux annoncés en juin (Ouest-France du 18 juin), les employés de Cholet croient payer « aujourd'hui les conséquences des politiques nationales de Michelin. Les conditions de travail qui s'aggravent », explique Denis Plard.
D'ici 2011, la production de l'usine devrait avoir augmenté de 40 %. Si de nouvelles lignes sont installées dans les ateliers, la main-d'oeuvre n'y est quant à elle pas plus nombreuse. « Au final, il faudra que chacun augmente sa productivité de 35 % », remarque le bureau de la CGT.
Les nerfs de certains employés ont déjà craqué. Des coups sont partis, sur un collègue ou sur des objets blessants. « Quand les salariés tapent comme ça, dans un acte individuel, on considère que c'est un échec, précise Richard Grangien. Quand la colère montera, si elle n'est pas organisée, ça pourrait être incontrôlable. »
La lettre remise hier matin est adressée au président du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail de l'usine de Cholet. Une copie a été adressée au siège social à Clermont-Ferrand, à la CPAM, à la Cram, au ministère de la Santé et à l'inspection de la médecine du travail.
Selon une porte-parole de Michelin contactée hier, « des réponses seront apportées à ces demandes, dans le cadre légal des réunions de CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) », pas avant la fin août en tous les cas.
Dans l'attente d'une réponse de la part de la direction du site, les délégués syndicaux de la CGT avertissent : « Elle ne pourra pas dire qu'elle n'était pas prévenue. S'il n'y a pas d'améliorations, on partira sur un débrayage, voire une grève. C'est quand même notre santé qui est mise en jeu. » www.ouest-france.fr - Nolwenn GUILLOU -07/08/2009
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|  Cholet: un peu moins de chômage partiel chez Michelin cet été | Les salariés de Michelin à Cholet subiront un peu moins de chômage partiel en juillet et août: en moyenne deux jours pour 420 salariés. L'activité n'a pas progressé. Mais l'usine n'a pas embauché cette année de jeunes en contrat vacances. Elle n'emploie plus, non plus d'intérimaires qui ne ne prenaient pas de vacances l'été. www.ouest-france.fr - 25/06/2009
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|  Michelin : la CGT appelle les salariés à débrayerr | La CGT appelle les salariés de Michelin à débrayer, demain. A Cholet, le personnel est invité à quitter son poste deux heures, à partir de 11 h, 19 h et 3 h du matin. Le syndicat entend dénoncer "les 145 millions d'euros accordés aux actionnaires" dans un contexte marqué par le chômage partiel et le gel des salaires. www.ouest-france.fr - 14/05/2009
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|  Confirmation de 3 semaines de chômage partiel... | France3 12/13 Ouest du 10/04/2009
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|  A nouveau du chômage partiel chez Michelin |  | Cinq jours de chômage pour les salariés d'un atelier ; des vacances obligatoires pour un autre.
Comité d'entreprise extraordinaire, chez Michelin, hier. Les dirigeants de l'usine de Cholet ont annoncé de nouvelles mesures de chômage partiel, pour un atelier ; de congés obligatoires, dans un autre.
Cinq jours de chômage partie pour les salariés de l'atelier qui fabrique de la gomme. « Ils sont répartis sur plusieurs semaines », expliquent les délégués CGT. Dans un autre atelier, les salariés devront prendre leur cinquième semaine de congés payés en février, mars ou avril. Michelin avait déjà annoncé des mesures similaires en janvier.
« On arrive au bout des congés forcés, dit la CGT. Ensuite, pour les gens qui en auront pris, Michelin devra avoir recours au chômage partiel. » En janvier, les salariés avaient été invités à utiliser leurs jours de RTT.
Une nouvelle fois, le syndicat dénonce : « Les salariés n'ont pas à payer la crise. C'est encore un mauvais coup qui leur est porté. » www.Ouest-France.fr - 12/02/2009
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|  A nouveau du chômage partiel chez Michelin à Cholet | Michelin a annoncé ce matin de nouvelles mesures de chômage partiel dans l'usine de Cholet, au cours d'un comité d'entreprise extraordinaire. Les 140 salariés d'un atelier subiraient chacun cinq jours de chômage partiel, répartis sur plusieurs semaines. Dans un autre atelier, on demande aux salariés de prendre cinq jours sur leur cinquième semaine de congés payés. www.ouest-france.fr - 11/02/2009
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|  Ils avaient critiqué leur employeur sur le net : accord aux Prud'hommes | Un accord de conciliation a été trouvé vendredi devant le conseil des Prud'hommes d'Angers dans un conflit opposant la direction de l'usine Michelin de Cholet (Maine-et-Loire) à deux ouvriers sanctionnés pour avoir critiqué leurs conditions de travail sur un site internet, a-t-on appris de source syndicale.
L'accord conclu lors d'une séance à huis-clos, qui ne peut être dévoilé par aucune des deux parties comme l'exige la loi, "est favorable aux salariés", a expliqué à l'AFP Denis Plard, délégué CGT de l'usine de Cholet
"En tant que représentants syndicaux, nous aurions aimé aller plus loin car la liberté d'expression a été gravement atteinte dans cette histoire, mais les salariés ont obtenu un bon accord et sont satisfaits", a-t-on ajouté de même source.
En mars dernier, les deux ouvriers avaient évoqué chez eux, en style direct, sur leur ordinateur personnel, leurs conditions de travail notamment leur niveau de salaire qui ne correspondait pas selon eux au travail fourni. L'un avait été licencié, l'autre mis à pied trois jours au nom d'une "obligation de loyauté" envers l'entreprise.
"On ne trouve nulle part dans le Code du travail le concept d'+obligation de loyauté+, Michelin se sert de la crise pour faire peur aux salariés", avait dénoncé la CGT qui avait demandé la levée des sanctions. www.lemonde.fr - 06/02/2009
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|  Michelin : moins de pneus, moins de travail |  | Alors que l'activité vacille, la CGT fustige le manque de solidarité des actionnaires de Michelin.
Michelin-La Roche réduit encore sa production sur le premier trimestre. Et diminue le nombre de jours ouvrés en 2009.
Les mauvaises nouvelles continuent de tomber dans l'industrie vendéenne. Michelin, à nouveau, abaisse sa production sur son site de La Roche-sur-Yon (700 salariés, pneus poids lourds) : « Pour suivre les besoins du marché, nous devons piloter à la baisse nos productions », confirme un communiqué de la direction locale.
La CGT, sur la base des chiffres avancés à la dernière réunion du comité d'entreprise, fait état d'une production ramenée à 777 800 pneus pour 2009, contre une prévision fin 2008 à hauteur de 801 000. Pire, selon le syndicat, le manufacturier a programmé ces 23 000 pneus de moins sur les quatre premiers mois de l'année. Autant dire que l'activité du site, déjà très ralentie en novembre et décembre, va d'emblée sensiblement diminuer.
CGT : préavis de grève pour le 29
La direction fait déjà savoir que « plusieurs ateliers arrêteront leur activité à 5 h le vendredi matin en février et mars et qu'en avril, l'usine sera fermée du 6 au 11 avril ». En clair, les équipes en 3 x 8 ne travailleront plus que quatre jours par semaine.
Certes, Michelin évite le chômage partiel mais au prix, pour les salariés, de prises de RTT anticipés de 2009. Étalé sur une année entière, leur « stock », est de 37 jours. Quant à la semaine non travaillée d'avril, c'est en fait la cinquième semaine de congés payés anticipée sur la période de Noël : « Si l'activité repart en fin d'année, on travaillera entre Noël et le Premier de l'an », précise Michel Lamour, de la CGT.
Toutes ces mauvaises nouvelles sociales interviennent au moment où Michelin a déjà remercié, fin 2008, les intérimaires, n'aura plus de CDD du tout fin avril et a déjà largement puisé dans les comptes épargne-temps individuels et collectifs des salariés.
Cette fois, il s'agit de commencer à faire tourner le compteur du compte épargne temps collectif négatif. Un système « d'avance sur travail » qui irrite la CGT : « Avec 1 % des dividendes, alors que le groupe a engrangé 2,5 milliards d'euros de bénéfices depuis 2005, on pourrait payer tout le monde à 100 %. Où est la solidarité des actionnaires dans une crise dont les salariés ne sont pas responsables ? », s'interroge Philippe Miquel, secrétaire de l'union CGT. Laquelle a posé un préavis de grève pour le 29 « pour que les équipes en 3 x 8 puissent aller manifester ». Ouestfrance - Marc LAMBRECHTS - 27/01/2009
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|  Michelin : les salariés doivent prendre des congés | Après le chômage partiel, les congés. L'usine incite tous les salariés à en prendre avant Pâques. Un calendrier précis a été établi par la direction. Il y a ceux qui ne croient pas à la crise. Il y a ceux qui la vivent au quotidien. Chez Michelin, cela se traduit par la prise de jours de congés obligatoires d'ici la mi-avril. Tous les salariés de l'usine, même les cadres, sont concernés.
Ensuite, cela varie selon les ateliers. Certains prennent des jours de repos, d'autres doivent amputer leur cinquième semaine de congés payés. Un calendrier précis a été établi par la direction. Il a été communiqué aux syndicats hier.
La production faiblit
« On demande aux salariés de la fabrication des pneus d'accentuer les poses de jours de repos pendant les quatre semaines de congés scolaires en février et à Pâques », confirme Bernard Mazard, responsable de la communication. Les autres salariés n'ont pas ces contraintes de vacances scolaires. Ils sont cependant incités à poser cinq jours de congés, groupés ou non, d'ici la mi-avril.
L'explication ? « Les productions actuelles sont un peu faibles, dit Bernard Mazard. Nous préférons baisser l'activité. » Déjà, en décembre, les salariés de l'usine de Cholet avaient subi plusieurs jours de chômage partiel. Cette fois, la CGT dénonce : « C'est du chômage partiel déguisé. » Selon le syndicat, en décembre, certains salariés avaient anticipé sur leurs congés de 2009 pour ne pas subir le chômage partiel. « Une fois de plus, dénonce la CGT, ce sont les salariés qui payent les pots cassés. Pourquoi prendre nos vacances quand ils le veulent ? » Selon Bernard Mazard, « beaucoup de salariés posent déjà des congés pendant les périodes scolaires ».
Autre interrogation de la CGT : le travail du dimanche continue. « Les machines ne doivent jamais s'arrêter. On pourrait lisser la production. »
Dans l'usine, l'inquiétude monte. La colère aussi. « Il faut arrêter de subir. Il est temps de refuser. Il faut que le patron nous respecte. » Une pétition circule dans l'entreprise demandant à récupérer l'argent perdu en 2008. « Elle a déjà recueilli 700 signatures », affirme la CGT.
Le syndicat veut maintenant instaurer un rapport de forces. Il appelle à la grève le jeudi 29 janvier. C'est un jour de manifestation nationale. C'est aussi le jour choisi par Michelin pour organiser un rendez-vous avec les salariés de l'usine à Eurespace, le centre de formation de la chambre de commerce. « Nous appelons à boycotter cette réunion. » Ouest-France - Marianne DEUMIÉ - 21/01/2009
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|  Michelin : pas de chômage partiel, mais des RTT imposés |  | La direction de Michelin assure que les salariés tenus de poser des RTT ne seront donc "pas pénalisés financièrement".
Le site de Cholet va "demander des ajustements de calendrier à quelque 800 employés à la fabrication des pneus", sur les 1.380 salariés que compte l'usine.
La direction de Michelin à Paris a annoncé, mercredi 21 janvier, que le site Michelin à Cholet imposera à environ 800 de ses salariés une prise de RTT pendant les vacances de février ou de Pâques et non des mesures de chômage partiel comme cela a été annoncé mardi par une source syndicale. La direction du site, qui fabrique des pneus de camionnettes et de 4X4, va "demander des ajustements de calendrier à quelque 800 employés à la fabrication des pneus", sur les 1.380 salariés que compte le site, a précisé une porte-parole de Michelin.
Pas de pénalités financières
Les salariés concernés devront "accentuer les poses de jours de repos pendant les quatre semaines de congés scolaires de février et de Pâques" et leur sera notamment imposée la prise de "cinq jours de RTT d'affilée" durant ces périodes. Les salariés touchés par cette mesure ne seront donc "pas pénalisés financièrement". Mardi, un délégué CGT (minoritaire) du site de Cholet avait indiqué qu'en raison du ralentissement du marché de l'automobile, la direction avait annoncé lors d'un CE mardi de nouvelles mesures de chômage partiel. Des mesures de réduction d'activité avaient déjà été prises à la fin 2008 dans plusieurs usines Michelin en France, dont celle de Cholet, placée en vacances forcées pendant 15 jours à la fin décembre. www.nouvelobs.com - 21/01/2009
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|  Michelin: une semaine de congés obligatoires pour tous les salariés à Cholet | Chaque salarié de l'usine Michelin de Cholet devra prendre au moins une semaine de congé fixée par la direction dans les semaines à venir, voir deux semaines dans certains ateliers. Selon les secteurs, ces jours de congé sont éparpillés ou groupés. La CGT dénonce: "On nous vole nos congés." Le syndicat appelle les salariés à boycotter la cérémonie qu'organise la manufacture à Eurespace le 29 janvier. www.ouest-france.fr - 20/01/2009
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|  Michelin... | France3 12/13 Auvergne du 18/12/2008
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|  Julien Courbet enquête sur l'affaire du licenciement à Michelin… |  | L'affaire du licenciement à Michelin continue à intéresser les médias…
Dernièrement, c'est l'émission “Service Maximum” présentée par Julien Courbet qui lui a consacré un reportage.
Ce reportage a été diffusé mercredi soir sur France 2, on y aperçoit le salarié incriminé à visage masqué : “Ce n'était même pas pour porter atteinte a l'entreprise c'était vraiment pour délirer on discuté avec les collègues et ont a mis un petit commentaire… J'ai même déformé le mot d'exploiteur en ‘exploitateur' et j'ai mis un smiley à la fin. Pour nous je pense que quelqu'un nous a balancé[...]“ et à ses côtés, Robert Cerisier, responsable syndical CGT à l'union local : “[...] Ils sont simples ouvriers sur des machines de productions, ils ont aucune obligation de loyauté, il y a absolument rien qui est inscrit dans le contrat de travail, ils ont tout a fait la liberté d'expression dans et en dehors de l'entreprise [...]“. France2 - service maximum - 19/12/2008
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|  Michelin Cholet (Maine-et-Loire) : un travailleur licencié et un autre sanctionné pour délit d'opinion | La liberté d'expression existe dans la Constitution française ; le droit d'expression des salariés existe à l'intérieur des entreprises. C'est de trop pour Michelin.
Un travailleur vient d'être licencié au motif qu'il est allé sur un site internet en-dehors de son temps de travail pour dire que Michelin est un exploiteur. Un autre vient d'être sanctionné de trois jours de mise à pied pour avoir déclaré, aussi sur internet : « Production, production, mais la fiche de paie toujours pareil ». Michelin les accuse d'un manque de loyauté vis-à-vis de l'entreprise !
La loyauté pour Michelin voudrait que les travailleurs soient obligés d'être d'accord avec lui dans et en-dehors de l'entreprise. Comme disait un ancien dictateur, je n'interdis à personne d'être d'accord avec moi.
Il faudrait donc être d'accord sur les suppressions d'emplois, les bas salaires, notre exploitation quotidienne sur les lignes de production, le chômage technique, et être d'accord avec les actionnaires qui nous vident les poches pendant qu'ils s'engraissent. Voilà ce que cela veut dire et c'est bien sûr scandaleux.
Ce licenciement et cette mise à pied de trois jours s'adressent à l'ensemble des travailleurs. En cette période de crise économique, de chômage technique, de suppressions d'emplois, de pertes de salaire, Michelin veut intimider tout le monde et faire taire toute contestation à venir. D'autre part, depuis quelque temps, la direction sanctionne pour un oui et pour un non, et pratique les licenciements individuels. Pour le patron, c'est un bon moyen de dégraisser les effectifs.
Michelin voudrait nous voir au garde à vous, le petit doigt sur la couture du pantalon, comme à l'armée. Il n'en est pas question.
Solidarité avec nos camarades ; ne laissons pas passer une telle ignominie. Lutte Ouvrière n°2107 - 17/12/2008
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|  Un salarié de Michelin licencié pour avoir critiqué son travail sur Internet | Un salarié de l'usine Michelin de Cholet a été licencié et un autre mis à pied pour avoir critiqué leurs conditions de travail sur un site internet. Les faits remontent à mars. Sur le ordinateur personnel, deux salariés évoquent, à propos de leur travail, un emploi de "bagnard", pour l'homme licencié, tandis que l'autre salarié mis à pied 3 jours dénonçait des cadences de travail difficiles à tenir et mal rémunérées.
La CGT revendique le droit à la liberté d'expression des salariés alors que Michelin dans sa lettre de licenciement évoque une "obligation de loyauté". RTL Info - Nicolas Bauby - 14/12/2008
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|  Un salarié de Michelin licencié pour s'être épanché sur le net | L'entreprise n'a guère apprécié que l'un de ses employés compare ses conditions de travail à celles d'un «bagnard». La CGT a saisi le conseil des Prud'hommes. L'entreprise Michelin n'a apparemment pas apprécié les messages critiques de l'un de ses salariés, postés sur Internet. Ce dernier, employé à l'usine Cholet, dans l'ouest, avait comparé ses conditions de travail à celles d'un «bagnard» : il a été tout bonnement licencié, a révélé samedi la CGT. L'un des collègues, mécontent mais moins véhément, a été mis à pied pendant trois jours, a précisé le syndicat
Les faits remontent à mars. «Sur leur ordinateur personnel, chez eux, les deux salariés évoquaient en style direct leurs conditions de travail notamment leur salaire qui ne correspondait pas selon eux au travail fourni», relate Denis Plard, délégué CGT.
L'employé licencié affirmait ainsi qu'il faisait un travail de «bagnard». L'autre salarié mis à pied dénonçait de son côté des cadences de travail difficiles à tenir et mal rémunérées.
Une «obligation de loyauté»
CGT a saisi le conseil des Prud'hommes, arguant du droit à la liberté d'expression des salariés. Dans sa lettre de licenciement, Michelin évoque de son côté une «obligation de loyauté» envers l'entreprise.
«On ne trouve nulle part dans le code du travail le concept d'obligation de loyauté, Michelin se sert de la crise pour faire peur aux salariés», dénonce la CGT qui compte bien demander la réintégration de la personne licenciée ainsi que l'annulation de la mise à pied. L'audience de conciliation est programmée le 6 février au Conseil des Prud'hommes d'Angers.
La direction de l'entreprise n'était pas joignable samedi. www.lefigaro.fr - 13/12/2008
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|  Il critique Michelin sur internet : licencié |  | Les faits se sont déroulés en mars. Ils concernent l'usine de Cholet du fabriquant de pneumatiques. La sanction est tombée en décembre.
Un ouvrier licencié, un autre mis à pied, à Cholet. La section CGT du fabricant de pneumatiques dénonce une atteinte à la liberté d'expression.
Chez Michelin, on n'aime pas trop que les salariés se défoulent sur internet. Deux salariés de l'usine de Cholet, dans le Maine-et-Loire, qui s'étaient exprimés dans un forum, sur un site de réseau social, l'ont appris à leurs dépens.
Jacky (prénom d'emprunt) n'a pas fait dans la dentelle. « Boulot de bagnard ! » Et, après quelques délicatesses, de traiter Michelin d'« exploitateur »(sic). Licencié.
Nicolas (prénom d'emprunt également) a fait plus soft. « Production, production, mais fiche de paie toujours pareil. » Il a conclu avec un « mdr » que tout internaute traduit par « mort de rire ». Trois jours de mise à pied. « C'est scandaleux. On sanctionne un délit d'opinion », dénonce la CGT, qui porte l'affaire devant les prud'hommes. L'audience de conciliation aura lieu le 6 février à Angers. La CGT demande la réintégration de l'ouvrier licencié, l'annulation de la sanction pour le second, ainsi que des dommages et intérêts.
« Taisez-vous ! »
« Par vos propos, vous portez atteinte à la réputation de l'entreprise, vous discréditez votre employeur envers lequel vous avez une obligation de loyauté », dit le responsable du personnel de l'usine, dans les lettres envoyées aux deux salariés. La direction de l'usine n'a pas voulu, hier, « commenter une décision prise ».
La CGT s'appuie sur un article du Code du travail qui garantit la libre expression des salariés. « D'autant plus, rappelle Robert Cerisier, responsable syndical à l'union locale, que ces commentaires ont été écrits de chez eux ! » Il rappelle aussi la jurisprudence : un ouvrier de chez Dunlop avait été licencié pour avoir critiqué ses conditions de travail dans le journal L'Humanité. Après une longue bataille judiciaire, il a été réintégré. Il y a bien sûr des limites. La liberté d'expression ne peut basculer dans l'injure ou la diffamation. C'est au juge de déterminer s'il y a eu abus ou non.
Les commentaires des deux ouvriers de Michelin remontent au mois de mars. Ils ont été sanctionnés en décembre. Jacky était en arrêt de travail depuis juin, après, dit-il, une série d'avertissements et de mises à pied. « Je ne supportais plus. »
Nicolas a eu un accident de travail fin octobre. En reprenant le travail, il souffrait du dos et a été à nouveau arrêté. « Mon responsable n'a pas voulu en tenir compte et m'a demandé de revenir travailler. »
« Michelin adresse un message aux salariés, conclut la CGT : Taisez-vous ! » www.Ouest-france.fr - Marianne DEUMIÉ - 12/12/2008
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|  Cholet: licencié pour avoir critiqué Michelin sur Internet |  | Sur internet, il a qualifié Michelin d'« exploitateur » (sic). Cet ouvrier de l'usine de Cholet (Maine-et-Loire) a été licencié.
Son copain s'était plaint d'une fiche de paye « toujours pareille ». Trois jours de mise à pied.
« Atteinte à la liberté d'expression », s'indigne la CGT qui porte l'affaire devant les prud'hommes d'Angers. « Atteinte à l'image de l'entreprise », dit Michelin dans le courrier envoyé aux deux ouvriers.
La CGT veut s'appuyer sur un article du code du Travail qui garantit le droit à l'expression des salariés. Hier, la direction de l'usine choletaise n'a pas souhaité s'exprimer. www.Ouest-france.fr - 11/12/2008
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|  Michelin : trois jours de chômage partiel en plus | Michelin fermera l'usine de Cholet dès le 16 décembre, soit trois jours avant la date prévue. Une conséquence d'un marché de l'automobile « morose ». Le manufacturier a avancé la fermeture de l'usine au 16 décembre. La conséquence d'un marché automobile « morose ». Les syndicats protestent. « Ça commence à faire beaucoup », souffle un salarié. Michelin a ajouté trois jours supplémentaires de chômage partiel. La direction avait prévu de cesser l'activité du 19 au 31 décembre. Finalement, elle fermera l'usine dès le 16 décembre.
L'annonce a été faite, hier, lors d'un comité d'établissement extraordinaire. La raison de cette décision ? Un marché de l'automobile « extrêmement morose », selon les termes du manufacturier. Pour la direction, il s'agit « d'ajuster » la production à une demande en forte baisse, afin de « maîtriser les stocks ».
Contactée, l'entreprise n'a pas souhaité préciser la chute d'activité à laquelle elle se trouve confrontée. Selon nos informations, celle-ci pourrait dépasser les 20 %. Les intérimaires ont été les premiers à en faire les frais. Progressivement, ce sont 80 personnes qui ont vu leur contrat s'arrêter.
« Socialement difficile »
Désormais, la dégradation de la conjoncture touche l'ensemble des salariés. En octobre, Michelin estimait à 800 le nombre de personnes concernées, pour une durée moyenne de sept jours chômés. Cette fois ? « On invite les gens à anticiper leurs congés de 2009 pour minimiser l'impact, explique la direction de la communication. On ne le saura qu'en janvier. »
Pour les syndicats, on considère la période « socialement difficile ». Avec un pouvoir d'achat en berne, déjà amputé par une perte de la majoration dominicale, une participation aux bénéfices nulle. « Ce sont les primes qui sautent, résume Yves Obligis, de la CFDT. Et là, certains n'ont plus le choix. Ils avaient déjà positionné leurs congés. »
Pour la CGT, entre les deux annonces, on est passé de « l'inquiétude à la colère ». Car la décision intervient après l'intérêt manifesté par Michelin pour la reprise de l'activité pneumatique de son concurrent, Continental. « On nous fait porter la crise. Et la direction pousse le cynisme à vouloir racheter les petits copains », dénonce Denis Plard, de la CGT.
Pour la première fois, l'ensemble des organisations syndicales ont exprimé un avis défavorable au plan présenté hier après-midi. La CGT a même affirmé qu'elle envisageait des « actions » dans les jours à venir. « Il n'y a pas si longtemps, on ne produisait pas assez, souligne, amère, la CFDT. Aujourd'hui, on ferme. Pourquoi tant de hâte ? » Ouest-France.fr - Jean-Marcel BOUDARD - 03/12/2008
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|  Cholet : Michelin fermera trois jours de plus | La direction avance la fermeture de l'usine de Cholet au 16 décembre, anticipant une dégradation du marché automobile. "Il s'agit d'ajuster la production à la demande de nos clients, pour conserver la maitrise de nos stocks", a expliqué la direction, ce mardi, lors d'un comité d'établissement extraordinaire. Le 30 octobre, Michelin avait pris la décision de recourir au chômage partiel, en fermant le site de Cholet entre le 19 et le 31 décembre. Ouest-France.fr - 02/12/2008 |
|  Des milliers de sous-traitants sont frappés de plein fouet | Les fournisseurs sont,eux aussi, contraints de réduire leurs effectifs.
Comme dans un jeu de dominos, les difficultés des constructeurs se répercutent sur leurs fournisseurs. En raison de l'effondrement de la demande de voitures, les carnets de commandes des équipementiers se vident. Le français Le Bélier, spécialisé dans la production de pièces en aluminium, table sur une baisse d'activité de 20 à 30% au quatrième trimestre. Résultat, l'entreprise réduit ses effectifs de près de 20%, soit 500 personnes.
Toujours en Europe, l'allemand Continental supprimera 5 000 postes d'intérimaires dans le monde d'ici à la fin de l'année. Parallèlement, les fermetures temporaires d'usines se multiplient. C'est le cas sur les sites Michelin de Cholet et de Roanne. lefigaro.fr - C.Pl. - 10/11/2008 |
|  Michelin : Recours au chômage forcé... | France3 12/13 national du 05/11/2008
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|  Michelin va stopper sa production 13 jours | Michelin va cesser son activité du 19 au 31 décembre. « Les salariés sont sous le choc, assure un syndicaliste. Et inquiets. Après le 1er janvier, que se passe-t-il ? »
C'est la réponse de la direction à la chute d'activité. « Du jamais vu » pour les syndicats pour qui, c'est encore « le salarié qui trinque ». « En 39 ans, je n'ai jamais connu ça. » Pour la première fois de son histoire à Cholet, Michelin va stopper la production pendant treize jours. Du 19 au 31 décembre, l'usine sera fermée. La direction l'a annoncé, hier, lors d'une réunion extraordinaire du comité d'établissement.
La décision n'a pas pris de court les syndicats. Depuis le mois de juin, l'entreprise a déjà dégonflé par deux le nombre d'intérimaires. Et les 40 contrats encore en cours vont bientôt s'arrêter. Aussi, certains ateliers avaient fermé leurs portes le dimanche. « On nous a préparés », résume Denis Plard, de la CGT.
Ce qui a surpris, c'est la durée de la fermeture. Pour la direction, il s'agit de répondre à la « baisse de l'activité ». Au troisième trimestre, elle pourrait atteindre 20 %, se traduisant par une chute des commandes de 200 000 pneus. Et cette fois, la mise en place de formations ou les modifications de calendrier ne suffisent plus.
800 personnes touchées
Michelin a donc décidé d'étendre la fermeture dominicale à de nouveaux ateliers. La direction a aussi annoncé un arrêt général de l'activité le 10 novembre. Et celui, plus conséquent, de la fin de l'année. Pour minimiser l'impact sur les 1 400 salariés, elle a invité le personnel à positionner ses congés durant cette période ou à anticiper ceux de l'année 2009.
Pour les autres ? C'est le chômage partiel et une rémunération à 50 %. « Nous estimons à 800 le nombre de personnes concernées, sur une durée moyenne de sept jours chômés », indique la direction. Trop pour les syndicats. Qui craignent des conséquences sur la sous-traitance : 150 personnes travaillent sur le site au quotidien. Mais aussi sur le pouvoir d'achat du personnel.
Ce dernier a déjà perdu la majoration dominicale. Entre « 100 et 200 € par mois » selon les postes. Et il pourrait abandonner une partie de sa paie de décembre. « Encore une fois, ce sont les salariés qui trinquent, dénonce Yves Obligis, de la CFDT. Alors que Michelin a profité à fond du système : flexibilité, intérim... »
La pilule a d'autant plus de mal à passer que le groupe a annoncé 400 millions d'euros de bénéfices pour le premier semestre. « On nous a présenté l'équation gagnant-gagnant pour nous faire accepter davantage de sacrifices. Mais au final, il n'y a que nous à payer la note, résume la CGT, qui a donné un avis défavorable. C'est la double peine. On paie en tant que salarié et en tant que contribuable. » Ouest-France - Jean-Marcel BOUDARD - 01/11/2008
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|  Michelin ferme l'usine de Cholet douze jours | La crise que traverse la construction automobile n'épargne personne. Après Peugeot-Citroën, à Rennes, qui se prépare à un mois de fermeture de l'usine, c'est Michelin à Cholet qui va fermer pendant douze jours.
La direction de Michelin annonce la fermeture de l'usine de Cholet du 19 au 31 décembre. Cette mesure vient s'ajouter à l'arrêt de la production des dimanches afin de faire face à une baisse d'activités de 20 %. Selon la direction, 800 salariés seraient concernés pour une moyenne de 7 jours chômés.
Les salariés trinquent" pour la CFDT
"C'est du jamais vu à Cholet." Si la CFDT de Michelin s'attendait à un arrêt de la production, elle n'imaginait une durée aussi longue : douze jours. Le syndicat déplore que ce sont "les salariés qui trinquent".
Au mois de juin, l'annonce du report de l'installation d'une nouvelle ligne de fabrication de pneus avait déjà semé l'inquiétude parmi les salariés. La nouvelle ligne devait être mise en place initialement en 2009.
Michelin à Roanne : cinq jours d'arrêt
La situation n'est pas rose pour le groupe Michelin. L'usine de Roanne, qui emploie 900 personnes, sera également fermée pendant cinq jours fin décembre pour faire face à l'"effondrement" des commandes des constructeurs automobiles. La production sera du coup totalement arrêtée entre le 26 et le 30 décembre inclus
Ploërmel : le sous-traitant MPAP en chômage partiel
les équipementiers sous-traitants sont directement touchés par les arrêts de production. Dans la lignée de l'arrêt de l'usine PSA de la Janais, à Rennes, le sous-traitant automobile MPAP, basé à Ploërmel, poursuit jusqu'à fin décembre le chômage partiel de ses salariés. Depuis maintenant un mois, ces derniers sont en effet contraints de stopper leur travail une à deux journées par semaine.
"Vu le contexte économique et le ralentissement des ventes de véhicules, nous sommes aujourd'hui dans l'expectative, commente le délégué syndical Joel Bouquin. Nous nous préparons à l'annonce prochaine de la suppression de certains postes." L'usine compte à l'heure actuelle 362 employés. www.ouest-france.fr - 31/10/2009
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|  Michelin: investissements suspendus... | L'annonce a été faite la semaine dernière: l'usine Michelin de Cholet suspend les investissements pour la création d'une nouvelle chaîne de fabrication de pneus de camionnettes. Explication: l'usine doit d'abord améliorer ses performances dans sa configuration actuelle. Ouest France - 18 juin 2008
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|  Accidents à répétition chez Michelin | INFO PAYS DE LA LOIRE - 25 avril 2008
L'usine Michelin de Cholet est-elle à hauts risques pour ses salariés ?
Pour la CFDT, la réponse est oui. Elle vient donc de faire appel à un expert pour étudier la situation. Il faut dire qu'en quelques mois, le site a connu une véritable série noire, avec plusieurs accidents graves, et même un suicide au sein de l'usine.
Les syndicats espèrent que les préconisations de cet expert seront prises en compte par la direction.
En vidéo : la situation à l'usine de Cholet http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafY8rk.html |
|  Michelin-Cholet (Maine-et-Loire) Mutilée pour les profits... | Une travailleuse de Michelin-Cholet a eu le bras happé par une machine dérouleuse de toile. Amputée de l'avant-bras, elle est maintenant handicapée à vie.
Comme d'habitude, « c'est la faute à pas de chance » ; la direction a organisé des réunions pour expliquer qu'il fallait respecter les modes opératoires et que son premier souci, c'est la sécurité. Ce discours bidon, qui vise à culpabiliser les salariés et à dégager sa responsabilité, a été considéré comme une provocation.
En effet, il fallait récupérer un travail en retard et, comme il manque du personnel, cela a été demandé à un autre atelier. Une première dérouleuse a été essayée mais ne convenait pas. Une deuxième a été jugée trop lente. Enfin, la troisième, trop rapide, ne comportait pas de marche par impulsions pour engager le produit. C'est là que notre camarade a eu le bras happé.
Depuis plusieurs mois, les accidents très graves se sont multipliés. Un travailleur de sous-traitance a été grièvement brûlé en intervenant dans une station électrique qui n'avait pas été isolée. Un travailleur s'est fait casser la cheville, victime de la chute d'une palette dans un autre atelier. Un autre est amputé des dix doigts car il a pris feu en nettoyant des pièces avec du solvant. Enfin, un salarié s'est pendu à l'usine en novembre 2007 ; on ne sait toujours pas s'il était victime du stress, et l'enquête n'est pas terminée.
Depuis des années, la direction met la pression pour faire des économies en ce qui concerne les indemnités. Une prime d'intéressement annuelle est versée aux travailleurs sous condition : il faut le minimum d'accidents du travail, quitte à ne pas les déclarer.
Ce dernier accident grave a ému le personnel, incitant d'ailleurs la direction à faire débaucher plus tôt. Par le passé, il y avait eu des accidents sur cette dérouleuse. Il avait été préconisé des modifications par le CHS-CT, mais elle est restée en l'état. Cette machine n'aurait donc pas dû être utilisée.
Mais il faut faire vite, toujours plus vite et avec le minimum de personnel. Alors, les accidents qui deviennent de plus en plus graves sont la conséquence logique de la politique de Michelin.
Dans les semaines qui viennent, la direction et les cadres adopteront sans doute un profil bas ; mais les travailleurs paient durement dans leur chair la course aux profits d'un patron. Lutte Ouvrière n°2070 du 4 avril 2008
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|  Michelin, une usine à risques ? Cholet |  Après une série de graves accidents du travail en série à l'usine de Cholet, le comité d'hygiène et de sécurité fait appel à un expert.
Réuni jeudi, le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHS-CT) de l'usine Michelin de Cholet a décidé de faire appel au cabinet d'expertise Syndex pour se pencher sur les graves accidents du travail qui se sont produits ces derniers mois dans l'établissement. Une proposition de la CFDT qui a obtenu l'accord de l'ensemble des syndicats et de la direction.
Amputé des dix doigts
Le dernier accident en date a été particulièrement traumatisant : le 13 mars, une salariée de 38 ans qui travaillait sur une « doubleuse » a eu la main gauche happée par la machine qui superpose plusieurs bandes de caoutchouc avant de les réenrouler. Une partie de son avant-bras a été broyée dans l'enrouleur. Elle a dû être amputée.
Le 20 novembre, c'est un ouvrier d'entretien de 53 ans qui a été amputé des dix doigts après s'être brûlé accidentellement alors qu'il nettoyait les roulements traceurs sur un établi : en se penchant pour ramasser un objet, son briquet est tombé de sa poche et a provoqué une étincelle qui a enflammé le produit dissolvant.
Quinze jours plus tôt, alors que l'usine est à l'arrêt, un ouvrier d'une entreprise de maintenance extérieure entre dans une sous-station électrique en pensant que le courant est coupé. Sa clef à molette touche un fil et provoque un arc électrique qui le brûle. « Heureusement qu'il a touché le fil de terre : il y a du 30 000 kilo-ampères là-dedans. Un autre fil, il était en cendres ! » commente Yves Olbligis, délégué CFDT de l'usine. Et puis il y a eu aussi le 12 décembre cet employé qui, en reculant avec un engin de manutention, a heurté une pile de palettes. Celle du haut, est tombée tandis qu'il essayait de prendre le large : cheville cassée, 90 jours d'arrêt de travail.
Et reste en mémoire, également, le suicide d'un salarié qui, pendant le week-end de la Toussaint, s'est pendu dans une tour de réfrigération : « Rien ne dit que c'est en lien avec l'entreprise, mais choisir de se suicider sur son lieu de travail, c'est quand même un symbole... »
Série noire
Cette série noire inquiète : « En 39 ans chez Michelin, je n'ai jamais connu ça. Je me souviens d'un doigt coupé, mais c'est à peu près tout. » Yves Obligis souligne l'importance d'avoir fait appel à un expert extérieur : « Le gars qui s'est fait brûler les doigts, je suis passé devant des dizaines de fois, et je n'ai rien vu, rien remarqué. L'usine, quand on y travaille, c'est un environnement normal... »
Il insiste aussi sur le fait qu'un simple diagnostic ne suffira pas. Pour la CFDT, l'expert (qui devrait aussi se voir confier une « analyse des causes de la souffrance au travail des salariés ») devra formuler des propositions concrètes d'améliorations et des actions de prévention des risques professionnels. « Et on veillera à ce que ça aboutisse à des améliorations concrètes ! »
Dans les prochains jours, une réunion extraordinaire du CHS-CT aura lieu avec l'expert du cabinet Syndex pour déterminer précisément son champ d'action. « Si son intervention peut compléter le travail qu'on réalise, on est d'accord. Les accidents sont là, malgré tous nos efforts : un regard extérieur peut nous être utile », commentait hier Paul Honoré, le directeur de l'usine. Thierry MALLEVAËS - Ouest-France - 05 avril 2008
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|  Michelin - Cholet (Maine-et-Loire) Cela baigne pour les actionnaires, pas pour les salariés | La direction de Michelin Cholet se plaint régulièrement qu'elle a du mal à embaucher et à fidéliser les jeunes. Selon elle, le nombre de chômeurs est faible sur le bassin d'emploi. Pour un patron qui a supprimé des dizaines de milliers d'emplois et fermé des usines, cela ne manque pas de sel
À Cholet, Michelin embauche un peu, pour compenser une partie seulement des départs. Pourtant, de nombreux jeunes viennent frapper à la porte de l'usine, mais bien souvent ils sont renvoyés vers les boîtes d'intérim. Une centaine d'intérimaires sont sur le site en permanence avec des contrats précaires, à la semaine. Un intérimaire peut avoir 52 contrats dans l'année, des contrats de remplacement par « glissement » de poste à un autre. À plusieurs reprises des pétitions ont circulé pour demander une embauche en CDI lorsqu'un jeune était estimé par ses camarades de travail et même par l'encadrement, mais l'embauche a été refusée. Les critères de sélection sont opaques.
Des jeunes sont embauchés malgré tout en CDI, soit directement, soit après avoir fait leur parcours du combattant, mais si Michelin a du mal à les « fidéliser », il n'a à s'en prendre qu'à lui même.
Un jeune embauché a un salaire mensuel de 1 150 euros en travaillant au rendement, en faisant les 3x8. Il gagnera plus à condition de travailler 25 dimanches dans l'année sans les récupérer. La direction, qui prétend faire du social, offre trois possibilités : tout récupérer, en récupérer la moitié, ou ne rien récupérer du tout, ce qui augmente la paie. Mais cela veut dire passer sa vie à l'usine, samedis et dimanches compris. Il arrive donc régulièrement que des jeunes partent dès qu'ils ont trouvé mieux ailleurs, pas forcément en salaire, mais au moins pour avoir leurs week-ends.
Des salariés n'acceptent pas non plus les pressions permanentes : convocations au bureau pour un oui ou pour un non, coups de téléphone à domicile en cas d'arrêt maladie, impossibilité de prendre des congés à la date voulue. Les pressions sont encore plus importantes en cas d'accident de travail car il ne faut pas prendre d'arrêt. La direction fait même prendre chez eux les estropiés pour qu'ils viennent à l'usine.
Depuis plusieurs années, Michelin a mis en place un système d'intéressement. Le montant de la prime est fonction notamment du nombre d'accidents de travail dans l'année et des objectifs de production. C'est donc un moyen de chantage pour faire accepter aux salariés des heures supplémentaires, des samedis et des dimanches travaillés en plus, et aussi pour ne pas déclarer les accidents de travail.
Pour 2008, Michelin a décidé d'accorder une augmentation générale de 1,7 % au 1er juin ; 1,8 % si les syndicats signent l'accord salarial !
Alors, que des jeunes ne veuillent pas rester, cela se comprend ! Le meilleur moyen pour « fidéliser » serait d'augmenter les salaires, de réduire les cadences et de supprimer les week-ends travaillés. Les bénéfices Michelin se compteront encore en 2007 en centaines de millions d'euros. Ce qui est rentable pour le patron est infernal pour les travailleurs. Lutte Ouvrière n°2059 du 18 janvier 2008
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