La PRESSE  -  2010




Classement sans suite d'une enquête sur des fondations au Liechtenstein

Le parquet de Paris a classé sans suite en juillet une enquête sur des soupçons de fraude fiscale imputables à des fondations liées à un ou plusieurs membres de familles fondatrices des groupes Michelin ou encore Adidas, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier.
www.lepoint.fr - 02/09/2010


Le Ministère de l'écologie n'aime pas les vieux pneus

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Le sujet n'est peut-être pas assez glamour pour passionner les foules en cette période encore estivale, mais je vous le livre quand même. Garagistes indépendants et professionnels du recyclage de pneus sont au bord de la crise de nerfs.

Va-t-on assister à la Chronique d'un fiasco annoncé ? Voici l'état des lieux : les fonds dont disposent les éco-organismes pour collecter les pneus usagés ne leur permettent pas de faire face à l'ensemble des rebus. Aliapur, éco organisme chargé de la collecte des pneus et le Comité National des professionnels de l'automobile (CNPA) se renvoient dos à dos. Aliapur, par la voix de son directeur général, Eric Fabiew, accuse notamment le CNPA de fermer les yeux sur les garagistes qui importent des pneus de l'étranger sans payer l'éco taxe. D'où un manque de financement. Au CNPA, Francis Davoust, le président des agents indépendants, désigne des responsables :

  • Les manufacturiers, Michelin (par exemple) devrait payer l'écotaxe pour ses pneus vendus à l'étranger et réimportés en France par des importateurs.

  • Les producteurs minorent leurs ventes.

  • Aliapur fait une sélection de la collecte et ne va que chez les plus gros dépositaires de pneus.

  • Les constructeurs et leurs filiales ne payent pas l'éco-taxe et pourtant, ils vendent deux millions de voitures neuves par an (note du bloggeur : à vue de nez, ça fait huit millions de pneus, un petit peu plus avec les roues de secours).

Évidemment, ces arguments ne plaisent pas beaucoup aux intéressés.

D'abord, les manufacturiers. Les plus gros d'entre eux (re-Michelin, Bridgestone, Continental, Pirelli, Goodyear-Dunlop et Kleber sont les membres fondateurs d'Aliapur) financent Aliapur. Pour chaque pneu vendu, ils versent une contribution à Aliapur. Cette somme sert à financer le recyclage des pneus : 0,55 euro pour pneu de scooter, 1,5 euro pour celui d'une voiture, 110 euro pour celui d'un tracteur. Les manufacturiers, soucieux de leur image, n'ont aucun intérêt à ce que des pneus soient à nouveau jetés dans des décharges «sauvages», brûlés n'importe comment ou jetés dans les rivières. Reste une réalité : des «petites» marques exotiques qui échappent aux taxes. Tout comme les pneus mis sur le marché par les sites Internet. Sur la flopée qui existe (si quelqu'un veut compter, moi j'ai laissé tomber), seul Allopneu contribue au financement d'Aliapur.

Les garagistes qui importent des pneus de l'étranger parce que c'est moins cher et qui ne les déclarent pas sont à leur tour dénoncés par Eric Fabiew qui appelle le CNPA à faire «une chasse aux sorcières» et le ministère de l'écologie à faire respecter les textes de loi. Aliapur propose que des contrôles soient effectués par les douanes et que les petits malins qui fraudent soient contraints de verser 10 euros par pneu.

C'est au moins un point sur lequel le CNPA et Aliapur s'accordent : il faudrait que le Ministère (de l'écologie) s'en mêle. «Mais chez Borloo, on ne a même pas répondu et chez Jouanot, on nous a proposé un rendez-vous avec un jeune conseillé qui, avec les mesures de restrictions imposées par Sarkozy, ne sera sans doute plus là dans un mois», m'a expliqué un Fabrice Davoust passablement agacé. Parce qu'en attendant, il gère la colère de quelques 200 adhérents qui ont leurs arrières cours élégamment décorées par des piles de vieux pneus : «2000 dans le pire des cas». Sympa. Alors le monsieur, encore plus énervé, explique «avoir déjà été entendu par les RG» et qu'il ne faudra pas s'étonner si, mi-septembre, les garagistes énervés sortent leurs pneus (les vieux pas les neufs, au prix que ça coûte…) dans la rue où vont en brûler quelques uns devant des préfectures (y'a pas que les agriculteurs qui ont le droit, d'abord !).

Pour finir par une note d'optimisme, la valorisation des vieux pneus est en progrès constant. Non, ça ne sert pas uniquement à amortir l'amarrage des bateaux à quai, faire des balançoires ou lester les bâches. Un pneu ça brûle bien (demandez à n'importe quel manifestant), les cimentiers aussi l'ont compris et les utilisent en granulats. Un pneu c'est mou, idéal une fois broyé pour servir de base à la confection de pistes d'athlétisme, de sols pour aire de jeux d'enfants. Nouveau : les manèges à chevaux passent aussi au pneu. C'est mieux que le sable, ça ne fait pas de poussière et ça use moins les fers des chevaux (pour le moment, personne n'a encore pensé à mettre des pneus aux chevaux, mais ça va venir). Un peu de sérieux : Michelin travaille à une solution qui permettrait de recycler les pneus… pour en faire des pneus. Et ça, ce serait une VRAIE révolution.

www.lefigaro.fr - Elsa Bembaron  - 25/08/2010


Des montagnes de pneus en souffrance chez les garagistes

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                                                                  Quelque 200 garagistes seraient « oubliés » par les collecteurs de pneus.

Les acteurs de la filière se renvoient la responsabilité d'une situation qui devient critique.


La menace est à peine voilée. «Si le 15 septembre, le problème n'est pas réglé, je ne garantis pas que les garagistes ne sortiront pas leurs vieux pneus dans la rue ou devant certaines préfectures», tempête Francis Davoust, président des agents et indépendants au CNPA (Comité national des professionnels de l'automobile). La raison de cet emportement ? Quelque 200 garagistes indépendants seraient «oubliés» par les collecteurs de pneus. Ils ont dans leur arrière-boutique des piles de 300 à 1 000 pneus usagés, «jusqu'à 2 000 dans les cas les plus extrêmes», précise Francis Davoust.

Pourtant, la filière du recyclage des vieux pneus est réputée pour être l'une des mieux organisées. «Tous les ans, de 25 000 à 30 000 tonnes de pneus échappent à l'écotaxe qui finance la filière recyclage», estime Éric Fabiew, directeur général d'Aliapur, organisme qui gère environ 85 % des pneus usagés en France. Les grands fabricants (Michelin, Continental, Bridgestone…) sont actionnaires d'Aliapur et contribuent au financement de l'organisme. Ils versent 1,5 euro par pneu auto et jusqu'à 110 euros pour un pneu agraire. Ces sommes ont permis de collecter 284 955 tonnes en 2009. Ce qui n'a pas suffi pour vider les arrière-cours des petits garagistes. Les responsabilités sont multiples.

«Chasse aux sorcières»


«Des producteurs minorent leur contribution, certains négociants ne déclarent pas les pneus qu'ils importent, pas plus que les sites Internet, à l'exception notoire d'Allopneu», souligne Éric Fabiew. Au final, près de 30 000 tonnes de pneus échapperaient à l'écotaxe. Aliapur en appelle aux pouvoirs publics et demande au ministère de l'Écologie de se mobiliser pour faire respecter la loi. Parmi les solutions envisagées : une pénalité de 10 euros environ par article pour les garagistes qui vendent des pneus d'importation sans verser l'écocontribution. «Il faut que le CNPA lance une chasse aux sorcières chez ses adhérents et sanctionne ceux qui ne jouent pas le jeu», ajoute Éric Fabiew.

Un argument qui ne séduit pas les intéressés : «Aliapur fait une collecte sélective et privilégie les points de vente les plus importants. Les petits garagistes de proximité sont les victimes du système», assure Francis Davoust. En mai, une «collecte d'urgence » a pourtant été lancée par Aliapur, destinée à ramasser 10 000 tonnes supplémentaires. Mais pour le CNPA, les indépendants ont une fois de plus été les plus mal desservis.

Pourtant, les débouchés ne manquent pas pour les pneus usagers. Ils sont brûlés dans les cimenteries, convertis en sols «mous» pour aires de jeu d'enfants ou pour les manèges pour les chevaux ou encore en gazon synthétique, dont le vert fait oublier le noir d'origine des pneumatiques.

www.lefigaro.fr - Elsa Bembaron - 25/08/2010


Envie de repartir… 

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                                                                        Arrivée au col de la Croix de fer, en Espagne

Robert Chesneau, un ex-Kleber, a « fait » Saint-Jacques de Compostelle.


Pour une raison très personnelle, il s'était juré de faire le pèlerinage, une fois la retraite venue.

La fermeture de l'usine de pneumatiques, en octobre 2007, a accéléré les choses… En ce début d'année, il se met donc en tête de partir sur le grand chemin. Au matin du 2 mars, Robert Chesneau prend la route pour rejoindre Vézelay, et de là, mettre le cap sur l'Espagne. « Je ne suis pas marcheur. D'ailleurs j'ai acheté mes chaussures une semaine avant le départ pour faire une cinquantaine de km, histoire de les essayer… » lâche-t-il en souriant.

Un manque de préparation qu'il regrettera quelques jours plus tard, au point de souffrir le martyre. Arrivé dans la campagne berrichonne, il ne peut plus avancer. « J'avais des ampoules partout, y compris entre les orteils. Les deux pieds étaient violets. C'était atroce et douloureux ».

Sur le bord de la route, un infirmier libéral remarque la souffrance du marcheur et le conduit aux Urgences de l'hôpital d'Issoudun. L'état des pieds est tel que le corps médical lui conseille de ne pas faire d'efforts pendant une dizaine de jours. Mais Robert Chesneau repart le lendemain… Et constate très vite qu'il a fait une grosse erreur.

Un bel accueil


« Même chaussé de baskets, à cause des pansements, je ne parvenais plus à mettre un pied devant l'autre. J'avais le moral dans les chaussettes… » Péniblement, il rejoint l'accueil des pèlerins de Neuvy-Pailloux, au sud d'Issoudun. Là, il se repose quatre jours chez Monique Richard, connue pour sa gentillesse et son attention. « Sa générosité, son enthousiasme, m'ont donné la force de repartir ! » confie-t-il.

Un peu plus loin, il contacte une famille par téléphone, pour être éventuellement hébergé le soir. « Désolés, nous partons aujourd'hui même pour le Maroc » lui répond la maîtresse de maison. Mais quand elle apprend que le pèlerin est envoyé par Monique, elle répond : « nous mettons la clé sous un cadre, dans la véranda. La maison est à vous ! ». Gêné et interloqué, Robert arrive quand même le soir à l'adresse indiquée. Il trouve la clé, et son repas prêt dans le réfrigérateur ! « J'ai été super bien accueilli chez des gens que je n'ai même pas rencontré ! » dit-il, avec émotion.

17 kg !


À l'évidence, des instants comme celui-là l'ont profondément marqué. Tout comme le jour où un cycliste l'a accompagné pendant dix km, sous la pluie, simplement pour rester à ses côtés et l'encourager…

D'étape en étape, il rejoint les Pyrénées, franchit le col de Roncevaux dans le froid et la neige, et parvient à gagner Santiago.

S'il a fait peu de photos sur le parcours, l'ancien du service contrôle-qualité de chez Kleber a retrouvé la Lorraine avec d'innombrables souvenirs… et dix-sept kilos en moins !

Revenu depuis le 2 mai, il avoue souvent « marcher » la nuit, dans ses rêves.

Aujourd'hui, il compte repartir en 2014, pour revivre une démarche spirituelle qui lui a beaucoup apporté… Sans aucun doute, il retournera au cap Finistère (Fistera), où la terre et l'océan se rejoignent, pour brûler ses vieux vêtements, comme le font de nombreux pèlerins.

Un geste fort et symbolique, qui marque « la mort du vieil homme », et peut-être une nouvelle naissance…

www.estrepublicain.fr - Michel BRUNNER - 22/08/2010


Le secteur automobile améliore son offre et se redresse au premier semestre

Comme Michelin, PSA et Renault ont annoncé de bons résultats semestriels. Toutefois, une grosse incertitude demeure pour la fin de cette année


Les investissements payent. C'est la conclusion de la présentation des premiers résultats semestriels d'entreprises françaises du secteur automobile. Michelin, par exemple, a présenté un résultat opérationnel, pour le premier semestre 2010, de 822 millions d'euros (contre 282 millions un an auparavant). Jean-Dominique Senard, son directeur financier, constate que « la marque est un atout, elle est porteuse de recherche et de développement ».

Directeur général en charge des technologies, Didier Miraton explique ainsi que l'économie de poids réalisée sur les pneumatiques permet une économie de matières premières, celles qui coûtent plus cher aujourd'hui. Dans le même mouvement, elle permet d'abaisser la production de CO2 par kilomètre parcouru alors que les marques automobiles sont obligées d'adapter leurs modèles à des normes d'émission moins polluantes. Tout investissement permettant d'amplifier ce mouvement renforce, selon les deux gérants du groupe, l'attractivité de Michelin.

Autre constat : les gains de productivité d'hier se retrouvent aujourd'hui dans les comptes. Cela n'avait pas été le cas en 2009, lorsque la baisse des volumes vendus, du fait de la crise, avait masqué cette productivité renforcée.

Enfin, « avoir musclé, les années passées, les sites industriels en Europe, à Cholet ou Valladolid (Espagne), par exemple, permet d'approvisionner les marchés depuis l'Europe ». Ce qui n'empêche pas Michelin d'investir en Chine (pneus pour les poids lourds, voitures de tourisme et camionnettes), au Brésil (tourisme et camionnettes) ou en Inde (poids lourds et matériels de génie civil)...

www.la-croix.com - Patrick LEMOINE - 01/08/2010


Michelin confirme son rétablissement

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La progression des ventes continue chez le groupe de pneumatiques qui affiche un résultat net de 503 millions d'euros au premier semestre et s'attend à une marge élevée pour 2010.


Michelin a annoncé vendredi sa sortie du rouge au premier semestre 2010, avec un résultat net de 503 millions d'euros, et a fixé un objectif de marge élevé pour l'ensemble de 2010, le rebond du marché devant se poursuivre. La groupe avait essuyé une perte de 119 millions sur les six premiers mois de 2009.

La marge opérationnelle (hors éléments exceptionnels) du 1er semestre 2010 a été "historiquement élevée" à 9,8% (contre 4% un an plus tôt), le résultat d'exploitation étant multiplié par près de trois à 822 millions d'euros.

Le chiffre d'affaires du semestre a progressé de 17%, à 8,349 milliards d'euros, avec des volumes en hausse de 15,3%, le groupe se réjouissant d'une "croissance confirmée de la demande en pneumatiques dans toutes les zones".

Cette progression a été tirée par les pneus pour poids lourds (+24%) et les véhicules légers et camionnettes (+17%), les activités de spécialités (génie civil, matériel agricole, deux roues, etc.) étant en progression de 4%.

Michelin attribue cette performance supérieure aux attentes à "la progression significative des volumes vendus et à la très bonne performance opérationnelle des usines du groupe". Les pneus pour poids lourds sont notamment sortis du rouge avec une marge opérationnelle de 4,0%, contre -7,9% un an plus tôt.

"La stratégie mise en place avant la crise et continué pendant cette crise a donné de bons résultats", a résumé le cogérant du groupe Jean-Dominique Senard, d'autant que "Michelin a bien profité de la reprise et du rebond du marché du pneumatique, qui a été extraordinairement fort". Les importantes restructurations menées ces dernières années ont porté leurs fruits, a-t-il ajouté, indiquant que Michelin n'avait "pas de projet particulier" de restructurations nouvelles.

Quant à la dette, elle est "sous contrôle", affirme le dirigeant. Le ratio endettement net sur fonds propre est passé de 75% à 53% en un an.

Optimisme


Jean-Dominique Senard s'est dit "assez optimiste pour la suite des événements" et Michelin a légèrement relevé son objectif, prévoyant une croissance des ventes de plus de 10% en volume pour l'ensemble de l'exercice. "De l'ordre de 10 à 12%", a précisé le cogérant. Le groupe vise en outre, "malgré l'impact attendu des coûts des matières premières, une marge opérationnelle qui pourrait approcher 9%", contre 5,6% en 2009, grâce notamment à une hausse de ses tarifs.

Seul obstacle pour le groupe, une importante hausse des cours des matières premières qu'il utilise, caoutchouc et pétrole, combiné à la baisse de l'euro. S'il a encore bénéficié d'une plus-value de 40 millions d'euros sur le premier semestre car les achats effectués à bon compte il y a plusieurs mois n'apparaissent que plus tard dans les comptes, la hausse des coûts des matières premières sera beaucoup plus vivement ressentie au second, avec un effet négatif attendu d'environ 650 millions. "La hausse des cours des matières premières, si elle devait se continuer, ne nous fait pas peur. Nous saurons compenser cette hausse par des hausses des prix" des pneus, a indiqué Jean-Dominique Senard.

www.lexpansion.com - 30/07/2010


Poweo signe avec Siemens 

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                                  La centrale de Toul utilisera une technologie comparable à celle d'Emile-Huchet à Saint-Avold.

Poweo vient de signer avec Siemens un contrat pour la construction de sa centrale à cycle combiné gaz à Toul, opérationnelle en 2013.


Poweo investira bien dans une centrale thermique à cycle combiné gaz à Toul, plus précisément sur la zone industrielle Croix de Metz, frappée par la fermeture de Kleber qui a généré la perte de 800 emplois. L'opérateur privé, qui appartenait à Charles Beigbeder, a confirmé ce projet lors d'un conseil d'administration le 15 juillet dernier. Et par la signature intervenue le 23 juillet avec Siemens pour construire cette tranche de la centrale thermique. Un projet qui avait obtenu le feu vert délivré par la préfecture de Meurthe-et-Moselle, début 2009, avec l'autorisation d'exploiter cette unité de 413 MW cycle combiné gaz naturel. Le projet a été quelque peu retardé par la finalisation du montage financier qui est attendu pour cet automne. Poweo devait initialement engager 350 M€ dont 20 M€ pour les 28 km de raccordement de la conduite que va réaliser GRTgaz.

500 emplois


Poweo reste fidèle à Siemens. Le groupe sort d'une première collaboration fructueuse pour une centrale à cycle combiné gaz à Pont-sur-Sambre dans le Nord, engagée depuis 2009. Les deux sociétés ont signé un contrat EPC ( Engineering, procurement and construction) pour la construction clé en main de cette seconde centrale qui devrait entrer en production commerciale au cours du premier semestre 2013. Siemens avait également été retenue pour la réalisation des deux tranches cycle combiné gaz de la centrale Emile-Huchet de la Snet du groupe allemand Eon. L'approvisionnement de la centrale en gaz naturel de Toul sera assuré sur une durée de vingt ans par un contrat signé entre Poweo et Statoil, alors que GRTgaz, le gestionnaire du réseau de transport de gaz, poursuit la construction du gazoduc pour le raccordement au réseau. Le chantier devrait durer deux ans et demi et mobiliser quelque 500 salariés sur le site. La centrale emploiera une trentaine de personnes, et devrait également générer des emplois de maintenance. Elle produira 400 mégawatts électriques et desservira 335 000 clients sur toute la France. L'unité de Toul a été programmée pour fonctionner vingt-cinq ans. Poweo est déjà présent dans la région avec une ferme éolienne du côté du plateau lorrain à Boulay. Enfin, en attendant la confirmation du projet de Direct Energie à Hambach, la Lorraine conforte un peu plus sa capacité de production d'électricité semi-base, avec EDF qui passe au gaz à Blénod, la Snet avec deux tranches supplémentaires à Emile-Huchet dans le Bassin houiller et maintenant Toul.

www.republicain-lorrain.fr - B. K. - 24/07/2010


 

Douche froide…

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Face au sous-préfet et à des chefs d'entreprises, Acticall annonce le retrait de son 2e projet sur Toul… qui devait générer plus de 200 emplois !


Comment vit le Toulois en phase de revitalisation ? C'est sur ce thème que le sous-préfet, Hubert Espiasse, a pris place autour de la table de l'association «Parole d'entreprises» dressée dans les locaux de l'Ile Verte.

Face à une quarantaine de décideurs de Toul et du Toulois, le représentant de l'État revient sur sa récente décision «d'élargir le Réseau de Développement Économique (RDE), en y associant notamment Parole d'Entreprises et la Ville de Toul». Ajoutant que cette initiative permettra de «cerner au plus vite les difficultés, pour intervenir au mieux, tout en accompagnant les projets de création ou de développement», Hubert Espiasse voit dans cette démarche l'occasion «de réfléchir ensemble et de trouver des synergies», convaincu «qu'il y a de fortes potentialités sur le département et dans l'arrondissement de Toul».

Difficultés de recrutement


Attrapant cette main tendue, les chefs d'entreprise, par la voix du président Fabrice Chartreux, reviennent à la charge sur un dossier qui leur tient à cœur : l'arrivée des transports Movia (dont ils souhaitent la gratuité) sur les zones industrielles et le pôle commercial Jeanne d'Arc. Les décideurs déplorent notamment le manque de concertation avec les élus toulois lors de la mise en place de ce service. Ils mettent aussi en exergue un manque de signalisation sur ces zones. Sur ce point, le sous-préfet assure que le «problème sera réglé pour la rentrée».

Lorsque les débats s'orientent vers la création d'une crèche sur la zone industrielle («un service indispensable et attractif pour la vitalité du site», abordé à plusieurs reprises par Parole d'Entreprises auprès des élus), les regards se tournent vers Thibault Constans. Le directeur du Pole Acticall qui, lui aussi, a déjà évoqué le sujet de garderie avec les élus, confirme alors une rumeur : la création d'une deuxième plateforme Acticall sur l'ex-site Kleber ne verra pas le jour ! Arguant des difficultés de recrutement, le dirigeant annonce que «ce projet sera engagé sur Nancy ou d'autres sites provinciaux !»

Filières porteuses


L'annonce est reçue par l'assemblée comme une douche froide. Thibault Constans en rajoute une couche en déplorant l'absence, sur ce secteur, d'un service de restauration. Comme pour faire passer la pilule, il en profite toutefois pour saluer Pôle-Emploi et la Side Michelin, «deux partenaires cruciaux et compétents».

Entre le sous-préfet, qui interroge, «Êtes-vous certain de votre décision ?», Olivier Casel, représentant Michelin, qui lâche que le manufacturier « serait déçu si Acticall 2 ne se fait pas» et l'ensemble des intervenants, tournés vers la même envie de voir Thibault Constants faire machine arrière... tous s'inquiètent pour « l'attractivité globale du territoire ».

Christian Dewilde invite alors à une réflexion « sur les filières porteuses » pendant que le directeur des Charpentes Martin met en lumière ses doutes entre la formation des jeunes et la réelle demande du marché...

L'occasion pour le sous-préfet de revenir sur le RDE «Utilisons-le pour élargir vos champs d'action.» D'autant qu'aux côtés de la CCI, Hubert Espiasse annonce qu'il vient de faire entrer dans ce réseau, la Région, le conseil général, la Capemm..

La parole est ensuite donnée à la CCI qui aborde «Alizé» un dispositif de soutien au développement des TPE/PME sur le Pays Terres de Lorraine (voir encadré).

Une note optimiste, suivie par le sous-préfet : «Je persiste à penser que ce territoire a des potentiels. Nous allons améliorer et progresser» avant de citer : «Le plus long des chemins commence par le premier pas.» A méditer...

www.estrepublicain - Martine SCHOENSTEIN - 02/07/2010


Les seniors, variable d'ajustement des entreprises

En théorie, les préretraites sont promises à une mort certaine. Abondamment utilisés, jadis, dans les vieilles industries touchées par les restructurations, ces dispositifs ont mauvaise presse aujourd'hui car ils poussent des salariés quinquagénaires dans une forme d'inactivité rémunérée en attendant le moment où ils pourront toucher leur retraite. L'Etat ne veut plus financer ces mesures onéreuses qui contredisent son discours sur la nécessité d'allonger la durée de cotisations pour financer les pensions. Mais les vieilles habitudes ont la vie dure dans certaines entreprises.

Grosso modo, les employeurs disposent de deux types d'outils. Les préretraites publiques, tout d'abord, prises en charge par la collectivité. Les entreprises peuvent aussi organiser et payer elles-mêmes le départ de salariés âgés : on parle alors de "préretraites maison".

Déjà en baisse à la fin des années 1990, le nombre de personnes admises dans les préretraites publiques a dégringolé plus vite à partir de 2003 : elles étaient un peu plus de 8 000 en 2008, contre près de 78 000 neuf ans plus tôt, d'après une étude publiée en juin 2009 par la Dares (une direction des ministères du travail et de l'économie). Une tendance imputable au "resserrement des conditions d'accès et du financement public".

Et les "préretraites maison" ? Difficile à dire, en l'absence de chiffres. La présidente de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV), Danièle Karniewicz, pense qu'elles ont diminué, notamment à cause du relèvement de la taxation imposée aux employeurs qui y ont recours. Un point de vue partagé par Philippe Pascual, directeur général adjoint du cabinet BPI : d'après lui, ces "dispositifs coûteux" ne sont plus d'actualité dans la réflexion sur les ressources humaines car, en provoquant l'éviction de personnes expérimentées, ils ont montré leurs "effets néfastes sur le transfert des compétences dans les entreprises". Philippe Caré, du cabinet de conseil en ressources humaines Mercer, considère, lui, qu'ils sont stables depuis deux ans.

Une chose est sûre : des sociétés, souvent de dimension internationale, se séparent de leurs seniors, quitte à débourser des sommes importantes. Exemple : Sanofi-Aventis a proposé en 2009 à ses salariés âgés d'au moins 55 ans de quitter leur emploi, l'entreprise leur versant une rente équivalente à 70 % du dernier salaire jusqu'au jour où ils pourront percevoir leur pension à taux plein, précise un porte-parole du groupe pharmaceutique. Environ 1 150 personnes sont parties dans ce cadre. Bénéficiaire à hauteur de 8,4 milliards d'euros en 2009, Sanofi-Aventis a voulu réduire ses effectifs notamment pour faire face à une baisse prochaine de son chiffre d'affaires liée à la concurrence des médicaments génériques. Les décisions prises l'an passé s'inscrivent "dans la tradition de la politique sociale de l'entreprise", explique un porte-parole de la direction.

Dans le cadre d'un plan de départs volontaires présenté en 2009, le fabricant de pneumatiques Michelin a mis en place des "mesures d'aménagement de fin de carrière" entièrement prises en charge par le groupe. Sont concernés les salariés qui auront le nombre de trimestres requis pour toucher une pension à taux plein avant la fin 2012. Ceux qui devaient prendre leur retraite entre mai 2010 et décembre 2012 travaillent à temps partiel depuis le 1er mai, et ce jusqu'à fin 2012. Jusqu'à leur cessation d'activité, ils gagneront environ 80 % de leur salaire net. "L'entreprise continuera à verser pendant toute la période des cotisations prévoyance et retraite à 100 %", précise le service de presse de Michelin.


Les Caisses d'épargne en Ile-de-France se sont, elles aussi, séparées d'une partie de leurs seniors à l'occasion d'un plan de sauvegarde de l'emploi engagé en 2009. Le dispositif, qui prendra fin en 2013, s'applique aux personnes volontaires qui avaient au moins trente ans d'ancienneté dans l'établissement financier. D'ici au jour où elles pourront faire valoir leurs droits à la retraite à taux plein, elles toucheront une "garantie de rémunération" proche du tiers de leur dernier salaire, ce qui ne permet pas de "parler d'un dispositif de préretraite", commente la direction.

Certaines entreprises ont trouvé des formules un peu particulières où, à la différence des préretraites stricto sensu, le salarié peut rester actif après avoir quitté son poste. Ainsi, chez Schneider Electric, le "dispositif activité mission seniors", mis en place en 2009, permet aux plus de 56 ans de toucher environ les deux tiers de leur paye pendant 24 mois ; s'ils effectuent des missions - dans l'entreprise ou ailleurs -, le système se prolonge d'autant.

D'autres solutions, plus discrètes, sont utilisées pour faire partir des seniors. Créée en 2008, la rupture conventionnelle, qui permet de mettre fin au contrat de travail sur la base d'un commun accord entre l'employeur et le salarié, commence à en faire partie. Environ 15 % à 20 % de ces séparations amiables "conclues dans notre secteur porteraient sur des salariés de plus de 50 ans", rapporte Dominique Gillier, secrétaire général de la CFDT-mines et métallurgie.

Certains plans de départs volontaires se traduisent par le départ d'"anciens" qui basculent, à terme, sur l'assurance-chômage, observe Bruno Lemerle, responsable de la CGT sur le site du constructeur automobile PSA à Sochaux. "Cela s'apparente à de la préretraite financée par les Assedic", estime-t-il.

Tout en se gardant bien d'énoncer une telle conclusion, la Dares, dans son étude de 2009, constate néanmoins que "la forte diminution des entrées en préretraite publique s'est accompagnée depuis 2002 d'une augmentation très sensible du nombre d'entrées en chômage indemnisé des personnes de plus de 55 ans".

www.lemonde.fr - Bertrand Bissuel - 22/06/2010


La saga Kleber ! 

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                                                                          Le premier tome sera disponible le 26 juin.
                                                        Le second est en préparation. Des livres-témoignages attendus !

On pourrait penser que la publication de cet ouvrage volumineux (400 pages !) a été décidée après l'annonce de la fermeture de l'usine. Il n'en est rien. «La matière première existait depuis de nombreuses années. Dès que l'Amicale des plus de Vingt Ans s'est constituée, il y a près de soixante-dix ans, les membres des conseils d'administration successifs ont collecté et amassé des documents» précise Jacques Mathieu, l'une des chevilles ouvrières de cet utile et nécessaire projet.

Grande aventure Utile car ce panégyrique nous fait (re)découvrir les petits et grands événements qui ont accompagné l'installation, puis l'évolution, du fabricant de pneumatiques ; Nécessaire, puisque désormais, Kleber fait partie intégrante de notre mémoire collective et du patrimoine industriel de Toul et du Toulois.

La rencontre de Jacques Mathieu avec Pierre Oger, président de l'Amicale et qui dirigea l'usine de St Ingbert en Allemagne, aura été décisive. Depuis une douzaine d'années, ce dernier cultivait l'idée de rassembler textes, photos et documents de toutes sortes. D'autant qu'au fils des ans, des témoignages sont venus enrichir ce trésor.

En 2006, soit un an avant le drame économique qui allait assombrir le ciel toulois pour longtemps, le bureau de l'Amicale décide de s'atteler à la tâche.

Membre du conseil d'administration depuis peu, Jacques Mathieu se lance dans la grande aventure.

Cet ancien responsable système d'information de Kleber-Toul, devenu cadre à l'OPHLM des Vosges, commence par relire, trier, agencer, toute cette masse d'information. Des documents inédits surgissent des cartons. Peu à peu, les chapitres prennent forme.

Le Concorde L'enseigne est née le 13 juillet 1910. «La saga Kleber» débute donc là. Avec les premiers ateliers, l'évolution de la technique, les pneus tubeless, ceux qui vont équiper camionnettes et engins agricoles... vantés par un certain Jean Giono !

Peu de gens le savent, mais Kleber a également « chaussé» l'avion « Concorde» !

Au fil des pages, défilent les établissements de Decize, Nevers, Troyes... et Toul, bien sûr ! La dernière partie de l'ouvrage aborde les défis menés par la marque, les performances enregistrées, mais aussi à l'activité sportive de l'établissement toulois, les fêtes, colonies de vacances, remises de médailles du travail...

En préparation, le second tome s'attardera davantage sur les hommes, la technologie, l'activité commerciale de la marque, la publicité. Sa sortie est prévue en 2011.

«La saga Kleber» abondamment illustrée (400 photos) est disponible auprès de L'Amicale des Plus de Vingt Ans. BP : 80162. 54206. Toul cedex. Envoyer chèque de 26,50 € (livre et frais d'envoi compris). Site internet : www.pvakleber.com

www.estrepublicain.fr - Michel BRUNNER - 23/06/2010


Un livre sur les Kleber 

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TOUL. C'est un ouvrage volumineux (400 pages et autant de photos!) qui retrace l'histoire d'une grande marque de pneumatiques, depuis sa création, le 13 juillet 1910. Une publication que l'on doit à «l'Amicale des Plus de Vingt Ans» qui réunit les anciens de l'usine Kléber, dont l'annonce de la fermeture, le 3 octobre 2007, a retenti comme un coup de tonnerre, dans le ciel Toulois !

Pour autant, ce livre n'est pas la conséquence du drame économique.

Depuis plusieurs décennies, l'amicale amassait documents, illustrations et témoignages. En 2006, le nouveau conseil d'administration décide de relancer le projet, sou l'égide de Pierre Oger, le président de l'association.

Jacques Mathieu, qui était à l'époque responsable système d'information à Toul (il a réussi sa reconversion à l'OPHLM des Vosges) se lance alors dans une tâche à la fois enthousiasmante, lourde et compliquée.

Petit à petit pourtant, les chapitres prennent forme. Des premiers ateliers nés il y a cent ans, à l'évolution technique et au développement de l'entreprise, jusqu'au cinquantenaire salué par un certain Jean Giono... en passant par la diversification et les innovations des trente dernières années... le livre survole un siècle d'une histoire sociale, économique et humaine.

«La saga Kleber» sera disponible à partir du 26 juin, auprès de l'Amicale des Plus de Vingt Ans, boite postale 80162. 54206. Toul cedex. Adresser un chèque de 26,50 € (frais de port compris). Site internet : www.pvakleber.com

www.estrepublicain.fr - Michel BRUNNER - 23/06/2010


Ecorevia : faire du neuf avec du vieux 

Ecorevia plate-forme de recyclage n'attend que les projets des industriels pour exister vraiment.

Quand Michelin a annoncé son intention de fermer l'usine Kléber de Toul à la mi 2008, l'industriel avait pris l'engagement, poussé par les pouvoirs publics, de tout faire pour réindustrialiser le site. C'est ainsi qu'avait germé l'idée d'enraciner ici une filière recyclage, appuyée sur le pôle Ecorevia. A l'époque, une locomotive portait le projet : Sita recyclage, filiale de Suez Environnement. Las, entre-temps, la crise est passée par là et Sita a jeté l'éponge fin 2009.

Il a donc fallu relancer la dynamique de ce pôle des sciences et techniques du recyclage. C'est à quoi s'est employé Bernard Bouchard, président de Side Michelin, plus que jamais convaincu que «  le recyclage n'est pas une alternative, mais une condition du développement durable ». Hier, au conseil général de Meurthe-et-Moselle, il réunissait des industriels, des laboratoires, des universitaires et des élus, dans le but de favoriser les rencontres entre les uns et les autres et faire émerger des projets concrets.

«  Pour l'instant, le pétrole n'est pas encore assez cher pour obliger les gens à réfléchir recyclage. Tant qu'on n'aura pas cette épée dans le dos, on ne se sentira pas obligé de le faire. Il faut anticiper à 5 ou 10 ans », résumait-il en aparté. Ecorevia, doit relever des défis technologiques, c'est pourquoi les chercheurs y sont associés afin d'imaginer les produits de demain issus du recyclage et les process.

D'ores et déjà, des projets ont démarré ou sont sur le point d'être lancés. Ils portent surtout sur le caoutchouc, les plastiques et les produits fibreux, la valorisation des rebuts de pneus, des boues issues du recyclage des bouteilles en plastique léger ou le recyclage des déchets bruts de fabrication de caoutchouc ou des vitrages avec le pôle Recyclor… «  Aujourd'hui, en déconstruisant les voitures, on recycle à 80 %. Les normes vont passer à 95 %, il faudra être prêts. Pour ça, Ecorevia est une force d'amorçage. »

www.estrepublicain - M. R. - 18/06/2010


Michelin investit deux milliards de dollars dans les pays émergents

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Michelin veut rattraper son retard, se rapprocher des marchés en forte croissance et des centres de production automobile.


Michelin va investir 2 milliards de dollars au Brésil, en Inde et en Chine, selon le quotidien Les Echos. L'objectif principal: augmenter ses capacités de production pour pouvoir répondre à la demande locale.

Au Brésil, 400 millions serviront à agrandir les deux usines Michelin existantes. En Chine et en Inde, les pneus poids-lourds seront la priorité. Deux usines y sont en construction, pour un coût de 800 millions de dollars chacune.

Michelin a pris du retard dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), là où le marché de l'automobile connaît une croissance forte. Pirelli et Bridgestone exploitent déjà six usines chacun sur le continent sud-américain, contre deux pour Michelin (pour les pneus tourisme). Au Brésil, les ventes de véhicules particuliers devraient progresser de 50% d'ici à 2015 (selon JD Power).

Un marché en déplacement


Le rapport d'activité 2009 du groupe Michelin annonçait déjà cette stratégie: "investir sur les marchés en croissance". Ce choix s'appuie sur une évolution très forte.

"En Europe, en Amérique du Nord, au Japon, les ventes de voitures ont globalement baissé de près de 15 % en 2009. Mais elles ont crû de 9 % au Brésil, de 20 % en Inde et même de près de 50 % en Chine."

"Pour le PWC Automotive Institute, plus de 50 % de la production automobile mondiale sera réalisée dans les pays à forte croissance en 2014." Une donnée très importante pour Michelin, qui cherche à augmenter ses parts de marché en "première monte", c'est-à-dire dans l'équipement de véhicules neufs. Et donc à produire ses pneus au plus proche des lieux de production d'automobile.

www.usinenouvelle.com - Remy Maucourt - 02/06/2010

Michelin investira 2 milliards de dollars

Michelin investira d'ici 2012 deux milliards de dollars (1,6 milliard d'euros) pour augmenter ses capacités dans les pays émergents, rapporte mercredi le quotidien économique Les Échos. Le fabricant de pneumatiques a déjà fait part de son intention de développer son activité dans les zones de croissance, en mettant l'accent sur la première monte pour les voitures et les camionnettes au Brésil, et pour les poids lourds en Inde. En Chine, Michelin entend aussi doubler ses capacités sur ces deux segments.
www.lci.tf1.fr - 02/06/2010


Lavage de voiture à Royaumeix

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Une mini-entreprise à l'enseigne B.D Lavage vient de voir le jour et aura pour objet le lavage et le nettoyage de véhicules intérieur et extérieur, ainsi que motos et camping-car. Ex-Kléber, Didier Bel demeurant « Aux Azerailles » a osé se lancer en se déclarant auto-entrepreneur. Salarié dans une entreprise de la région, il s'adapte à la demande du client. Il se déplace avec son véhicule et tout son matériel pour rendre les voitures encore plus rutilantes. Il accueille également à son domicile les personnes souhaitant apporter soins et entretien à leurs véhicules.
Didier Bel « Aux Azerailles » Andilly, aux portes de Royaumeix

www.estrepublicain.fr - 22/05/2010


MICHELIN : la restructuration en France s'est passée comme souhaité (Rollier)

Le gérant du groupe de pneumatiques Michelin, Michel Rollier, a estimé lundi que la restructuration menée en France depuis deux ans "s'est passée comme nous le souhaitions", vendredi 7 mai en marge de l'assemblée générale.

"A l'usine de Toul, on est proche des 95% de salariés qui ont retrouvé des positions stables grâce aux ateliers de transition professionnelle" que Michelin a mis en place pour la reconversion des personnels, a dit M. Rollier à des journalistes.

Dans les usines de Montceau-les-Mines, Noyelles-les-Seclin et Tours, concernées par la restructuration lancée en juin dernier, "plus de 20% des salariés ont accepté des mobilités internes dans d'autres usines", a-t-il indiqué.

"Un peu plus de 40%" bénéficieront de "mesures d'âge" et "un peu moins d'un tiers des salariés" vont quitter l'entreprise. Pour ces derniers, Michelin a mis en place des ateliers de mobilité professionnelle, a précisé M. Rollier.

Le groupe de pneumatiques auvergnat avait annoncé en juin 2009 la suppression dès 2010 de 1.093 postes à Montceau-les-Mines, Tours et Noyelles-les-Seclin (Nord), où l'usine va fermer.

A Toul, où l'usine a fermé l'an dernier, Michelin s'était engagé à créer 900 emplois d'ici 2012 en contrepartie des 826 emplois supprimés.

Par ailleurs, interrogé lors de l'assemblée générale sur l'avenir du constructeur automobile Heuliez en difficulté, M. Rollier a indiqué que Michelin n'avait "pas l'intention d'intervenir dans le financement de cette entreprise". Michelin avait participé au prototype de véhicule électrique "Will" d'Heuliez présenté en 2008.

automobile.challenges.fr - AFP - 20/05/2010


Des pneus aux sépultures

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Licencié de chez Kleber, Didier Parmentier, de Bagneux , est devenu chef d'entreprise. Il entretient et fleurit les tombes.


En 2007, lorsqu'il apprend la fermeture de l'usine, Didier Parmentier, marié et père de deux petites filles, a l'impression que le ciel lui tombe sur la tête. Il a alors 35 ans et travaille chez le manufacturier depuis 15 ans. Entré comme ouvrier sur machines, alors qu'il est titulaire d'un bac pro en équipement et installation électrique, il fut régleur, puis technicien qualité. Ses fonctions : le contrôle de la gomme et la gestion des stocks. «Lorsque je suis entré chez Kleber, je venais d'effectuer mon service militaire. Ce fut mon unique employeur. A l'annonce de mon licenciement, je me suis dit que c'était l'opportunité de faire autre chose. Il ne faut pas s'apitoyer sur son sort. L'important est de rebondir rapidement.» Il envisage tout d'abord une mutation au sein du groupe. On lui propose un poste à Clermont-Ferrand. Il doit le refuser pour raisons familiales.

Fréquentant les ateliers de transition professionnelle. Didier Parmentier entreprend une formation basée sur le commerce et la comptabilité, suit des cours de mathématiques et d'anglais. Après plusieurs entretiens en entreprises, il s'oriente vers un projet de création d'entreprise.

Accompagnement des personnes


Mais dans quel secteur ? Il faut trouver un marché porteur, répondre à une demande. Organiste dans sa jeunesse, l'ex-Kleber se souvient, qu'à ses heures perdues, il rendait service aux paroissiens en nettoyant les tombes. Le projet resurgit : Didier Parmentier se lance dans le fleurissement et l'entretien des sépultures. Il propose aussi l'accompagnement des personnes dans les cimetières. Domicilié dans le Sud Toulois, à Bagneux, il intervient dans un rayon de trente kilomètres à la ronde.

Il espère maintenant développer sa clientèle, et décrocher des contrats annuels, convaincu de l'utilité de cette activité, peu représentée dans le Toulois.

Les personnes désireuses de faire appel à ses services peuvent le contacter au 06.31.91.64.50 ou consulter son site internet : www.fleurs-et-memoire.com


www.estrepublicain.fr - Bertrand VOGIN - 18/05/2010



L'amertume des ex-Kleber 

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                                                              Dans les locaux des ateliers de transition professionnelle.
PARMI LES DEUX CENTS personnes qui se sont succédé dans les ateliers de transition professionnelle de l'usine Kleber, certains ne s'étaient pas vus depuis des mois, voire une année. Ils se sont retrouvés, le sourire aux lèvres mais avec un sentiment d'injustice et de désarroi qui pèse toujours, pour bon nombre d'entre eux.

Ils étaient conviés par la direction de Michelin à une petite réception destinée à leur remettre un album-souvenir de leur temps passé dans les ATP.

Ecoutant les chiffres indiqués par la direction du manufacturier, à propos du nombre de personnes ayant retrouvé du travail, quelques-uns affichent leur colère.

A l'image de Christophe Royer, quatorze années passées au service vulcanisation au sein d'une équipe de 24 personnes. «On nous affirme que 91 % des salariés ont retrouvé un emploi. En ce qui concerne mes collègues, un est décédé, trois ont accepté une mutation, six ont décroché un CDD, les 15 autres n'ont à ce jour rien de concret. Juste quelques missions d'intérim ou de contrats de courte durée».

Selon les salariés, environ 30 % seraient dans une situation de précarité.

Les années passent, «la pilule n'est toujours pas avalée».

Une nouvelle page s'est tournée récemment avec la fermeture des ateliers de transition professionnelle, le 3 mai. Pourtant, quelques salariés sont toujours en formation... mais à l'extérieur du site.

www.estrepublicain.fr - B.V. - 12/05/2010


Bilan d'étape de l'après-Kleber Rappel des enga... 

Bilan d'étape de l'après-Kleber


Rappel des engagements de la convention de revitalisation: signature d'une convention revitalisation entre l'Etat et Michelin et mise en place de trois comités pour travailler et veiller au respect de ces engagements.

Synthèse des projets en cours et financés (exogènes et endogènes).

Développement exogène : projets implantés (Acticall 173 emplois CDI).

Développement endogène : 254 emplois dont 150 à Toul, sont créés. Cinq projets d'entreprises à l'étude (49 emplois) et cinq autres identifiés (50 emplois).

Suivi de la convention de revitalisation : 1/3 des 826 emplois perdus actuellement recréés.

Position de la CCT : veiller au respect des engagements pris par l'Etat, confirmer les vocations et s'assurer d'une reconversion cohérente du site.

www.estrepublicain.fr - 08/05/2010


ARC Bois 58 crée 120 emplois à Toul et 20 à Clamecy

Secrétaire d'Etat à la famille et conseillère régionale de Lorraine, Nadine Morano a pris de court les dirigeants de la société ARC Bois 58 à Clamecy (Nièvre) en annonçant, ce week-end, lors d'une émission télévisée, leur projet d'implantation à Toul (Meurthe-et-Moselle) d'une unité de sciage et de contre-collage de bois résineux (70%) et feuillus (30%) issus des massifs forestiers du Grand Est.

« Nous étudions depuis plusieurs mois un projet d'implantation d'une telle unité, mobilisant un investissement de 17 à 20 millions d'euros et générant, sur trois ans, 120 emplois, afin de répondre aux besoins croissants du marché », explique le président d'ARC Bois 58, Olivier Moiroud qui précise que « si le site lorrain apparaît comme le mieux placé parmi ceux étudiés, rien n'est encore finalisé même si tour de table est bouclé ».
Il insiste toutefois sur les atouts meurthe-et-mosellans : liaison autoroutière, surfaces bâties et non bâties disponibles à moindre coût, culture industrielle forte du bassin d'emploi…

Sans occulter la possibilité du soutien apporté par la Side (Société d'industrialisation et de développement économique), filiale de Michelin, spécialisée dans la reconversion des sites du pneumaticien. Ce dernier, dans le cadre de la fermeture début 2009 de l'usine Kléber (826 emplois) à Toul, s'est engagé à mobiliser environ 130 millions d'euros comprenant, entre autres, le financement du volet social du projet et les coûts de ré-industrialisation du site et de revitalisation du bassin environnant.

Dans le même temps, ARC Bois 58 va ouvrir d'ici à juin prochain un atelier de rabotage à grande vitesse à Clamecy, générant la création de 20 emplois.

www.usinenouvelle.com - Pascal Ambrosi - 26/04/2010


Une nouvelle entreprise pour Toul 

Nancy. Lors de l'émission « La voix est libre » hier midi sur France 3, Nadine Morano a fait part d'un projet d'implantation d'une nouvelle entreprise sur le site Kléber. Selon la secrétaire d'Etat à la Famille, il s'agit de la société Arc Wood, installée à Clamecy (Nièvre) qui créerait une unité de sciage et de contrecollage pour des produits en bois. Elle s'installerait sur 30.000 mètres carrés, « soit la moitié de l'usine Kléber », et qui s'accompagnerait de « 120 emplois d'ici à cinq ans », assure Nadine Morano. L'investissement s'élèverait à 17 millions d'euros. L'implantation de cette nouvelle industrie devrait bénéficier du soutien de la Région, espère Nadine Morano.

L'élue touloise rappelle le projet de centrale solaire sur le site de l'ancienne base aérienne de Rosières - annoncé en mars - qui représente « un investissement de 450 millions d'euros » et créerait « 130 emplois pendant les deux ans de travaux et entre 15 et 20 emplois à terme ».

Nadine Morano précise en outre que le centre d'appel Acticall, installé sur le site Kléber, « a créé 120 salariés ». La secrétaire d'Etat conteste tout gel de projet pour la revitalisation du site Kléber et assure que l'immense majorité des ex-salariés « ont retrouvé un emploi ».

www.estrepublicain.fr - Ph. R. - 25/04/2010


Elle fait chanter un Kleber

« La première fois que je l'ai rencontré, j'avais 18 ans, c'était chez une amie. Il était plus âgé, il me parlait de Dieu mais moi ça ne m'intéressait pas : je suis athée ! Et puis un jour, il a frappé à ma porte pour m'offrir un canapé. On s'est lié d'amitié comme ça ».
Cette habitante du Toulois d'une quarantaine d'années a été condamnée hier par le tribunal correctionnel de Nancy à une peine de six mois avec sursis pour « chantage ». Entre juillet 2007 et janvier 2009, elle a réussi à soutirer 14.750 € à son « ami » de vingt ans, un ex Kleber qui venait de toucher une prime de 100.000 € après son licenciement. Elle s'était aussi fait remettre trois chèques de 10.000 €, 15.000 € et 25.000 €. Mais la sœur de la victime a donné l'alerte après avoir remarqué des mouvements suspects sur le compte de son frère, qui a, du coup, fait opposition.
Il est décrit par l'expert psychiatre - qui a relevé une « légère déficience intellectuelle » - comme une personne « influençable, vulnérable, impressionnable, manipulable... ». « Vous ne vous en étiez pas rendu compte ? », demande la présidente Véronique Geoffroy. « Vous aviez compris que vous l'intéressiez ? »
La prévenue, pantalon moulant et talon haut, le concède : « Oui, je pense que j'ai profité de son amour. Mais je ne l'ai jamais menacé pour obtenir de l'argent ! Des mensonges oui ! Je lui ai fait croire à un déménagement à Narbonne, que mon fils avait besoin d'un avocat. L'argent appelle l'argent. Du chantage, non ! Si j'ai menacé de porter plainte, c'est pour qu'il arrête de faire des trucs, pas pour obtenir de l'argent.


Abus de faiblesse


En 2001, il m'avait plaquée contre un mur, il voulait me violer, j'ai eu très peur. À chaque fois, qu'il voulait recommencer, pour le calmer, je lui disais que je pouvais porter plainte. C'est tout ! Depuis 2007, il me donne de l'argent mais il y a une contrepartie... »
C'est sa ligne de défense. Comme le soutient son avocat, elle n'est pas une maîtresse chanteuse, mais plutôt « une maîtresse qui se fait entretenir », voire « qui monnaie ses services ».
Version contredite par la victime, absente hier. Selon ses dépositions, son amie de vingt ans n'a jamais cessé de brandir la menace d'une plainte pour obtenir de l'argent. Ou, pire, d'aller tout dire à son pasteur. Me Vaisser-Catarame, conseil de la partie civile, a cité un texto bien embarrassant envoyé à l'ex-Kléber dans lequel la prévenue le relance au sujet d'une somme de 4.000 €, tout en parlant de « son frère très énervé par cette histoire de viol ».
Si le chantage n'est pas caractérisé, le ministère public qui a requis 4 mois avec sursis, a proposé une requalification en « abus de faiblesse ».

www.estrepublicain.fr - Saïd LABIDI - 13/04/2010


Michelin : nouveaux investissements sur le site de Norwood.

Michelin North America compte investir 11,3 millions de dollars afin de poursuivre la modernisation de son usine américaine de Norwood, en Caroline du Nord, spécialisée dans la fabrication de pneumatiques pour avion.

A compter du second semestre 2010, le manufacturier ajoutera une ligne de rechapage de pneus sur le site, ce qui devrait se traduire par la création de 74 emplois supplémentaires au cours des 18 mois à venir.

'L'ajout d'une ligne de rechapage est le complément parfait à nos activités actuelles en Caroline du Nord', explique Dick Wilkerson, le PDG de la filiale nord-américaine de Michelin.

'Ce projet va nous permettre d'améliorer l'efficacité de nos activités dans l'aviation et d'encore mieux répondre aux besoins de nos clients dans les années qui viennent', ajoute-t-il.

Le site de Norwood emploie à l'heure actuelle 320 personnes.

Très implanté dans les deux Etats de Caroline, où le groupe a installé son siège social pour les Amériques, Michelin y affiche un effectif de l'ordre de 8200 salariés.

www.boursorama.com - 13/04/2010


Le caoutchouc au plus haut depuis 50 ans 

Le titre de Michelin, le fabricant français de pneumatique, a subi une forte baisse en cours de séance à Paris, jeudi. Les investisseurs s'inquiètent de la hausse de la matière première, le caoutchouc, qui atteint des records historiques : plus de 3 500 dollars la tonne de caoutchouc à Singapour. Il s'agit là d'un chiffre jamais égalé depuis la guerre de Corée, il y a plus de 50 ans. Même au plus fort de la flambée des matières premières, en juillet 2008, le produit de l'hévéa n'avait pas dépassé les 3 200 dollars. Le regain est spectaculaire, après une année très morose. Cela étonne les acteurs du caoutchouc eux-mêmes. « C'est un marché très inhabituel, reconnaît-on chez un courtier spécialisé, à Londres. En décembre 2008, on était au plus bas, à 1 300 dollars ! »

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette hausse vertigineuse. D'abord, la sécheresse dans les pays producteurs et le principal d'entre eux, la Thaïlande. El Niño a sévi et la production 2010 devrait être moindre également en Malaisie et au Vietnam, respectivement 3e et 4e producteurs mondiaux mais aussi en Chine. En Indonésie, 2e champion mondial, ce sont au contraire les pluies diluviennes qui, en ce moment, perturbent la récolte, le latex et l'eau ne faisant pas bon ménage. On entre par ailleurs dans la période d'hivernage ; deux à trois mois pendant lesquels les paysans ralentissent, voire cessent de saigner les hévéas, qui perdent leur feuille et qu'il faut laisser se régénérer. Enfin, le Vietnam et secondairement l'Indonésie ont annoncé des plans de coupe pour renouveler les vieilles plantations, ce qui signifie 6 à 7 ans sans caoutchouc dans ces endroits.

Tout se conjugue pour que la production semble ne pas répondre pas aux attentes, plus importantes cette année, alors que l'industrie automobile se reprend un peu aux Etats-Unis et qu'elle repart sur les chapeaux de roue en Asie ! Les perspectives de consommation gargantuesques de caoutchouc en Chine, l'annonce mardi dernier d'une nouvelle usine de pneus Bridgestone en Inde, l'autre marché d'avenir de l'automobile, alimentent la spéculation sur le caoutchouc qui ne s'est finalement pas encore raréfié dans les faits.

Ce qui est sûr, commente un négociant, Martin Rouveyre, c'est que « les stocks sont au plus bas chez les fabricants de pneumatiques, ils les ont consommés l'an dernier, quand la demande de l'industrie automobile était molle ». S'ils ont racheté du caoutchouc à tour de bras en janvier et février, ils sont contraints aujourd'hui, après une hausse des prix de 20% en trois mois, de se limiter à des acquisitions très ponctuelles. « Les producteurs, eux, se frottent les mains », commente un cadre parisien de SIPH, le numéro un africain. Le caoutchouc ivoirien, ghanéen, libérien ou nigérian s'est vendu jusqu'en Asie en début d'année, or ses prix sont alignés sur ceux de Singapour !

www.rfi.fr - Claire Fages - 02/04/2010


Les lourds secrets de la famille Michelin - Judith Perrignon

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En janvier dernier, Jean-Philippe Rouchon déclare qu'il est l'enfant naturel du fils maudit Michelin, Patrice, accusé il y a cinquante ans d'avoir tué sa femme. Et la malédiction ressurgit dans cette vieille dynastie où l'on meurt beaucoup, mais rarement de manière naturelle... Récit.


Il y a longtemps que ça ne sent plus la gomme chaude à Clermont-Ferrand. Michelin n'a plus d'odeur. Son horloge de la place des Carmes ne décide plus à quelle heure se vident et se remplissent les rues. Les écoles, les maisons, les magasins et les hôpitaux ne lui appartiennent plus. Les années passent. Et avec elles, les souvenirs, les origines, le temps où une famille à deux branches, celle d'Edouard et celle d'André, les frères fondateurs, possédait la ville et les vies. La féodale Michelin s'est convertie au capitalisme mondial et à ses pratiques les plus vulgaires. La holding familiale, la Compagnie financière Michelin, s'est installée loin du fisc, en Suisse. L'entreprise vient même de reconnaître, sous la menace d'une enquête du parquet de Paris, l'existence d'une fondation et de 400 millions au paradis fiscal du Lichtenstein.

Verrouiller les secrets


Reste la famille Michelin. Une caste. Catholique et austère. Qui n'ouvre pas la bouche. Et jamais ses archives. Qui se réunit une fois l'an, pour distribuer les dividendes. Combien sont-ils ? En 1958, le faire-part des obsèques de la tante Jeanne, veuve d'André, était signé de 465 neveux et nièces. Combien gagnent-ils, 7, 8, 9, 10 % ? On ne sait pas. Chez ces gens-là, le secret est une obsession. Il convient de ne pas faire étalage de sa fortune. Un Michelin n'est pas un Rockefeller, il ne laisse derrière lui aucune poussière dorée. Pas de frasques. Pas de starlettes. Pas de palaces. Pas de vacances à Saint-Trop. Pas de divorces. Pas de photos. Pas de vagues.

Seule la mort entrouvre parfois leur porte. Depuis près d'un siècle, la malédiction fauche les fils Michelin. Le premier, c'était Etienne, en 1932 ; le dernier, c'est Edouard, il venait de reprendre les commandes de l'entreprise, il s'est noyé en 2006, en Bretagne. Alors on a ouvert les registres à la cathédrale, et Clermont, comme rappelée à son devoir passé, a formé de longues files d'attente pour signer, dire sa tristesse et sa reconnaissance éternelle. On a ensuite nommé à la gérance un proche, qui ne s'appelle pas Michelin, en attendant que les fils (les filles, ça ne compte pas) grandissent.

Il faut avoir tout ça en tête, les secrets, les sermons, la tentation qu'ont les dynasties de verrouiller leur histoire comme leur coffre-fort, pour comprendre l'agitation depuis le début de l'année. Le 10 janvier, dans le Parisien, un certain Jean-Philippe Rouchon, ostéopathe à Riom, déclare qu'il est le fils naturel de Patrice Michelin. Ce Patrice, on ne le situe pas bien, mais Michelin, oui. A la manoeuvre, Me Collard, qui promet toujours du média à celui qu'il défendra. C'est exactement ce que veut Jean-Philippe Rouchon : faire du bruit au pays du silence. Ça fait un moment qu'il essaie. Il a 43 ans. La première fois qu'il est allé voir un avocat, il allait sur ses 18. Il traînait une vieille cicatrice de petit garçon sans père à qui sa maman souffla un jour que son papa c'était le roi, ou en tout cas son cousin. Il avait 12 ans quand elle lui a dit : " Ton père, c'est Patrice Michelin. "

Elle lui raconta qu'il l'avait pris dans ses bras à la maternité Sainte-Elisabeth, en décembre 1966, qu'il acheta pour eux le grand appartement sur les hauteurs de Royat où elle vit encore, et où il grandissait alors. Elle ne lui dessina pas l'arbre, elle est aveugle depuis l'âge de 22 ans, une méningite l'a plongée dans le coma et privée de ses yeux, mais elle lui décrivit cet arbre : Patrice est le fils de Marcel, Marcel Michelin comme le stade de rugby de Clermont, et Marcel était le fils d'André, le fondateur avec Edouard. Deux générations seulement le séparent en ligne directe des fondateurs. Elle lui conta les débuts de leur histoire d'amour : elle avait 24 ans, elle faisait des études de médecine pour devenir kinésithérapeute, elle était aveugle déjà. Il la dragua au bal en appuyant fortement sur son patronyme : " Je m'appelle Patrice Michelin ", " Et moi, je suis la fille du pape ", lui répondit-elle. Il était veuf, riche, oisif, drôle, tendre, il avait des ouvriers et un domaine, La Vendée, à côté de Riom, mais il vivait surtout chez sa mère, dans la vaste propriété familiale de son enfance, Layat, à Durolle. Il l'y emmena, la présenta à sa mère, laquelle fit rapidement comprendre à la jeune fille qu'elle n'était qu'une petite dévergondée qui devait arrêter de tourner autour de son fils. La jeune aveugle répondit : " Je n'y vois pas clair, madame ! C'est lui qui me cherche, pas moi qui viens ! "

S'il y a des preuves aujourd'hui dans le dossier du fils, c'est qu'Annick Rouchon comprit vite qu'il n'y aurait pas de place pour elle. Chez les Michelin, mais aussi dans la vie de Patrice, un homme doux, mou et flou, dominé par sa famille et les événements, placé sous curatelle, sous neuroleptiques, qui aimait les femmes et le sexe parce qu'ils lui rendaient un semblant de virilité. Alors lorsqu'elle tomba enceinte, elle fit faire quelques papiers. A huit mois de grossesse, elle se rendit avec Patrice chez un notaire à Bourges. Là, ils signèrent ensemble un acte de reconnaissance de l'enfant à naître et la constitution d'une rente alimentaire mensuelle de 500 F. C'est en faisant ces procédures qu'Annick découvrit que Patrice s'était remarié, avait eu un autre enfant ; il lui jura que c'était une erreur, qu'il allait divorcer, il s'empêtrait, et ne put reconnaître son fils quand celui-ci naquit. Mais il était là, souvent à la maison avec eux, en vacances aussi. Trois ans plus tard, en 1969, ils pratiquèrent ensemble une reconnaissance des sangs. Tout est dans le dossier. Aucun avocat de Clermont jamais ne s'en servit. Peur d'attaquer l'empire, pensent aujourd'hui la mère et le fils.

Mais le plus passionnant de tous les documents se trouve parmi les lettres d'amour que Patrice écrivait à Annick. Qu'écrit-on à une aveugle, sinon les mots les plus secrets, les plus fous ? Il savait qu'une tierce personne lisait pour elle à voix haute. La lettre de la fin de l'année 1964 a tout d'un aveu.

" Il y a une chose, Annick, [pour laquelle ?] que je ne voudrais pas que tu me juges, pourtant je le mérite, je ne suis pas très bien, voire même un salaud. Venons-en aux faits : au moment où je t'ai parlé de la mort de ma femme tu semblais ne pas savoir, peut-être est-ce vrai. Je veux que tu me répondes franchement. Les journaux en ont fait tant de bruit que tu aurais pu en avoir vent. Cela est un sujet bien douloureux. Ma femme était, je t'assure, très méchante avec moi, elle m'humiliait même devant les enfants et les amis. Elle ne se gênait pas pour me gifler si elle me jugeait. Tu vois ma bonne Annick que je peux avoir été malheureux. Une partie de chasse devait me délivrer, j'ai eu un geste bien rapide, la balle est partie pour arriver dans la nuque et ressortir au front. Je l'ai transportée en chirurgie chez mon copain Guy pour m'entendre dire : "C'est fini Monsieur Michelin mais pour vous ça ne va pas se passer comme ça."?Mes problèmes ont alors commencé mais heureusement François m'a bien aidé, ma mère venait me voir à la prison. J'ai fait de la prison, ma pauvre Annick, pas longtemps, 35 jours. La justice a conclu à un accident de chasse? Je suis bien content de les avoir conduits à cette conclusion, le fond de mon coeur me regarde, le tout c'est que l'on croie à la thèse de l'accident.? "

Un veuf éploré


Annick a rangé cette lettre avec les autres quand elle l'a reçue. " Il m'a dit qu'il n'avait pas tué pour tuer vraiment, disons qu'il n'avait pas l'intention. " Ce qui est vrai, c'est que les journaux firent beaucoup de bruit. La France se passionna pour ce fait divers.

16 octobre 1960. Un drame au château du May, à Chanceaux-près-Loches. C'est en Touraine. Monsieur et madame Patrice Michelin sont partis chasser dans leur bois après le déjeuner. Et puis soudain, les domestiques voient " Monsieur " sortir du bois comme un fou, il crie à " l'accident ", il porte le corps de sa femme, le met dans la 2CV et démarre en trombe. C'est la fin de la sieste, mademoiselle Peaudeserf, la nurse, rassure les trois enfants. Pendant ce temps-là, Patrice entre dans la cour de l'hôpital de Loches, il tire le corps de la voiture. Les soeurs mettent leur main sur le coeur, le médecin-chef accourt et constate que madame est morte. C'est un ami, le médecin-chef, monsieur Py, on l'appelle Guy, il a dîné plusieurs fois au château, on a même chassé avec lui, alors il peut dire très simplement à Patrice qui le supplie de faire quelque chose : " C'est inutile, mon vieux, elle est morte. " Patrice Michelin veut alors la ramener, l'ami médecin dit que c'est impossible, qu'il y a des procédures à suivre.

Tout le monde jurera ensuite qu'il avait énormément de chagrin, Monsieur, à ce moment-là. Il a raconté ce qui s'était passé à ceux qui étaient là, puis aux policiers qui sont venus : sa femme et lui se trouvaient près d'un étang, chacun sur une allée, ils n'étaient séparés que par quelques mètres de taillis. Lui tenait une carabine 22 long rifle. Il a voulu rejoindre sa femme, mais ensuite il a trébuché, il est tombé, c'est alors que sa carabine lui a échappé et que le coup est parti, frappant sa malheureuse épouse en pleine nuque. " J'avais ôté le chargeur de mon arme, mais une balle avait dû demeurer à mon insu dans le canon ", disait le mari éploré.

17 octobre. Le drame de Touraine est à la une de la Montagne, le journal de l'Auvergne : " Madame Patrice Michelin tuée par son mari d'un coup de carabine ". Pas de développement en pages intérieures, le journal est prudent, il sait que c'est déjà la tempête cours Sablon, dans la demeure de François Michelin, aux commandes du groupe et de la famille depuis un an. Pas commode, François. Ce jeune orphelin, élevé par les pères et ses grand-mères, est devenu un fervent catholique qui va chaque jour à l'église et entre chaque matin à 8 heures dans l'usine par la même porte que les ouvriers. Un pur produit Michelin, qui vit loin des foules mais ne pense qu'aux foules. Il méprise ce cousin Patrice, un Michelin qui ne va pas à l'usine et se permet d'en tacher le nom. De toute façon, dans la famille, on n'a jamais su quoi faire de lui. Il est passé sur les bancs du collège Massillon, rue Bansac, à Clermont, comme tous les petits Michelin, mais les pères étaient catastrophés par ses résultats. Il lui fallut un précepteur à domicile pour qu'il décroche son bac. Ensuite, il est parti faire son droit à Paris, c'est là qu'il a rencontré sa future femme, Nicole Bardi, fille d'un avocat, petite-fille d'un professeur de la Sorbonne. On les a mariés le 9 avril 1954 en l'église Saint-Dominique du XIVe arrondissement, une petite église, une petite rue, 200 invités ensuite dans l'appartement des Bardi, place Denfert-Rochereau. C'était un mariage chez les riches, mais ce n'était pas un grand mariage. Patrice Michelin avait 24 ans, il était grand et charpenté, mais d'allure un peu molle, il avait encore les joues rondes, et ses yeux ne regardaient pas l'objectif du photographe. Ceux de sa femme, oui. Elle faisait un beau mariage. Ensuite, ils sont venus vivre à Clermont quelques années, mais nulle part Patrice n'a trouvé sa place. On lui a alors acheté un château en Touraine, il est parti là-bas avec sa femme et leurs deux enfants. Agriculteur en Indre-et-Loire, ça lui allait très bien. On pensait que tout allait s'arranger. Mais non.

Pendant que Michelin rumine, les choses s'accélèrent en Touraine. Les journalistes rappliquent, les plus casse-cou se cachent dans le parc et détalent quand on leur envoie les chiens. Détective et Paris Match sont sur le pied de guerre, la plus secrète des dynasties donne enfin du grain à moudre !

Une première reconstitution a lieu le matin. Un inspecteur refait les gestes de Patrice, il tombe, retombe près de vingt fois dans le taillis avec la carabine, mais le coup ne part pas. Plus ennuyeuses encore sont les premières conclusions du médecin légiste : la trajectoire de la balle ne correspond pas à ce que raconte Patrice Michelin, qui affirme que son arme est partie d'en bas. L'expertise est formelle : Nicole Michelin a été tuée par une balle tirée à l'horizontale. La reconstitution terminée, M. Bayle, juge d'instruction, part à Tours, il doit discuter avec les magistrats du parquet et le procureur de la République. La trajectoire de la balle importe moins que le nom de celui qui a tiré. Le parquet décide qu'il sera procédé dans l'après-midi à une seconde reconstitution. Elle dure deux heures, une vingtaine de gendarmes ont investi la propriété. A 17 h 30, une voiture de la gendarmerie à bord de laquelle se trouve Patrice Michelin part en trombe en direction de Loches. Moins d'une heure plus tard, la nouvelle est officielle : Patrice Michelin est inculpé de meurtre et conduit devant le procureur de la République.

18 octobre. Le conseil de famille se réunit autour de François Michelin, à Clermont-Ferrand. Un seul mot d'ordre : défendre jusqu'au bout la thèse de l'accident. Ce qui est en jeu, c'est un nom, une réputation. Michelin, c'est alors un chiffre d'affaires de 300 000 milliards de francs, 60 000 salariés, 250 sociétés réparties sur les cinq continents. Il y a un moment déjà que le jovial Bibendum s'estompe, car Michelin est entré dans l'ère moderne, son nom flamboie dans les grandes capitales, il s'étire en lettres géantes sur les stades et les circuits internationaux. Mais Michelin, c'est encore une prière obligatoire à l'école pour tous les enfants de Clermont-Ferrand : " Seigneur bénissez papa, maman, tous mes parents. Faites-moi devenir bien sage et bien grand et bénissez la famille Michelin. " On est en 1960. Michelin à Clermont, c'est l'accès au travail, à la salle de bains et au Saint-Esprit. Michelin a construit les maisons aux toits roses avec vue sur l'usine, Michelin offre l'école, l'hôpital et les coopés Michelin pour acheter à manger, des vêtements ou sa première télé. Tout est Michelin. Et la Montagne est, ce jour-là, comme un parent qui lutte contre l'évidence, qui cherche une solution, un remède au scandale : " Si l'on suppose que la victime a levé la tête précisément au moment où le coup partait, elle a pu se placer de ce fait dans l'axe de tir. " Il est vrai qu'à la chasse on regarde passer le gibier dans le ciel.

" Lui, un assassin, impossible ! "


Bien sûr, le journal se demande si ce n'est pas un nouveau drame qui s'abat sur la sainte famille. Il y en eut tant : Etienne, fils d'Edouard, qui meurt en 1932 dans un accident d'avion au pied du Puy-de-Dôme. Pierre, son frère, cinq ans plus tard, victime d'un accident de voiture sur la RN7 à hauteur de Montargis. Et puis la guerre, la déportation : Jean-Pierre en 1943, Marcel en 1945, ils étaient le frère et le père de Patrice. Et Jean-Luc, son cousin, qui meurt avec ses deux petites filles et leur nurse en 1949, sur la RN7 encore... Mais, non, impossible d'ajouter l'accident de chasse sur la liste des drames. Michelin figure cette fois sur le banc des accusés. Le conseil de famille envoie à Tours deux frères de Patrice et leurs conseillers juridiques, il faut qu'ils rencontrent ce Bayle, juge d'instruction.

19 octobre. Patrice accepte l'avocat que sa famille a choisi, Me Delhommais, secrétaire du bâtonnier de Tours. Il maintient la thèse de l'accident, mais il refuse de parler davantage avec le juge d'instruction. Car Bayle le pousse à bout. Devant lui, Patrice Michelin est comme un enfant qui ment, il change sans cesse de version : oui, il a enlevé le chargeur, mais après il l'a remis en place ; oui, il a porté le corps, mais c'était lourd, il a fini par le remettre en place lui aussi. Bayle n'attend plus que ses aveux. Dans les couloirs du palais, on murmure qu'il en a, du courage, sous ses airs débonnaires, le petit juge rond au crâne dégarni, inculper un neveu des rois du pneumatique, c'est gonflé ! Car évidemment au-dessus de lui, dans les hautes sphères, ça tangue. Michelin, c'est l'intérêt national, le pneu, bien sûr, mais aussi les bornes numérotées des carrefours, les michelines de la SNCF, le pays découpé en 86 cartes dépliables. Michelin est alors aux commandes de Citroën et Panhard, l'entreprise ne décide pas simplement combien on embauche à Clermont-Ferrand, mais dans bien d'autres régions de France. Les ministères la traitent comme une institution et les journaux insèrent ses communiqués dans les pages d'information et non dans celles dévolues à la publicité.

Mais Bayle ne croit qu'en son dossier. Il n'y a qu'à tendre l'oreille pour trouver un mobile au chasseur maladroit. Ce couple avec trois enfants qu'on voyait le dimanche à la messe au banc des châtelains n'était pas ce qu'il voulait laisser paraître. Les amis des environs, châtelains eux aussi, jurent leurs grands dieux qu'un meurtre est impossible. Pas dans leur monde. Mais les domestiques, les fermiers, les commerçants, ils racontent, eux, les grands airs de Madame, Monsieur sans jamais un sou en poche, la Chrysler qu'il s'acheta un jour et qu'il fut forcé de rendre le lendemain, " elle n'a pas voulu que je la garde ", a-t-il dit. " Elle le traitait comme on n'aurait pas osé traiter un domestique ", a soufflé la gouvernante aux journalistes et aux policiers.

Aujourd'hui encore, Jacqueline Marcadier se souvient. C'est une vieille dame. Elle tenait le café de Chanceaux-près-Loches. Son mari avait travaillé trois ans au château. " Mais mon mari était à la ferme et Monsieur Michelin au château, c'était chacun sa classe. " Cinquante ans après, il reste des souvenirs précis, des airs entendus, et l'idée, que quoi qu'il ait fait, Monsieur avait ses raisons. " Monsieur Michelin, il était tranquille. On voyait qu'il avait quelque chose, qu'il lui manquait quelque chose. On savait que c'était Patrice, mais on l'appelait quand même Monsieur Michelin. Elle, elle nous regardait de haut davantage. " Lorsque Madame Michelin passait au café, ce n'était pas pour dire bonjour ou boire un coup, c'était pour régler les consommations de Monsieur, car lui venait souvent, avec un canif et pas de sous en poche, et il offrait sa tournée. Alors Jacqueline Marcadier sortait son cahier et notait. Une fois, même, Madame est venue le chercher : " Patrice, vous partez ! ", elle a dit, " elle l'a giflé devant moi ", se rappelle encore Jacqueline Marcadier. Elle se souvient aussi du jour où une voiture avec chauffeur s'arrêta devant son petit café, c'était Madame Michelin mère qui voulait la remercier de n'avoir pas dit de mal de son fils. Elle était sur le chemin du parloir, ou bien en revenait.

20 octobre. Obsèques de Nicole. Les Michelin voulaient qu'elle soit enterrée à Clermont dans le caveau familial, mais les Bardi s'y sont opposés. Une forte tension oppose les deux familles. Pourtant les Bardi ne portent pas plainte contre leur gendre. Nicole est inhumée à Saint-Maur-de-Touraine, avec les siens, dans le tombeau de son grand-père le professeur Crépin. Dans l'église, l'absoute a été donnée par le chanoine Barrier, supérieur du collège Massillon de Clermont-Ferrand. Le clan envoie ses meilleurs représentants. La veille, le chanoine a dit à la police : " Patrice, un assassin ? Ce n'est pas possible ! "

Mais l'opinion est comme le juge, elle croit au crime. Et l'on sait comme la foule, dans ces cas-là, ne pardonne pas au suspect sa naissance, comme la mort alors se double du scandale. Le 29 octobre, Paris Match fait six pages. Photos dans la brume de Touraine, les bois où l'on chasse, le château et ses 15 chambres, des policiers, des voitures, des enfants qui pressent leur nez contre la vitre, un zoom, une légende : " Deux petits visages s'écrasent contre la vitre de la nursery. Thierry (5 ans) et sa soeur (Romée) contemplent le parc noyé dans la brume d'octobre et le va-et-vient de la terrasse. Une journée semblable aux autres commence. Tout à l'heure, ce sera l'étude pour Romée et les jeux pour ses deux frères. Ils ne savent pas que leur maman est morte, et que, si leur père baisse la tête, c'est que les gendarmes viennent le chercher. "

Romé n'est pas une fille, c'est un garçon, l'aîné, il a 7 ans. Mais tout va si vite, il y a des erreurs dans les journaux, des mensonges dans la bouche des adultes, on a dit aux enfants que leur maman était en voyage. Une troisième reconstitution va être faite. Le juge Bayle a également désigné trois experts psychiatres pour examiner Patrice Michelin. Sa mère, Yvonne Bousquet, veuve Michelin, lui rend visite chaque jour. Dans le numéro suivant de Paris Match, celui du 5 novembre 1960, on la voit : une dame vêtue de noir, sa main gauche serre un petit sac à main et un parapluie, sous le bras encore un paquet, elle est encombrée, cachée derrière des lunettes noires. Elle a cet âge où le corps trahit la vie qu'on a eue. Pour elle, ce fut un grand mariage, sept enfants, un mari volage tout Michelin qu'il soit (lorsqu'elle s'en est plainte à ses parents, son père chirurgien lui aurait répondu : " Ecoute, ce mariage, c'est la plus belle opération chirurgicale de ma vie, alors je ne veux rien entendre "), puis la guerre qui emporta le mari et un fils... Pense- t-elle parfois à ce jour de juillet 1943 où la Gestapo vint chercher Marcel, son mari, et son fils Jacques, dans leur domaine de Layat ? Ils étaient d'actifs résistants, ils avaient été dénoncés, Jacques eut juste le temps de glisser à son petit frère Patrice, 11 ans, un document qui l'eût fait fusiller sur-le-champ s'il l'avait gardé sur lui. Il lui dit : " Cours, va enterrer ça, vite ! " Le gamin s'exécuta, tandis que son père et son frère s'en allaient entre deux hommes de la Gestapo. Y repense-t-elle maintenant qu'il est en prison ? Elle a l'air très seule sur la photo. Il y a sûrement hors champs une nuée de photographes qui la regardent longer le mur de la prison de Tours. Il y a sûrement dans les palais de la République des discussions, des coups de fil entre Clermont-Ferrand et Paris. Il faut faire quelque chose ! Pas tellement pour ce pauvre bougre qui n'a jamais été à la hauteur de son nom, mais pour Michelin, fleuron de l'industrie française !

" Mes problèmes ont alors commencé, mais heureusement François m'a bien aidé, ma mère venait me voir en prison ", dit la lettre.

François, c'est François Michelin, qui officiellement ne fait pas de politique. Toute sa vie, il accusera les partis de droite comme de gauche de pratiquer le socialisme depuis 1936. Il n'est même pas gaulliste. Mais il n'est pas forcément le baron d'Auvergne replié sur ses terres auquel on prête cette formule au téléphone : " Comment ça va à Paris ? " Il monte régulièrement à la capitale, il y a ses bureaux boulevard Pereire, un appartement à Neuilly et, s'il ne fait que passer, il a sa chambre rue Ampère, chez son beau-frère, l'avocat Remy Montagne. L'avocat en question est député depuis 1958, c'est le tombeur de Pierre Mendès France dans l'Eure. Michelin, avec des milliers d'emplois entre ses mains, est une force avec laquelle les gouvernements doivent compter. Michel Debré, alors Premier ministre, et son ministre de la Justice, Edmond Michelet, UNR, ont forcément entendu parler du vilain petit canard de la famille Michelin, Patrice. Trente-cinq jours plus tard, il sort de prison. Il est mis en détention provisoire au bénéfice de l'article 274 du code de procédure pénale. L'affaire sera ensuite correctionnalisée. Il versera 2 000 F d'amende pour homicide involontaire.

La suite, c'est celle que raconte Annick Rouchon : des rentes, des femmes, des enfants, une famille aux aguets, des visites à ses trois enfants placés chez leurs grands-parents maternels, des séjours à la très huppée clinique psychiatrique du Château, à Garches, à la demande de sa mère, femme tantôt adorée tantôt honnie. Parfois l'argent manque, il est sous curatelle. Parfois des achats compulsifs. Annick lui fit rendre une énorme voiture de sport qu'il s'était achetée. Comme sa première femme. La deuxième mourut aussi, avec son enfant, dans un accident de voiture. " Ça m'a fait froid dans le dos ", dit Annick. " Il va vous tuer vous aussi ", lui lança la mère Michelin pour l'éloigner définitivement. Elle le fit d'elle-même, son fils avait 5 ans. Patrice tenta de la revoir, d'user de ces formules qui avaient si bien marché, " je suis tes yeux, tu es mon cerveau ". Il était bien auprès de cette aveugle qui l'écoutait sans le voir.

Dissoudre les souvenirs


Patrice Michelin est mort en 2006, en Suisse, où il vivait avec sa troisième épouse, une pharmacienne rencontrée aux sports d'hiver, avec laquelle il eut aussi des enfants. Là-bas, il avait reçu la visite de Jean-Philippe Rouchon tout juste majeur, il lui avait ouvert la porte d'un " je t'attendais ". Annick était restée dans la voiture, Patrice avait fini par l'y rejoindre. Ils avaient bavardé, il lui avait proposé d'entrer, elle avait refusé. Il n'y avait rien dans son testament pour Jean-Philippe. Pas même l'appartement qu'il avait acheté à sa naissance pour lui et sa mère. Annick en a l'usufruit, " mais quand je serai morte, c'est pas Jean-Philippe qui le récupérera ". Un notaire est même passé pour l'estimer. Ce vide sur le testament déclencha chez la mère et le fils l'envie de relancer la procédure, et cette fois avec un avocat qu'on voit à la télé et qui fait venir la télé.

Le bruit qu'ils font est sûrement revenu aux oreilles de François Michelin ; il est toujours vivant, très vieux, rongé par la mort de son fils Edouard. Faudra-t-il encore convoquer un conseil de famille par la faute de Patrice, pourtant mort et enterré ? Les dynasties croient pouvoir dissoudre les soupçons, les souvenirs, les origines peu flatteuses, les branches mortes ou décadentes. Il n'en est rien. Le passé ne se verrouille pas. Il revient toujours et plus la nappe est blanche, plus il est salissant.

Pour l'heure, c'est d'autres Michelin qui sont assignés par Jean-Philippe Rouchon : en Suisse, la dernière femme de Patrice Michelin, et devant le Tribunal de grande instance de Paris, son fils aîné, Romé. L'enfant qu'on devine inquiet derrière les vitres du château de May dans le vieux numéro d'octobre 1960 de Paris Match.

Encadré(s) :


L'arbre d'une famille assise sur deux branches


Il faut redessiner l'arbre Michelin : deux branches, deux caveaux, deux destins. Au départ, Edouard et André, frères de génie qui, au début du siècle dernier, sauvèrent l'usine de caoutchouc des aïeuls et lancèrent l'épopée du pneu. Ils portaient à la sortie de la messe le même complet gris, et l'hiver le même plaid écossais venu de Londres. IIs avaient épousé les soeurs Wolff, dont le père tenait la fabrique des pianos Pleyel. André, c'était l'aîné, l'ingénieur, diplômé de Centrale, mais curieusement ce fut Edouard, sorti des Beaux-Arts où il se rêvait peintre, qui inventa le pneu démontable. C'était lui qui tenait l'usine à Clermont, c'était lui le père des ouvriers. André, c'était le bateleur, il inventa les cartes, popularisa le Bibendum, mais il était à Paris, il courait les banquets, les discours et les rallyes automobiles, il était mondain, il n'était pas tous les matins à l'usine. Et l'idée s'installa à Clermont que des deux André était le dilettante. " Si je suis le champagne, mon frère en est la mousse ", disait Edouard, sans sourire.

La mousse, donc. Ephémère. Légère. Pas sérieuse.

André mourut le premier. Il laissait trois enfants dont deux fils, Jean et Marcel. Edouard, lui, enterra ses deux fils fauchés sur la route et dans les airs. Puis il s'éteignit à son tour, en 1940. Les fils d'André pouvaient alors reprendre les rênes de l'usine, Marcel notamment, qui avait fondé en 1911 le premier club sportif Michelin, qui était aussi directeur du service Etudes et essais depuis 1909. Mais non. Quelque chose coinçait, comme si l'armature rigide mise en place par Edouard empêchait les héritiers d'André. C'était la guerre, on n'avait pas le temps de discuter. On nomma à la gérance un proche, Boulanger, et Puiseux, gendre d'Edouard. L'usine composa avec Vichy et la Wehrmacht tout en abritant la Résistance. Marcel fut le premier de la famille à entrer en action. En 1942, il organisait un maquis de réfractaires au STO dans les forêts d'Effiat et aussi des groupes de départ pour Londres et Alger. Le maquis fut assez vite repéré par la Gestapo. En juillet 1943, Marcel et son fils Jacques, étudiant en médecine, furent arrêtés à la suite d'une dénonciation, chez eux, à Layat. C'était la dernière fois qu'on vit Marcel. Déporté à Buchenwald où il travaillait à la carrière, son nom fut ajouté au dernier moment sur une liste de prisonniers réclamés par les SS au camp d'Ohrdruf, en 1945. Un mois plus tard, il y mourait d'une pneumonie, il avait été laissé nu pendant deux heures dans la neige et le vent après la douche. Il ne sut jamais la mort de son fils Jean-Pierre qui, apprenant son arrestation, rejoignit un bataillon de choc en Corse et mourut d'une rafale de mitraillette en 1943. Son fils Jacques eut plus de chance, il faisait partie des survivants que l'armée américaine trouva en entrant au camp de Flossenbürg. Philippe, parti en Angleterre, était sain et sauf.

Après la guerre, la gérance. Philippe, fils de Marcel, ou bien Jean, frère de Marcel, pouvaient prétendre à diriger l'usine. La branche d'André pouvait se prévaloir de son droit de primogéniture. Mais le système mis en place par Edouard tint bon. Le clan était placé industriellement et financièrement sous un commandement unique, ce qui impliquait la même subordination des membres à l'esprit tribal, la même soumission de tous à un seul. Les destinées de l'entreprise étaient entièrement entre les mains des petits-enfants d'Edouard, et lorsque la mort en fauchait quelques-uns, on faisait en sorte d'attendre que leurs fils grandissent. C'est ainsi que le clan le plus austère et le plus hermétique de la famille prit les choses en main, sûr d'être les garants de l'esprit Michelin. Ce n'est pas dans cette branche-là qu'on découvrirait aujourd'hui un enfant né hors les liens sacrés du mariage.

www.toutsurlachine.blogspot.com - Marianne n°675 - 30/03/2010


Reclassement Kleber le bilan de Michelin

A huit mois de la mort annoncée des ateliers de transition professionnelle mis en place pour reclasser les 826 salariés de Kleber à Toul, la direction de Michelin a tenu, hier, à livrer ses chiffres de leur reclassement. Selon le manufacturier, «91 % des salariés, soit 753 personnes, ont réussi leur reconversion », annonce Marc Roosens, directeur des Ateliers de transition professionnelle (ATP). «91 % en temps de crise, alors qu'actuellement le reclassement tournerait autour des 50 %». Dans le détail, 70 % de ceux-ci ont retrouvé un emploi salarié, 9 % ont monté leur projet personnel, 9 % repris ou créé une entreprise, 7 % sont encore dans une formation longue durée et 5 % sont partis en préretraite. Pour les 9 % restants, 2 % sont encore accompagnés par les ATP, les autres sont suivis par Pôle emploi.
En dévoilant ces chiffres, le représentant de Michelin se félicitait de la réussite de l'outil ATP développé par Michelin. «C'est unique en France », précise Marc Roosens. Sur un même lieu, les salariés touchés par la fermeture du site avaient accès à des formations, des remises à niveau, des ateliers détente ou découverte de nouveaux métiers. Chaque futur licencié était suivi de façon précise et accompagné dans toutes les étapes de son projet personnel.


Du côté de la CGT, le son de cloche n'est pas le même. «Pour nous, aujourd'hui près de 200 anciens salariés de Kleber sont au chômage. Nous savons que beaucoup de CDI ont été arrêtés après la période d'essai », explique Guy Pernin, représentant de la CGT. Celui-ci dénonce aussi des ATP qui ont mis du temps avant d'atteindre leur rythme de croisière. «Par exemple, les premières vagues de salariés, soit près de 200 personnes, entrées dans les ATP n'ont pas bénéficié des découvertes des métiers », poursuit le syndicaliste.


«Mais, corrige Marc Roosens, ce sont les salariés qui ont un peu mieux réussi leur reconversion que les autres ».
Les ATP de Toul cesseront leurs activités à la fin de l'année. Michelin assure que le concept développé par ses soins serait repris sur le Toulois par d'autres acteurs économiques et territoriaux.

www.republicain-lorrain.fr - M-O N - 19/03/2010

Acticall annonce la création de 400 emplois en Auvergne...

+Recrutement


Le groupe Acticall, spécialisé dans la gestion de relation client à distance, a annoncé l'implantation d'un centre d'appels téléphoniques à Cournon-d'Auvergne (Puy-de-Dôme), tout près de Clermont-Ferrand. Cette installation devrait permettre la création de 400 emplois d'ici à 2012, dont 200 dès la fin de cette année.

« Le site de Cournon a été choisi parmi cinq autres sites en France, dont Grenoble, a expliqué hier Alain Farine, directeur de l'agence régionale de développement économique (ARDE) Auvergne. Grâce à la mobilisation de tous, du conseil régional, en passant par le département, l'agglomération et Pôle emploi, mais aussi de Michelin qui, par le biais de sa filiale Michelin Développement, a décidé de contribuer financièrement à cette implantation ».

Le futur centre d'appels sera situé à proximité du Zénith d'Auvergne, dans un bâtiment de 3 000 m² flambant neuf, actuellement inoccupé. L'ARDE, émanation du conseil régional d'Auvergne, a été contactée en janvier dernier par cette entreprise en pleine croissance, qui compte déjà 3 600 salariés répartis sur une dizaine de sites en France et une prévision de chiffre d'affaires de 130 millions d'euros pour 2010.

80 % des emplois seront en CDI, avec des niveaux de qualification différents, pouvant aller jusqu'à bac et bac + 2. Les candidatures sont d'ores et déjà ouvertes.

www.usinenouvelle.com - Geneviève Colonna d'Istria - 11/03/2010


Toul-Rosières : hier et aujourd'hui C'est vous qui...

« L'hypothèse d'une implantation photovoltaïque sur l'ancienne base de Toul-Rosières fut évoquée il y a dix-huit mois », confie Dominique Potier, président de la communauté de communes du Toulois.
« Après la déflagration causée par la fermeture de Kleber, il convenait de tout mettre en œuvre pour revitaliser l'économie touloise. Comme d'autres, j'avais pris pour position pour l'étude d'un parc photovoltaïque. A l'automne 2009, quand le prix de rachat de l'énergie est adapté au Nord de la France, le sujet prend une nouvelle acuité. Cinq opérateurs nouent des contacts, attirés par le caractère exceptionnel de l'ancienne base de l'Otan. Je précise que nous ne sommes pas allés les chercher. Tous bien sûr, étaient intéressés. Le comité de pilotage, créé dans le cadre des restructurations, a réuni le 29 janvier 2010 l'ensemble des collectivités autour du sous-préfet de Toul. Objectif : choisir les meilleures solutions en matière de valeur ajoutée, de respect de l'environnement et de création d'emplois.
Avec le Capemm, nous souhaitions privilégier un opérateur qui s'engagerait à créer une unité de production de panneaux dans le Toulois. Lors de cette réunion, le sous-préfet nous a invités à constituer un syndicat mixte, permettant de gérer les retombées fiscales d'une telle opération, sur le territoire, comme cela se fait habituellement. Nous avions jusqu'à fin avril pour décider. La précipitation change la donne. Si nous en restons là, le bilan, c'est quinze emplois sur 500 hectares, et des retombées fiscales nulles pour le Toulois. L'Etat doit tenir parole », conclut Dominique Potier.

www.estrepublicain.fr - 07/03/2010


Comment Michelin a mené la restructuration de ses usines

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Le groupe recrutera 500 à 800 personnes par an, en France, au cours des trois prochaines années.


C'est l'exemple d'une restructuration réussie : il y a neuf mois, Michelin annonçait son dernier plan de restructuration en France. Une réorganisation devant permettre aux usines concernées «d'engager les transformations indispensables pour assurer leur pérennité», selon Frantz Blehaut, directeur de Michelin France. Au prix de suppressions de postes que le groupe s'est engagé à faire «sans avoir recours à des départs forcés».

Michel Rollier, cogérant du groupe, précisait alors que «les mesures annoncées ne sont pas liées à la crise. Pour garder des usines en France, il nous faut les spécialiser et les rendre plus compétitives» ajoutant «vouloir conserver une base industrielle forte en France». Le groupe recrutera d'ailleurs 500 à 800 personnes par an, en France, au cours des trois prochaines années.

Les restructurations mises en place en 2009 s'articulent en deux volets. Un plan de départs volontaires auquel 1 875 salariés ont répondu. Il s'agit d'aménagements de fin de carrière (départs anticipés en retraite). Le second volet concerne le regroupement d'activités dans trois usines, avec 1 093 suppressions de postes. Parmi les salariés concernés, «228 ont choisi de partir travailler dans un des quatorze autres sites de Michelin en France», se félicite Frantz ­Blehaut. Afin de faciliter ce choix, le groupe a mis en place une large palette d'aides à la mobilité (aide au déménagement, à la recherche d'emploi pour le conjoint…). 516 salariés sont ou partiront à la retraite par anticipation - un choix qui ne semble pourtant plus dans l'air du temps politique.

Aider les reconversions 


Enfin, «347 personnes ont choisi un départ accompagné, généralement pour rester dans leur région», ajoute Frantz Blehaut. Dans les faits, ces salariés n'avaient pas d'autre choix - à moins de changer de région - leur poste étant supprimé et, dans le cas de l'usine de Noyelles-lès-Seclin (Nord), leur usine fermée. Ils ont toutefois bénéficié de primes de départ comprises entre 32 000 et 60 000 euros, pour les plus anciens ayant un projet de création d'entreprise. Michelin a en outre mis en place des «ateliers de transition professionnelle», dédiés à l'accompagnement des personnes quittant le groupe. Un concept développé en 2008 lors de la fermeture de l'usine Kléber de Toul qui comptait plus de 800 salariés. Cette initiative comprend la découverte de métiers qui recrutent. «Nous avions mis en place des ateliers de découverte du métier de soudeur industriel ou de métiers connexes au bâtiment, plombier, électricien… Et avons rencontré un certain succès.» À ce jour, 92 % de l'effectif de Toul a retrouvé un emploi. Plutôt que de soutenir à bout de bras des activités moribondes, mieux vaut en développer de nouvelles, où la demande existe.

www.lefigaro.fr - Elsa Bembaron - 04/03/2010


Pas de ré-industrialisation en vue pour Kléber Toul…

Deux ans après la fermeture de Kléber Pneumatiques, qui employait 826 salariés à Toul (54), les promesses de Michelin sont restées lettre morte. En septembre 2008, Henri Malet, directeur de Michelin Développement (ex-Side), structure dévolue à la ré-industrialisation des bassins d'emplois où le groupe est implanté, annonçait un investissement de 30 millions d'euros pour reconvertir le site.

Présenté avec force détails, le projet Ecorevia devait recréer 135 emplois sur place. Sita, filiale de Suez Environnement, prévoyait d'implanter une unité de granulation et un site de recyclage de plastiques. Renault devait quant à lui créer un centre de traitement des véhicules hors d'usage. Mais Sita, invoquant l'effondrement de ses calculs de rentabilité suite à la crise, a différé, puis annulé son projet en décembre 2009. Renault s'est également retiré. En revanche, le volet « plate-forme de compétences » d'Ecorevia reste d'actualité : il pourrait déboucher sur un pôle de compétitivité en matière de recyclage de véhicules en fin de vie.

Vidée en novembre dernier de ses dernières machines parties pour l'Indonésie, l'usine est désormais fermée. Espéré jusqu'en décembre dernier, le projet de l'américain First Solar, dont l'usine de panneaux solaires qui pouvait créer 400 emplois à Toul, se fera finalement en Aquitaine. La seule opération actée consiste en l'implantation du call-center Acticall, soutenu par le Conseil général, qui a créé 125 emplois dans l'ancien centre de formation Kléber.

Par ailleurs, le projet d'implantation par EDF Energies nouvelles de la plus grande centrale photovoltaïque d'Europe à Toul,  annoncé hier par l'énergéticien, ne réjouit pas outre-mesure les ex-Kléber Pneumatiques. Ils jugent ce projet « sans rapport » avec les promesses de ré-industrialisation du bassin. « L'investissement de 430 millions d'euros est certes considérable, mais une fois les travaux terminés, la centrale créera tout au plus une dizaine d'emplois », estime Guy Pernin, délégué CGT de l'ex-usine Kléber.

www.usinenouvelle.com - Pascale Braun - 01/03/2010


EDF Energies nouvelles construira la plus grande centrale photovoltaïque d'Europe à Toul

Investissement


La filiale de l'électricien français l'a annoncé ce week-end, elle implantera, sur le site de l'ancienne base aérienne 136 à Toul (Meurthe et Moselle), « la plus grande centrale photovoltaïque à ce jour ». D'ici à 2012, 140 hectares de panneaux solaires seront installés sur 415 des 522 hectares de l'ex-emprise militaire, désaffectée depuis 2004.

Cette centrale géante, d'une puissance de 143 MW (soit l'équivalent de la consommation de plus de 62 000 habitants), mobilise un investissement, entièrement supporté par EDF Energies nouvelles, de 434 millions d'euros.

« Une telle friche industrielle est rare. Nous avons immédiatement saisi l'opportunité de nous y implanter », explique Jean-Marc Dall Aglio, chargé de mission auprès du président d'EDF EN. Il souligne que cet espace, libéré par la Défense, ne trouvait pas d'acquéreur et au fil du temps tendait à se dégrader. C'est pourquoi il a été facile de trouver une forme de mise à disposition avantageuse pour les deux parties.

Le site est loué par l'Etat à EDF EN, dans le cadre d'un bail emphytéotique de 22 ans, pour un loyer annuel de plus de 1 million d'euros. Au terme de cette période, et à défaut de renouvellement, l'exploitant s'engage à démanteler le parc et à en recycler les panneaux.

Le permis de construire devrait être déposé d'ici à l'été pour permettre le démarrage des travaux au dernier semestre 2011 et une mise en service courant 2012. Confié pour une grande partie à des entreprises régionales, le chantier devrait employer 150 personnes pendant deux ans.

« Ensuite, nous installerons une base de maintenance, générant une quinzaine d'emplois, qui aura une vocation régionale. Elle interviendra sur les futures installations que nous serons amenés à construire dans les prochaines années, et nous ferons des offres de services à  d'autres opérateurs. Les effectifs pourraient ainsi être amenés à croître », assure Jean-Mars Dall Aglio.

L'exploitation, pour une vingtaine d'années, de la centrale générera des retombées financières, essentiellement par le versement de taxes, pour les collectivités locales à hauteur de 1,4 million d'euros par an.

L'électricité produite sera vendue à EDF dans le cadre des nouveaux tarifs différentiels dernièrement définis par le gouvernement. Le site toulois, situé dans une région moins ensoleillée que le sud de la France, bénéficiera ainsi d'une majoration de 17 % sur le tarif de base.

« Ce projet a mûri pendant les négociations en vue de l'éventuelle implantation de l'américain First Solar,  projet de création d'une usine de fabrication de panneaux photovoltaïques, qu'accompagnait EDF EN », rappelle Nadine Morano, secrétaire d'Etat en charge de la famille et de la solidarité et élue régionale. « First Solar, qui aurait généré 400 emplois, nous a échappé [au bénéfice de l'Aquitaine] pour des raisons techniques alors que la région figurait dans la short-list. Mais les liens noués avec la filiale énergies nouvelles d'EDF nous ont permis de conduire ce projet qui entre dans le cadre des actions en vue de la revitalisation du bassin de Toul après la fermeture de l'usine Kléber, dont les deux tiers des salariés ont aujourd'hui retrouvé une activité », insiste la secrétaire d'Etat.

L'implantation de la centrale photovoltaïque sera accompagnée par la création d'une maison des énergies renouvelables, d'un pôle de mémoire historique de la base aérienne (des petits hangars abriteront des expositions d'avions) et par le reboisement d'une grande partie du site, offrant ainsi un potentiel de développement touristique.

www.usinenouvelle.com - Pascal Ambrosi - 01/03/2010


Emploi : la Lorraine frappée par la crise

La crise économique qui sévit depuis un an et demi a été particulièrement rude en Lorraine. Conséquence : le taux de chômage s'établit à 9,9% (9,1% sur l'ensemble de la France). C'est le plus mauvais résultat depuis 30 ans. En pleine campagne électorale, les candidats ne peuvent ignorer le problème, même si l'emploi ne fait pas partie des compétences obligatoires du conseil régional.

Le dossier de la cokerie de Carling témoigne des difficultés de la région.


En novembre-décembre, la Lorraine détruisait 108 emplois par jour. Ce chiffre, calculé par le Conseil économique et social de la région Lorraine (CESL), donne à lui seul une idée du “coup de bambou” qu'a subi la Lorraine depuis que la crise économique a frappé ses trois coups, vers la mi-2008. En quelques mois, le nombre d'emplois dégringole. Début 2009, le chômage a augmenté de 20%. Il s'établit aujourd'hui à 9,9%, alors que sur l'ensemble de la France, il est de 9,1%. C'est le plus mauvais chiffre dans la région depuis 30 ans, et les prédictions du CESL n'incitent guère à l'optimisme dans les prochains mois.

Comme dans de nombreuses régions, la crise n'a épargné personne. Les intérimaires ont payé le tribut le plus lourd avec la destruction de presque un emploi sur deux (44,8%, contre 36,5% pour la France). Les emplois de service fondent de 7,1%, la construction souffre aussi (-5,1%), ainsi que l'industrie (-5%). Le travail transfrontalier, jusqu'ici en expansion, se contracte également, en particulier avec le Luxembourg qui, pour la première fois, détruit des emplois dans le commerce.

Face à la crise, tous les Lorrains ne sont pas égaux. La région est inégalement touchée. Si le sud-Lorraine, avec Nancy, semble mieux résister, des bassins comme ceux de Thionville (Hangondange, Gandrange, Uckange), Saint-Dié et les Vosges, et le bassin houiller de l'est mosellan. Une cartographie qui recouvre les sites d'implantation de l'industrie lourde lorraine : sidérurgie, chimie, et charbonnage.

Comme un symbole de ces difficultés, l'usine ArcelorMittal de Gandrange a défrayé la chronique, ou encore les Kleber, à Toul. Dans la forêt qui entoure la ville de Carling, à l'est de Metz, dominée par les énormes cheminées des usines chimiques, une autre usine a, elle aussi, fermé ses portes, en octobre dernier. Elle était là depuis 1910. Quatre-cents emplois directs et 300 en sous-traitance ont été détruits. Mais elle a très peu fait parler d'elle : la cokerie de Carling.

www.france-info.com - 01/03/2010


Michelin s'introduit dans le capital de Taquipneu 


Le Groupe Michelin et le Groupe Taquipneu ont signé un accord de coopération. Celui-ci s'accompagne d'une prise de participation minoritaire de Michelin dans le capital de la société Taquipneu SA, entreprise spécialisée dans la vente de pneumatiques aux particuliers et aux professionnels (31 points de vente et 274 employés dans le sud-ouest de la France).


Michelin vise à transmettre son savoir-faire dans les métiers du pneumatique et partager sa longue expérience du marché français, dans le but de développer l'expertise et l'excellence opérationnelle de l'ensemble du personnel du Groupe Taquipneu, au service des clients utilisateurs de pneumatiques.

"Cette démarche permettra de soutenir le développement du Groupe Taquipneu et de renforcer sa pérennité tout en respectant son indépendance" précise le communiqué commun des deux entreprises.

A propos de Taquipneu:


Taquipneu SA,  est constituée de 31 points de vente implantés dans le sud-ouest de la France. Son effectif se compose de 274 personnes. Cette société génère un chiffre d'affaires annuel de 50 millions d'euros, en forte croissance depuis trois ans.

www.agriavis.com - 19/02/2010


Année 2009 en demi-teinte pour Goodyear et Bridgestone

Chez le fabricant américain de pneumatiques Goodyear, les pertes nettes atteignent 375 millions de dollars (contre 77 millions en 2008). Le groupe a souffert d'une baisse de 9,5% des ventes de pneus en volume, principalement imputable à la baisse de la demande dans l'industrie en Amérique du Nord et en Europe. Son chiffre d'affaires recule de 16,35% sur l'année à 16,301 milliards de dollars, soit 19,5 millards de dollars de moins qu'en 2008.


Reste que le dernier trimestre a marqué un redémarrage pour le groupe. Son chiffre d'affaires s'élève à 4,4 milliards de dollars sur ces trois mois, dopé par la demande forte dans les pays émergents. Sur ces trois mois, le groupe avait dégagé un bénéfice de 107 millions de dollars (contre 330 millions de pertes un an plus tôt, en pleine crise automobile).

Le PDG Robert Keegan explique que ces bénéfices sont dus à la baisse de matières premières et  aux mesures d'économies mises en place dans le groupe. Goodyear a atteint les quatre points de son plan de réduction de coûts lancé en 2009, lui permettant de totaliser 2,5 milliards de dollars entre 2006 et 2009. Il a par exemple réduit ses effectifs mondiaux d'environ 5 700 postes (contre 5 000 prévus initialement).

Le groupe a lancé 62 nouveaux produits  au cours de l'année. Une tendance qu'il entend poursuivre. Pour l'avenir, le groupe reste confiant, «  même si de nombreuses difficultés persisteront, notamment une demande faible pour les pneus de camions commerciaux », commente le PDG.

Perte évitée pour Bridgestone


Du côté de son homologue japonais, Bridgestone, la crainte d'une perte nette s'est éloignée. Sur l'année, le groupe a enregistré un gain net de  huit millions d'euros (environ 10 millions de dollars). Reste que ce chiffre affiche une baisse de 90% par rapport à 2008. Son chiffre d'affaires a reculé de 19,7% par rapport à celui de 2008 à 19,5 milliards d'euros (26 milliards de dollars environ). Son bénéfice d'exploitation a marqué le pas de 42,4% à 569 millions d'euros (768 millions de dollars).

Le groupe explique avoir évité une année trop noire par l'efficacité de la réduction de ses frais de fonctionnement et la réorientation entreprise par la groupe vers des pneus techniquement plus en pointe et donc moins concurrencés. Une stratégie qui lui a permis de compenser le manque à gagner que la crise a entraîné.

Pour l'avenir, le groupe reste optimiste, comptant sur un rebond de 9% de son chiffre d'affaires à 22 milliards d'euros environ. Le groupe table sur un redémarrage du marché de l'automobile au cours de l'année 2010. Il a relevé ses prévisions le 12 février 2010. Un optimisme qui semble aller à l'encontre de la frilosité de son concurrent français Michelin. Ce dernier a déclaré qu'il craignait la hausse de prix des matières premières et le manque de visibilité en 2010.

www.usinenouvelle.com - Barbara Leblanc  - 19/02/2010


Michelin : concentration sur les marchés émergents

Face à une conjoncture qui va rester déprimée en 2010 sur les marchés "matures" comme l'Europe, le groupe Michelin va continuer à se concentrer sur des zones de croissance comme le Brésil, l'Inde et le Chine. L'ambition de Michelin est de doubler sur ces zones sa capacité en pneus tourisme/camionnette d'ici 2012 et d'y accroître sa capacité de 40% dans les poids lourds. De nouvelles usines vont donc être construites au Brésil, en Inde et en Chine. A moyen terme, Michelin veut faire passer la part de ses ventes réalisées dans ces zones de croissance à 40% contre 32% en 2009.
www.autonews.fr - 17/02/2010


Michelin aborde 2010 avec vigilance

Le groupe français de pneumatiques Michelin a annoncé un bénéfice net divisé par plus de trois et une baisse de près de 10% de son chiffre d'affaires en 2009. « La visibilité sur les marchés et la hausse des matières premières, notamment du caoutchouc naturel, incitent à une grande vigilance » en ce début d'année, a déclaré son patron, Michel Rollier. Il fixe comme axes pour le groupe en 2010 de maintenir la maîtrise des coûts, de poursuivre les efforts d'innovation et de renforcer le potentiel de développement avec des projets d'investissement dans les pays en croissance.
En 2009, le bénéfice net s'est établi à 106 millions d'euros, en chute par rapport aux 360 millions de 2008. Le chiffre d'affaires a reculé de 9,8% à 14,807 milliards d'euros, reflétant l'impact négatif de la baisse des volumes vendus en raison du recul historique des marchés de pneumatiques.
Les effectifs ont diminué de 7,1% en 2009 à 109.200 salariés, contre 117.600 un an auparavant. Le plan de départs volontaires mis en œuvre a recueilli entre 1.800 et 1.900 adhésions et les salariés concernés partiront cette année et l'an prochain.

www.estrepublicain.fr - 14/02/2010


Michelin : Chute de plus de 70% du bénéfice net  2009

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Le manufacturier a déçu avec un bénéfice net de 106 millions d'euros, amputé de lourdes charges de restructuration. Pour 2010, animé d'une "grande vigilance", il se contente de maintenir son objectif de cash flow positif. 


Sérieux coup de frein pour Michelin. En 2009, le fabricant français de pneumatiques a vu fondre son bénéfice net part du groupe de près de deux tiers, à 106 millions d'euros par rapport à 2008. Une déception - perceptible dans l'évolution du titre ce vendredi à la Bourse de Paris - pour les investisseurs qui anticipaient en moyenne un recul de 36%

Mais c'était sans compter avec d'importantes charges (412 millions d'euros) liées à des restructurations en France et en Amérique du Nord ainsi qu'au plan de départs volontaires mis en place par le groupe en France et à la fermeture de son usine japonaise d'Ota. Autant de mesures qui ont ramené son effectif mondial à 109.200 salariés (contre 117.600 en 2008).


S'y sont ajoutées les difficultés de ses clients, les constructeurs automobiles, tous sévèrement touchés par la crise. Résultat : sur un an le chiffre d'affaires du manufacturier a diminué de 9,8%, à 14,8 milliards d'euros, reflet d'un "recul historique des marchés pneumatiques", selon Michelin. Cette chute des volumes a toutefois été "sensiblement atténuée" par un effet positif de la politique de prix soutenus du groupe et par "la résistance de la marque Michelin", positionnée dans le haut de gamme, a fait valoir le groupe clermontois.

Si bien que son bénéfice d'exploitation, avant éléments non récurrents, s'est établi à 862 millions d'euros, en recul de 6,3% sur un an. Rapporté au chiffre d'affaires, il permet néanmoins à Michelin d'afficher une légère augmentation de sa marge opérationnelle à 5,8%.

Maintient de l'objectif de cash flow positif en 2010


Dans ce contexte, la priorité en 2010 restera aux liquidités, a prévenu  Michelin. Après avoir diminué son endettement financier de 1,2 milliard à un peu plus de 3 milliards et dégagé un cash flow positif de 1,1 milliard, le groupe se fixe donc pour l'exercice en cours le même objectif qu'en 2009 : dégager un flux de trésorerie positive.

Pour le reste, le manufacturier reste aussi flou dans ses prévisions annuelles que ses concurrents et donneurs d'ordre. Mais "en ce début de 2010, la visibilité sur les marchés et la hausse des matières premières, notamment du caoutchouc naturel, incitent à une grande vigilance", a justifié Michel Rollier, son gérant.

Et ce, d'autant plus que, si le deuxième semestre 2009 a amorcé une reprise technique des ventes dans les pneus de voiture et camionnettes, liée à la fin du déstockage des distributeurs, et à l'amélioration des ventes de voitures soutenues par les primes à la casse, les chiffres du dernier trimestre, sont restés - Chine mise à part - très inférieurs au niveau de 2007.

De même, dans le secteur du pneu poids lourd, les chiffres restent "extrêmement négatifs" partout dans le monde, alors que la crise économique a pesé sur le transport. Et malgré là aussi un "rebond technique", a-t-il encore expliqué.

Mais cette année, le groupe veut "maintenir la maîtrise (des) coûts", "poursuivre (les) efforts d'innovation" et "renforcer (le) potentiel de développement" avec des "projets d'investissement dans les pays en croissance", a-t-il rassuré.

www.lesechos.fr - 12/02/2010


1 800 départs annoncés chez Michelin Le plan de ...

1 800 départs annoncés chez Michelin


Le plan de départs volontaires mis en œuvre par Michelin en 2009 a recueilli entre 1 800 et 1 900 adhésions et les salariés concernés partiront en 2010 et l'année suivante, a indiqué hier Michel Rollier, gérant du groupe de pneumatiques. Le plan «  est conclu » et «  la réalisation va s'étaler sur deux ans » à partir de 2010, a déclaré Michel Rollier. D'autre part, le plan de fermeture de l'usine de Noyelles-les-Seclin (Nord) et des ateliers de Montceau-les-Mines et Tours, qui se déroulera en 2010, devrait «  très largement » limiter les licenciements, a estimé Michel Rollier, précisant qu'il donnera lieu à des départs à la retraite et «  beaucoup » de mutations internes. Les effectifs mondiaux du groupe ont été réduits de 7,1 % en 2009 à 109 200 personnes.

Les librairies en ligne se portent bien


Toujours dynamiques, les ventes de livres en ligne ont continué de progresser en 2009… et les librairies traditionnelles de souffrir, dans un marché qui a un peu remonté la pente, selon un baromètre du magazine spécialisé Livres Hebdo. Si la vente d'ouvrages sur internet a continué de doper le secteur l'an dernier, avec une croissance de 10,5 %, le marché global du livre a néanmoins progressé de 1,5 % en 2009 (+1% en 2008). La croissance des ventes en ligne avait atteint 14 % en 2008 (+14%) et un pic de 17 % en 2007. Les librairies en ligne représentent aujourd'hui 7 % de la vente des livres en France. Les librairies traditionnelles générales ont affiché un recul des ventes de 3 % pour les plus petites d'entre elles et une baisse de 1 % pour les plus grandes. Les grandes surfaces culturelles ont elles enregistré une progression de 2 %.

www.republicain-lorrain.fr - 13/02/2010


Mourir au travail : ça suffit ! 1 mort de plus chez MICHELIN.

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Le PC sur le terrain 

« Ou sont passés les millions d'euros provisionnés par Michelin pour fermer Kleber-Toul ?
A quoi servent les milliards donnés par le gouvernement Sarkozy-Fillon aux banques sans exiger de contrepartie ?
Pourquoi le plan de relance du gouvernement ne sert pas à créer de nouvelles formations et à attirer des entreprises innovantes dans les bassins sinistrés par les fermetures d'usines ? » Trois interrogations que les communistes Toulois posent au grand public.
Hier, malgré le froid, ils étaient quelques militants à aller à la rencontre des clients du marché, place de la République.

www.estrepublicain.fr - 11/02/2010

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Michelin publiera ses résultats annuels vendredi

Les résultats annuels de Michelin seront publiés vendredi matin et pourraient apporter de bonnes surprises d'après les anticipations de certains analystes. Les récentes publications dans le secteur automobile ont déjà donné l'exemple et les résultats de PSA et Renault, demain et jeudi, complèteront ce panorama. La banque d'affaires Nomura évoque un accueil qui devrait être positif sur la mise à jour du plan de réduction des coûts "Horizon 2010" mais un discours du management qui devrait rester globalement prudent sur les perspectives. Le consensus tourne autour de 14,86 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour un résultat opérationnel de 481 M€ (marge de 3,2%) et un résultat net de 129 M€.
www.autonews.fr - 10/02/2010


Un secteur sous perfusion et toujours aussi menacé

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Après une année 2009 difficile avec 35 000 suppressions d'emplois, l'hémorragie risque de se poursuivre dans le secteur automobile. Selon un rapport remis dès novembre au gouvernement, et révélé hier par le quotidien Les Echos, 40 000 à 50 000 salariés pourraient perdre leur travail d'ici à 2011. Toutes les branches de la filière seraient touchées. Dans les moules et outillages, sept emplois sur dix pourraient disparaître. Les grands groupes, de Plastic Omnium à Valeo en passant par Faurecia, Michelin, Renault et PSA, ont supprimé des milliers d'emplois, avec beaucoup des plans de départs volontaires. Le mouvement touche surtout les petits sous-traitants.

Une perte massive d'emplois que les plus de six milliards d'euros d'aides publiques n'ont pu empêcher : prime à la casse, financement du chômage partiel, exonérations de charges ou encore prêts bonifiés. Des aides publiques qui « indignent » les syndicalistes. Certains étaient engagés dans des conflits marquants de 2009 - Molex, New Fabris, Heuliez et Ford - et se lancent en politique. « Je suis d'abord en campagne pour l'emploi », explique Francis Wilsius, l'ancien secrétaire CFTC du comité d'entreprise de l'ex-usine Ford de Blanquefort (Gironde), qui fait ses premiers pas auprès du socialiste Alain Rousset pour les élections régionales en Aquitaine.

www.20minutes.fr - 09/02/2010


Les Michelin pour la vérité sur les aides publiques

Payant les pots cassés de la crise, les salariés du géant du pneu veulent des actes concrets des politiques.


Onze mille salariés à Clermont-Ferrand – un salarié sur dix dans l'industrie auvergnate tous secteurs confondus – travaillent chez Michelin, sur quatre sites de production. C'est dire si le champion mondial du pneumatique fait figure de géant dans la région. Une industrie dont les salariés font les frais de la crise, touchés par des mesures de chômage partiel et les pertes de revenus qui les accompagnent, mais aussi par une restructuration frappant plusieurs sites du groupe en France. Une stratégie que contestent les représentants du personnel, qui font valoir le potentiel de développement de la filière pneumatique dans le domaine des énergies nouvelles.

« Les résultats du groupe pour 2009 ne sont pas encore connus, mais ils devraient être encore largement bénéficiaires. Le ras-le-bol est palpable. Michelin communique sur l'Active Wheel (un projet de roue dotée d'une motorisation électrique intégrée – NDLR), mais alors pourquoi fermer des unités qui pourraient se reconvertir dans les productions innovantes? ? L'aspect financier est privilégié pour plaire aux actionnaires », dénonce Jacques Chambon, secrétaire de la CGT Michelin Clermont-Ferrand. Dès lors, les salariés se montrent méfiants envers les politiques, échaudés par les promesses non suivies d'effets de « ne pas laisser faire ». « Michelin bénéficie d'allégements de cotisations sur 4?000 emplois à Clermont. Touche-t-il aussi des aides régionales? ? On ne sait pas bien. Ce que nous attendons des élus régionaux, c'est une réelle transparence sur l'argent public et son utilisation », conclut Jacques Chambon. Un domaine dans lequel veut s'investir Yvette Mercier, syndicaliste qui a passé trente-sept ans chez Michelin, et qui est candidate sur la liste du Front de gauche.

www.humanite.fr - S.C. - 04/02/2010


Michelin devient propriétaire à 100 % de sa filiale chinoise

Michelin est désormais propriétaire à 100 % de sa filiale chinoise, Shanghai Michelin Warrior Tire (SMWT), qui fabrique des pneus pour véhicules de tourisme et pour camionnettes. Le groupe français a racheté au groupe chinois Double Coin les 30 % qui lui manquaient pour 18 millions d'euros, a annoncé, mardi 2 février, la Bourse de Shanghaï. Outre la cession de ses parts, Double Coin accorde à Michelin l'utilisation, pour une durée de deux ans, de la marque Warrior dont le groupe chinois reste propriétaire. Créée en 2001, SMWT était jusque-là une entité commune avec Double Coin, la première entreprise publique chinoise de pneumatiques.

Les relations entre les deux partenaires s'étaient détériorées en 2007, lorsque Michelin avait accusé son partenaire chinois de produire dans ses usines des contrefaçons de ses pneus poids lourds. D'ici à 2012, Michelin a l'ambition de doubler ses capacités de production de pneus tourisme installées en Chine et d'augmenter de 40 % celles de pneus poids lourd. Cela se traduira par la construction d'une nouvelle usine à Shenyang, une ville au nord de Pékin, où le manufacturier clermontois est installé depuis 1996. L'investissement prévu est de 700 millions d'euros. Actuellement, le groupe emploie 5 000 salariés en Chine, qui est devenu le premier marché mondial de pneumatiques.

www.lemonde.fr - Manuel Armand - 03/02/2010


Michelin : monte à 100% de Shanghai Michelin Warrior Tire

Michelin a acquis 30% des parts de la société Shanghai Michelin Warrior Tire (SMWT) pour 18 Millions d'Euros environ. Le manufacturier indique que "toutes les parties considèrent que cette opération permettra d'assurer au mieux la croissance durable de SMWT et de la marque Warrior". Le Groupe Double Coin, ancien actionnaire de SMWT aux côtés de Michelin, est le propriétaire de la marque commerciale Warrior. Après la conclusion de la transaction, il continuera d'accorder à Michelin la licence exclusive d'utilisation de la marque Warrior pour ses pneus tourisme-camionnette pour une période de deux ans. A l'issue de cette période, la licence d'utilisation reviendra au Groupe Double Coin, qui pourra décider d'utiliser la marque Warrior pour son propre compte ou d'en accorder la licence à un ou plusieurs autres tiers de son choix.

En juillet, Double Coin avait fait part de son intention de céder sa participation de 28,5% (SMWT), Shanghai Minhang United Development prévoyant également de vendre ses 1,5%. SMWT produit des pneus radiaux de véhicules de tourisme sous les marques Michelin et Warrior sur son site de Minhang, en Chine.

www.challenges.fr - 02/02/2010


« A l'avant-garde »

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Renate Hosp, directrice générale, entourée de Christian Riera, PDG (à gauche) et Raphaël Torikian, directeur du développement.

Six mois après sa reprise, Serica voit son chiffre d'affaires passer de 200.000 à 950.000 €.


Il y a un peu plus de six mois, le tribunal de commerce de Nancy validait la proposition de reprise de la société Serica de Velaine-en- Haye par l'enseigne Impression et Services, dont le siège est installé à Herblay, en région parisienne.
Un semestre plus tard, Renate Hosp, la femme d'affaires franco-allemande, à l'origine du rachat des actifs et du personnel de la société velainoise (105 sur 142 salariés), annonce un chiffre d'affaires de 950.000 €. « Alors qu'on a démarré avec 200.000 € ! » se réjouit la patronne qui dirige le groupe, en qualité de directrice générale, aux côtés du PDG Christian Riera. « Ça n'a pas été facile, mais aujourd'hui, on a stabilisé ! »
Un résultat que Renate Hosp s'empresse d'attribuer également à son personnel, précisant : « Les salariés et le produit sont bien les deux plus-values de l'entreprise. »
Une démarche dans la gestion de ses affaires, tournée vers le contact humain, qu'elle doit sans doute à sa formation d'avocate (après avoir passé deux baccalauréats : un en Allemagne et le second en France). Avant, finalement, de se lancer « dans l'industrie, le commerce et la création ».
Un parcours visiblement mené avec volonté, rigueur et exigence. Des qualités que la dirigeante attend manifestement de son personnel, avec qui elle semble, et veut ardemment, entretenir des rapports « de collaborateurs ».

Partenariat de Hewlett-Packard


Pour étayer ses propos, Renate Hosp, tout juste sortie d'un comité d'entreprise, confie : « Depuis mon arrivée, j'ai instauré un climat différent. Je veux que les gens soient motivés, contents de travailler ici. Que l'on soit tous autour de la même table. C'est, à mon sens, le seul gage de réussite. Alors, lorsque les délégués du personnel évoquent salaires ou heures supplémentaires, je m'engage à revoir leurs revendications dès que ce sera possible, notre but aujourd'hui étant de poursuivre dans notre phase d'évolution. »

Une progression qui s'accélère actuellement au sein de Serica services : « D'abord avec un partenariat passé avec Hewlett-Packard : Serica Velaine est le site pilote de HP pour imprimer du numérique en six couleurs sur un support de 7,50 mètres de long. Un investissement à 50-50 et une première en Europe », se félicite la directrice générale, annonçant également l'installation d'une nouvelle filiale en Allemagne (à Munich) « Serica Werbe Services ». Rappelant aussi que « Serica possède un savoir-faire d'impression sur tout support : bois, plastique, verre, papier, tissu... » au service de clients tels que les cosmétiques, bijoux, voitures de luxe, opérateurs téléphoniques, supermarchés...

1.400.000 € à fin juin


Evoquant la trentaine de personnes licenciées lors de la reprise de la société, Renate Hosp précise « L'une de nos priorités vise aussi à réembaucher ces personnes le plus rapidement possible. D'autant que nous envisageons de passer de deux à trois équipes, dans un avenir proche. » En parallèle, la patronne annonce qu'elle vient d'obtenir « une subvention de 450.000 € de Michelin, dans le cadre de la revitalisation du bassin toulois. » Auxquels pourraient s'ajouter des primes à l'embauche d'ex-Kleber... Au final, l'avenir semble se présenter sous les meilleurs auspices pour Serica Services, filiale à 100 % du groupe Impressions et services, qui s'étend sur 28.000 m2 d'usines (13.000 m2 à Velaine) et spécule sur les marchés à l'export « actuellement 15 %, pour arriver à 40 % en 2010 ». Pour Serica Velaine, Renate Hosp vise un chiffre d'affaires de 1.400.000 € d'ici fin juin 2010. Un challenge supplémentaire pour celle qui souhaite voir son groupe placé « à l'avant-garde ».

www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 31/01/2010


Michelin : route dégagée

Michelin n'avait pas profité de plusieurs avis d'analystes positifs publiés depuis la semaine dernière et se rattrape aujourd'hui en prenant la tête des hausses du CAC40 en matinée (+3,5% à 57,7 Euros). Le dernier en date d'hier émanait de Citigroup, à l'achat, avec un objectif porté de 60 à 70 Euros

Michelin publiera ses résultats annuels 2009 vendredi 12 février. Le consensus tourne autour de 14,86 Milliards d'Euros de chiffre d'affaires pour un résultat opérationnel de 481 ME (marge de 3,2%) et un résultat net de 129 ME. Les analystes tablent sur une nette remontée de la marge en 2010 (consensus de 6,8%), notamment grâce au redressement de la division Poids Lourds, attendue en perte sur 2009.

Fin octobre, Michelin avait maintenu son objectif de génération de cash flow libre positif au second semestre 2009 avec une amélioration de la rentabilité par rapport au premier semestre, grâce à un effet favorable des prix des m atières premières (550 ME à taux de change constants). Michelin confirmait aussi une nouvelle baisse de ses stocks et un niveau de 700 ME pour les investissements annuels.

www.challenges.fr - 28/01/2010


Michelin, le plus grand contribuable connu pris dans les mailles du fisc français

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Victime de l'informaticien qui avait trahi la banque LGT, la famille du fabricant de pneus a fait régulariser 400 millions d'euros par la cellule de «dégrisement» de Bercy. La justice française enquête sur la nature «caritative» des fonds


Le plus gros poisson de l'opération de régularisation lancée par le fisc français est désormais connu. Il s'agit de la famille Michelin, fondatrice du leader mondial du pneu. La semaine dernière, elle avouait détenir une fondation au Liechtenstein, Copa, dont la fortune se monte à quelque 400 millions d'euros (environ 600 millions de francs suisses).

Olivier Metzner, avocat du groupe et de la famille Michelin, précise que l'argent a été «rapatrié récemment en France», à travers la cellule de «dégrisement» lancée par le ministre du Budget Eric Woerth. Fermée le 31 décembre, elle a vu passer 3500 contribuables et permis de régulariser 6 milliards d'euros d'actifs dissimulés à l'étranger.

La fortune liechtensteinoise des Michelin en représente le quinzième. «Nous avons fait une déclaration spontanée à l'administration fiscale», précise l'avocat.

Mais cette «spontanéité» est tout relative. La famille Michelin est l'un des 1400 clients de la banque liechtensteinoise LGT trahis par l'informaticien Heinrich Kieber, qui a livré leurs noms au fisc allemand. En 2008, ce dernier les a transmis en France, poussant les héritiers du fabricant de pneus à admettre l'existence de Copa.

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Pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt? La famille ne donne pas d'explications sur ce point. Mais Olivier Metzner précise que la fondation avait un but «caritatif»: «C'est un capital dont les intérêts et les dividendes sont versés chaque année à des œuvres», notamment religieuses ou universitaires. L'origine des fonds demeure en revanche obscure.

«C'est tellement ancien qu'il est difficile de savoir d'où ça vient», estime l'avocat. La fondation aurait été créée en 1937, une époque où l'instabilité politique, les réformes sociales et la menace de guerre poussait de nombreux capitalistes français à expatrier leur argent en Suisse.

Symbolique


La version fournie par la famille – Copa servait à «financer des œuvres humanitaires» – fait l'objet d'une enquête poussée de la justice française. «On en est encore à débroussailler les faits, même si l'enquête est bien avancée, commente une source judiciaire. Il faut voir si une partie des fonds a pu servir à frauder le fisc. Mais pour l'instant, on n'en est pas à mettre en cause qui que ce soit.»



Sur le plan du symbole, le poids de l'affaire est écrasant. Michelin est l'un des plus grand nom du capitalisme hexagonal. Son patriarche, François Michelin, 83 ans, incarne aussi le patron français à l'ancienne, catholique et paternaliste.

La semaine dernière, cet homme discret s'est fendu d'un bref communiqué décrivant Copa comme «une fondation créée par ses aïeux dans la période entre les deux guerres».

Société en Suisse


François Michelin n'a plus de responsabilités dans le groupe, qu'il a conduit de 1955 à 1999. Mais il reste associé-gérant de la Compagnie financière Michelin, basée à Granges-Paccot (FR), qui détient les participations du groupe. Dans son conseil d'administration, on retrouve son cousin Michel Rollier, PDG de Michelin. Jean-Louis Moulin, un cadre retraité de Michelin, apparaît dans l'organigramme de la compagnie comme «contrôleur». Selon Le Parisien, c'est lui qui gérait la fondation Copa, aux côtés d'un ancien directeur financier adjoint du groupe.

D'autres grandes fortunes françaises vont-elles suivre l'exemple des Michelin et dévoiler leurs fonds occultes? «C'est possible», espère-t-on au Ministère français des finances. A condition que le fisc dispose d'informations assez précises pour faciliter le passage à l'acte.

www.letemps.ch - Sylvain Besson - 26/01/2010


Total, question de méthode

Par Pierre-Angel Gay, directeur adjoint de la rédaction de La Tribune.

Total  joue de malchance. Ou d'inconscience. Le groupe pétrolier, qui avait annoncé, en mars 2009, près de 560 suppressions d'emplois en France, un mois après avoir dévoilé un bénéfice historique de 13,9 milliards d'euros, s'apprête à récidiver. Début février, il devrait officialiser la fermeture de sa raffinerie de Dunkerque, dix jours à peine avant la publication de ses profits 2009, attendus à… 8 milliards d'euros, et six semaines avant le premier tour des élections régionales.

Difficile de faire politiquement plus maladroit, dans un pays où toute fermeture, même partielle, d'un site industriel devient un deuil partagé. Un pays qui, de Continental à Nortel, de Molex à New Fabris, pour citer des conflits de l'été dernier, se montre instinctivement plus réceptif aux surenchères des salariés abandonnés qu'aux justifications industrielles ou financières des sociétés concernées.

Total n'est pas la seule entreprise du CAC 40 à se retrouver prise dans ce piège. En 2008, Michelin et Arcelor Mittal provoquèrent aussi l'opinion en annonçant simultanément, et des bénéfices record, et des restructurations : la fermeture de l'usine Kléber à Toul pour le premier ; l'abandon partiel du site de Gandrange pour le second. Deux décisions sur lesquelles les entreprises ne revinrent pas, malgré l'indignation des Français et les pressions des élus. Nul n'a oublié les deux voyages de Nicolas Sarkozy en Lorraine, deux voyages aller puisqu'il n'y eut aucun… retour, en tout cas, fort peu de retombées !

Les nécessités industrielles, dans une économie extrêmement concurrentielle et mondialisée, s'accommodent mal des injonctions politiques et du calendrier électoral. Christophe de Margerie, le PDG de Total, l'a rappelé à François Fillon, lorsqu'il s'est rendu en début de semaine dernière à Matignon pour tenter d'en désamorcer le courroux. Mais prévenir le pouvoir politique n'est en aucun cas suffisant. On attend de Total qu'il amplifie encore sa politique de gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences pour arriver, comme Rhodia, à fermer des usines sans bruit. Ni fureur.

pagay@latribune.fr - 25/01/2010


KLEBER : Emotion et souvenirs...

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Contre vents et marées, « l'Amicale des plus de vingt ans » de chez Kleber poursuit sa route. Elle vient de récompenser ses plus anciens collaborateurs.


C'est dans les locaux des Ateliers de transition professionnelle, sur l'ancien site Kleber, que s'est déroulée la cérémonie de remise des insignes récompensant 20, 30 et 40 années de travail chez le manufacturier de pneumatiques.
Sans déroger à la tradition, « l'Amicale des plus de vingt ans » a reçu les récipiendaires dont certains d'entre eux vont bientôt mettre un terme à une carrière professionnelle entièrement passée dans l'entreprise touloise. Eux auront donc tout connu d'une usine qui a ouvert ses portes au début des années 70.

Un grand livre


Après avoir remercié Jacques Gillard, chef de personnel et lui-même récompensé pour 40 ans passés chez Kleber, le président Oger a rappelé l'histoire du groupe, débuté en 1910 à Colombes en région parisienne. Il évoque le développement de Kleber, les sites de production en France et à l'étranger... mais aussi les fermetures de Colombes, Saint- Ingbert en Allemagne, Laxou... et bien sûr l'usine de Toul. Autant de pages du grand livre d'une singulière saga industrielle.
La deuxième partie de son allocution fut consacrée à « l'Amicale des plus de vingt ans » vénérable institution de 72 ans d'âge, qui honore chaque année celles et ceux qui sont restés fidèles à l'entreprise.
Plus de 2.000 membres composent cette association qui offre un colis aux retraités et propose une sortie permettant ainsi, au plus grand nombre, de se retrouver entre collègues et amis.
Malgré les douloureux événements et les restructurations successives, l'amicale reste bien vivante. Elle emmènera cette année ses adhérents à Montbéliard.
Avant de partager quelques bulles et des friandises, le président Oger a félicité les récipiendaires et leur a remis le signe de reconnaissance d'une entreprise, désormais intégrée dans le patrimoine industriel toulois.

www.estrepublicain.fr - 25/01/2010


Michelin possède bien une fondation au Liechtenstein

Depuis avril dernier, la famille Michelin est sous le coup d'une enquête judiciaire portant sur l'éventualité d'une fondation au Liechtenstein. Paris s'intéresse à des "mouvements de fonds atypiques » de fondations là-bas, susceptibles d'être liées à Michelin, Adidas et Elf (Total). Le Parisien a révélé que la famille Michelin était liée à une fondation dénommée Copa, dotée de 400 millions d'euros de fonds, et pouvant constituer une « réserve de fonds occulte » pour le groupe ou sa famille dirigeante. Elle est abritée par la banque LGT, au centre d'une gigantesque affaire de fraude fiscale révélée début 2008 en Allemagne.

Le groupe a démenti ces informations tout en indiquant "qu'une fondation avait bien été créée dans la période entre les deux guerres, dédiée au financement d'œuvres humanitaires, ce qu'elle poursuit". Et celle-ci serait en règle avec le droit français. En droit liechtensteinois, une fondation est constituée « par l'affectation d'un patrimoine à une fin déterminée et en faveur de bénéficiaires déterminés ou déterminables ». Ses bénéficiaires résidant à l'étranger ne payent pas au Liechtenstein d'impôt sur les revenus distribués. Paris poursuit son enquête judiciaire.

www.autopros.fr - 22/01/2010


Les aides du conseil régional 

Lors de la dernière commission permanente, le conseil régional a décidé d'attribuer les aides suivantes.

Economie

La Région a octroyé une aide de 150.000 € à la société Acticall de Nancy et Toul. En effet, ce centre de relation clients s'est installé et développé à Toul, dans les locaux de l'ancienne usine Kleber. Au total, 300 emplois en CDI devraient être créés. Acticall est spécialisée dans cinq activités : les services et l'assistance clients, l'acquisition et la vente, les études de qualimétrie, la monétique bancaire et l'ingénierie informatique.

www.estrepublicain.fr - 21/01/2010


45 créations d'emploi 

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                                                                        Bientôt deux cents salariés sur le site toulois.

Acticall monte en puissance et poursuit son recrutement. Renforcement des équipes en terre touloise.


Installé sur l'ancien site de Kleber depuis avril dernier, le groupe Acticall, acteur majeur de la relation client à distance, grossit ses rangs.
Freiné par la crise économique, l'opérateur voit néanmoins ses activités se développer et les 150 téléconseillers présents sur le site toulois vont être rejoints par 45 personnes supplémentaires dans les semaines à venir.
L'intégration va s'effectuer en deux phases : une première vague est prévue pour le 25 janvier, la seconde pour début février. Au total, quarante téléconseillers supplémentaires, trois superviseurs et deux formateurs vont intégrer les lieux. Ces contrats à durée indéterminée sont basés sur une durée de 35 heures hebdomadaires, réparties suivant une organisation de travail de 8 h à 22 h, du lundi au samedi, selon des roulements horaires du matin, de la journée ou de l'après-midi.
Une adresse mail est spécialement prévue pour l'envoi des candidatures : recrutlorraine@acticall.com

3.600 salariés


En parallèle, la responsable des ressources humaines et la chargée de recrutement travaillent en adéquation avec les Pôles emploi locaux, afin de trouver les profils répondant aux besoins des clients. « Nous préférons recruter en fonction des capacités, du potentiel et de la motivation de chacun, plutôt que de filtrer les candidatures en fonction du parcours scolaire ou des diplômes obtenus » précise Isabelle Kohl, responsable des ressources humaines du pôle Lorraine du groupe Acticall.
Elle insiste sur l'importance « du sens du contact et du service, de l'aisance orale et des connaissances informatiques ».
Avec 88 M € de chiffre d'affaires en 2008 et 110 M € aujourd'hui, le groupe Acticall compte plus de 3.600 salariés répartis sur treize sites, dont onze en France et deux au Maroc. Dans la ville chef-lieu, ils vont être près de deux cents, dont près de 90 % de personnel féminin.
Ambiance agréable, société accueillante, évolution de carrière possible, entraide mutuelle, récompenses sur l'atteinte des objectifs... autant de témoignages recueillis par des salariés pour qui, travail quotidien ne rime pas avec « vie de chien ».

www.estrepublicain.fr - Bertrand VOGIN - 20/01/2010


Ainsi va la République 

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                                              Bernard Breyton sera resté moins de deux ans dans l'arrondissement de Toul.

Nommé sous-préfet de Brignoles, Bernard Breyton sera remplacé dans les semaines à venir par Hubert Espiasse, directeur général des services de Corbeil-Essonnes.



Même s'il n'est resté que dix-huit mois dans le Toulois, Bernard Breyton aura eu le temps de découvrir « un poste intéressant, un arrondissement attachant » et s'investir dans plusieurs dossiers. Il fut d'ailleurs tout de suite dans le bain, car au lendemain de son arrivée, le 30 juin 2008, les valises à peine posées, il prend la direction de Toul-Rosières pour préparer la venue de trente mille gens du voyage. Six semaines sur le terrain, et« une expérience intéressante » pour le représentant de l'Etat.

L'après-Kléber


Nommé à Brignoles (Var) à compter du 1er février, Bernard Breyton obtient un poste plus important. Il se rapproche à la fois de son fils, étudiant en 3e année de Droit à Valence, et de son « port d'attache » à Digne- les-Bains. Bien évidemment, il aura été accaparé pendant tout son séjour lorrain par l'après-Kléber. Les comités de suivi, les contacts avec Michelin, le suivi des ateliers de transition professionnelle... lui auront donné du grain à moudre. Tout comme les dossiers liés à la ré-industrialisation du site, qui, il faut bien le dire, ont été freinés par la crise. « 2010 est une année qui devrait voir émerger des projets », affirme le sous-préfet.

Toul-Rosières


Autre dossier important qu'il laisse à son prédécesseur : l'avenir de Toul-Rosières. « L'Etat vient de demander une étude diagnostic, avec pour objectif, le développement de deux filières : les énergies renouvelables et les nouveaux matériaux ». Là aussi, des réponses sont attendues pour le courant de l'été. Une démarche similaire est lancée sur le site de Domgermain pour anticiper le départ de l'Arme du Matériel, prévue en 2011. La création d'une zone d'activité économique, serait forcément bienvenue, là aussi. Le nouveau sous-préfet de Toul, Hubert Espiasse, actuellement Directeur général des services de Corbeil-Essonnes et qui devrait prendre ses fonctions dans quelques semaines, découvrira également un autre dossier important :
la future carte intercommunale.
« Un chantier à mener à bien d'ici 2012, qui va modeler l'avenir des communes pour les trente ans à venir », note celui qui prépare son départ.
Présent sur l'arrondissement pour quelques jours encore, Bernard Breyton s'apprête à retrouver Hugues Parant, ancien préfet de Meurthe-et-Moselle et actuel préfet du Var.
Félicitations et bonne installation sous le soleil varois.

www.estrepublicain.fr - Michel BRUNNER - 20/01/2010

En quête de reconnaissance

Un homme saisit la justice pour établir sa filiation avec les Michelin pour que « justice soit faite ».


Un homme de 42 ans résidant dans le Puy-de-Dôme affirme être un descendant direct d'un des fondateurs du groupe Michelin et a engagé une action au tribunal de grande instance de Paris pour faire reconnaître sa filiation.
L'information a été confirmée, sans plus de détails, par l'intéressé, Jean- Philippe Rouchon, joint à Riom (Puy-de-Dôme) où il exerce la profession d'ostéopathe, ainsi que par son avocat, Me Gilbert Collard, à Paris.
« C'est une affaire particulièrement douloureuse, une affaire de famille qui, malheureusement, fait ressortir des documents anciens et qui jette le trouble, mais on n'avait pas d'autre solution pour que cet homme puisse faire établir la vérité », a déclaré Me Collard.
L'action civile désormais engagée est une « assignation destinée à établir la filiation, ce qu'il cherche à faire depuis des années », a précisé l'avocat, ajoutant qu'avaient été versés au dossier « prise de sang, courriers, etc ».
Selon Le Parisien Dimanche, M. Rouchon affirme être le fils de Patrice Michelin, petit-fils d'un des fondateurs du fabricant de pneumatiques, avec qui sa mère, Annick, a eu une liaison.
« Je veux que justice soit faite, je n'accepte pas d'avoir été abandonné par mon père, et par les Michelin », a déclaré au journal M. Rouchon, qui affirme avoir rencontré Patrice Michelin à plusieurs reprises en Suisse, la dernière fois en septembre 2006, peu avant sa mort.
A la question de savoir s'il « vise une part de l'héritage », il répond : « J'ai 42 ans, un métier, une famille, je n'ai pas besoin d'argent. Cela dit, tous les Michelin ont une rente qui tombe. Pourquoi pas moi? S'il y a un bonus à la clé, je le prendrai, bien sûr ».
Selon le Parisien, l'assignation au TGI de Paris vise un des fils de Patrice Michelin installé à Paris.

www.estrepublicain.fr - 11/01/2010


Chez Michelin, 55 salariés la première semaine...

Le fabricant de pneumatiques est la première entreprise à mettre en place la vaccination sur le lieu de travail.


Bon élève, Michelin a donné l'exemple en commençant dès le 5 janvier à vacciner, pendant les heures de travail, les volontaires parmi les 11.500 salariés de ses six sites de Clermont-Ferrand. « L'entreprise le fait “à la demande de la préfecture” », explique-t-on à la direction de l'entreprise.

Seule formalité pour les candidats à la vaccination - qui ne peuvent être que les salariés -, prendre rendez-vous et se présenter avec le bon de vaccination envoyé par l'Assurance-maladie. Impossible donc, pour ceux qui ne l'ont pas en main, d'accélérer le processus de vaccination. Le premier jour, une vingtaine de salariés avaient pris rendez-vous dans le centre médical du siège, qui compte sept médecins et vingt-deux infirmières. En fin de semaine, ils étaient 55 à avoir choisi cette solution.

Au jour le jour


L'entreprise a décidé de ne pas stocker de doses sur place, mais de s'approvisionner au jour le jour. « En fonction des rendez-vous qui ont été pris, une infirmière va chercher chaque matin les doses et les seringues nécessaires pour la journée au centre de vaccination central de Clermont-Ferrand », explique la direction.

Michelin n'a pas eu besoin, ainsi, de tenter de prévoir combien de salariés du siège pourraient se faire vacciner et cela évite les problèmes techniques liés à la gestion des stocks de vaccins tels que le respect de la chaîne du froid.

www.lesechos.fr - CF - 11/01/2010


Décès de Michel Georges

Cliquez pour agrandir l'imageSa gentillesse, son surnom « Mousse », son allure et sa personnalité manqueront sans aucun doute à tous ceux qui l'ont côtoyé. Hospitalisé depuis une quinzaine de jours, Michel Georges s'est éteint brutalement, mercredi 30 décembre, à l'âge de 49 ans.
Toulois de souche, avant-dernier d'une fratrie de huit enfants, issu d'une vieille famille touloise, Michel Georges rencontre Evelyne en 1980.
Le 2 janvier 1982, le couple convole en justes noces et fonde une famille avec la venue de Cyril, Charline et Cassiline.
Salarié à l'usine Kleber durant 28 ans, dès qu'il avait du temps libre, Michel Georges consacrait tout son temps à ses enfants.
Avec son fils Cyril, 28 ans, il partageait sa passion de la pêche de la moto et du bricolage.
Avec ses deux filles, Charline, 17 ans, Cassiline 13 ans, et aussi avec son épouse, Evelyne, c'était le twirling qui les rassemblait et les menait de compétitions en compétitions.
Constamment joyeux et avenant, toujours prêt à rendre service, Michel Georges comptait de nombreux amis qui sauront prendre soin de son épouse, également soutenue par une famille soudée.
Les obsèques de Michel Georges seront célébrées lundi 4 janvier à 14 h 30, en l'église Saint-Gengoult.
Toutes nos condoléances.

www.estrepublicain.fr - 03/01/2010


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