Près d'un quart de chômeurs en plus en 2009

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Parmi les régions les plus frappées par la crise, la Lorraine a enregistré une augmentation du nombre de demandeurs d'emploi de 24,2 % sur l'année écoulée.


Kleber à Toul, Johnson Controls et Continental à Sarreguemines, FM Logistic à Woippy, Arcelor Mittal à Gandrange et Florange, Total Petrochemicals et la cokerie à Carling, la liste des entreprises lorraines en difficulté durant l'année 2009 a tout d'un convoi funèbre. Mois après mois, elle n'a cessé d'enfler, en même temps que se développaient les mesures de chômage partiel. Ce n'est une surprise pour personne. La Lorraine a traversé une année 2009 catastrophique sur le front de l'économie. Pour preuve : le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 24,2 %, entre novembre 2008 et novembre 2009 a annoncé, hier, Serge Leroy, directeur régional du Travail. Maigre consolation, la région n'est pas la pire de France. L'Alsace (+ 28,4 %), la Franche-Comté (+ 26,6 %) et les Pays de la Loire (25,1 %) sont encore plus touchées. Et la moyenne nationale est de + 22,1 %. La barre symbolique des 100 000 demandeurs d'emploi a été franchie cette année (102 220). Soit 20 000 de plus qu'en novembre 2008, ce qui représente quasiment la totalité de la population d'une ville comme Sarreguemines. «De tels chiffres n'avaient pas été atteints depuis 2003-2004 », indique Raymond David, du service études et statistiques.

La Moselle la plus touchée


Fortement industrialisée, la Moselle est le département qui paie le plus lourd tribut avec une augmentation de 27 % du nombre de demandeurs d'emploi. Devant la Meurthe-et-Moselle (+ 25 %), la Meuse (+ 24,1 %). Les Vosges ont été nettement moins touchées (+ 15,9 %). Mais le département montagneux, qui a bien du mal à se remettre de la quasi-disparition de l'industrie du textile, reste celui qui affiche le plus fort taux de chômage à 10,4 %. Au 3e trimestre 2009, le taux de chômage lorrain était de 9,9 %, soit bien au-dessus de la moyenne nationale (9,1 %). Fait notable également, les quatre départements se situent au-dessus de cette moyenne. La Meuse est à 10,3 %, la Moselle à 10,1 % et la Meurthe-et-Moselle à 9,2 %.
Dans ce marasme ambiant, quelques indicateurs semblent montrer un léger redressement. «On a assisté à une stabilisation du nombre de demandeurs d'emploi durant les quatre mois d'automne et en novembre, c'est reparti à la hausse, mais de 0,4 % », commente Serge Leroy. Le nombre d'offres d'emploi est aussi en augmentation de 9 % par rapport à novembre 2008, «même si avec 6 850 propositions, on est loin d'un mois normal qui oscille entre 8 et 9 000 offres », tempère Dominique Pierron, directeur régional de Pôle Emploi. Mais pas de quoi s'emballer : «2010 ne devrait pas être une année de reprise forte, mais plutôt une année d'attente », prévient le responsable.

www.republicain-lorrain.fr - Philippe MARQUE - 29/12/2009


Toul : un ex-Kléber débarde les forêts 

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                                Denis Parisse : « Proposer à l'ONF un travail de débardage au sein des forêts du massif de
                                Haye. Et suggérer l'utilisation de mes attelages aux maraîchers et vignerons du secteur . »

Ex-salarié de Kleber, passionné d'équidés et de nature, Denis Parisse se lance dans l'élevage de chevaux de trait. Objectif : débarder les forêts du secteur.


« Jamais je n'aurais songé retravailler avec des chevaux de trait ! » Et pourtant...
Depuis le début de l'année, Denis Parisse suit une formation professionnelle pour se lancer dans le dressage et l'exploitation d'équidés. Mais pas n'importe lesquels : ces spécimens imposants et massifs, mais non moins superbes et attachants, utilisés autrefois pour travailler la terre. Et remis en selle aujourd'hui par cet ex-salarié de Kleber, pour répondre à son objectif: « Proposer à l'ONF un travail de débardage au sein des forêts du massif de Haye. » Un dessein résolument ciblé, en cette période plus que jamais orientée vers l'environnement, le respect de la nature et du patrimoine naturel. L'esprit déjà tourné vers son nouvel avenir professionnel, Denis Parisse confie : « Et, pourquoi pas, en saison creuse, suggérer l'utilisation de mes attelages aux maraîchers et vignerons du secteur ? »

Au contact des chevaux


C'est donc dans cette perspective que le futur chef d'entreprise suit un enseignement de quatorze mois au centre de formation professionnelle de promotion agricole et forestière de Mirecourt. Au programme, débardage, bûcheronnage, zootechnie, sylviculture, peuplement forestier... « Et une partie importante consacrée à la gestion. » Loin d'être néophyte en ce domaine, Denis Parisse raconte qu'il a toujours vécu au contact des chevaux. Fils et petits-fils d'exploitants agricoles, il a même intégré une école de jockey à Maisons-Laffitte, à l'âge de 14 ans. « Finalement, c'est ma sœur qui a monté pendant que moi j'entraînais les galopeurs et les trotteurs », se souvient celui qui a suivi durant une vingtaine d'années la voie de ses aïeuls, installé dans une ferme, route de Villey-Saint-Etienne, joliment baptisée « Le Pâtis des agneaux ». C'est d'ailleurs ici qu'il commence à briefer « Jojo », un cheval de trait, âgé de onze ans, qu'il est allé chercher en Belgique. « Il a un caractère fort », raconte le passionné. Avant d'ajouter en souriant : « Il ne comprend que le belge ! » Pour étayer ses propos, le patron lance un « Yeu ! » pour le diriger vers la droite ou un « Harr ! » pour la gauche... Dans le même pré, s'ébroue «Tigrou de Fresnoy», issu d'un élevage de Haute-Marne. D'ici peu, les deux compagnons de travail seront rejoints par quatre autres étalons. « J'envisage également d'embaucher un ouvrier pour donner un bon coup de collier dès le début de ma nouvelle activité », confie le futur chef d'entreprise, qui compte également se lancer dans le dressage de chevaux de trait pour effectuer des rotations « afin que les chevaux puissent se reposer. » En attendant la fin de sa formation et le début de sa nouvelle activité, Denis Parisse a du pain sur la planche. Entre ses cours et son élevage, il procède actuellement à l'acquisition de matériel pour rentabiliser au mieux sa nouvelle affaire. Heureux comme un roi, il soupire avec satisfaction. « C'est comme quand j'étais paysan! » Un statut qu'il revendique pleinement du haut de ses cinquante printemps qu'il fêtera le 2 avril prochain. « Le jour de la fin de ma formation ! » Et du lancement de son nouveau parcours !

www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 29/12/2009

Rush sur les pneus hiver

Depuis trois jours, la demande est énorme dans tous les garages qui regrettent de ne pas avoir été assez approvisionnés en pneus Michelin...


«C'est chaque année le même problème. Les gens attendent les premiers flocons pour faire poser leurs pneus neige. Il ne faut pas qu'ils s'étonnent de ne plus trouver ce qu'ils veulent, en marques, en dimensions et en prix. Il y a des jours comme ça où on pourrait doubler, tripler ou même quadrupler les effectifs pour poser des pneus. On pourrait en poser le jour et la nuit ».

Dans ce centre auto Midas de Saint-Etienne, on fait la queue depuis plusieurs jours pour se faire poser des pneus. Et le téléphone n'arrête pas de sonner. Pour des renseignements sur les prix, principalement. « Nous en avons vendu beaucoup en trois jours et les stocks s'épuisent, explique Éric Maussang, responsable du centre Midas du cours Fauriel à Saint-Étienne et nous sommes en rupture avec la marque Michelin. Oui, les clients râlent et on se fait incendier à longueur de journée ». Ce centre auto n'est pas le seul de la région a avoir connu des ruptures d'approvisionnements en pneus Michelin. Un problème qui pourrait être étroitement lié avec le chômage partiel qu'a connu l'entreprise sur ses sites de Roanne et Clermont Ferrand cette année. « On a toujours beaucoup de demandes dès qu'il se met à neiger, » explique-t-on au centre Speedy de Fiminy. Ici aussi, le stock de pneus Michelin a fondu comme neige au soleil. « Il paraît que Michelin a arrêté sa production de pneus hiver et travaille sur l'été. Mais dans les autres marques, il n'y a pas de problème », explique le responsable de l'enseigne. Chez Feu Vert, on refuse des clients depuis trois jours. « Nous avons sept techniciens qui installent des pneus à longueur de journée. Depuis trois jours, on n'arrête pas. »

Enfin, ce qui semble avoir également la côte cette année, ce sont les fameuses « chaussettes » qui s'enfilent sur les pneus classiques en quelques secondes et qui permettent une parfaite adhérence sur la neige. Moins coûteuses que des pneus et surtout très efficaces.

www.leprogres.fr - Frédéric Paillas - 20/12/2009


Opération CV

Dans le cadre des ATP Kleber, mis en place par Michelin, (Ateliers de transition professionnelle destinés à la formation et la reconversion des salariés), une opération « CV Industrie » voit le jour : près de 500 entreprises des bassins de Toul, Commercy et Nancy viennent en effet d'être destinataires de CV, susceptibles d'intéresser des recruteurs potentiels.
Classés par secteurs d'activités, 150 profils de postes sont actuellement proposés, dans un large éventail : industrie, bâtiment, transport, logistique, collectivité locale, service à la personne...
Si cette action, élaborée, en partenariat avec Pôle Emploi, permet ainsi aux personnes en recherche d'emploi d'élargir leur champ d'action, elle offre également des avantages non négligeables aux entreprises. En effet, en cas d'embauche d'un salarié Kleber, les recruteurs bénéficient d'aides financières, à la formation et à l'embauche.
De l'agent de production à l'électromécanicien, contrôleur qualité, assistante administrative, manutentionnaires, caristes, technicien en traitement des eaux... reste à souhaiter à ce panel qualifié de croiser la route de chefs d'entreprise, en passe de recruter à court ou moyen terme...
Contact : Ateliers de Transition Professionnelle - 03.83.64.05.59.

www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 01/12/2009


(Re)naissance 

Il y a quelques mois, une grosse entreprise américaine à la recherche d'un site européen a bien failli s'installer sur le Toulois. Preuve de l'attractivité géographique du territoire.
La nouvelle a été lâchée par Philippe Voinson, directeur du Capem (Comité d'aménagement de promotion et d'expansion Meurthe-et-Moselle), devant les membres de la commission développement économique de la CCT.
Il n'empêche que la crise est là, et freine sérieusement les investissements. Ainsi, d'ici deux à trois semaines, Sita Suez décidera, ou non, de son implantation industrielle sur l'ancien site Kleber, futur pôle Ecorevia.
Celui-ci rassemblera en un même lieu des technologies, de la recherche et des hommes spécialisés dans le recyclage de déchets industriels. Avec, en effet boule de neige, l'implantation d'autres entreprises. Michelin est en plein développement du projet. L'INPL (Institut national polytechnique de Lorraine) et les universités de Nancy sont parties prenantes.
Sans perdre de temps, Ecorevia est déjà en lice pour obtenir le label d'Etat « Pôle de compétitivité ». Un plus qui assoirait une dimension européenne au centre.
La décision est attendue pour la mi-décembre, comme une sorte de cadeau de Noël qui servira logiquement de levier à l'aménagement du site Kleber, et au territoire tout entier.
Sans ce label, le pôle sera tout de même « d'excellence » dans sa filière. Pour la revalorisation des matières.

www.estrepublicain.fr - Stéphanie MANSUY - 30/11/2009


Le dernier Noël des Kleber

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                                                                ... pour des Kleber dont beaucoup ont quitté le Toulois. 
 

Proposé par le comité d'entreprise, le rendez-vous des enfants a permis aux parents de se retrouver et d'échanger sur la situation de chacun.


Sur l'écran, des dessins défilent en boucle. On y voit par exemple le Bibendum confier : « J' suis quand même un sacré Charlot d'avoir fermé l'usine de Toul ! ». Autre image : le chien de race Boxer, qui assurait la pub des pneus fabriqués à Toul dans les années soixante-dix, tire le même Bibendum au bout d'une laisse et confie à l'actuel président de la République : « Je vous apporte le responsable de cette catastrophe ! »
Tandis que les enfants attendent le spectacle, les parents discutent, par petits groupes. « C'est l'occasion de se retrouver » confie Pierre Kovalski . « Nous avons invité toux ceux qui étaient présents au 1er janvier dernier ».

230 km par jour


A l'entrée de la salle Valcourt, un ex-Kleber, âgé de 50 ans, discute avec deux camarades. « Je travaille depuis quinze jours à la DDE de Saint-Mihiel, comme agent technique. C'est mon troisième emploi depuis mon départ de l'usine. Auparavant j'ai été routier puis moniteur dans un établissement pour handicapés à Neufchâteau. Au total, je n'ai eu que neuf jours de chômage ». D'autres ont eu moins de chance...
Robert, 56 ans, est toujours en formation cuisine à l'AFPA de Golbey. Lui envisage d'ouvrir un gîte ou une chambre d'hôtes en Normandie. Un peu plus loin, Louis, 46 ans, a rejoint l'administration pénitentiaire depuis juillet dernier. Pas comme surveillant, mais en qualité de responsable de production au sein d'un atelier. A la prison de Montmédy, dans le nord-meusien. Il fait 230 km chaque jour. « Pas vraiment le choix...» confie-t-il, en pleine conversation avec Francis, 42 ans, qui a trouvé un emploi dans le transport depuis le 3 mars, sur Metz. « J'habite Saizerais. Cela me fait 84 km aller-retour ».

A Troyes


Bruno, 40 ans, est toujours en quête d'un travail. Lui recherche un poste de chef d'équipe dans l'industrie. Jusqu'au 15 janvier, il est en formation dans les Ateliers de Transition Professionnelle (ATP). « Après, ce sera les Assedic... » lâche-t-il, désabusé. Enfin, Serge, 46 ans, a choisi la mobilité et travaille en 2x8 à l'usine de Troyes depuis juillet. Il s'est installé dans l'Aube, mais a souhaité faire l'aller-retour hier à Toul, pour retrouver et échanger avec les copains.
15 heures. La salle Valcourt est dans le noir. Pendant une dizaine de minutes, les quelque 250 adultes ont le regard scotché à l'écran où défilent des images prises depuis le 3 octobre 2007. On y voit des ateliers vides. Le diaporama dure une dizaine de minutes. Puis la scène s'illumine. Place au magicien. Les enfants applaudissent. Les bouilles s'éclairent. C'était le dernier Noël des Kleber.

L'Est Républicain - Michel BRUNNER - 29/11/2009


Michelin : l'Inde, "un marché appelé à une très forte croissance"... 

"Un potentiel de croissance considérable en Inde"


Voici une semaine, Michelin a annoncé avoir obtenu l'autorisation d'implanter une usine dans l'Etat du Tamil Nadu (Inde). Le fabricant de pneus clermontois va y investir 580 Millions d'Euros pour la construction d'un site qui, une fois opérationnel en 2012, emploiera 1.500 personnes.

S'exprimant ce week-end sur France Info, Michel Rollier -gérant de Michelin- est revenu sur la stratégie qui motive cet investissement. Selon le dirigeant, l'Inde constitue un véritable relais de croissance... "Nous ne pouvons pas durablement livrer le marché indien en produisant dans d'autres pays pour des raisons de droits de douane. Aujourd'hui, nous fabriquons ailleurs et payons des droits de douane. Il y a des coûts de logistique importants et nous n'aurions pas les capacités dans d'autres usines pour livrer un marché appelé à une très forte croissance dans les années futures".

Le dirigeant précise que l'usine produira "des pneus poids-lourds et des pneus radiaux de poids-lourds" qui seront "exclusivement destinés au marché indien". En l'occurrence, il s'agira de "pneus très similaires à ceux produits dans d'autres usines (en Europe ou en Amérique)".

Michel Rollier a ensuite souligné l'intérêt stratégique d'une telle implantation... "Nous étions absents ou quasiment absents de ce marché. L'Inde est un marché qui est encore à ses débuts. La croissance du transport routier en Inde en est encore à ses débuts, et la plus grande partie des pneus indiens de poids-lourds sont des pneus d'ancienne technologie. Le marché va passer à cette nouvelle technologie".


Le dirigeant a conclu : "Il y a donc un potentiel de croissance considérable en Inde".

www.lerevenu.com - 24/11/2009


Michelin : nouvelle usine au Brésil

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Après l'Inde, la Russie, voici arrivée désormais l'heure du Brésil.


Alors que les actuelles négiociations de Michelin en vue de construire une usine en Inde avaient pour le moins fait débat - l'information survenant au lendemain de l'annonce de suppressions de postes en France - le groupe Michelin a déclaré via la voix de son patron Michel Rollier, que le groupe de pneumatiques allait construire une nouvelle usine au Brésil,  la production du site devant débuter en 2013.

Coût de l'opération : “quelques centaines de millions de dollars”, selon les termes même d'un entretien du dirigeant avec le journal La Tribune

Selon Michel Rollier, le site - situé à Resende, près de Rio de Janeiro - devrait permettre au groupe de “tripler ses capacités locales.

Le patron de Michelin a par ailleurs affirmé que la “première priorité” du groupe demeurait la Chine et l'Inde”, en annonçant “un projet d'investissement de 800 millions de dollars” pour l'une de ses usines chinoises. Rappelons à cet égard qu'en début de semaine, le groupe avait annoncé la construction d'une usine en Inde pour 867 millions de dollars (environ 579 millions d'euros).

S'exprimant samedi sur France Info, Michel Rollier s'est voulu encore plus précis, estimant que la croissance pour son groupe se trouvait désormais “en Chine, en Inde, au Brésil” et que les pays occidentaux ne connaîtraient “plus beaucoup de croissance”.

Tout en affirmant que Michelin faisait “tout pour rendre ses usines, françaises en particulier, extrêmement productives”. assurant que son “obsession” était de les rendre “compétitives face aux nouveaux concurrents”.

Quant à la promesse de n'opérer “zéro licenciement” dans le cadre du plan social qui affecte le groupe en France, M. Rollier a jugé qu'il était “trop tôt” pour savoir si cette promesse pouvait être tenue. Rappelons que le plan de restructuration annoncé mi-juin porte sur la suppression de 1.093 postes dès 2010 en France.

Notons par ailleurs que selon un article paru égalemnt dans La Tribune, Michelin souhaite accroître ses capacités de production de pneus en Russie. L'objectif affiché : conserver son avance sur un marché à fort potentiel de croissance.

Michelin fabrique des pneus pour voitures depuis 2004 à Davydovo, à 90 kilomètres de Moscou, avec une capacité de deux millions d'unités par an. “Le groupe pourrait carrément doubler son potentiel avec l'embauche de plus de 300 salariés, s'ajoutant aux 700 actuels”, précise-t-il.

Des salariés très certainement moins “coûteux” que ceux directement impactés par l'annonce de la suppression de 1.093 postes dès 2010 en France, de la fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin, et d'un plan de départs volontaires dans toute la France (durant la période 2010-2012) concernant 1.800 salariés.

www.leblogaauto.com - Elisabeth Studer - 21/11/2009


Michelin veut développer sa marque en Russie

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SEUL patron d'une société privée à s'exprimer à la première conférence mondiale pour la sécurité routière, inaugurée jeudi par le président russe Dmitri Medvedev, Michel Rollier est venu à Moscou avec une idée en tête: continuer à construire l'image de la marque Michelin en Russie, malgré la chute vertigineuse des ventes d'automobiles -50%! - depuis le début de l'année. Car le gérant du groupe français croit au redressement rapide de ce marché devenu de manière éphémère, l'an dernier, le premier d'Europe devant l'Allemagne. "Le marché russe va revenir au niveau de l'année 2008", estime-t-il, au moment où l'OCDE prévoit pour la Russie une croissance de 4,5% en 2010.

"La voiture, dans ce pays, continue de faire rêver", souligne Eric Faidy, directeur général de Michelin pour la Russie et la CEI. A la clé, un marché de près de 50 millions de pneus à conquérir, dans un pays où les rigueurs climatiques contraignent à adopter des pneus d'hiver dès les premiers froids. En 2004, Michelin a été le premier constructeur occidental à implanter une usine de pneus tourisme en Russie, à Davydovo, près de Moscou. Une décision justifiée, non seulement par la taille du marché, mais aussi par l'importance des droits de douane à l'importation, qui s'élèvent de 15% à 25% selon les modèles.

C'est Edouard Michelin qui avait décidé de faire de la Russie une des priorités du groupe, après la Chine, l'Inde et le Brésil. Depuis, le finlandais Nokian a lui aussi ouvert une usine, près de Saint-Pétersbourg, Yokohama est en train d'en construire une, Goodyear et Pirelli ont des projets dans leurs cartons. Pour ne pas perdre son avance sur ses concurrents occidentaux, sur ce marché dominé par les constructeurs locaux, Michelin réfléchit à une augmentation de la capacité de son usine. Mais la décision n'est pas prise. "Nous suivrons la croissance du marché russe, au besoin en important", souligne Michel Rollier. L'importation reste aussi de rigueur pour les pneus destinés aux activités minières -grande spécialité russe-, à l'agriculture -une activité en très forte croissance- et aux poids lourds, nombreux à sillonner les 9.000 km qui séparent l'est et l'ouest du pays. Trois raisons supplémentaires de croire à l'avenir du marché russe.

www.challanges.fr - Anne-Marie Rocco - 20/11/2009


Michelin veut investir en priorité en Inde et en Chine

Le fabricant français de pneumatiques Michelin, en pleine restructuration, entend donner la priorité à ses investissements en Inde et en Chine. Cette "préférence" se fera notamment au détriment de la Russie. Du moins tant que le marché russe ne sera pas "reparti".

L'équipementier a annoncé, lundi 16 novembre, un investissement de 800 millions de dollars en Inde pour produire dès 2012 des pneus pour camions et pour bus. Le nouveau site de production, qui sera situé à 50 kilomètres au nord de Chennai (sud du pays) et devrait employer quinze cents personnes d'après le groupe, "se concentrera" sur le seul marché indien, qui est "en progression".

Ce n'est pas le cas par contre du marché russe. La crise qu'y subit actuellement le marché automobile — une baisse des ventes de près de 50 % entre 2008 et 2009 — n'a pas épargné Michelin. Son usine de Davydovo (à 90 kilomètres de Moscou), inaugurée en 2004 et dédiée aux pneus de tourisme, a dû fermer quatre jours par mois pendant sept mois.

"LA RUSSIE ATTENDRA"


Pour autant, le groupe, qui a été le premier grand manufacturier à s'implanter industriellement en Russie, entend maintenir son avance face à ses concurrents. Or, le japonais Yokohama a un projet d'usine capable de produire 3,5 millions de pneus par an en 2011. A cette date, le finlandais Nokian veut également augmenter sa capacité de 4 millions, pour en fabriquer 10 millions. Et Pirelli a un projet pour 4,2 millions de pneus.

Michelin projette donc de doubler sa capacité de production — actuellement de deux millions de pneus par an —, et d'embaucher plusieurs centaines de personnes – sept cents salariés aujourd'hui. Mais pas avant que le marché ne reprenne. "Il faudra à un moment ou à un autre que l'on investisse car le marché russe va repartir, confirme Michel Rollier, gérant du groupe Michelin. Quand ? Je n'en sais rien."

Le patron de Michelin ne cache néanmoins pas que "la Russie attendra". Le groupe a d'autres projets d'envergure. Outre l'Inde, il veut investir en Chine, premier marché mondial des poids-lourds devant les Etats-Unis : il va doubler sa capacité de production de pneumatiques dans la ville de Shenyang en construisant une nouvelle usine. Un budget là aussi de l'ordre de 800 millions de dollars.

En France, le fabricant de pneumatiques a annoncé mi-juin la suppression de mille quatre-vingt-treize postes dès 2010, portant sur les sites de Tours, Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et l'usine de Noyelles-lès-Seclin (Nord), appelée à fermer.

www.lemonde.fr - Nathalie Brafman - 20/11/2009


Michelin supprime 1 093 emplois pour rendre plus compétitifs ses sites français

Michelin a annoncé, mercredi 17 juin, la suppression de 1 093 postes en France, lors d'une réunion d'information entre la direction et les organisations syndicales. Pour réaliser ce plan sans licenciement, le groupe de pneumatiques table sur le départ potentiel de 1 800 salariés, qui sont éligibles à des mesures de retraite anticipée. Les détails seront discutés lors d'un comité d'entreprise le 24 juin (Le Monde du 17 juin).

Le but de cette restructuration consiste à améliorer la compétitivité des usines françaises de Michelin en renforçant leur spécialisation. "Il ne s'agit pas d'apporter une réponse directe et immédiate à la crise, mais de prolonger la stratégie mise en oeuvre par Edouard Michelin", explique au Monde Michel Rollier, le patron de Michelin.

Ainsi, le site de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) va perdre 340 salariés pour se concentrer sur les pneus pour poids lourds en abandonnant l'activité de mélange de gommes, transférée à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). L'usine bourguignonne va ainsi devenir le plus grand centre européen en la matière, tout en bénéficiant d'une modernisation de ses lignes de production de génie civile. En revanche, Montceau perd son activité de pneus de tourisme : bilan 477 suppressions d'emploi.

L'usine Sodemeca, située à Noyelles-lès-Seclin (Nord), elle, va carrément fermer. Son activité sera transférée sur le site de Gravanches à Clermont-Ferrand. Deux cent soixante-seize salariés sont concernés.

Enfin, dernière usine concernée par cette réorganisation, le site de Cholet (Vendée), qui va renforcer sa spécialisation dans les pneus pour 4 × 4 en récupérant une partie de l'activité sur ce segment de marché d'une usine allemande. Mais là, l'impact sur l'emploi sera neutre. Une telle réorganisation avait été amorcée il y a deux ans en spécialisant l'usine de Bourges dans les pneus d'avion et celle de Troyes dans les pneus agricoles.

RECLASSEMENT


Même si l'objectif visé est "zéro licenciement", selon les mots de la direction, la problématique du reclassement ne se pose pas partout dans les mêmes termes. Autant à Joué-lès-Tours les départs en retraite devraient permettre d'absorber la plupart des sureffectifs identifiés par la direction, autant à Noyelles-lès-Seclin, la réorganisation s'annonce plus douloureuse. Il y a 264 reclassements à opérer, alors que seulement une douzaine de salariés sont en situation de faire valoir leurs droits à la retraite. Dans ces conditions, pas évident qu'il y ait beaucoup de candidats pour déménager en Auvergne. Le cas de Montceau-les-Mines s'annonce aussi délicat. En dehors des 223 salariés en âge de partir, il reste 254 personnes à reclasser.

Parallèlement, Michelin a annoncé un investissement de 100 millions d'euros afin de moderniser son centre de recherche et développement de Ladoux, à Clermont-Ferrand, qui sera quasiment entièrement reconstruit.

Pour M. Rollier, Michelin ne tourne donc pas le dos à la France pour investir ailleurs. "Le siège social de Clermont-Ferrand est conforté, notre centre de recherche de Ladoux sera modernisé. Enfin, nous assurons la pérennité des sites français en les spécialisant", souligne-t-il. "Le but est de disposer d'un outil industriel doté d'une forte capacité à exporter et très technologique", complète-t-il.

Contrairement à ses principaux concurrents, comme Continental ou Goodyear, il ne s'agit pas de répondre à un problème de surcapacité, mais de "muscler" les sites d'Europe de l'Ouest afin de mieux résister à la concurrence des pays émergents.

www.lemonde.fr - Stéphane Lauer - 20/11/2009


Michelin souhaite se renforcer en Russie

La crise a brouillé les cartes, mais le manufacturier français a toujours en projet une extension de son usine proche de Moscou, dès que la reprise sera là.


Le premier motif de satisfaction pour Michelin en Russie est visiblement d'avoir été là avant tous ces concurrents occidentaux. Et c'est toujours le cas. Pour conserver son avance, le Français pourrait augmenter la capacité de production de son usine de Davydovo, située à une centaine de kilomètres de Moscou. Actuellement, elle a une capacité de production de 2 millions de pneus par an, sur un marché estimé à 47 millions (seulement pour l'automobile). L'année dernière, le marché russe s'est effondré, avec 36 millions de pneus vendus. Michelin a ralenti sa production en conséquence (de plus de 15% selon nos estimations).

Mais cet à coup conjoncturel n'empêche pas le groupe de penser à la reprise. A la fin de l'année prochaine, il pourra remettre à l'étude un projet de doublement de ses capacités de production russes, sans pour le moment évoquer de montant d'investissement ni de calendrier précis. «Le marché nous dictera notre ligne de conduite», se borne à dire, Eric Faidy, le directeur général de Michelin Russie et CEI. Le groupe ne donne pas plus de précisions sur la nature des produits: pneus tourisme ou poids lourds. Seule certitude, il ouvrira l'année prochaine un atelier de rechappage de pneus poids lourds. Un précieux service,qui permet, pour la moitié du prix d'un pneu neuf d'avoir un pneu «comme neuf».

www.lefigaro.fr - Elsa Bembaron - 19/11/2009


Michelin, la Russie et les préjugés

La Russie est un marché compliqué pour les fabricants de pneumatiques. Non pas parce que les routes sont défoncées, mais parce que le nombre de modèles de voitures que l'on y trouve est un des plus élevé au monde, si ce n'est le plus élevé. 

Hors période de crise, le marché russe pèse 47 millions des pneus tourisme (pneus pour les voitures, par opposition au poids lourds). L'année dernière il a plongé de 30%. Pas de quoi inquiéter plus que ça Eric Faidy, le directeur général de Michelin Russie et de la CEI (Communauté des Etats indépendants). L'usine russe du groupe, située à Davydovo à une centaine de kilomètres de Moscou a une capacité de production de 2 millions de pneus par an. Autant dire que ous sommes loin des problématiques de surcapacités de production propres à l'Europe de l'ouest. A terme, cette usine sera d'ailleurs agrandie.

Du bout des lèvres, le management de Michelin en Russie consent à nous avouer que sa production locale a baissé de plus de 12% … mais de moins de 30%. Pour y faire face, l'usine a été fermée quatre jours par mois pendant six mois et les 700 employés du site ont eux des journées de formation. Avec une moyenne d'âge de moins de 35 ans, l'heure est encore à l'apprentissage.

“Vous avez vu le parc automobile à Moscou. Il y a de tout?", est une des premières questions que l'on nous pose, à nous autres, journalistes venus de France. Et c'est vrai. ON croise des modèles de Lexus et des Infinity que l'on ne voit jamais dans Paris, sans parler des Audi et des Mercedes en profusion, des coréennes, et même quelque françaises – on est loin du parc 100% Lada et Volga des années 80. Le plus frappant est le nombre de voitures plutôt haut de gamme. J'ai beau le savoir, ça m'étonne à chaque fois que je viens à Moscou. Pour les manufacturiers cela représente catalogue de références de pneus qui est le plus fourni au monde. D'autant que météo oblige il faut le multiplier par deux : pneus été, pneus hiver. La moitié de la production de Davydovo est d'ailleurs consacrée aux pneus hiver, dont une bonne moitie est cloutée sur place. “Ici, l'hiver dur de septembre à avril, c'est long très long”, pour un collègue français qui entame son deuxième hiver a Moscou.

Michelin reste toutefois très discret sur sa production réelle ici l'année dernière. La rentabilité de l'usine est aussi un sujet tabou – a priori, Michelin est encore déficitaire sur le marché Russe. Seule constante, le management se félicite de son investissement ici et d'avoir été le premier occidental à construire une usine. Un atout quand les droits de douane sur les pneus tourisme sont de 20%. Et un atout pour faire face a la reprise quand elle sera la. “L'économie russe repose sur les matières premières. Il faudra au moins dix-huit mois pour que la reprise impacte l'économie locale”, estime Eric Fiaudy.

www.lefigaro.fr - Elsa Bembaron  - 19/11/2009


Pollution : le recours aux nanotechnologies dangereux pour la santé ?

Mardi 10 novembre, Clermont-Ferrand accueillait le cinquième débat public sur les nanotechnologies. L'utilisation de matériaux issus des nanotechnologies dans l'industrie automobile et la pollution atmosphérique ont occupé une grande place dans les discussions. Ces matériaux, utilisés pour limiter la pollution, pourraient être néfastes pour la santé. Ils sont actuellement très prisés par les fabricants de pneumatiques, comme Michelin. Près de 800 produits sur le marché contiennent déjà des éléments issus des nanotechnologies. On en trouve aussi bien en informatique que dans l'aviation, les cosmétiques ou la médecine. Michelin a eu recours aux nanomatériaux dès le début du XXème siècle. Dans les années 90, Michelin a mis son pneu vert sur le marché. La résistance au roulement du pneu est réduite grâce à l'incorporation d'oxyde de silicium (silice). « Il y a aujourd'hui 800 millions de véhicules dans le monde. Ce chiffre devrait atteindre 1,6 milliard en 2030 », a indiqué Francis Peters, responsable normes et règlements matériaux chez Michelin.

« Tout cela a un prix. Quel est-il en ce qui concerne l'environnement, notre société, les écosystèmes, la biodiversité et notre santé ? C'est quand même une inquiétude », a déclaré Claude Champredon de France Nature Environnement. D'après lui, il y a un « énorme déficit de connaissances » concernant les effets de ces matériaux sur la santé. « On sait que la silice est plus dangereuse à l'état nano. La question est beaucoup plus difficile pour d'autres matériaux dont on ne sait pas s'ils deviennent dangereux en changeant d'échelle », a indiqué Philippe Hubert de l'Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques)...

www.developpementdurable.com - Hélène Toutchkov - 13/11/2009


Les pneus hiver français se font déjà rares dans les garages... 

                                                                    En Haute-Loire, en ce début novembre, trouver des 
                                                                    pneus neige relève quasiment de la quête du Graal                 

Après les fermetures partielles des usines de fabrication de pneumatiques, cet été, la livraison des pneus hiver se fait au compte-goutte chez les détaillants. Avec des risques de rupture de stock


A quelques jours des premiers flocons annoncés, la quête de pneus hiver de marque française pour équiper son automobile s'apparente actuellement à celle du Graal.

L'alerte nous a été donnée par l'une des collaboratrices de notre titre. Voulant devancer la traditionnelle période de rush sur ces équipements, elle s'est trouvée dans l'impossibilité de trouver les pneus de la marque qu'elle recherchait.

Depuis, nous avons mené notre enquête auprès des enseignes spécialisées et des indépendants. Qui tous vont dans le même sens.

« Certaines dimensions commencent à manquer ». « On ne sait pas quand nous serons livrés ». « En cas de gros hiver on ne pourra pas servir la moitié de nos clients ». Telles sont quelques-unes des réponses que nous avons obtenues à nos questions.

Nos interlocuteurs, de la petite à la grande enseigne, ont un coupable tout désigné à cette situation inédite : le principal manufacturier français de pneumatiques, Michelin. Mais pas seulement.

Tous nous ont indiqué que la fermeture des usines cet été, pour cause de crise économique, était responsable de cet état de fait. Et l'un d'eux, chez Feu Vert au Puy-en-Velay, nous précise également qu'avec des stocks réduits, les manufacturiers privilégient les pays nordiques, où l'installation des pneus hiver est obligatoire. Ce qui n'est pas le cas en France, où le marché de ces équipements est lié à l'actualité météorologique.

Du fait de la quasi-absence des pneus hiver français (y compris sur les sites de vente par Internet, nous avons fait le test), les clients des enseignes testées se voient proposer des marques étrangères. Mais ce report ne pourrait durer qu'un temps car il n'est pas certain que les autres manufacturiers aient anticipé la « défaillance » des labels hexagonaux.

Voila donc les automobilistes surpris par ce défaut de production, alors même que depuis plusieurs mois, on nous rabâche qu'il est nécessaire de mettre les salariés des usines de pneumatiques au chômage technique du fait de l'atonie du marché. Pourtant, comme il nous a été répondu, c'est au moment où les enseignes passent leurs commandes, en été, que sont fabriqués ces pneus. Or, depuis le mois d'août, les enseignes sont bien peu nombreuses à avoir vu leurs commandes honorées ou alors au compte-gouttes. À raison par exemple de six pneus livrés chez un marchand yssingelais. Il est aussi évident que si toutes les dimensions de pneumatiques sont concernées, les tailles les plus courantes sont celles qui manquent le plus. Et la demande risque d'être de plus en plus forte dans les jours et les semaines à venir.
James Taffoirin

Pour Michelin « il n'y a pas de pénurie »


C'est plutôt ubuesque, mais Michelin affirme qu'il n'y a pas de pénurie, et que ses pneumatiques d'hiver sont livrés tout à fait normalement.

Nous avons joint le service de presse de la Manufacture, qui a interrogé les directions européennes concernées par les pneus de remplacement, et par les véhicules particuliers. Michelin répond en trois points : en premier lieu, « tous les manufacturiers font face à une demande soutenue en Europe, et en France, pour les pneus d'hiver ». La raison en est l'hiver rigoureux de 2008, resté dans les mémoires, et la remontée ces dernières semaines du nombre des immatriculations de véhicules neufs.

Les deuxième et troisième points concernent les revendeurs. Michelin a mis en place cette année un dispositif de pré-commande pour les pneus hiver, et précise « plus de 98 % des commandes passées par ce système sont livrées en temps et en heure ».

S'agissant des revendeurs, dont les commandes sont arrivées de façon traditionnelle, « ils ont un délai d'attente de quelques jours, comparable ou plus court, aux délais d'attente de l'an dernier. »

Le service communication de Michelin précise que ces données sont valables pour toute l'Europe, et qu'elles ont été vérifiées auprès des différents services.

Un message qui se veut rassurant mais qui reste en totale contradiction avec le constat des revendeurs.

www.leprogres.fr - J.J. A. - 07/11/2009

Y aura-t-il des pneus neige à Noël ?

                                                                      Du côté de Pontarlier, les garagistes s'inquiètent. 
 

Plusieurs modèles sont introuvables et les stocks des tailles standard diminuent. La faute, en partie, à l'hiver dernier.
Depuis plusieurs semaines de nombreux garagistes du Nord-Est s'inquiètent. Ils ont beau avoir passé leurs commandes de pneus hiver dès le mois de juin pour certains, ils ne sont pas sûrs de pouvoir répondre à toutes les demandes.
« Cette année, certains fabricants nous ont demandé de passer des commandes avant le 10 juillet alors que d'habitude on le fait jusqu'en septembre », explique Olivier Czaplewski, responsable de Pneu Service à Pontarlier dans le Doubs. « Et on n'a même pas reçu tout ce qu'on avait commandé. Certains réapprovisionnements ne se feront pas avant début décembre... » Juste après le rush sur les pneus d'hiver, généralement durant la première quinzaine de novembre. Lorsque les premières neiges tombent et font peur aux retardataires.
« Il y a déjà des ruptures chez de grands manufacturiers », précise François Rozbroj, représentant commercial Nord-Est France chez Vredestein. « Cela va systématiquement toucher des marques moins connues du grand public comme la nôtre. On observe déjà des ruptures pour certains modèles de pneus. Et il faudra patienter entre 3 à 4 semaines avant un réapprovisionnement. »

Risque de ruptures de stocks


Les causes de ces ruptures ? « Les manufacturiers travaillent de plus en plus en flux tendu. Avec la crise économique, ils craignent de produire trop et de rester avec des stocks importants. Par ailleurs, l'hiver précédent a été exceptionnel, du coup les stocks chez les vendeurs ont été totalement vidés. Là, la production tourne correctement mais s'il devait y avoir une forte demande, on arriverait à des ruptures un peu partout, même dans des pneus de taille standard », prévient le représentant commercial de Vredestein.

Rien à signaler


Du côté de chez Michelin, le service communication à Paris déclare qu'il n'y a rien de particulier à signaler mais n'explique pas pourquoi les délais de livraison et de réapprovisionnement sont plus longs... Idem chez Dunlop-Goodyear où l'on admet avoir eu du retard en septembre mais où on estime « être en mesure de répondre aux attentes des clients. »
La Maison du Pneu à Pontarlier ne peut plus proposer d'Alpin de 185 mm. La taille la plus courante... « On ne sait pas quand nous serons réapprovisionnés », explique-t-on dans cette boutique qui propose des pneus de cette taille mais chez d'autres fabricants. Si dans le secteur de Belfort, Point S peut encore répondre à toutes les attentes, l'enseigne craint pour les stocks des jantes. Son homologue à Poligny, dans le Jura, ne cache pas « qu'on fait déjà la gymnastique entre les marques. Ce qui se fait d'habitude en fin de saison. Et la neige n'est pas encore tombée... »
Visiblement, les chutes de neige du mois dernier en Allemagne et Autriche n'ont pas arrangé les affaires. Le peu de marge de manœuvre dont on disposait en France a donc franchi le Rhin.
« D'habitude, on se dépanne entre garagistes lorsqu'un de nous est en galère mais là ce n'est plus possible », poursuit le responsable de Pneu Service à Pontarlier. « On a déjà des ruptures aussi bien pour les voitures que pour les poids-lourds. Et c'est pareil pour les jantes ! »

www.estrepublicain.fr - Ianis MISCHI  - 06/11/2009


Le recyclage industriel en pôle

Après le Pôle mondial de l'eau, c'est le projet Ecoravia à Toul qui se porte candidat pour devenir un pôle de compétitivité dédié au recyclage industriel.


Le gouvernement a annoncé, pour la fin 2009, la création de nouveaux pôles de compétitivité, en remplacement des moins performants lancés il y a trois ans. La Lorraine, qui en accueille déjà deux (Matéralia et Fibres Grand Est), en propose deux nouveaux. Le premier, le pôle mondial de l'eau, est interrégional et réunit l'Alsace et la Lorraine (lire RL de mardi).

Le second, baptisé Ecoravia recyclage, prendrait forme dans le Toulois et s'appuie sur le projet de revitalisation du site Kleber engagé par Michelin en partenariat avec Sita recyclage, filiale de Suez-Environnement. Le dossier de candidature vient d'être déposé au ministère. Initialement, il s'agissait de créer un campus industriel sur le site de Toul s'appuyant sur des activités de déconstruction automobile et des activités de recyclage, le tout complété par une plateforme de recherche-développement. La crise a retardé l'investissement dans ce projet. Les acteurs ont décidé néanmoins d'anticiper et de redéployer le projet en s'engageant dans la création d'un pôle de compétitivité et d'une plateforme d'innovation recyclage. «C'est une opportunité à saisir », assure Olivier Casel, de Michelin, qui peut compter sur le soutien des collectivités et du comité d'aménagement et de promotion de la Meurthe-et-Moselle.
Une opportunité à plus d'un titre. La Lorraine est au cœur d'un tissu industriel européen favorable à l'implantation de cette activité de recyclage.

Développement durable


La région offre en outre un potentiel de recherche et de formation, notamment dans les matériaux et les procédés qui sont les deux piliers des technologies de recyclage. Et puis ce projet «est en cohérence avec le Grenelle de l'environnement », confirme Claude Janin, conseiller scientifique et technique du projet.
Néanmoins, plusieurs autres pôles de compétitivité abordent cette question du recyclage, mais «aucun ne fait de la prévention et de la valorisation des déchets un sujet central », ajoute Olivier Casel. Si la candidature est retenue, Ecoravia pourra lancer le pôle dès 2010 autour d'une plateforme d'innovation recyclage pour le mener à maturité à l'horizon 2013. L'objectif est bien de développer et structurer une filière, d'accélérer l'innovation, d'implanter des entreprises. La présence des acteurs historiques que sont Michelin, très impliqué pour faire oublier l'arrêt de Kleber, et de Sita Recyclage du groupe Suez-Environnement, donne de la crédibilité au projet. Reste néanmoins le plus difficile, démontrer sa viabilité à partir d'un cahier des charges, d'une équipe de pilotage et d'un plan de financement.

www.republicain-lorrain.fr - Bernard KRATZ.  - 25/10/2009


Toul : bientôt un pôle de compétitivité recyclage ?

Initié par Ecorevia, le projet est d'envergure. Il serait implanté sur l'ancien site Kleber.
TOUL.- Après la fermeture de l'usine Kleber en 2007, Michelin s'était engagé à revitaliser le site Kleber, qui a vu le départ de 826 salariés. Initialement, un projet de campus industriel, dénommé Ecorevia, envisageait de développer des activités de déconstruction automobile, de recyclage, et une plate-forme pour la recherche et le développement. C'était avant la crise de l'automne 2008...
Aujourd'hui, Ecorevia réoriente son projet en déposant sa candidature pour la création d'un « pôle de compétitivité et d'une plate-forme d'innovation recyclage ». La réponse de l'Etat est attendue d'ici la fin de l'année.
Piloté par la SIDE Michelin, l'université de Lorraine (INPL) Sita Recyclage et le Capemm, le projet voit grand, avec la Lorraine comme territoire pour les infrastructures et l'Europe comme champ d'intervention !
Implanté dès 2010, avec une montée en puissance jusqu'en 2013, il aura plusieurs objectifs : développer la recherche et l'industrialisation de nouveaux matériaux recyclés et composites, former des scientifiques, ingénieurs et techniciens dans un domaine voué à un bel essort !
La plate-forme d'innovation pourrait être implantée à Toul, au coeur d'une région elle même située à l'épicentre d'un bassin de consommation de 70 millions d'habitants, répartis dans un rayon de 300 km.
Par ailleurs, la Lorraine est réputée pour la qualité de ses formations supérieures (quatre universités, dix écoles supérieures, douze organismes de recherches) qui accueillent 50.000 étudiants et 2800 chercheurs.
La création de ce pôle de compétitivité serait une belle occasion de réunir les talents des uns et des autres.

L'est Républicain - 15/10/2009


Michelin cède sa place de leader mondial

La guéguerre entre Bridgestone et Michelin continue. 2009 voit le retour du manufacturier nippon à la tête du classement mondial des fabricants de pneumatiques devant son éternel rival, Michelin. Selon la bible du pneumatique mondial Tire Business, qui vient de publier son dernier classement, Bridgestone a réalisé en 2008 un chiffre d'affaires de 23,4 milliards de dollars, contre 22,8 milliards de dollars pour le manufacturier français.

On retrouve en numéro trois l'américain Goodyear, avec 18,5 milliards de dollars. A eux trois, ces fabricants représentent 46 % du marché mondial. Loin derrière, se situent l'allemand Continental et l'italien Pirelli qui affichent respectivement 8 et 9 milliards de dollars de chiffres d'affaires.

www.usinenouvelle.com - Geneviève Colonna d'Istria - 21/09/2009


Les salariés de l'automobile «s'emparent» de la Bourse

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                                          Les manifestants ont passé les cordons de sécurité pour s'installer devant la Bourse.

Le message a été tagué sur une des colonnes du Palais de la Bourse à Paris : «Goodyear en force». Ce jeudi matin, des salariés de l'automobile, 1700 selon la police, 6000 selon la CGT, ont défilé à Paris pour dénoncer devant la Bourse la «logique financière» des groupes industriels du secteur qui licencient face à la crise.
Dans le cortège, des employés de PSA, Michelin, Continental, Delphi, Valeo ou encore Goodyear mais aussi de nombreuses personnalités politiques telles Olivier Besancenot (NPA), Cécile Duflot (Verts), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), Arnaud Montebourg (PS), Maxime Gremetz (PCF) ou encore Georges Sarre (MRC).

Le palais Brongniart symboliquement assiégé


Malgré le dispositif policier chargé d'encadrer le cortège, des salariés ont réussi à franchir les barrières protégeant le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris, et se sont massés sur ses escaliers, brandissant fièrement des pancartes disant «stop aux licenciements boursiers» ou «non au chômage partiel».

Quelques participants ont lancé des oeufs sur les forces de l'ordre protégeant l'Autorité des marchés financiers, face à la Bourse.

La manifestation, une initiative revendiquée comme venant de «la base», était soutenue par les fédérations CGT métallurgie et chimie mais le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, n'y a pas participé.

«150.000 emplois supprimés dans la filière automobile, le pognon aux actionnaires, tout ça au nom de la crise, on ne peut le tolérer», répétait au micro un responsable CGT.

«Y'en a ras-le-bol de ces guignols qui licencient et empochent les profits», reprenait la foule de salariés, souvent en tenue de travail, venus de Renault Le Mans ou Cléon, Peugeot-Citroën Aulnay, Ford Blanquefort mais aussi des sous-traitants Freescale Toulouse, Delphi et Valeo.

Les «Conti», dont l'usine de pneumatiques de Clairoix (Oise) est désormais fermée, étaient venus en force réclamer l'«arrêt des poursuites» contre leurs six camarades condamnés à trois à cinq mois de prison avec sursis pour des dégradations commises à la sous-préfecture de Compiègne le 21 avril.

Pour Xavier Mathieu, l'emblématique leader de leur lutte, «on aimerait que nos confédérations fassent quelque chose, la classe ouvrière en a marre d'en prendre plein la gueule».

Même défiance parmi les autres manifestants: «c'est la base des Goodyear qui est à l'origine de ce rassemblement. On en a marre de ces trois journées par an de manifestations intersyndicales et des négociations des confédérations avec le Medef», selon Jérôme Beauvais, ouvrier à l'usine de pneumatiques Goodyear d'Amiens-Nord, où 820 suppressions d'emplois sont prévues.


Michelin : «champion du monde du mensonge»


De nombreux élus locaux ont accompagné le cortège, dont Francis Lec, conseiller général PS de la Somme, pour qui «le déménagement industriel doit cesser».

«Dans quel camp sont les pouvoirs publics?», s'est interrogé Olivier Besancenot.

Des salariés de Michelin portaient un T-shirt traitant leur employeur de «champion du monde du mensonge». «Un cabinet d'experts a montré que le plan de suppression de 1.093 postes n'est pas justifié économiquement, nous nous réservons le droit d'aller en justice», a fait valoir Serge Allegre (CGT de Saône-et-Loire).

Des salariés de General Motors à Strasbourg, où 198 départs volontaires sont programmés, exprimaient le même ras-le-bol: «parallèlement la direction veut 10% de gains de productivité, y'en a marre de cette pression», pour Christophe Sorriaux.

Des représentants de Total, Téléperformance et Thales, également sous le coup de plans sociaux, ont gonflé les rangs de la manifestation.

www.aujourdhui-en-france.fr - AFP - 17/09/2009


Pôle Emploi tente de faire face...

Face à la mauvaise santé de l'emploi en Lorraine, le Pôle Emploi régional tente de renforcer ses actions. Pas facile, surtout dans une région jugée la plus destructrice d'emplois dans l'Hexagone.


103 000 demandeurs d'emplois en Lorraine. La région est la cinquième de l'Hexagone à être la plus touchée après la Franche-Comté, les Pays de Loire, Rhône-Alpes et la Bourgogne. Cerise nauséabonde sur le gâteau, c'est dans notre région que les destructions d'emplois pures sont les plus importantes. "C'est du jamais vu depuis que les statistiques en matière d'emplois existent ! Les emplois détruits aujourd'hui dans le secteur industriel ne reviendront jamais." Dixit Jean Niel, le directeur régional du Pôle Emploi la semaine dernière à l'occasion de la présentation de l'évolution de la situation de l'emploi en Lorraine. Les indicateurs annoncés sont loin d'être optimistes. La durée du chômage augmente, les jeunes sont les plus touchés et les prévisions futures sont loin d'être réjouissantes. "La fin d'année et le debut 2010 risquent encore d'être douloureux." En pleine mise en place de la fusion des équipes de feu Assedic et Anpe, le Pôle Emploi avoue se recentrer sur ses missions premières.

Nouvelles missions


"La situation actuelle a créé une charge croissante sur Pôle Emploi avec des inscriptions en hausse, des sorties en baisse continue sans oublier que l'organisation de notre réseau est en pleine construction." Sans parler des nouvelles missions que doivent aujourd'hui remplir les équipes : prise en charge de l'accompagnement des bénéficiaires du RSA, prise en charge de la convention de reclassement personnalisé (CRP) ou encore la mise en oeuvre du plan de mobilisation pour l'emploi. Le tout dans un climat où le ministère de tutelle jette de l'huile sur le feu. " Il est impératif que Pôle Emploi améliore ses relations avec les entreprises. En cette période de crise, il ne serait pas convenable que les employeurs cherchant à embaucher ne puissent bénéficier du service public. Aujourd'hui 15% des appels provenant des chefs d'entreprises ne reçoivent pas de réponse dans un délais suffisants. C'est autant d'emplois qui ne sont pas pourvus. Il faut un vrai changement dans les semaines à venir, n'hésite pas à lancer Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'Emploi. Les équipes régionales de Pôle Emploi n'ont pas fini de s'investir.

www.tabletteslorraines.fr - Emmanuel Varrier - 17/09/2009


Michelin envisage des acquisitions en Asie

FRANCFORT - Le fabricant de pneumatiques Cie Générale des Etablissements Michelin a déclaré mardi qu'il envisageait des acquisitions pour réaliser son objectif de doubler ses parts de marché en Asie d'ici cinq ou six ans.
Michelin ne dispose pas de la capacité industrielle nécessaire pour profiter d'une éventuelle hausse de la demande de pneus en Asie, a déclaré Jean-Dominique Senard, l'un des trois gérants de Michelin, à un petit groupe de journalistes mardi.
Il a ajouté que ce manque de capacité sur les marchés asiatiques constituait un handicap, et que Michelin devait donc accroître sa présence physique sur ces marchés. Il a souligné que le groupe travaillait à des projets d'expansion de sa capacité en Chine, au Brésil et en Inde.
Les pays asiatiques ont été relativement moins touchés par la crise économique que d'autres régions du monde, a-t-il observé. Michelin pense pouvoir accroître "significativement" ses parts de marchés sur certains segments du marché chinois, a-t-il ajouté.

www.easybourse.com - David Pearson - 16/09/2009


Le Bibendum sanctionne

Répression . Cinq licenciés pour « faute lourde » après avoir détérioré un panneau devant le siège.


Michelin, numéro un mondial du pneu, prend l'habitude de rouler sur ses salariés. Le Bibendum a confirmé cet été son penchant pour la répression. En juin, sept délégués syndicaux (quatre CGT et trois SUD) ont été assignés en justice pour le blocage de l'usine de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), la plus touchée par la restructuration. En juillet, sur le même site, deux employés qui refusaient de travailler ont écopé de « sanctions disciplinaires ». Les 3 et 4 septembre, la direction a encore durci le ton en licenciant cinq personnes pour « faute lourde », après leur participation à une manifestation houleuse et à la séquestration de quatre cadres pendant six heures. Soit treize sanctions uniquement pour l'établissement de Montceau-les-Mines. « On dirait qu'ils sont revenus à leurs méthodes des années 1970 ! » lance Serge Allègre, délégué CGT du site. Un rassemblement de soutien a lieu ce matin, à 10 heures, devant l'usine.

Les faits reprochés aux cinq licenciés remontent au 24 juin et au 21 juillet. Le 24 juin, près de 400 « bibs » étaient à Clermont-Ferrand, devant le siège historique du groupe. Parmi eux, de nombreux employés du site de Montceau-les-Mines, bloqué depuis l'annonce du plan. « À 13 h 30, la direction nous a annoncé qu'elle était prête à revenir sur les assignations en justice des sept syndicalistes de Montceau, raconte Serge Allègre. Mais quatre heures plus tard, ils nous ont dit que le retrait des plaintes était conditionné à l'arrêt de la mobilisation. » Ce marché de dupes met le feu aux poudres. Les syndicats refusent et une poignée de salariés défoncent alors un panneau en tôle marqué d'un « Bienvenue chez Michelin ».

Le 21 juillet, quatre cadres de Montceau-les-Mines, dont le directeur du site, ont été retenus jusqu'à minuit. Les syndicats réclamaient alors la levée des sanctions disciplinaires prises à l'encontre de deux employés qui refusaient de travailler. Le lendemain, à la sortie d'une réunion de médiation, la direction et les pouvoirs publics lancent un appel au calme. « C'est ce que nous voulons également, la médiation a permis d'apaiser le climat et nous sommes plutôt optimistes pour la suite », déclarait alors Alexandre Piazzolla, délégué SUD. Le 31 juillet, au cours d'une AG, les syndicats ont donc relayé l'appel au calme auprès des salariés. « Mais le même jour, cinq d'entre eux ont reçu des lettres de mise à pied conservatoire ! » s'insurge Serge Allègre. Identifiés grâce aux images des médias, comme les six ouvriers de Continental récemment condamnés, les cinq « Bibs » ont été licenciés les 3 et 4 septembre. En cause, leur participation à la séquestration des cadres et à la destruction du panneau.

Signe de la tension dans l'entreprise, les négociations sur le plan de départs volontaires et les mesures d'accompagnement social pour les usines de Tours et de Montceau-les-Mines ont achoppé. Les syndicats avaient posé comme préalable aux négociations un engagement sur « aucun licenciement sec », en accord des déclarations initiales de la direction. « Michelin affiche de grands principes, mais quand il s'agit de les appliquer, il n'y a plus personne », affirme le délégué central CGT, Michel Chevalier.

Au total, la restructuration prévoit la suppression de 1 093 postes dès 2010, assortie d'un plan de 1 800 départs

volontaires. Les sites touchés seront Montceau-les-Mines (477 postes sur 1 400), Tours (Indre-et-Loire, 340 postes sur 1 300), ainsi que Noyelles-lès-Seclin (Nord, 276 postes), dont la fermeture est prévue. Un premier rapport du cabinet d'experts mandaté par le CE a conclu que le plan « ne se justifie pas économiquement ».

www.humanite.fr -  Mehdi Fikri - 11/09/2009



Un ex-salarié de Kleber se suicide

Un ex-salarié de l'usine Kleber-Michelin, à Toul, s'est suicidé la semaine dernière et la CGT s'inquiète qu'il s'agisse d'une conséquence de la fermeture de l'entreprise. L'ancien employé à la maintenance avait connu plusieurs postes depuis son départ de Kleber. «Dans le dernier, il se retrouvait sur la route tout le temps, explique Guy Pernin, un ancien collègue du défunt, ancien délégué syndical de l'entreprise. Chez Kleber, il avait choisi de travailler le week-end pour rester en famille la semaine. »
La direction de Michelin a pris contact avec la famille. Elle assure que le suicide relève de raisons personnelles. «Tout ne vient pas de Kleber, ajoute Guy Pernin, mais Kleber y est pour quelque chose. » Il voit là un ensemble de facteurs, qui pourraient mener à d'autres drames. «J'en ai parlé lors d'un comité de suivi, en présence du sous-préfet de Toul, ajoute le syndicaliste. Il faut faire attention aux anciens salariés. Nous sommes tout près de la catastrophe. »
Kleber-Michelin a fermé en décembre dernier, supprimant 826 emplois : 125 emplois ont été proposés en mobilité interne, 160 ex-salariés ont retrouvé un poste. Mais il reste encore de nombreux salariés en ateliers de transition professionnelle. Leur reconversion, réussie ou non, devrait s'achever en février prochain.

www.republicain-lorrain.fr - JB - 12/09/2009


SIPH : chute de 85% du bénéfice net semestriel

SIPH a vu son résultat net part du groupe chuter de près de 85% à 2,2 millions d'euros au cours du premier semestre 2009. Son chiffre d'affaires a reculé de 24,3% à 83,7 millions d'euros.

Le numéro deux africain des producteurs de caoutchouc naturel, dont Michelin détient notamment 20% du capital, précise que son chiffre d'affaires portant sur le seul caoutchouc cède 21,8% à 72,1 millions d'euros. Le groupe indique que 'les cours [du caoutchouc naturel] du premier semestre, exprimés en euros, ressortent de 42 % inférieurs à ceux constatés un an plus tôt. Le cours moyen au 1er semestre 2009 s'établit ainsi à 1,07 euro/kg (1,43 US$/kg) contre 1,83 euro/kg (2,80 US$/kg) un an auparavant.'

A l'inverse, la production en volume a gagné 6,4% sur un an à 53,2 milliers de tonnes, notamment suite à l'acquisition de CRC au Libéria.

SPIH précise que son résultat opérationnel se replie de 82% à 5,7 millions d'euros. La marge opérationnelle s'établit donc à 6,8%, contre 28,6% un nan plus tôt.

En guise de perspectives, SIPH note que la tonne de caoutchouc naturel (SICOM 20) s'est récemment redressée à 1,26 euro/kg en août. Il entend maintenir sa production 2009 au niveau de celle de l'année précédente, tout en préservant son cash dans un contexte de prix toujours qualifié de 'peu favorable.' 

www.boursorama.com - 01/09/2009


Négociations « à l'amiable » pour les 211 épinglés du Liechtenstein...

En mars, notre journal révélait que trois entreprises françaises Michelin, Adidas et Elf étaient soupçonnées d'avoir fait transiter d'importantes sommes d'argent dissimulées au fisc au moyen de fondations installées au Liechtenstein. Les services de Bercy avaient saisi la justice quatre mois plus tôt. Au lendemain de nos révélations, le parquet de Paris ouvrait une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale ».
Elle est toujours en cours.
A l'époque, nous évoquions aussi l'existence d'une liste de personnes physiques susceptibles d'avoir fraudé le fisc. Regroupés autour de 61 groupes familiaux, les 211 noms figurant sur cette liste ont été transmis au Service national des enquêtes judiciaires (SNDJ), dépendant de Bercy, et dont les agents disposent de pouvoirs d'investigation élargis. Que sont devenus ces douteux contribuables ? Risquent-ils d'avoir à passer devant la justice ? La réponse est tombée cet été, de la bouche même du ministre du Budget Eric Woerth : non.
Interrogé par la commission des Finances de l'Assemblée nationale le 22 juillet, le ministre a affirmé pouvoir livrer « un bilan presque définitif » de l'ensemble des investigations menées par ses services. Sur les 61 groupes de personnes physiques, deux concernaient « des personnes décédées », 20 autres étaient « composés de non-résidants », quatre « n'ont fait l'objet d'aucune transmission ultérieure d'informations ».

Pas de poursuites judiciaires


« Sur les 35 groupes restant, 12 ont pu justifier de leur situation et 19 ont été régularisés », affirme le ministre du Budget. Un groupe ayant « rompu ses contacts avec l'administration », Eric Woerth promet de « le poursuivre ». Qu'il s'agisse des entreprises ou des particuliers, le montant des régularisations porte au total sur 33 millions d'euros. Le ministre est formel : « Près de 90 % de ces sommes sont liées aux trois dossiers que nous avons transmis au parquet », ceux qui concernent Adidas, Michelin et Elf. Par déduction, le montant des fraudes réalisées par les particuliers se limiterait donc à 3,3 millions d'euros, ce qui paraît bien modeste.
Sur les 211 personnes physiques figurant sur la liste noire du Liechtenstein, aucune ne fait en tout cas l'objet, à l'heure actuelle, de poursuites judiciaires. « Le but est plutôt d'engager la discussion avec eux et de leur proposer une solution de retour, sans quoi ils ne rapatrieront pas leurs fonds », avait expliqué Eric Woerth à ses collègues parlementaires. Commentaire ironique d'Henri Emmanuelli : « On a quand même du mal à expliquer à des contribuables qui ont 800 € de revenu mensuel et qui se voient poursuivis pour une dette de 200 € que certains parviennent à négocier des pénalités portant sur des dizaines de millions ! »

www.leparisien.fr - Elisabeth Fleury - 31/08/2009


Kleber : du pneu à la ferraille

A la suite de la fermeture de l'usine de pneumatiques, un appel d'offres international a été lancé auprès de différents ferrailleurs pour évacuer tout ce que le groupe Michelin ne souhaitait pas garder. Une société hollandaise a remporté le marché et organisé une vente aux enchères. Plusieurs entreprises se sont montrées intéressées. Actuellement, des ouvriers indonésiens sont à pied d'œuvre pour démonter cinq machines, destinées auparavant à la confection de pneus.

L'Est Républicain - 08/08/2009


Michelin confirme un projet d'investissements en Inde...

PARIS (Reuters) - Michel Rollier, gérant du fabricant français de pneumatiques Michelin, confirme samedi que son groupe veut investir en Inde.

The Economic Times écrivait vendredi que Michelin prévoyait d'investir jusqu'à un milliard d'euros en Inde sur dix ans.

"Ce n'est pas du tout une révélation (...) Nous sommes en négociation depuis plus de six mois avec les autorités (indiennes) (...) On peut espérer que l'usine démarre dans, mettons, trois ans", a déclaré Michel Rollier sur Europe 1.

Prié de confirmer la somme d'un milliard d'euros d'investissements, il a dit qu'une grosse usine, ce n'était pas loin de ça" et a évoqué environ 1.500 emplois créés, "chiffre à confirmer".

En octobre 2008, le groupe avait indiqué qu'il était en négociations avancées pour l'achat d'un terrain en vue de la construction d'une nouvelle usine de pneus poids lourds et des pneus pour engins de génie civil en Inde.

Le groupe français a annoncé mercredi un plan de départs volontaires sur trois ans concernant 1.800 salariés en France. Dans les sites de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), Joué-les-Tours (Indre-et-Loire) et Noyelles-lès-Seclin (Nord), 1.093 postes seront supprimés.

www.nouvelobs.com - Benjamin Mallet et Guy Kerivel - 21/06/2009

Michelin en Inde...

Le géant français du pneumatique Michelin, qui vient d'annoncer la suppression de près de 1.100 postes en France, pourrait investir plus d'un milliard d'euros sur dix ans pour une usine en Inde, a affirmé hier un journal indien. Le groupe n'a pas confirmé ce montant, mais a rappelé avoir annoncé l'an passé vouloir investir en Inde pour y monter une usine. Citant une source « directement impliquée » dans cette éventuelle opération, le quotidien The Economic Times écrit que Michelin cherche à obtenir du gouvernement indien son feu vert pour « acquérir 100% d'une nouvelle société, Michelin India Tamil Nadu Tyres, mise sur pied en avril 2009 » dans le sud-est du pays. Le numéro un mondial du pneumatique négocie avec le gouvernement régional du Tamil Nadu (sud-est) pour trouver un terrain à sa future unité de fabrication, qui pourrait créer entre 1.500 et 2.000 emplois en Inde.
L'Est Républicain - 19/06/2009


Michelin cherche 1.800 départs volontaires

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                                                  A Noyelles-lès-Seclin, près de Lille, Martine Aubry s'est entretenue
                                                      avec les employés de chez Michelin dont l'usine sera fermée. 
 
Le groupe va fermer l'usine de Seclin et redimentionner Tours et Montceau. Il vise « zéro licenciement », en proposant 495 retraites anticipées et 598 reclassements internes.
Dégager des postes dans tous les établissements avec un plan de départs volontaires sur trois ans de 1.800 personnes ouvert dès septembre, comme les pratiquent déjà des groupes comme Renault et PSA Peugeot Citroën, et améliorer rapidement la compétitivité de l'outil de production en France avec l'objectif « zéro licenciement ».
C'est la double annonce faite hier par la direction de Michelin à ses partenaires syndicaux convoqués au siège du groupe à Clermont-Ferrand.
L'essentiel bien sûr s'est concentré sur la réorganisation du dispositif industriel qui va entraîner 1.093 suppressions d'emplois d'ici la fin de l'an prochain : 276 à Noyelles-lès-Seclin (Nord), près de Lille où l'usine sera tout simplement fermée - à la stupéfaction générale hier comme l'a été celle de Kléber-Toul il y a 6 mois, 340 (sur 1.300) à Tours où va s'arrêter l'activité mélanges de gomme, et 477 (sur 1.400) à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) qui va perdre ses pneus tourisme.
Spécialisation

Michelin explique vouloir renforcer la spécialistion de ses sites de production en consacrant Montceau-les-Mines aux pneux de génie civil et aux mélanges de gomme pour l'Europe avec un investissement de 50 millions d'euros, Tours aux pneus technologiques pour poids lourds avec un plan de modernisation de 15 millions supplémentaires, et Cravanches, près de Clermont-Ferrand aux pneus très haut de gamme dont une partie est encore fabriquée à Seclin.
Les Kléber pas concernés

« L'objectif de Michelin est de mettre en œuvre cette réorganisation sans aucun licenciement », insiste la direction. Elle estime pouvoir y parvenir grâce à 495 départs anticipés en retraite et à 598 reclassements sur des postes qui se libèreront ou se développeront dans l'ensemble des usines françaises grâce au turn over des départs naturels et au plan de départs volontaires. Les ouvriers du Nord seront aussi encouragés à accompagner leurs machines et à rejoindre le site auvergnat.
« On a eu la garantie de Michelin que les 116 Kléber Toul partis rejoindre d'autres usines du groupe ne seront pas concernés, pas plus que les ex-Michelin Poitiers, par tout ce plan de mutations », assure Guy Pernin, le leader syndical CGT de Toul.
Michelin accompagne l'annonce de ces grandes manœuvres au sein de son dispositif industriel d'un renforcement de son pôle recherche et développement avec un investissement de « plus de 100 millions d'euros » pour son centre mondial basé au cœur de la capitale auvergnate où travaillent 11.800 personnes sur 25.000 en France. Et assure vouloir « embaucher environ 500 personnes par an dans les trois années à venir pour assurer le renouvellement naturel de ses équipes ».
Des promesses qui n'ont tranquillisé personne. L'ensemble du monde syndical a aussitôt exprimé ses craintes d'inévitables licenciements que le plan industriel allait nécessairement générer. Tandis que le gouvernement s'est dit « préoccupé » par les suppressions d'emplois, assurant par la voix du secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez qu'il allait se mobiliser pour « éviter que qui que ce soit reste au bord de la route ».

L'Est Républicain - Jean-Louis DENES - 18/06/2009


Michelin. 1.500 emplois en sursis ?

Selon Le Monde, Michelin prévoit un plan social portant sur la suppression de plus de 1.500 emplois en France. Deux sites seraient particulièrement visés: La Roche-sur-Yon (670 emplois) et Roanne (900 emplois). Le site morbihannais de Vannes serait épargné. La direction du groupe, qui n'a ni démenti ni confirmé cette information, s'est contentée de souligner que «les chiffres et les sites visés par Le Monde sont inexacts». Il n'en reste pas moins que comme Goodyear, Continental, ou Pirelli, Michelin souffre des effets de la crise de l'ensemble du secteur automobile. Depuis plusieurs mois, les fabricants de pneus multiplient les suppressions d'emploi.

Licenciements en cascade


En mars, c'est l'allemand Continental qui a créé le choc en annonçant la fermeture de l'usine de Clairoix (Oise), qui comprend 1.120 salariés. L'annonce a provoqué la colère des salariés, qui avaient accepté en 2007 un retour aux 40heures hebdomadaires contre une promesse de maintien de l'emploi jusqu'en 2012. Mi-mai, l'équipementier a accordé un sursis jusqu'à fin 2010 à son usine allemande de Hanovre. Le 26mai, l'américain Goodyear a annoncé le licenciement de 820 personnes sur 1.400 dans son usine d'Amiens-nord. De son côté, Pirelli a aussi prévu une «rationalisation des structures productives et des équipes en Europe». Il a d'ailleurs officialisé lundi la fermeture de son usine de Manresa, en Catalogne, avec le licenciement d'ici 2010 de ses 491 salariés. Aux Etats-Unis, le japonais Bridgestone va arrêter des productions à LaVergne (Tennessee) et Michelin fermer une usine à Opelika (Alabama, 1.000 salariés). Le groupe français avait arrêté fin 2008 son usine Kleber de Toul (826 salariés), et annoncé la fermeture fin 2009 d'un site de production à Turin (700 salariés).

www.letelegramme.com - 17/06/2009


Mille emplois sur la sellette : les «Bibs» tremblent

Le groupe Michelin s'apprêterait à supprimer entre 1 000 et 1 500 emplois en France. Les sites touchés seront précisés aujourd'hui. La CGT dénonce «un effet d'aubaine» de la crise.

La direction du groupe de pneumatiques Michelin doit rencontrer aujourd'hui les syndicats de salariés. Ceux-ci, les «Bibs» comme on les surnomme en référence à la célèbre mascotte de Michelin Bibendum, ont appris pour la plupart la nouvelle hier, vers 13h, alors qu'ils quittaient leur service ­ ils travaillent en trois-huit. Un millier de suppressions d'emplois seraient dans les cartons de la direction.
Selon Le Monde, Michelin prévoit un plan social «portant sur la suppression de plus de 1 500 emplois en France » et deux sites seraient plus particulièrement visés : La Roche-sur-Yon (Vendée, 670 emplois) spécialisé dans les pneus haut de gamme et Roanne (Loire, 900 emplois) spécialisé dans les pneus poids lourds. La direction, qui n'a ni démenti ni confirmé cette information, s'est contentée de souligner que « les chiffres et les sites visés par Le Monde sont inexacts », et se prononcera aujourd'hui.
Selon Alain Couderc (CFDT), «plusieurs rumeurs circulent, certaines allant jusqu'à 3 000 suppressions d'emploi, mais rien n'est confirmé». «On s'y attendait depuis un certain temps sans en connaître l'ampleur », a pour sa part déclaré un représentant de la CGT selon lequel d'autres sites de production pourraient être concernés par un plan éventuel, comme Le Puy-en-Velay (Haute-Loire), Tours (Indre-et-Loire) et Vannes (Morbihan).

«La crise a bon dos»


Le site internet du quotidien régional La Montagne indique de son côté que les usines de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et Lille seraient aussi visées par les restructurations. Le siège de Clermont-Ferrand, où travaillent 11 800 salariés, échapperait à la coupe sombre.
«La crise a bon dos, tout ça était déjà prévu avant, on ne sait pas dans quelle mesure la crise aggrave les choses », a souligné Michel Chevalier (CGT), délégué syndical central. Le ministre du Travail Brice Hortefeux, conseiller régional d'Auvergne, a répliqué qu'il n'y avait pas «d'effet d'aubaine » par temps de crise de la part du Michelin.
Lors de l'assemblée générale des actionnaires, le 15 mai, Michel Rollier, patron du groupe, avait répété qu'il n'y avait «pas de décision de plan social en France aujourd'hui ». Touché de plein fouet par la crise de l'automobile, le groupe avait jusqu'à présent répondu aux baisses d'activité par des mesures de chômage partiel. A l'étranger, il va fermer une usine aux États-Unis et un site en Italie, tandis qu'il a arrêté fin 2008 son usine Kleber de Toul.
Michelin a pour ambition depuis plusieurs années de se «muscler à l'ouest », en améliorant sa productivité, et se «développer à l'est» et en Asie, marchés en forte croissance.

Républicain Lorrain - 17/06/2009

Plan social - Et maintenant, Michelin...

Les restructurations dans la filière automobile ne sont pas terminées... Michelin  annoncera le 24 juin un plan de suppression de plus de 1.500 emplois en France pour faire face à la baisse de production de pneus, écrit Le Monde. Les sites de La Roche-Sur-Yon (Vendée) et de Roanne (Loire) seraient dans le collimateur de la direction, tandis que Clermont-Ferrand, berceau du groupe plus axé sur la recherche et le développement que sur la production, devrait être moins touché, précise le quotidien dans son édition datée de mercredi.

La direction de Michelin a indiqué que "les chiffres et les sites visés par Le Monde sont inexacts", disant vouloir attendre une rencontre avec les syndicats mercredi, avant un comité central d'entreprise (CCE), prévu le 24 juin. Selon Le Monde, deux sites de production seraient plus particulièrement visés par ces suppressions d'empoi : La Roche-sur-Yon (camionnette, poids lourd) et Roanne (haut de gamme).

Interrogé sur ces suppressions d'emplois attendues, le secrétaire d'Etat Laurent Wauquiez tenu à rassurer : "On va essayer de regarder ça, de voir clairement avec les équipes de Michelin les postes auxquels ils ont pensé, les territoires qui sont touchés et comment surtout on peut travailler au reclassement". Le secrétaire d'Etat a par ailleurs refusé d'évoquer d'éventuelles mesures concrètes, argaunt du fait qu'il fallait "attendre d'avoir les chiffres". Et d'ajouter : "C'est suffisamment grave et important parce qu'il y a des personnes concernées avec leur job pour qu'on ne fasse pas des déclarations sur le pouce juste sur la base à ce stade d'informations non confirmées."

"Rien n'est confirmé"


"Le 9 juin, lors d'un comité du groupe, nous avons posé la question de savoir si un plan social était en préparation et la direction n'a apporté aucun démenti", a déclaré au Monde Sakir Ali Mandjee, délégué syndicat Sud chez Michelin. Selon le quotidien, la direction et les syndicats ont négocié début juin un accord de méthode définissant les procédures et les délais en cas de plan social. Un délégué CFDT, Alain Couderc, a déclaré à l'AFP mardi matin que "plusieurs  rumeurs circulent, certaines allant jusqu'à 3.000 suppressions d'emploi, mais que rien n'est confirmé".


Lors de l'assemblée générale annuelle, le 15 mai, Michel Rollier, le gérant du groupe, avait déclaré "qu'il n'y avait pas de décision de plan social en France aujourd'hui". Il avait expliqué aux actionnaires que le groupe donnait la priorité à la gestion des stocks dans le climat actuel. Michelin a accusé une chute de 14,2% de son chiffre d'affaires au premier trimestre à la suite de la contraction de la demande dans le secteur automobile, mais il a maintenu malgré tout son objectif d'une trésorerie positive sur l'ensemble de l'année.

www.tf1.lci.fr - 16/06/2009



Michelin prévoit de supprimer plus de 1000 emplois en France...

Le groupe devrait annoncer cette mesure aux syndicats lors d'une réunion le 24 juin. Les départs se feraient sur la base du volontariat.

Bibendum n'échappe pas à la crise actuelle dans le secteur des pneumatiques. La firme de Clermont-Ferrand pourrait supprimer environ 1000 emplois en France, sur la base de départs volontaires, selon nos informations. Le quotidien Le Monde, indiquait pour sa part ce matin que Michelin se préparerait à annoncer un plan qui impacterait 1500 emplois en France, le 24 juin lors d'un Comité central d'entreprise extraordianaire.

Le groupe, qui possède encore 15 usines en France, réduit déjà mécaniquement le nombre de ses salariés sur le territoire en profitant des départs à la retraite, puisqu'un sur deux n'est pas remplacé.

Demain, les représentants du Comité central d'entreprise devraient se voir remettre l'ordre du jour d'une réunion programmée le 24 juin. C'est alors que Michelin devrait donner aux représentants syndicaux les détails de cette nouvelle réduction d'effectif qui interviendrait 18 mois après l'annonce de la fermeture de son usine Kleber à Toul, qui a entraîné la suppression de 826 emplois. Pour l'heure, la direction se refuse à tout commentaire.

www.lefigaro.fr - Elsa Bembaron - 16/06/2009


Michelin : rumeur de licenciements...

France3 12/13 Auvergne du 16/06/2009

Michelin envisage de supprimer jusqu'à 1 500 emplois en France

Michelin prépare un plan de suppression d'emplois qui, avant d'ultimes négociations, devait aller jusqu'à 1 500 postes en France. L'annonce du chiffre exact, qui devrait toutefois être inférieur, sera faite le 24 juin, lors d'un comité central d'entreprise. La direction a refusé, mardi 16 juin, de commenter l'information. Une réunion des partenaires sociaux de l'entreprise a été convoquée pour mercredi 17 juin. Dans la foulée de cette annonce, le gouvernement a déclaré qu'il allait "voir" avec Michelin les postes et territoires touchés par ces suppressions. Le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, a affirmé qu'il allait étudier "comment surtout on peut travailler au reclassement" des salariés. A la question de savoir s'il connaissait le nombre exact de postes concernés, M. Wauquiez a répondu: "Non, pour l'instant. On vient d'avoir les premiers éléments et on attend d'avoir de plus amples informations."

En fait, la probabilité de suppressions de postes chez Michelin ne fait plus de doute. A l'instar de ses concurrents, le groupe de Clermont-Ferrand fait face à une conjoncture exceptionnellement mauvaise. Après la fermeture de l'usine Continental de Clairoix, qui entraîne le licenciement de 1 120 salariés, et l'annonce, mardi 26 mai, de 820 suppressions d'emplois sur le site Goodyear-Dunlop d'Amiens-Nord, Michelin pouvait difficilement être épargné, même s'il reste plus profitable que ses rivaux.

Dès l'automne 2008, le groupe s'est fait surprendre par la chute des ventes. Les distributeurs de pneus ont stoppé net les commandes, entraînant un gonflement des stocks chez le fabricant. Or une journée de production qui n'arrive pas à être écoulée représente pour le groupe un alourdissement de sa dette de 35 millions d'euros. Aujourd'hui, les usines du groupe en France tournent à 50 % de leurs capacités. Une situation inédite, qui faisait dire au gérant de Michelin, M. Rollier en février : "L'activité du pneu de remplacement ne peut pas rester au niveau actuel, cela signifierait que les gens arrêtent de rouler."

Le problème, c'est que le retour de la croissance se fait attendre. Depuis fin 2008, le groupe a pris des mesures de chômage partiel dans la plupart de ses sites et demandé au personnel de prendre des jours de RTT ou de congés payés, notamment à Clermont-Ferrand, où travaillent 11 800 salariés.

En France, le chômage partiel a touché un tiers des 12 000 salariés des sites de production, pour trois jours par mois. Mais ces mesures se révèlent insuffisantes. Le niveau de stocks était encore "trop élevé" à la fin mars, selon M. Rollier, ce qui justifie une poursuite des réductions de production "essentiellement en avril et mai", prévient-il.

Mais le retour rapide à des niveaux de production d'avant la crise semble difficile à atteindre, d'où les prochaines suppressions d'emploi. "Le 9 juin, lors d'un comité de groupe, nous avons posé la question de savoir si un plan social était en préparation et la direction n'a apporté aucun démenti", explique Sakir Ali Mandjee, délégué syndical SUD chez Michelin.

www.lemonde.fr - 16/06/2009


AMIANTE

Les salariés de Michelin Golbey (Vosges) vont bénéficier des mesures liées au classement amiante de l'établissement à la suite d'un jugement du tribunal administratif de Nancy. Le tribunal a décidé d'annuler la décision du ministre du Travail qui refusait d'inscrire l'usine Michelin d'Épinal (Golbey) sur la liste des établissements ouvrant droit au dispositif de cessation anticipée des travailleurs de l'amiante. Il enjoint au ministre d'inscrire cette usine sur cette liste dans un délai d'un mois, selon la décision rendue mardi.
Michelin a aussitôt annoncé qu'il ferait appel du jugement « qui s'appuie sur des éléments techniques faux », a indiqué une porte-parole à Paris.
Le syndicat Sud Michelin de Golbey, s'est félicité au contraire de la décision qui « correspond à la stricte logique et à la malheureuse réalité de l'établissement de Golbey ». « Il est en effet incontestable, et le tribunal le retient, que les salariés de l'établissement se livraient très régulièrement, jusqu'en 1995, à l'isolation des sas d'entrée de 160 fours et à la confection, à partir d'amiante en vrac, de bouchons destinées à l'étanchéité des tubes de four », indique un communiqué de Sud.
Le jugement souligne aussi que les manipulations d'amiante ont eu lieu « au moins jusqu'en 2006 ».

L'Est Républicain -06/06/2009


Victoire contre l'amiante

Franc3 12/13 Lorraine du 05/06/2009

Les Goodyear dans la roue des « Conti »

Pneumatique . Les employés des deux fabricants ont manifesté ensemble hier à Amiens, contre les 417 suppressions d'emplois sur le site de Goodyear.


Dans la foule, près de l'épais feu de pneus, une vanne circule entre les employés de Continental : « Hey, les Goodyear ! Quand ils crament, ils sentent encore plus mauvais que les nôtres, vos pneus ! On doit pas avoir la même gomme ! » « Continental et Goodyear sont des concurrents directs, explique Sébastien, trente ans, agent de maîtrise chez "Conti". Mais dans les faits, les salariés sont tous du même côté. Le mauvais. » Hier matin, les employés de l'usine de Continental Clairoix ont rallié le site de Goodyear Amiens, bloqué pour la journée. « Conti » et Goodyear confondus, 1 500 à 2 000 personnes étaient réunies pour une manifestation, de la zone industrielle à l'hôtel de ville, afin de protester contre la suppression de 817 postes à l'usine d'Amiens, qui en compte 1 400.

Un groupe de « Conti » en tenue de travail noire ouvre la voie sur la rocade. Deux mois et demi de lutte, et une prime de 50 000 euros à l'arrivée : forcément, leur lutte apparaît comme le modèle à suivre. Et, justement, les « Conti » se disent volontaires pour exporter leur savoir-faire. « Nous, on s'était basés sur le plan social à Kleber Toul pour négocier et on a fait mieux, poursuit Sébastien. On espère que les salariés de Goodyear s'appuieront sur la "jurisprudence" que nous avons créée, et qu'ils feront mieux à leur tour. » « Une demi-heure après l'annonce du plan social, ils nous ont appelés pour avoir de l'aide. Et on leur a dit OK tout de suite », raconte Sandy, trente-deux ans, membre du comité de lutte. « On va leur donner tous les tuyaux nécessaires, le but étant surtout qu'ils évitent de tomber dans les pièges juridiques », affirme ce confectionneur de chez Continental. Chez Goodyear, une procédure est d'ailleurs en cours concernant les risques psychosociaux. « Nous attaquons sur la manière dont s'y est prise la direction pour annoncer le plan. Nous l'avons appris par les médias ! » déplore Virgilio Mota da Silva, délégué SUD.

« Ils vont tenter de vous séparer »

Mais le principal enseignement de la lutte des « Conti », c'est « la force de l'union », le « tous ensemble ! tous ensemble ! Ouais ! » scandé non-stop. « Chez nous, c'est AG tous les jours, à 14 heures C'est là qu'on prend toutes les décisions, raconte Éric, quarante-deux ans dont vingt-deux à l'usine de Continental Clairoix. « On n'a pas de leçons à donner ! lance de son côté Xavier Mathieu, le désormais fameux délégué CGT de Continental. Mais la pire chose qui peut leur arriver, c'est de se désunir. » « C'est sûr, confirme au micro Mickaël Wamen, son homologue CGT de Goodyear (majoritaire), ils vont tenter de séparer ceux qui bossent sur les pneus agraires et ceux qui travaillent sur le tourisme (seuls concernés par le plan social - NDLR). » Mais pas de doute pour le cégétiste, le tour des « agraires » de Goodyear viendra bien assez tôt : « Ils font ça par étape ! » À Continental, la fermeture du site est prévue pour 2010. « Et à Goodyear, ce sont les mêmes discours, les mêmes chefs mercenaires et les mêmes arnaques ! » poursuit Xavier Mathieu, juché sur un camion-sono.

Il y a quand même une différence entre les « Conti » et ceux d'Amiens : les conditions de travail. « On travaille sur des machines qui ont quarante ans en moyenne ! » affirme un salarié de Goodyear. Une histoire circule même chez les employés d'Amiens-Nord, celle d'un employé de vingt-quatre ans qui a perdu un oeil l'an dernier dans un accident du travail. Mickaël Wamen y fait référence au micro et, dans la foule, Jérémy, qui connaissait le jeune homme, la raconte en détail. « Steve a tenté de remettre un ressort qui avait jailli de sa machine.

Grâce à cette lutte, je me suis découvert

Le ressort s'est détendu d'un coup et sa pince lui est revenue au visage. Je bossais avec lui, il n'est jamais revenu à l'usine depuis », explique ce salarié de vingt-cinq ans qui bosse chez Goodyear depuis cinq ans. « Et faut voir comment je me suis abîmé en cinq ans ! » Relevant sa manche, pour montrer une profonde estafilade : « Je me suis fait ça à l'atelier. Mon chef m'a mis un pansement et m'a renvoyé à mon poste. Quand c'est profond comme ça, et que ça saigne, les employés d'autres usines ont au moins droit à un passage à l'infirmerie, non ? »

Pendant le trajet, les employés de Continental ont collé des autocollants jaunes - ceux qui sont utilisés pour le référencement des pneus - sur les panneaux, les glissières de sécurité, les feux et les voitures. Ils en seraient déjà à 1,5 million de collés à Clairoix, Compiègne, Paris ou Hanovre. « Cela fait long, deux mois et demi de conflit, souligne Sébastien, employé de Continental. Mais franchement, je ne regrette rien. L'entreprise, ça formate, et au début du conflit, je croyais que j'allais me laisser faire sans rien dire. Grâce à cette lutte, je me suis découvert personnellement et idéologiquement. » Son ami Rico poursuit : « On a compris qu'on peut faire de grandes choses quand la base se soulève. » Comme d'autres, il espère un « grand ralliement des "Conti", des Goodyear, des Caterpillar et, partout en France, des autres employés en train de se faire virer ».


www.humanite.fr - Mehdi Fikri - 03/06/2009

120 ans

Ces jours-ci, le groupe Michelin fête 120 ans d'existence. En mai 1889, la société « Michelin et compagnie » s'installe sur une douzaine d'hectares, place des Carmes à Clermont-Ferrand. Elle ne compte alors qu'une cinquantaine d'employés. On connaît la suite... Au fil des décennies, le Bibendum a pris de l'embonpoint.
Aujourd'hui, le premier fabricant mondial de pneumatiques emploie 118.000 salariés, répartis dans 170 pays.
« Depuis ses débuts » peut-on lire dans un communiqué diffusé par le groupe, « Michelin porte la même vision : contribuer à la mobilité des biens et des personnes. Une vision qui est résumée en une signature : une meilleure façon d'avancer ».

Voilà une affirmation qui sera moyennement appréciée par celles et ceux qui ont perdu leur emploi, après la fermeture de l'usine Kleber, comme pour leurs collègues, qui ont été contraints à la mobilité !

L'Est républicain - Michel BRUNNER - 30/05/2009

Kleber : commission d'enquête rejetée

La commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a étudié la proposition de création d'une commission d'enquête sur les conditions de fermeture de l'usine Kleber à Toul.
Après le rapport de l'UMP Yves Albarello, plusieurs députés se sont exprimés : André Chassaigne (PC), Jean-Yves Le Déaut (PS), François Loos et Philippe Morenvillier, député UMP de Toul.
Les députés de gauche ont soutenu la proposition de création d'une commission d'enquête et Jean-Yves Le Déaut a particulièrement insisté sur la perte de nombreux emplois industriels en Lorraine, avec des fermetures à Carling, (Total), à Gandrange, (Arcelor Mittal), Pompey, (Raflatac), ou à Pont-à-Mousson, (Philips).
Il a rappelé la déclaration du Président Sarkozy en 2008, indiquant à Gandrange, que « l'objectif était de garder des usines en France, car un pays qui n'a plus d'usine est un pays qui n'a plus d'économie ».
A propos de Kleber, les intervenants de gauche ont insisté sur le fait que, même si Michelin avait financé le volet social, « il avait plutôt choisi de financer des suppressions d'emplois plutôt que la modernisation de l'unité industrielle et que la fermeture d'une usine de 826 salariés aura forcément des conséquences importantes sur l'emploi local (...). »Des arguments qui n'ont pas convaincu les députés UMP , puisque, souligne Jean-Yves le Déaut, « Philippe Morenvillier a considéré qu'il n'était pas nécessaire de créer une commission d'enquête ». Le résultat du vote, 17 pour, 34 contre, est sans appel. « Néanmoins, la bataille que nous avons menée nous a permis de proposer qu'une mission d'information sur les délocalisations soit créée en septembre » a conclu Jean-Yves Le Déaut.

L'est Républicain - 15/05/2009



Pas de commission d'enquête pour Kleber

Les conditions économiques pour lesquelles Michelin a fermé l'usine Kleber à Toul ne feront pas l'objet d'une enquête parlementaire. Ainsi en ont décidé les membres de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Par 17 voix pour et 34 contre, la proposition a été enterrée. Dans un communiqué, Jean-Yves Le Déaut (PS) déplore la fin de non-recevoir, appuyant sur la possibilité de Michelin de pouvoir moderniser l'outil industriel de Toul à la place de le fermer. La commission des affaires économiques a opté pour la création en septembre prochain d'une mission d'information sur les délocalisations.
Républicain Lorrain - 14/05/2009


Les Kleber et l'agroalimentaire

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Une cinquantaine d'ex-employés Kleber ont participé à une matinée de formation proposée par Inffolor et l'AIAL, présidée par Raymond Frenot, maire de Manoncourt-en-Woëvre et membre du CES de Lorraine.
Une présentation des données socio-économiques et des métiers en tension dans l'industrie agroalimentaire, leur ont appris que ce secteur affiche un chiffre d'affaires de 163 milliards, pour 10.500 entreprises et 412.000 salariés.
85% des produits alimentaires consommés en France sont fabriqués dans l'hexagone, et 13% du budget des ménages sont consacrés, en moyenne, aux dépenses alimentaires, après le logement (25%) et le transport(15%).
Les participants ont ensuite écouté le témoignage de M. Houot, chef d'équipe dans une entreprise spécialisée dans le conditionnement et l'expédition des produits laitiers, avant de découvrir les formations proposées, ici ou là en Lorraine.
Si les ex-Kleber ont apprécié cette demi-journée, qui s'est tenue dans les locaux de la Chambre d'agriculture à Laxou, ils ont également découvert que des " ponts " étaient possibles, entre leur ancien métier et la filière agroalimentaire.
En effet, dans les domaines techniques, comme dans ceux liés à la qualité, à l'hygiène ou au contrôle, des métiers existent et des postes peuvent les intéresser.
L'avis est lancé !

L'Est Républicain - Michel BRUNNER - 14/05/2009


Michelin aide les régions à créer des emplois 

Une filiale du groupe contribue à créer des activités nouvelles là où le fabricant de pneus ferme ses usines ou réduit ses effectifs.


salariés avaient séquestré deux cadres du site. Pour compenser la disparition des 826 emplois de son usine, Michelin s'est engagé à créer jusqu'à 900 emplois.

Le groupe a confié cette mission à une de ses filiales, la Société d'industrialisation et de développement économique (Side) créée par François Michelin en 1990. Son rôle est de favoriser l'implantation d'activités nouvelles. Depuis, sa mission s'est étendue à la revitalisation des territoires frappés par des fermetures d'usine ou des réductions d'effectifs décidées par Michelin. «Les missions consécutives aux opérations de restructurations ne représentent que 20 % de notre activité», tempère Bernard Bouchard, directeur de la Side.

À Toul, c'est Michelin qui a convaincu Sita, filiale de traitement de déchets de Suez Environnement, de venir à Toul. Elle devrait créer une centaine d'emplois grâce à un projet de valorisation des matières premières contenues dans les pneus. «Le soutien aux entreprises locales existantes qui souhaitent se développer est le plus efficace», souligne Bernard Bouchard. Cette action a le mérite de permettre à des régions d'entretenir une dynamique économique après la disparition d'un grand employeur.

Création de 500 emplois


Mais «il ne faut pas créer l'illusion qu'une revitalisation va créer des emplois pour ceux qui sont licenciés, explique Michel Ghetti, président du cabinet de conseil France Industrialisation & Emploi. L'adéquation entre les emplois créés et ceux supprimés dépasse rarement les 25 %». En outre, il faut du temps pour que la revitalisation porte ses fruits, au moins deux ans.

À Poitiers, en 2006, la fermeture de l'usine Michelin s'était soldée par la suppression de 420 emplois : il y avait eu 111 licenciements et les autres salariés avaient été en majorité reclassés à Tours. La Side, là aussi, était entrée en scène. Bernard Bouchard estime qu'elle a contribué à créer 500 emplois. « Nous avons apporté une aide financière directe à 23 entreprises, précise-t-il. Et nous en avons rencontré environ soixante qui se sont développées sans notre aide. » La Side a contribué à l'installation du centre d'appels de Carglass à Poitiers, avec 200 embauches à la clé. La filiale de Michelin a aussi accordé des prêts de l'ordre de 5 000 euros pour aider à l'embauche d'un ou deux salariés. L'encours total de ses prêts en France s'élève à 8,2 millions d'euros.

D'autres entreprises ont bénéficié d'une aide technique de Michelin. C'est par exemple le cas d'Eco et mobilité, petite entreprise qui a conçu un véhicule électrique. «Son équipe a été reçue pendant une journée dans notre centre technique, raconte Bernard Bouchard. Michelin les a aidés à mettre au point des dispositifs de liaison au sol. Cela leur a permis d'économiser six à douze mois de recherche.»

www.lefigaro.fr - Elsa Bembaron - 04/05/2009


Les organisations patronales appellent au respect de la loi, mais les entreprises hésitent à porter plainte

Le patronat s'inquiète des séquestrations de chefs d'entreprise qui se succèdent depuis un mois. Mercredi 8 avril, le Medef, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) et l'Union professionnelle artisanale (UPA) ont même éprouvé le besoin de diffuser un communiqué commun qui dénonce ces débordements.

Tout en exprimant leur compréhension des "souffrances individuelles et collectives" engendrées par la crise, les trois organisations professionnelles trouvent qu'"il ne peut pas être accepté que l'on déroge à la loi". "Cela vaut pour toutes les infractions", écrivent-elles : menaces physiques, atteinte à la sécurité des biens et des personnes, séquestrations.

Le code pénal prévoit vingt ans de réclusion criminelle contre ceux qui retiennent une personne sans son consentement. L'infraction devient un délit en dessous d'un certain délai. Ainsi, dans un conflit du travail, la peine est ramenée à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende si la privation de liberté dure moins de cinq jours.



Mais les condamnations de salariés qui retiennent leur patron restent rares. D'abord parce que ce type d'actions était tombé en désuétude. En outre, certaines entreprises, soucieuses de ne pas envenimer la situation, n'engagent aucune poursuite judiciaire, à l'image de Sony France, dont le PDG et le directeur des ressources humaines avaient été séquestrés le 12 mars pendant une nuit dans l'usine de Pontonx-sur-l'Adour (Landes). "Un dépôt de plainte n'est pas du tout d'actualité, explique une porte-parole. Nous essayons de ramener la sérénité."

La direction de 3M s'est également abstenue de saisir la justice après la séquestration d'un cadre dans le site de Pithiviers (Loiret). Le groupe veut "préserver la qualité du dialogue" et faire en sorte que les discussions amorcées dans le cadre du plan social se déroulent calmement.

De son côté, Caterpillar, dont quatre responsables ont été retenus pendant vingt-quatre heures à la fin mars, n'a pas encore arrêté sa position. A l'heure actuelle, aucune poursuite n'a été engagée. "Mais nous y réfléchissons", précise une porte-parole.

En 2008, le directeur du personnel et des relations sociales et le chef du personnel de Kléber s'étaient tournés vers les tribunaux après avoir été séquestrés pendant quatre jours et trois nuits dans l'usine de Toul (Meurthe-et-Moselle). "Il s'agit d'une démarche à titre individuel que nous comprenons et que nous soutenons", affirme-t-on chez Michelin, le propriétaire du site.

www.lemonde.fr - Bertrand Bissuel -10/04/2009


Michelin : chômage partiel dans 2 usines

Les directions des usines Michelin de Vannes et de Cholet ont annoncé auourd'hui des mesures de chômage partiel, du 26 avril au 10 mai à Cholet et tout le mois de mai à Vannes, a-t-on appris de sources syndicales.

"En moyenne, avec les prises de congés annuels et des RTT, les périodes de chômage partiel représenteront en moyenne 5 jours pour 600 personnes", a indiqué à l'AFP Denis Plard, délégué du personnel CGT à Cholet.

Le personnel sera en formation du 20 au 25 avril, avant la fermeture de l'établissement du 26 avril au 10 mai, selon le syndicaliste. Le site de Cholet emploie quelque 1382 personnes et fabrique des pneus pour camionnettes et 4X4.

A l'usine de Vannes, qui compte 650 salariés, "il n'y aura pas de production de câbles poids lourds au mois de mai, ce qui touchera 525 personnes", a indiqué à l'AFP Grégory Dhaussy, délégué CGT.

Les salariés sont payés à 60% pendant les périodes de chômage partiel, et la CGT réclame le paiement à 100%.

www.lefigaro.fr - 09/04/2009


Kleber vend ses machines aux enchères

Michelin avait donné hier rendez-vous aux ferrailleurs de France et de Navarre. Le manufacturier, propriétaire de l'usine Kleber à Toul, proposait la vente des machines qu'il ne voulait pas récupérer ou qui n'avait pas trouvé preneur.
Dans la salle des enchères improvisée du parc des expositions de Nancy, une dizaine de ferrailleurs français, mais aussi belges, néerlandais et italiens et quelques petits industriels travaillant dans le secteur du caoutchouc. Au total, 350 lots étaient soumis aux feux des enchères, parmi eux des lignes complètes d'extrudeuse. Le commissaire-priseur de la charge Roux Troostwijk a payé de sa personne pour aiguiser les appétits des marchands de ferraille.
Parfois même après avoir divisé par deux ou par trois les mises à prix, des machines n'ont pas trouvé acquéreur, même parmi les soixante internautes de toutes nationalités. «C'est encore trop cher pour nous », glisse David Christians, représentant un gros ferrailleur belge. Quelques entrepreneurs avaient aussi fait le déplacement pour tenter de récupérer des machines spécifiques. A eux de les déménager et de les remettre en conformité. Car tous les équipements vendus n'étaient pas conformes à la réglementation européenne, donc pas utilisables en l'état dans les pays de l'UE.
Après la fermeture de Kleber en janvier dernier, Michelin a déménagé vers ses usines de Roumanie et de Serbie les équipements que la société désirait conserver. D'autres ont été cédés à des industriels. Puis Michelin a vendu à un négociant en ferraille les équipements qui lui restaient sur les bras, à charge pour lui de les écouler. Le commissaire-priseur possède encore un délai de 15 jours pour négocier les invendus de gré à gré. Les enchères se poursuivent donc.

Républicain Lorrain - 09/04/2009


La der de Kléber

                                            Le truculent crieur hollandais, Wim Dieker, a conduit la vente de voix de maître,
                                                                                    sous l'œil de Me Potel 
 

Les biens industriels de Kléber qu'il était possible de vendre et qui ne resserviront plus à Michelin ont été vendus aux enchères, hier, au Parc des Expositions de Nancy.


Il roule les R, comme les galets sur les côtes du Plat Pays qui est le sien, Wim Dieker. « Rrrrrr, rrrrr, rrrretirré ! » Quand on entend le roulement de la langue, il ne reste plus qu'une poignée de secondes pour enchérir.
Au début, les enchères étaient un peu molles. Il faut dire que c'étaient de tout petits lots. Le premier est parti... pour 25 € ! Mais très vite, on est passé aux choses sérieuses, des extrudeuses, des calandres, des portiques, des lignes entières pour le travail à la chaîne. Et là, les prix s'envolent à dix, vingt, trente mille euros. Et voici encore des coupeuses, des enrouleuses, des unités de fabrication entières, des presses, beaucoup de presses, car il en faut pour fabriquer des pneus ! C'est ce qu'il reste de Kléber qui s'en va, après ses salariés, ses machines, du moins celles dont Michelin ne se resservira pas. Car tout n'est pas vendu à l'encan, loin de là...

Un marché difficile


« Kidimil ? Kidimil ? » Wim Dieker, le géant batave emballe la vente avec une faconde qui ressemble à la méridionale. Il plaisante avec ses acheteurs potentiels, dans un sabir international amusant. Au centre de la cinquantaine de clients potentiels qui garnissent la salle des ventes improvisée, Parc des Expositions, hier matin, pendant quatre heures, à partir de 11 h 15, le principal enchérisseur de la vente était un Italien, pour le compte d'un Israélien faisant ses offres par téléphone, faute d'être arrivé à se connecter sur l'Internet. « Twenty five ? No problemo ! » lui lance le crieur. Et il assène un coup de marteau sur la table, qui tressaute sous l'impact.
De chaque côté de la tribune où officiait le crieur, et Me Potel, commissaire-priseur de cette vente volontaire, un écran où défilaient les images des machines, évidemment non transportables... « 200 € ce palan ? Rrrr... rrrr..., rrretirrré ! » Et encore un peu plus tard, voilà un client qui lève deux doigts pour 2.000 €. Wim préférerait plus de doigts et d'euros : « Vous travaillez dans une scierie, ou quoi ? » Pas dans la dentelle de Bruges, Wim Dieker.
Et voilà, c'est dans cette curieuse atmosphère farcesque, bien que ce soit juste l'impression de surface, car tous ces gens sont très sérieux, que s'est déroulé l'ultime épisode de la saga de Kléber à Toul. « Le marché est difficile en ce moment », notait à son issue Me Potel, associée de l'étude Roux-Troostwijk de Paris, spécialisée en ventes volontaires de biens industriels.

Assistance internationale


Une vente à grande vitesse : « Nous avons fait du 120 lots à l'heure. Il y en avait près de 400. » Des enseignements autres à tirer ? « Non. Chaque vente est une alchimie particulière. Mais nous avions fait le maximum pour la réussir avec Internet, des mailings, des publicités et une campagne internationale. » Car, si l'assistance n'était pas nombreuse, elle était internationale, des négociants en métaux bien français, certes, mais aussi des opérateurs belges, allemands, hollandais, anglais, traitant pour le monde entier.
Les lots seront retirés de l'usine pour partir dans toute l'Europe, les Amériques, mais surtout Israël où on a l'air d'avoir besoin de pneus...

L'Est Républicain - Guillaume MAZEAUD - 09/04/2009


Michelin-Kléber : Vente aux enchères ... 

France3 19/20 Lorraine du 08/04/2009

Kleber aux enchères

Tables élévatrices, dérouleurs, presses pneumatiques, coupeuses, portiques, stations de contrôle..., des matériels de l'usine Kleber de Toul seront vendus aux enchères ce mercredi 8 avril.
La vente se déroulera, à partir de 11 h, au parc des expositions de Vandœuvre, en simultanée sur internet.
Une action qui met fin à 40 années d'existence pour cette usine de fabrication de pneumatiques qui employait 826 salariés, dont les portes se sont fermées définitivement le 19 décembre dernier.

L'Est Républicain - 08/04/2009

Le 27 avril

L'implantation de la société Acticall à Toul ne s'écrit plus au futur.
Depuis lundi, deux groupes de seize agents ont pris possession des nouveaux locaux, sur le site de l'usine Kleber.
Par le biais d'un partenariat passé avec le Pôle Emploi, ces trente-deux personnes sont actuellement stagiaires de la formation professionnelle. Elles apprennent le métier de téléconseiller et donneront leur premier appel à compter du 27 avril.
Dans les semaines à venir, de nouveaux groupes vont les rejoindre. D'ici quelques mois, ils seront 126 employés sur la nouvelle plate-forme touloise.
Depuis juillet 2008, les responsables d'Acticall ont rencontré à plusieurs reprises ceux du Capemm et l'Aduan, ainsi que les politiques et les acteurs de l'emploi, pour faire évoluer le dossier.
En remportant récemment l'appel d'offres de Gaz de France, la société, déjà installée à Nancy, montre sa solidité et sa capacité à relever les défis.
Dans le département de Meurthe-et-Moselle , trois mille personnes travaillent désormais dans ce secteur d'activité.

L'Est Républicain - Michel BRUNNER - 02/04/2009

  

Blanchiment de fraude fiscale

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Trois dossiers ont été " transmis à la justice " dans l'affaire de fraude fiscale au Liechtenstein, a confirmé hier le ministre du Budget Eric Woerth. Une enquête préliminaire pour " blanchiment de fraude fiscale " va être ouverte par le parquet de Paris. Cette enquête concerne les groupes Michelin, Total (ex-Elf) et Adidas. Cette affaire intervient alors que le G20 va se pencher sur les paradis fiscaux.
L'Est Républicain - 01/04/2009






Soupçonnés de fraude fiscale...

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                                                                        Le site de l'usine Michelin à Clermont-Ferrand.
                                                                    Le groupe a démenti formellement les informations.

Total, Michelin et Adidas vont faire l'objet d'une enquête judiciaire pour blanchiment via le Liechtenstein.

Trois grands groupes industriels français, soupçonnés de fraude fiscale au Liechtenstein, pourraient faire l'objet d'une enquête judiciaire à la suite de la transmission par Bercy des dossiers fiscaux de Total (ex-Elf), Michelin et Adidas, a-t-on indiqué hier de source judiciaire en confirmant une information du " Parisien/Aujourd'hui en France ".
Mi-décembre, le ministère du Budget a dénoncé au parquet de Paris plusieurs dossiers présumés de fraude fiscale concernant ces trois sociétés et une trentaine de particuliers. Tous ces dossiers sont actuellement à l'étude au parquet de Paris qui n'a pas précisé quand cette enquête serait ouverte.

Deux stations-service


Une vaste affaire de fraude fiscale avait éclaté en février dernier, après que les services de renseignement allemands ont annoncé avoir versé cinq millions d'euros à un informateur pour un CD-ROM contenant les noms de 1.400 fraudeurs présumés. Environ 200 contribuables français étaient soupçonnés d'être détenteurs de comptes bancaires au Liechtenstein susceptibles d'être utilisés à des fins d'évasion fiscale.
Le groupe Michelin a " démenti formellement les informations " du quotidien, précisant n'avoir " aucun compte au Liechtenstein ". Un porte-parole de Total a affirmé que le groupe pétrolier ne possédait aucune fondation au Liechtenstein ni, aujourd'hui, de compte dans ce pays.
" Nous n'avons aucune société ni activité au Liechtenstein, sauf deux stations-service ", a-t-il déclaré.
" Ni le groupe Adidas ni d'autres filiales françaises n'ont été sollicitées par les autorités françaises et leurs services concernés sur les investigations en cours concernant les questions de fraude fiscale. Nous réfutons catégoriquement toute spéculation à ce propos ", a déclaré la directrice du service de presse d'Adidas, Emmanuelle Gaye, se référant à la déclaration officielle du groupe.

Les explications de Woerth


" Nous avons été le plus loin possible, enquêté sur l'ensemble des comptes, régularisé bon nombre de situations et transmis à la justice trois dossiers. La justice a confié au service national de douane judiciaire l'enquête qui, maintenant, est en cours sous un angle judiciaire ", a expliqué Eric Woerth sur LCI. Le ministre du Budget s'expliquait à propos des suites de la découverte en février 2008 d'une fraude fiscale au Liechtenstein impliquant une soixantaine de groupes français.
Dans cette affaire, 64 dossiers ont été examinés, a précisé M. Woerth. " Ce sont des groupes familiaux dans la plupart du temps.
Quelquefois, ce sont des comptes ouverts depuis 20 ou 30 ans, donc il y a autant d'histoires que de comptes ", a-t-il ajouté.
" Quand on regarde uniquement ceux qui sont vivants ou qui sont français, ça fait à peu près la moitié, et sur la moitié aujourd'hui, les deux tiers environ ont régularisé leur situation et un tiers sont en cours de le faire", c'est-à-dire payer l'impôt qui a été édulcoré (...) et en même temps payer les pénalités qui vont avec ".
" Et puis il y a trois dossiers qui (....) dépassaient la compétence du fisc, sur lesquels il n'avait pas le pouvoir d'enquête pour aller plus loin et donc ce sont ces dossiers (...) que j'ai transmis à la justice",a-t-il répété.
Cette information intervient opportunément pour le gouvernement français avant l'ouverture du G20 sur la régulation de l'économie mondiale alors que les paradis fiscaux sont montrés du doigt.

L'Est Républicain - 01/04/2009

Michelin, Elf et Adidas dans le collimateur de la justice

Une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale » va être ouverte par le parquet de Paris. Elle vise des comptes au Liechtenstein détenus par des Fondations liées aux trois groupes français.


L'affaire de fraude fiscale au Liechtenstein, impliquant une soixantaine de groupes français, et portant sur 1 milliard d'euros, vient de connaître un spectaculaire rebondissement. Après plus d'une année d'investigation menée par la Direction générale des finances publiques, le ministère des Finances a passé le relais à la justice concernant trois dossiers « particulièrement sensibles. » Le parquet de Paris a dit, hier à notre journal, s'apprêter à ouvrir une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale » visant les sociétés Michelin, Adidas et Elf Trading, aujourd'hui propriété de Total.


Les autorités déterminées


Avant de saisir la justice, les services de Bercy, ont toutefois résolu plusieurs autres dossiers, certains groupes reconnaissant avoir fraudé et acceptant de régler l'ensemble de leurs dettes fiscales majorées des pénalités et intérêts. Pour ceux-ci, ainsi que pour d'autres qui seraient actuellement en négociations avec le ministère, l'affaire devrait se régler en toute discrétion.
Les responsables de Michelin, Adidas et Elf qui nous ont dit, hier, être très « surpris » vont eux devoir s'expliquer sur les relations qu'ils auraient entretenu avec une kyrielle de fondations bénéficiaires de comptes bancaires au Liechtenstein, en même temps que sur l'utilisation des fonds placés dans ce paradis fiscal. L'enjeu des investigations est important. Car au-delà des trois sociétés concernées, l'enquête pourrait démontrer que les plus grandes sociétés internationales ont recours aux places offshore pour échapper au fisc. Daniel Lebègue, ancien directeur du Trésor, affirme que cette fraude coûte chaque année 10 milliards d'euros à l'Etat français.
A deux jours de l'ouverture du sommet du G 20, où des mesures pourraient être prises contre les paradis fiscaux. Cette affaire montre en tout cas que les autorités françaises sont déterminés à lutter contre la fraude des sociétés comme des particuliers. Avec la perspective pour le ministre des Finances de récupérer entre 10 et 20 milliards d'euros de recettes nouvelles.

www.leparisien.fr - Eric Decouty et Elisabth Fleury - 31/03/2009

Une usine pour rechaper les Michelin

Pneus Bélisle investit 3,9 M$ à Saint-Augustin


Pneus Bélisle a inauguré, hier, dans le parc industriel de Saint-Augustin, sa deuxième usine québécoise de rechapage de pneus avec les technologies Michelin, au coût de 3,9 millions de dollars.

Rechaper, selon le Larousse, consiste à «remplacer ou rénover la bande de roulement d'un pneu usagé». Autrement dit, Pneus Bélisle fait dans la reconstruction de pneus de camions «sur la fesse» et leur offre une autre vie, pour environ le quart du prix.

«Ça peut être bon pour plusieurs vies, des fois deux ou trois vies. Ça permet de réduire les coûts de façon considérable pour les parcs de transport. Un pneu neuf Michelin peut coûter environ 550 $ pour un transporteur. Il peut nous redonner sa carcasse (usagée), on remet une semelle par-dessus. Ça peut lui coûter environ 140 $ pour faire le même kilométrage», a expliqué le président de l'entreprise, Daniel Bélisle.

L'usine, qui embauche 18 personnes, prévoit même augmenter ses effectifs à court terme. « Quand on va tomber dans notre période un peu plus achalandée dans quelques mois, il devrait y avoir un ajout de cinq personnes environ. Présentement, on a environ 11 % ou 12 % du marché de pneus rechapés au Québec, mais avec une deuxième usine (l'autre est à Saint-Jérôme), je crois qu'on sera en mesure d'augmenter ça à tout près de 20 %», a-t-il estimé.

Ouverture


Le choix de Saint-Augustinde-Desmaures s'explique par la proximité de plusieurs clients dans l'est du Québec et par la facilité de transiger «assez remarquable » avec les autorités municipales.

Le maire suppléant était aux anges. «Vous allez vous sentir chez vous, en famille! Avoir choisi la ville de Saint-Augustin, c'est sans aucun doute un grand signe d'intelligence», a lancé à la blague Denis Côté lors d'une réception.

www.argent.canoe.com - Jean-Luc Lavalée - 25/03/2009

« Travailler encore »

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                                                    ... de toutes les générations, réunis dans un même objectif solidaire. 
 

Emploi, pouvoir d'achat, crédit relais... 300 manifestants se sont réunis jeudi matin dans un même objectif solidaire. Beaucoup descendaient dans la rue pour la première fois.

« Tous ensemble, on est tous ensemble. De l'autre côté, il me semble que le patron tremble... » C'est sur ces paroles chantées au rythme des décibels envoyés par des enceintes disposées sur un imposant pneu Kleber que le cortège s'est élancé depuis la gare routière, en présence de bon nombre d'élus du Toulois. Malgré l'animation et l'ambiance musicale style kermesse, les manifestants n'avaient visiblement pas envie de sourire ni de rire, lors de cette deuxième journée de mobilisation. Après celle du 29 janvier.
Les visages étaient graves, à l'image de Claudine venue manifester pour la toute première fois. Vendeuse dans une boulangerie touloise, cette femme de 52 ans confie « je travaille actuellement, mais j'ai bien conscience qu'on peut perdre son emploi du jour au lendemain. En ce qui me concerne, je fais en sorte d'assurer ma retraite même si avec la baisse du pouvoir d'achat, l'avenir n'est pas rose. » La Touloise tient également à insister sur son initiative solidaire, évoquant avec anxiété la situation de son fils de 27 ans « contraint d'avoir suivi la voie de la mobilité et de s'installer dans l'Isère, pour tenter de décrocher un emploi. »
Un peu plus loin, l'image de trois adolescentes venues également manifester pour la première fois, donne tout le sens à cette seconde manifestation, résolument tournée vers le traumatisme du chômage. Abordant sa situation familiale, Camille confie en soupirant : « mes deux parents sont professeurs et on connaît la menace qui pèse actuellement sur cette branche... ».À ses côtés, Aude et Océane opinent du bonnet et lancent « on a peur mais on espère quand même. »

« Retraité floué »


Subitement, sifflets et quolibets se font plus assourdissants. Le cortège vient de s'arrêter devant la permanence du député où figure aussi la photographie de Nadine Morano...
Parmi les manifestants, Alcide exhibe un message « retraité floué ». Depuis six ans, il a rendu son tablier, à l'instar de son épouse ex-aide-soignante à l'hôpital Jeanne d'Arc de Dommartin-lès-Toul. S'il confie « s'en sortir », il aborde toutefois le problème des pensions de retraite et cautionne sa présence parmi les manifestants « pour soutenir également les actifs ». L'homme, âgé de 66 ans, dévoile ainsi la situation de son fils de 35 ans régulièrement en chômage partiel, « avec seulement 800 euros par mois, nous sommes obligés de l'aider pour manger », se désespère le Toulois. Arrivés place des Trois Évêchés, les manifestants se massent autour du jet d'eau, au rythme de « Travailler encore », un texte de circonstance chanté par Bernard Lavilliers.

De l'Alsace à Paris


Juché sur sa bicyclette de fortune, Pascal Lazarus attire l'attention. Depuis lundi, cet Alsacien, marié, père de deux enfants a entrepris un périple qui le mènera jusqu'au palais de l'Élysée, dans l'objectif « de sensibiliser les gens à ma situation, mais aussi à celle de toutes les familles qui vivent le même problème du crédit relais ». Un appel au secours qui lui permet en outre de récolter des dons. En fin de matinée, le cortège, composé d'environ 300 manifestants, fait une ultime halte devant la sous-préfecture. L'occasion pour l'intersyndicale du Toulois et les partis de gauche, à l'initiative de cette journée de mobilisation, de conclure par une prise de paroles. Les organisateurs évoquent notamment « la suppression de milliers d'emploi, la situation de l'Education nationale, la remise en cause de la carte scolaire, des classes RASED, la réforme du baccalauréat... » Un autre intervenant insiste sur les services publics menacés, avant de rappeler, sous un tonnerre d'applaudissements, que « la démocratie, c'est la parole du peuple ».

L'Est Républican - Léa BOSCHIERO et Martine SCHOENSTEIN - 20/03/2009

A Toul, la moitié des salariés de Kléber ont retrouvé une activité

Trois mois après la fermeture de l'usine Kléber, qui employait 826 salariés à Toul (Meurthe-et-Moselle), les derniers chiffres communiqués par les ateliers de transition professionnelle (ATP) mis en place par Michelin font état de 356 personnes ayant trouvé une solution sur les 747 salariés qui se sont succédé en cinq vagues dans le dispositif ATP.

120 personnes ont opté pour la mobilité interne proposée par Michelin (contre une estimation initiale de 200 candidats). Parmi les « mobilités externes » figurent 104 personnes embauchées en contrat à durée indéterminée, 25 contrats à durée déterminée, 23 intérims et 12 créateurs ou repreneurs d'entreprises. La direction assure que ces chiffres correspondent à l'engagement de Michelin, tandis que la CGT s'inquiète de l'incidence de la crise dans le rythme des reclassements.

La décision de fermer l'usine fait par ailleurs l'objet d'une mission conduite par Yves Albarello, député UMP, membre de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée Nationale et rapporteur d'une proposition de résolution enregistrée à la présidence de l'Assemblée le 21 mai dernier. Une commission d'enquête pourrait être ouverte pour examiner les conditions dans lesquelles a été préparée la décision de fermer l'usine Kléber de Toul et sur les contre-propositions économiques et industrielles élaborées par les syndicats en faveur du maintien du site et des emplois. A l'heure actuelle, les machines seraient en cours de démontage pour partir vers d'autres sites du groupe Michelin, situés en Roumanie, en Hongrie ou en Espagne...
www.usinenouvelle.com - Pascale Braun - 17/03/2009

How to protest at work the French way – take the boss hostage

In industrial disputes in other countries, the bosses lock the workers out. In France, disgruntled workers lock their bosses in.


The head of the Sony corporation in France was held overnight in an electronics plant in south-west France yesterday by workers protesting against their redundancy terms.

The workers blocked exits from the factory with the trunks and branches of trees and forced the chief executive of Sony France, Serge Foucher, and the company's head of human resources, Roland Bentz, to spend the night in a conference room. Hostage taking? Industrial terrorism? Not in France. The "sequestration" of bosses has been a common tactic by French workers for several years. It is unusual, however, for the "prisoner" to be someone as senior as the national chief of a company as large as Sony.


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The incident, at Pontonx-sur-l'Adour in the Landes, south of Bordeaux, caused a stir among the international media but provoked hardly any reaction in France. No attempt was made by the gendarmerie to break into the factory to release M. Foucher. Relations within the factory during the night were reported by both sides to have been "good humoured" and "perfectly friendly".

The "hostages" were released peacefully yesterday morning after Sony agreed to further talks, brokered by the local office of the employment ministry and the local prefect, or senior national government representative. When M. Foucher emerged to enter a mini-bus to take him to the new talks, he passed through two lines of silent workers.

Sony announced in December plans to cut 8,000 jobs, or 4 per cent of its workforce, worldwide. The cuts include the closure of the Pontonx-sur-l'Adour factory next month with the loss of 311 jobs.

Workers representatives claim that the redundancy terms offered fall far short of severance packages previously offered to Sony workers in France. Chantal Omiciuolo, 50, who has worked at the factory for more than a decade, said: "Refusing to let the chief executive leave was our last chance. We didn't have any other choice."

Patrick Hachaguer, the factory representative for the Confédération Génerale du Travail (CGT) trade union, said: "We are not demanding a gold mine. We just want to be treated exactly the same as other Sony workers in France when they were laid off."

The factory – one of two remaining Sony plants in France – makes magnetic tape and other recording equipment.

In the most prolonged recent example of "sequestration", two senior executives of the Kleber company, belonging to the Michelin corporation, were barricaded into a plant at Toul in Meurthe-et-Moselle for five days last year.

www.independent.co.uk - John Lichfield - 14/03/2009

Le soutien de la Région

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                                                            Deux conventions signées hier, engageant financièrement
                                                                      la Région Lorraine, sur des dossiers novateurs.

En venant saluer et encourager ce qui s'y fait, l'exécutif régional décide d'investir dans le Toulois.


TOUL._ Le Toulois est l'objet de toutes les attentions. Deux jours après la venue de Roger Cayzelle, président du CES de Lorraine, qui a confié à un groupe de travail le soin de réfléchir sur l'après-Kleber, Jean-Pierre Masseret a passé l'après-midi d'hier dans ce même bassin d'emploi.
A l'invitation du Pays Terres de Lorraine et de l'exécutif de la communauté de communes du Toulois, il a pu mesurer, lors d'une première étape à Bruley, différents dispositifs concernant l'économie rurale. Fisac (pour conforter le commerce et l'artisanat), aide aux porteurs de projets et à la reprise, création d'une Maison du tourisme à l'échelle du pays, programme européen Leader... autant de dossiers, autant de maillons participant à l'équilibre et au développement d'un territoire. « L'institution régionale est le compagnon de route des populations et des élus. C'est vous qui décidez et impulsez, c'est à nous de vous accompagner », confie le président du conseil régional, rendant hommage à des « gens qui savent travailler ensemble ».
Accompagné de plusieurs vice-présidents, il découvre ensuite l'entreprise Martin, sur le pôle Toul-Europe. (Ex-zone industrielle Croix-de-Metz). Une PME spécialisée dans la charpente bois, contrainte de s'approvisionner à 95% en Allemagne. 120 personnes travaillent ici, dans les ateliers ou au sein d'un imposant et performant bureau d'études.

Eco-quartier


En arrivant au siège de la communauté de communes du Toulois, Jean-Pierre Masseret visite le chantier du centre nautique qui sera unique en Lorraine (Bassins en inox, fosse de plongée, chauffage bois).
Venu signer deux conventions avec une intercommunalité qui doit faire face à la disparition de Kleber mais affiche « sincérité, détermination et humilité » pour reprendre ses termes, le président du conseil régional se fait présenter les dossiers majeurs d'un espace territorial où les difficultés économiques ont aiguillonné la réflexion.
Tout en travaillant à un rapprochement avec le bassin de Commercy, la collectivité s'attache à la requalification du Pôle Toul-Europe, une ancienne base de l'Otan, à l'image dégradée mais bénéficiant d'une situation exceptionnelle. Autre dossier majeur : le partenariat avec Ecologgia pour créer, à proximité du siège de la communauté de communes, un éco-quartier sur 25 hectares. Un projet ambitieux et unique en Lorraine, là aussi.
Rejoint par Michel Dinet, Jean-Pierre Masseret souligne le travail et la réflexion menés dans le sud-ouest meurthe-et-mosellan, avant de signer deux conventions, qui engagent financièrement la Région Lorraine à soutenir des dossiers novateurs, dans un territoire meurtri par la disparition de Kleber.

L'Est Républicain - Michel BRUNNER -13/03/2009

Cellatex, Daewoo, Sony... Quand les conflits sociaux se radicalisent

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                                      Les salariés de l'usine Michelin lors de l'occupation de l'usine Kleber, en février 2008.

La séquestration du président de Sony France par les employés de l'usine de Pontonx-sur-l'Adour n'est pas la premier conflit social radical. Entre prise d'otage et chantage à la pollution, LEXPRESS.fr revient sur une décennie de tensions.


Prise en otage des dirigeants, occupation des lieux de travail, destruction du matériel, menaces sur la nature... Au cours de ces dernières années, les conflits sociaux se sont radicalisés. La séquestration du patron de Sony France par les salariés de l'usine de Pontonx-sur-l'Adour n'est qu'exemple de plus. LEXPRESS.fr revient sur quelques-unes des actions marquantes de ces dernières années.

Cellatex:le renouveau des conflits violents

En Juillet 2000, la fermeture de l'usine Cellatex à Givet (Ardennes) inaugure le retour des conflits sociaux violents. Les ouvriers, désespérés par leur licenciement collectif, avaient menacé de faire sauter leur usine et de déverser de l'acide dans la rivière voisine. Ils avaient, finalement, opéré un déversement d'acide sulfurique arrêté par les bassins de décantation de l'usine. Le combat mené par les salariés de Givet marque le début d'une nouvelle ère dans les conflits sociaux. En 2004, un téléfilm réalisé par France 3, "Jusqu'au bout", revenait sur ses évenements.

Daewoo : le conflit le plus violent de la décennie.

Les salariés de l'usine Daewoo de Mont Saint-Martin (Meurthe et Moselle), ont eux aussi recours à la menace à la pollution en 2002 pour lutter contre le dépôt de bilan de leur entreprise. Implantée grâce à des aides publiques dans l'ancien bassin sidérurgique de Longwy, l'entreprise sud- coréeenne dépose le bilan en 2002. Les salariés dont l'usine s'
à être délocalisée menacent de déverser dans la Chiers des produits chimiques tels qu'acide chlorhydrique ou acide fluorhydrique. Cette menace s'est ajoutée à l'occupation des lieux pendant plusieurs jours et une séquestration des instances dirigeantes.

Dans un entretien paru en 2004 dans le magazine Challenge, Michel Giroux, ex responsable RH de l'usine se rappelle : "Un jour de novembre 2002, 6 mois après l'annonce de la fermeture de l'usine, nous étions en réunion de négociations. A 19h30, une déléguée syndicale nous annonce que nous sommes séquestrés jusqu'à ce que l'on signe un texte correcte pour les salariés. Kim, le directeur coréen, rest prostré. Son traducteur manque de se battre. Nous proposons une solutions pour augmenter les indemnités supplémentaires de licenciement."

Duralex: la prise d'otage pour les indemnités de licenciement

La prise d'otage pour débloquer des indemnités de licenciement, c'est la méthode inédite, choisie par les employés de l'usine Duralex en 2006 sur le site de Rive-de-Gier (Loire). Les salariés licenciés à l'occasion du rachat du fabriquant historique de vaisselle par le turc Sinan Solmaz, ont sequestré pendant deux jours le directeur général du site. Les salariés ont eu gain de cause et ont finalement obtenu les indemnités de licenciements qu'ils attendaient depuis plus d'un an.

Les cadres de Michelin sequestrés à Toul

Sûrement l'un des conflits les plus marquants de ses dernières années. Il concerne l'entreprise Kléber-Michelin de Toul. Après l'échec des négociations concernant les mesures d'accompagnement liées à la fermeture de l'usine, une dizaine de salariés décident en février 2008 de prendre en otage deux cadres de la direction. L'usine a fermé début 2009, entraînant la mise au chômage de 826 salariés.

Sony France, le patron sequestré pour protester contre la fermeture de l'usine

www.lexpress.fr - 13/03/2009

L'avenir du bassin

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                                                            Raymond Frenot : « Sur le site Kleber, une seule certitude :
                                                                        Acticall, qui démarre la semaine prochaine. » 
 
Au vu du départ de l'usine Kleber, un groupe de travail du conseil économique et social (CES) a réétudié le devenir économique du bassin. Pour apporter des précisions face à un rapport sorti en novembre dernier. Leurs réflexions ont été présentées hier aux élus et décideurs locaux à la communauté de communes. La balle est maintenant dans le camp de ceux-ci : le groupe de travail est un observatoire. « Nous donnons des pistes, pas des leçons » explique l'un des membres.
Pour le dossier Kleber, Michelin s'est engagé à réindustrialiser le site. Pour l'heure, « une seule certitude: Acticall, qui démarre la semaine prochaine » explique le président Raymond Frenot. Les autres sociétés devraient suivre : Setia (2009) Poweo (retardé de six mois, fin 2011). Quant au projet de création d'un pôle d'excellence « cycle de vie des produits », il verra le jour d'ici 2011 ou 2012. Pour le reclassement des salariés, Jean-Paul Othelet note « les moyens exemplaires mis en place par Michelin ». Tous pourtant regrettent la mauvaise conjoncture économique « qui ne tombe pas au bon moment. »

L'Est Républicain - Stéphanie MANSUY - 11/03/2009

Michelin, Continental et Yokohama Rubber annulent des achats de caoutchouc

SINGAPOUR (Reuters) - Trois des principaux fabricants de pneumatiques, dont Michelin, ont annulé leurs contrats à long terme d'achat de caoutchouc indonésien, décision sans précédent sur fond de chute des ventes de voitures, annoncent des courtiers.
La SMPT, société d'achat de caoutchouc commune à Michelin, Continental et Yokohama Rubber, a prévenu des fournisseurs qu'elle avait été contrainte de renoncer aux contrats, dont une partie porte sur la livraison en avril de plusieurs milliers de tonnes de SIR20, un type de caoutchouc, a-t-on appris de même source.
Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès des fabricants concernés et il est difficile de savoir pour l'instant si les producteurs malaisiens et thaïlandais vont également être affectés.
"Nous avons eu des annulations de SMPT et Yokohama. Je dirais que ces annulations portent sur 10.000 tonnes de caoutchouc mais je pense qu'il s'agit d'une estimation prudente", a déclaré un courtier d'une société de négoce à Singapour.
"Les seuls qui nous sauvent sont les Chinois mais pendant combien de temps vont-ils pouvoir soutenir le marché", s'est-il interrogé. La Chine est le principal consommateur mondial de caoutchouc.
La crise économique et financière a obligé les constructeurs automobiles à réduire leur production et leurs effectifs et à solliciter dans certains cas une aide publique, contraignant également les fabricants de pneumatiques à réduire leurs stocks.
"Jamais auparavant des acheteurs respectés n'avaient annulé leurs contrats à long terme. Mais tout est possible aujourd'hui", a commenté un courtier, basé à Djakarta, travaillant pour une société de négoce internationale.
Le secteur des pneumatiques représente plus de 70% de la demande mondiale de caoutchouc naturel. L'Indonésie est le deuxième producteur mondial de caoutchouc, derrière la Thaïlande et devant la Malaisie.
"Cela pourrait concerner des milliers de tonnes de caoutchouc en avril. Nous ne savons pas ce qui va se passer pour les livraisons de mai. Nous évaluons les pertes et essayons de rechercher un moyen de trouver de nouveaux acheteurs", a expliqué un courtier de Sumatra.
Selon une étude de l'International Rubber Study Group (Groupe d'étude international sur le caoutchouc), la consommation mondiale de caoutchouc devrait reculer de 6,4% cette année à 20,73 millions de tonnes. Il prévoyait jusque-là une baisse inférieure de 5%.

www.lesechos.fr - Lewa Pardomuan, version française Henri-Pierre André - 06/03/2009

Chargé de missions difficiles

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                                                                          Il y a quinze jours, Michel Jeanney, 47 ans,
                                                                        occupait le poste de sous-préfet de Clamecy. 
 

Entre plan de relance et plans sociaux, le nouveau sous-préfet chargé du développement économique et de la cohésion sociale, Michel Jeanney, a du pain sur la planche...

Ils sautent aux yeux : « Kleber », « Raflatac », « Entreprises en difficulté ».
Les volumineux dossiers sont posés sur un secrétaire, juste sous le portrait de Nicolas Sarkozy.
A peine arrivé, Michel Jeanney, tout nouveau sous-préfet chargé du développement économique et de la Cohésion sociale, a le nez dans le guidon. Les dossiers laissés par son prédécesseur, (Jérôme Normand, muté en Seine-Saint-Denis) sont encore tout chauds.
« La conjoncture impose en effet le suivi et l'animation du plan de relance et du financement de l'économie », explique Michel Jeanney, l'air grave. « Mais j'espère que d'ici un an et demi, le plan de relance sera derrière nous ».
Marié, deux enfants, ce haut fonctionnaire de 47 ans, spécialisé dans la « gestion publique », occupait le poste de sous-préfet de Clamecy il y a seulement quinze jours.
Titulaire d'une maîtrise de sciences économiques décrochée à Dijon, sa ville natale, il a passé plus de dix ans dans l'enseignement avant de réussir avec succès le concours de l'École nationale de la santé publique à Rennes en 1996. Deux ans plus tard, il est directeur adjoint du CHU d'Amiens. En charge du contrôle de gestion alors que la tarification à l'activité se met en place, il n'a pas eu le temps de chômer.
En 2001, Michel Jeanney met ses talents de gestionnaire au service de la ville de Saint-Nazaire en tant que directeur général adjoint chargé des finances et de l'administration générale.
Après trois années, sa carrière bifurque dans le privé. En 2004, il œuvre en tant que consultant en « stratégie, organisation, management », avant d'intégrer le corps des sous-préfets en 2006.

L'Est Républicain - Saïd LABIDI - 05/03/2009

Les déchets prennent l'eau

Pour monter son projet de transport fluvial, Sita Lorraine s'est adossé à une expérience fonctionnant en Ile-de-France. 
 
Dans deux mois, la Sita Lorraine va tester une péniche de déchets entre Fameck et Toul. D'ici 2012, 6.600 camions pourraient être évités.
« Notre réflexion sur l'environnement a été engagée bien auparavant le Grenelle », explique tout de go, Xavier Wagner, directeur développement à la Sita Lorraine, la société de traitement des déchets. Dans notre région, l'entreprise dispose de huit sites, centres de tris, d'enfouissement et de transfert.
Autant de lieux, à desservir à l'aide d'une noria de camions. « Or, opérer un report modal, de la route vers le fluvial, a pour nous un sens », estime le directeur qui s'inscrit dans une logistique durable. De saisir au vol, les dispositions du Grenelle, imposant d'ici 2012 un recyclage à 75 % des déchets ménagers et industriels. A hauteur de 70 % pour les résidus du BTP. Les besoins en biomasse destinés à l'éco-construction ou à l'énergie sont eux aussi un argument pour modifier ses modes de transports.
Et si le fer a été observé à la loupe, c'est le fluvial qui en Lorraine recueille tous les suffrages de Sita. « Tous nos centres de tri, ou d'enfouissement, sont à moins de cinq kilomètres de l'eau », appuie Xavier Wagner, qui s'adosse, sur une expérience menée depuis quinze ans en Ile-de-France. La Sita, y a investi dans une péniche, afin d'acheminer ses déchets d'un point à un autre.
En Lorraine, l'entreprise entend faire de même. Il n'y aurait aucune plus-value financière à glaner. Si ce n'est en terme d'image de marque.
« Car il nous faut mettre en place un maillage avec plusieurs points pour charger ou décharger les péniches. Et puis, il nous faut intégrer aussi les notions de passage du petit au grand gabarit », détaille Xavier Wagner. Il peine à chiffrer, le coût d'une telle opération. « Des subventions Voies navigables de France existent », consent-il tout de même à livrer. A l'instar des tonnages pressentis pour prendre l'eau.
Par an, 60 à 80.000 tonnes pourraient ainsi voguer. Soit, un gain de 6.600 camions. Mine de rien...
A Toul, où la plateforme Sita est dédiée à la transformation du bois, un test en grandeur nature, doit être effectué d'ici deux mois. Objectif, y acheminer par le fleuve les résidus de bois collectés en Moselle via, le centre de Fameck-Illange. « Si tout se passe bien, on pourrait fonctionner d'ici la fin de l'année sur cette ligne, à raison d'une péniche par semaine, soit 15.000 tonnes de déchets traités par la voie d'eau », met en avant le directeur développement. « On veut des choses simples, rapides à charger. De la souplesse », explique Xavier Wagner, qui fourmille de projets sur le site ex-Kleber du Toulois. Une fois valorisés sur place, les déchets de bois, devraient alors reprendre la route. Hic ? Via les camions, à destination des panotiers, ou papeteries des Vosges, gourmands en matières recyclées.
« La distance de transport ne fait pas tout. Promouvoir un critère de transport alternatif dans les appels d'offres de marchés publics a une portée supplémentaire ».
En clair, mettre en avant le fluvial, quand bien même celui-ci est limité, permet de se démarquer de la concurrence. Soigner son image, tout en apporter un petit plus, à l'environnement.

L'Est Républicain - Emmanuel VACCARO - 28/02/2009

Retour à l'emploi

« Nous avons encore un an de travail devant nous pour poursuivre notre engagement dans l'accompagnement de nos salariés », annonce Marc Roosens, directeur des ateliers de transition professionnelle mis en place par Michelin, pour la formation et la reconversion des employés de Kleber. Une réflexion, visiblement optimiste, au sortir d'un nouveau forum « spécial création et reprise d'entreprise » auquel ont participé une cinquantaine d'ouvriers.
Et un second rendez-vous, après celui de décembre, qui semble avoir fait des émules : « Une quinzaine de salariés ont déjà finalisé leurs projets », se réjouit Marc Roosens.
D'ailleurs parmi ces nouveaux patrons, deux n'ont pas hésité à faire le déplacement pour faire part de leur expérience à leurs anciens collègues et se positionner aux côtés des partenaires, dont le Pôle-Emploi, l'ADSN, la CCI, l'URSSAF...
« Ce rendez-vous sera suivi très prochainement par une journée spécifique au Bâtiment-travaux publics et à la sécurité», ajoute Marc Roosens. Une rencontre durant laquelle les employeurs présents feront part de leurs besoins en terme de recrutement et de formation.
Et une nouvelle initiative qui amène le dirigeant à formuler que « tout est résolument mis en œuvre pour accompagner tous les salariés de Kleber vers le retour à l'emploi. »

L'Est Républicain - M.S. - 25/02/2009


L'assemblée Nationale s'intéresse donc ...

France3 Lorraine 19/20 du 19/02/2009

La fermeture de Kleber examinée à la loupe

Yves Albarello, le député UMP envoyé spécial de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale sur le dossier Kleber, a entendu hier toutes les parties concernées par la fermeture de l'usine, propriété de Michelin. Le député, accompagné de deux personnes, a débuté sa journée en préfecture, puis il s'est rendu sur le site même, à Toul. Là, il a rencontré la direction de l'usine et a visité les lieux.
En début d'après-midi, à la sous-préfecture de Toul, il a entendu des représentants du pôle emploi et les syndicats de l'usine, FO et CGT. «On a passé beaucoup de temps à faire l'historique de l'usine », relate Guy Perrin, de la CGT, à l'issue de la réunion. Ensuite, les syndicalistes lui ont expliqué que des outils de production jugés «obsolètes par Michelin sont actuellement démontés par des Serbes. Ils vont rejoindre l'usine serbe de Michelin à Pirot, sans doute pour augmenter la production de fabrication de pneus. Nous lui avons également rappelé que Michelin avait provisionné 130 millions pour la fermeture de Toul et ses conséquences sociales alors qu'il suffisait, selon nous, d'y mettre 60 millions pour la moderniser. Cela l'a interpellé. »
Le député est reparti avec un certain nombre de documents. Après l'annonce de la fermeture du site et du licenciement des 826 salariés, le groupe communiste de l'Assemblée nationale a demandé une commission d'enquête parlementaire. Yves Albarello est chargé d'éclairer les membres de la commission des affaires économiques sur le bien-fondé d'une telle démarche.

Républicain Lorrain - 20/02/2009

YVES ALBARELLO A NANCY

Yves Albarello, député, membre de la commission des affaires économiques de l'Assemblée Nationale, a été désigné comme rapporteur d'une proposition de résolution enregistrée à la présidence de l'Assemblée le 21 mai dernier. Présentée par Alain Bocquet et plusieurs de ses collègues députés, cette proposition de résolution tend à la création d'une commission d'enquête sur les conditions dans lesquelles a été préparée, puis prise par Michelin la décision de fermer l'usine Kleber de Toul et sur les contre-propositions économiques et industrielles élaborées par les syndicats en faveur du maintien du site et des emplois. « Ma mission ne consiste pas à me substituer à une éventuelle commission d'enquête, dont la création n'a pas été décidée pour le moment, mais à étudier le problème à partir de la proposition de résolution précitée et de son exposé des motifs, ainsi que de toutes informations utiles qu'il me sera possible de recueillir en vue de la rédaction de mon rapport. Celui-ci aura pour objet d'éclairer la commission des affaires économiques préalablement à la décision qu'elle aura à prendre vis-à-vis de la proposition de résolution », explique le député. A cette fin, indépendamment de divers contacts déjà pris sur le plan parisien entre autres, Yves Albarello a décidé de consacrer une journée entière de travail en Meurthe-et-Moselle avec les acteurs principaux en charge de la question : autorités administratives, responsables industriels, responsables syndicaux, etc. « Cette journée de travail n'appelle naturellement aucune publicité, laquelle serait déplacée vis-à-vis de la Commission des Affaires Economiques qui doit être appelée à prendre connaissance prochainement des résultats de mon travail en dehors de toute médiatisation ou intervention extérieure », conclut le parlementaire.
L'Est Républicain - 19/02/2009

Kleber : l'Assemblée enquête

Yves Albarello, député UMP de Seine-et-Marne et membre de la commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale, auscultera tous les acteurs du dossier Kleber de Toul, demain après-midi. Il est le rapporteur d'une proposition de résolution présentée par le groupe communiste qui demande la création d'une commission d'enquête «sur les conditions dans lesquelles a été préparée puis prise par Michelin la décision de fermer l'usine Kleber et sur les contre-propositions économiques et industrielles élaborées par les syndicats en faveur du maintien du site et des emplois », écrit le député dans un communiqué. Il consacrera à son labeur une journée de travail «avec les acteurs principaux en charge de la question, autorités administratives, responsables industriels, responsables syndicaux, etc. ».
Le rapporteur a déjà annoncé qu'il agirait dans la plus grande discrétion médiatique. Le résultat de son travail «aura pour but d'éclairer la commission des affaires économiques préalablement à la décision qu'elle aura à prendre vis-à-vis de la proposition de résolution ».

Républicain Lorrain - 18/02/2009

Il y a un an

17 février. Il y a tout juste un an, le conflit opposant les syndicats Kleber à la direction de Michelin prenait une tournure dramatique.
Abasourdis par l'onde de choc annonçant la fermeture définitive de leur usine, le 3 octobre 2007, ouvriers et et représentants syndicaux n'ont eu de cesse de sauver leur usine tout en revendiquant des garanties financières. Jusqu'à « retenir » deux cadres de la direction durant trois jours et trois nuits.
A l'issue de cet événement, les négociations reprenaient finalement, dans un climat pesant et la certitude de voir les portes du manufacturier toulois se fermer définitivement début 2009.
Si aujourd'hui, près de la moitié des salariés ont retrouvé un emploi, 400 n'ont toujours pas trouvé de solution.
Parmi eux la plupart sont encore dans les Ateliers de transition professionnelle (ATP) , le dispositif mis en place par Michelin destinés à proposer formation et reconversion.
Un engagement annoncé par le groupe dès l'annonce de la fermeture et confirmé par Frantz Bléhaut, directeur du personnel du groupe Michelin France au soir de la « libération » des cadres : « Nous avons pris des engagements clairs à l'égard des salariés : nous proposons à chacun, deux postes dans une usine Michelin en France et un dispositif d'accompagnement pour ceux qui ne peuvent pas quitter le bassin d'emploi de Toul. Nous allons revitaliser le site, en collaboration avec Suez, pour créer au moins 900 emplois dans le bassin de Toul. »

L'Est Républicain - Martine SCHOENSTEIN - 17/02/2009

Syndicats et politiques doutent sur les engagements de Michelin...

France3 19/20 Lorraine du 14/02/2009

La grogne de Michel Dinet

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                                              Michel Dinet, très remonté contre les récentes décisions du gouvernement. 
 
Plan de relance, taxe professionnelle moribonde ou comité de suivi de Kleber, le président du Conseil général est en colère et n'hésite pas à le dire.
« J'ai tellement de sujets de mécontentement, que je pourrai vous inviter tous les jours pour le faire savoir ; mais comme je ne veux pas abuser, je grogne un seul coup ». Une petite phrase lâchée par Michel Dinet hier à l'issue de sa conférence de presse, qui résume bien l'état d'esprit du patron de l'exécutif meurthe-et-mosellan en train de préparer son budget 2009.
Ses cibles, l'Etat qui ne tient pas ses promesses, un préfet qui le met devant le fait accompli ou « le culot » de Nicolas Sarkozy.
Revue de détail en six actes...

1)  Budget 2009 : un coup de manivelle


Michel Dinet a le sens de la formule. « Comme on ne peut pas faire plus, mais qu'on ne veut pas faire moins ; on essayera de faire mieux ensemble », c'est ainsi qu'il résume la philosophie de son prochain budget qui sera soumis au vote fin mars. La hausse de la fiscalité ne devrait pas dépasser les 3 %, mais la section investissements va enregistrer un sérieux coup de pouce passant de 121 M€ d'euros à 171 M€.
Une relance à la mode 54, rendue possible grâce au mécanisme du remboursement anticipé de la TVA et à une gestion fine des ressources départementales. « On va notamment accélérer les opérations en cours, comme la rénovation de la chapelle du château de Lunéville (10 M€), donner un bon coup de manivelle ».

2) Plan de relance : méfiance


J'ai été très étonné d'apprendre par la presse les 1.000 chantiers du gouvernement, alors qu'il n'y a eu aucune concertation avec les collectivités territoriales », constate Michel Dinet. Jeudi, il se rendra à l'invitation du préfet de Région pour discuter du plan de relance.
Mais il a déjà fait savoir qu'il attend des précisions sur les dossiers de la LGV, du haut-débit ou du Château de Lunéville. Il craint en effet qu'on lui demande une contribution financière. « L'Etat à des habitudes : il décide et ensuite, il tend la main ».

3) Le comité de suivi Kleber


Voilà encore un beau sujet de fâcherie pour Michel Dinet. Il n'a pas du tout accepté d'être « convoqué » par le Préfet puis exclu du point presse animé par le Préfet et Mme Morano. Il l'a dit à Hugues Parant « en mots vigoureux ». Il dénonce au passage le recyclage de mesures déjà annoncées comme les 3M€ pour les restructurations militaires. « On a perdu 1 M€ au passage, avant on parlait de 4 M€ ». Il déplore aussi les effets d'annonce comme la cellule de recherche et développement de Michelin qui va se monter avec le Capem (Comité d'aménagement, de promotion et d'expansion de la Meurthe-et-Moselle). Pas d'accord le président ; le Capem interviendra mais après la création de ladite cellule. « D'accord pour participer à des projets communs, pas pour venir au rapport » a-t-il résumé.

4) Taxe professionnelle


« Je suis contre la suppression de la taxe professionnelle ; c'est une erreur de couper le lien entre l'entreprise et son milieu environnemental ». Il parle du « culot » du président de la République pour qui la TP ne représente que 8 milliards d'euros alors qu'en fait, c'est 28 milliards d'euros. « Il se plante ! »
Cette prochaine mesure vient s'ajouter à une précédente - l'écrêtement - qui prive le département de certaines ressources : 7,8 M€ perdus en 2007, 8,65 M€ en 2008 et 11,6 M€ prévus en 2009. La taxe professionnelle supprimée priverait le Département de 40 % de ses recettes fiscales. Un mauvais coup qui viendrait s'ajouter à la non-compensation des charges du RMI. A ses yeux, « l'Etat doit 57,6 M€ à la Meurthe-et-Moselle depuis le 1er janvier 2004 ».

5) Réforme des institutions


Fusionner la Région et le Département serait une hérésie pour celui que le président de l'association des départements de France a chargé de réfléchir sur l'avenir des institutions territoriales. « Il faut clarifier les compétences de chacun et fonctionner en couples : l'Etat avec les Régions et les Départements avec les communes ou communautés de communes ». « Assez de rapports et de discussions de salon, on risque l'asphyxie. Imagine-t-on un seul instant la Région s'occuper de régler les prestations sociales des habitants de chaque département ? »

6) La vie quotidienne


Michel Dinet se félicite de continuer à vivre dans son village. Ce qui lui permet de continuer à savoir comment vivent ses concitoyens. « Les gens ont la trouille. Les deux tiers de leur salaire sont absorbés par les dépenses incontournables. Ils ont peur de ne plus pouvoir se faire soigner et surtout peur que l'argent qui leur reste ne suffise plus à payer la maison de retraite, quand ils seront vieux... »

L'Est Républicain - Fernand DOYEN - 14/02/2009

Michelin se dégonfle

Baisse du bénéfice, recul des ventes, hausse des matières premières : c'est la crise.
Michelin a vu son bénéfice chuter de plus de moitié en 2008, touché à son tour par la crise mais aussi par la hausse des matières premières, selon les chiffres annoncés hier. Le bénéfice net du groupe français de pneumatiques a dégringolé de 53,8% à 357 millions d'euros et son chiffre d'affaires à baissé de 2,7% à 16,408 milliards d'euros, a indiqué Michelin.
La baisse de l'activité s'est brutalement accélérée au dernier trimestre : les volumes vendus ont chuté de 16%. Sur l'année, ils sont en baisse de 2,9%.
Pour l'avenir, Michelin s'est montré très pessimiste. « Les perspectives restent très défavorables pour les mois à venir », a estimé le patron de Michelin, Michel Rollier. En conséquence, « Michelin veut accroître la flexibilité de son outil industriel, gérer ses stocks au plus près et optimiser les liquidités du groupe ». Le groupe va aussi « réduire fortement (ses) investissements en 2009 », prévoyant une activité au niveau de celle de la fin de l'année 2008 où les baisses de production étaient de l'ordre de plus de 20%.
En France, le chômage partiel au quatrième trimestre a concerné 10% du personnel pour trois à quatre jours. « Sur le premier trimestre, il y en aura très peu », s'est engagé Michel Rollier, indiquant que le groupe utilise « la flexibilité grâce à l'annualisation du temps de travail » ainsi que les congés, les RTT, la formation.


Véhicules électriques avec Valeo


Le patron de Michelin a ajouté que les effectifs en France « baissaient par les départs à la retraite qui ne sont pas tous remplacés. Nous n'avons pas de projets aujourd'hui de mesures plus drastiques », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Michelin a annoncé que le groupe pneumatique et l'équipementier automobile Valeo vont collaborer pour promouvoir les véhicules électriques et hybrides.

L'Est Républicain - 14/02/2009

Michelin regardera Continental s'il est mis en vente - Rollier

Compagnie générale des Etablissements Michelin a indiqué vendredi qu'elle regarderait le dossier Continental si jamais le groupe devait être mis en vente.
Les spéculations montent sur une possible vente de Continental par Schaeffler, qui en a pris le contrôle l'été dernier mais qui fait face à des problèmes de liquidités.
Lors d'une conférence de presse, le co-gérant de Michelin, Michel Rollier, a déclaré que si Schaeffler décidait de chercher un repreneur pour Continental, Michelin ne serait "évidemment pas absent".
M. Rollier a ajouté qu'en l'état actuel, le secteur pourrait connaître des fusions, et que Michelin ne serait pas absent non plus le cas échéant.

www.easybourse.com - David Pearson - 13/02/2009

Michelin s'attend à un début d'année «extrêmement difficile»

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Le gérant de Michelin, Michel Rollier, a indiqué vendredi qu'il s'attendait à un premier trimestre 2009 "extrêmement difficile", prévoyant une activité au niveau de celle de la fin de l'année 2008 où les baisses de production étaient de l'ordre de plus de 20%.


"Le premier trimestre va rester extrêmement difficile et le premier semestre sera probablement lui-même difficile", a déclaré M. Rollier lors de la présentation des résultats annuels du groupe, sans établir de prévisions chiffrées.

"Le niveau d'activité du premier trimestre va beaucoup ressembler à celui du quatrième trimestre 2008", a-t-il dit, en précisant que "sur les mois de novembre et décembre, les réductions de production ont été de l'ordre de plus de 20%, et nettement plus au mois de décembre". Il ne s'est pas prononcé au-delà du premier trimestre, faute de visibilité.

"Nous avons en France, comme dans les autres pays, l'obligation de ralentir l'activité de nos usines, avec des suspensions d'activité, en particulier sur le premier trimestre", a-t-il dit.

En France, M. Rollier a précisé que le chômage partiel au quatrième trimestre avait concerné "10% du personnel pour trois à quatre jours".

"Sur le premier trimestre, il y en aura très peu", a-t-il dit, indiquant que le groupe utilise "la flexibilité grâce à l'annualisation du temps de travail" ainsi que les congés, les RTT, la formation.

Le patron de Michelin a ajouté que les effectifs en France "baissaient par les départs à la retraite qui ne sont pas tous remplacés". "Nous n'avons pas de projets aujourd'hui de mesures plus drastiques", a-t-il déclaré.

M. Rollier a estimé que le marché du remplacement, qui a fortement baissé en fin d'année et qui compte pour les trois quarts de l'activité de pneumatiques, "devrait peut-être montrer une certaine reprise à partir du deuxième semestre" 2009.

Michel Rollier a estimé que 2008 avait été "une année terrible (...) avec à la fois des matières premières au plus haut et un effondrement des marchés totalement imprévisible par son ampleur sur le quatrième trimestre".

Dans ce contexte, Michelin "gère au plus près l'ensemble de (ses) activités en ménageant (ses) ressources financières et avec la conviction que la crise n'aura qu'un temps" et que le groupe devait "se tenir prêt à rebondir", a-t-il dit.

Jean-Dominique Senard, gérant associé en charge des questions financières, a souligné que Michelin n'avait "aucun souci de liquidités aujourd'hui".

M. Rollier a encore indiqué que les objectifs à l'horizon 2010 "restent", mais il a rappelé qu'ils étaient envisagés "dans un environnement de marché normal". "Si l'année 2010 était aussi mauvaise que l'année 2008, ce ne pourrait être le cas", a-t-il ajouté. Les objectifs 2010 comportent notamment une marge opérationnelle avant éléments non récurrents supérieure à 10%.

www.lematin.ma - 13/02/2009


Michelin : pourrait dévoiler un bénéfice annuel de 630ME. 

Michelin avance de 1,8% ce lundi alors que l'ensemble du secteur automobile profite de la perspective de l'octroi d'un prêt de six milliards d'euros sur cinq ans à Renault  et Peugeot  dans le cadre du plan de relance de l'industrie automobile.

Le géant du pneumatique pourrait également annoncer un bénéfice de 630 millions d'euros au titre de l'exercice 2008, rapporte La Lettre de l'Expansion.

L'hebdomadaire ajoute que des fermetures de sites sont envisageables et notamment celui de la Roche-sur-Yon pourrait voir sa production de pneus de poids lourds partir sur Tours et Cholet. Roanne se concentrerait sur le pneu haut de gamme et délocaliserait le très haut de gamme, toujours selon La Lettre de l'Expansion.

www.CercleFinance.com - 09/02/2009

Moral en berne pour les entreprises

Comment réagissent les entreprises du département face à la crise qui secoue depuis plusieurs mois les économies mondiales ? Une partie de la réponse est dévoilée dans l'étude annuelle sur le comportement des entreprises du département, réalisée par la Banque de France.
Fin 2007, le moral des chefs d'entreprise était au beau fixe dans le secteur industriel. Ils tablaient alors, selon la BdF, sur un fort volume d'investissements et une légère diminution des emplois. Mais la crise a rattrapé les patrons lorrains. Le chiffre d'affaires a chuté de 1,3 %. Principaux touchés, l'industrie automobile et les biens de consommation : la fermeture de l'usine Kleber à Toul ayant pesé de tout son poids sur ces mauvais chiffres.
Le département semble particulièrement marqué par la récession ; elle est chiffrée à 4 % en Meurthe-et-Moselle pour une moyenne française à 2,5 %. Quant aux effectifs, ils ont chuté de 4,2 %, la fonte des intérimaires et l'arrêt de Kleber expliquant ce niveau. Hors intérim, la chute se situe à 2 %.
Les investissements sont en progression de 55,1 %. Mais ce chiffre doit être relativisé par les énormes investissements consentis par la Sovab à l'usine de Batilly. Ainsi, hors Sovab, l'investissement a chuté de 2 % dans le département.

Clignotants dans le rouge


Dans le BTP, 2008 a été une année faste, grâce surtout à la bonne santé des travaux publics. Le gros œuvre a reculé de 34 %, avec des constructions de logements collectifs en retrait. Cependant, le nombre de permis de construire déposés est en hausse de 10 %.
Le secteur des services marchands, représenté par les transports, l'ingénierie et le nettoyage, a connu une année de forte activité, avec hausse du chiffre d'affaires et des embauches. Le secteur de l'ingénierie tire les résultats à la hausse, avec l'arrivée d'une plateforme pharmaceutique à Pont-à-Mousson ; un investissement de 14 millions d'euros et de 50 emplois. Si on gomme ce projet, les investissements baissent de 17 %. Les effectifs restent stables, malgré la crise traversée par les entreprises de transport.
Pour 2009, les différents indicateurs sont orientés à la baisse. Les prévisions des patrons aussi.

Le Républicain Lorrain - M.-O. N. - 08/02/2009

Forum emplois pour les anciens Kléber

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La plateforme de transition de l'ancien site Kléber de Toul accueillait lundi un forum emplois à l'attention des anciens salariés de l'usine de pneumatiques.

Nouveaux débouchés pour de nouveaux métiers 


21 entreprises présentes sur la plateforme de transition du site Kléber. Une présentation destinées aux anciens salariés, censée leur présenter un pannel de métiers propres à chaque activité.

Pour beaucoup des 350 anciens Kléber présents, des métiers totalement nouveaux dans des secteurs professionnels méconnus. Différence de niveaux, également, entre l'activité passée, la nouvelle formation dispensée et le coeur du nouveau métier envisagé.

Pour le responsable de l'atelier de transition professionnelle, Marc Roosens, les débouchés, dans le bassin de Toul, sont nombreux : soudure, électricité industrielle, maintenance, services à la personne et tous les métiers du BTP.

Les emplois Acticall


Sans oublier le développement d'Acticall, centre d'appels spécialisé, qui compte développer 140 emplois.

Pour Thibaut Constant, directeur d'Acticall Toul, "il faut réussir la transition entre l'ancien et le nouveau métier". Pas toujours facile à mettre en place, témoin cet exemple de salarié travaillant dans la sécurité, qui souhaite retrouver ce secteur, mais qui en encadrant 20 personnes en ce domaine, intéresse Acticall pour manager une équipe.

Beaucoup d'efforts restent donc  à mettre en oeuvre pour le reclassement des 826 ex-salariés, dont seulement 323, à ce jour, sont reconvertis.

France3 - 02/02/2009

Le forum de Kleber

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                                                                    Les Kleber étaient conviés hier à un forum emploi.
Plusieurs centaines de Kleber, face à vingt chefs d'entreprises lorrains, venus proposer 267 emplois, lors d'une rencontre sur l'ancien site de l'usine.
TOUL.- Tous ne sont pas dans le même état d'esprit. Ceux qui ont rejoint les ateliers de transition professionnelle début janvier, viennent « prendre la température », observer et découvrir les métiers proposés. L'un avoue même venir ici pour « apprendre à maîtriser un entretien d'embauche », avant de suivre une formation comme agent d'entretien du bâtiment. Les autres, qui ont rejoint les ATP en milieu d'année 2008, ont le visage fermé. Pour eux, les mois défilent, sans qu'une solution professionnelle ne vienne leur redonner le sourire.
Les Kleber étaient conviés hier après-midi au second forum emploi (une première édition a eu lieu le 24 septembre dernier), avec la présence de vingt entreprises lorraines, venues proposer 267 emplois. Dans le bâtiment (SDL, BCC), mais aussi l'énergie et le transport (EDF et ErDF), la gestion des déchets et la propreté industrielle (Veolia)...
Acticall est bien évidemment présent. L'opérateur a lancé sa campagne pour recruter, rapidement, 150 personnes pour ses futurs sites de Nancy et Toul.


« Pensée positive »


À l'heure où le secteur de l'automobile et de la sous-traitance est en pleine déroute, on note que Fremarc souhaite embaucher une centaine de personnes pour son usine d'Ennery (Moselle) d'ici 2010.
Le Toulois Daniel Cerutti, patron de Wig France et engagé dans le projet Fetia (traitement et valorisation de matériels et équipements industriels ) qui devrait se développer sur le site de Kleber, est à la recherche d'opérateurs en désamiantage.
Dans des bureaux plutôt proprets, chefs d'entreprises et salariés Kleber en recherche d'emploi, échangent dépliants contre CV. Si elle doit avoir lieu, l'embauche se fera dans les jours ou semaines à venir, pour les plus chanceux.
Responsable des ateliers de transition professionnelle (il s'y investit avec savoir-faire et ténacité), Marc Roosens cultive la pensée positive. « 360 personnes sur 826 disposent d'une solution professionnelle, et 86% des gens du premier groupe, ont un travail après sept mois passés dans les ATP ». En allant d'un bureau à l'autre, où l'on aperçoit parfois une dizaine de personnes qui attendent patiemment devant la porte, Marc Roosens constate : « Vous voyez, il y a des entreprises qui recrutent ! ». Lui a déjà prévu d'organiser un forum destiné uniquement aux candidats à la création d'entreprise le 24 février, prochain. « Actuellement, ils sont plus de soixante dans ce cas ». Courant mars, un autre forum sera consacré aux métiers de la sécurité. Un secteur en tension, comme celui de la mécanique. « L'offre est d'environ cinquante postes, sur le seul bassin de Toul. Dès la semaine prochaine, nous proposerons cette nouvelle formation » confie Marc Roosens, qui souligne le partenariat efficace, avec le Pôle emploi de Toul.

L'Est Républicain - Michel BRUNNER - 03/02/2009

Les Kleber suivis à la trace

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                                                      Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, et le préfet Hugues Parent
                                                                    ont détaillé la situation des ex-salariés de Kleber. 
 
44% des 826 salariés concernés par la fermeture de l'usine touloise du manufacturier ont retrouvé un emploi stable.

NANCY. - Du plateau de France 2 et des sujets nationaux abordés jeudi soir dans l'émission d'Arlette Chabot, Nadine Morano est passée hier matin à la préfecture de Nancy pour assister à un comité de suivi de Kleber-Michelin comme l'a fait avant elle Christine Lagarde. Sa collègue de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi a pris part à deux de ces réunions. La secrétaire d'État à la Famille assiste à la quatrième depuis décembre, sur le devenir des salariés du manufacturier et la ré-industrialisation du bassin de Toul, « pour assurer la suite de la fermeture de l'usine ».

Sur les 826 personnes concernées par le plan social, « 363 d'entre elles ont une solution professionnelle », indique la ministre, en reprenant un document de Michelin dont le chiffre avancé représente 44 % touchés par la fin de l'activité. Sur cette proportion, « 91 % sont dans un nouveau poste définitif », précise le manufacturier, qui détaille que 125 personnes ont opté pour des mutations au sein de Michelin, d'autres ont trouvé un job dans des entreprises externes sur le bassin d'emploi de Toul, et 12 ont créé leur entreprise.

« Ils sont validés par la direction départementale du travail », ajoute le préfet Hugues Parent, pour dissiper un éventuel doute sur ces emplois qui en appellent d'autres. Acticall, qui s'installe dans les anciens locaux administratifs de l'industriel, va en créer 150 à partir du mois de mars et pourrait monter jusqu'à 250 en juin. Un millier de candidatures sont déjà déposées, a indiqué Nadine Morano, alors que le recrutement n'a pas encore commencé. 100 à 140 emplois sont à venir avec SITA, une filiale de Suez-Environnement spécialisée dans la granulation et le recyclage des pneus déclassés. Monté avec la SIDE (société industrielle de développement économique), la filiale de Michelin chargée de la ré-industrialisation du Toulois, ce dossier ne produirait pas de fruits avant 2010 au plus tôt.

Nadine Morano évoque encore d'autres idées pour restaurer le dynamisme du bassin d'emploi. Elle pense à une collaboration entre Suez-Environnement et Renault pour « déconstruire » des voitures (plus de 10.000 par an), mais cette perspective (150 emplois dans un premier temps) est « en cours de discussion », dit la ministre qui pense toujours à un autre dossier : FETIA. Conduit par les Lorrains Est Metal, Stips, Wig France l'italien TIA), elle le verrait bien investir une partie des 530 ha de la base aérienne de Toul-Rosières pour y démonter du matériel ferroviaire et pourquoi pas aussi aéronautique. La piste sur laquelle décollaient les « jaguar » est prête à voir atterrir du matériel promis à la casse.

L'Est Républicain - Frédéric CLAUSSE - 31/01/2009

Comité de suivi Kléber ... projet... le vide Sidéral...

France3 19/20 Lorraine du 30/01/2009

Comité de suivi Kléber-Toul 

Un nouveau comité de suivi se tient ce matin en préfecture de Meurthe-et-Moselle sur le sort des 826 salariés de l'usine Kléber de Toul, fermée le mois dernier. Le tiers d'entre eux seulement a retrouvé un travail.
France Bleu Sud Lorraine - 30/01/2009

Reclassement et revitalisation avancent


Le reclassement des salariés de l'usine Kleber à Toul et la revitalisation du site suivent leur bonhomme de chemin.
Hier, Nadine Morano a laissé de côté sa casquette de secrétaire d'Etat à la Famille pour présider le comité de suivi qui se tenait en préfecture. «Sur les 826 salariés à reclasser, 363 d'entre eux, soit 44 %, ont trouvé une solution professionnelle », explique-t-elle, à l'issue du comité de suivi. Selon les chiffres de Michelin, 91 % des 363 reclassés ont une solution définitive et 9 % sont encore en période d'essai. Si on décompose encore plus finement, 125 Kleber ont opté pour une mutation au sein du groupe Michelin et 238 possèdent un contrat de travail définitif et pérenne sur le bassin de Toul. Les 463 salariés restants sont en phase de recherche d'emploi, et les temps sont durs. De son côté, la CGT modère le bilan. «Pour nous, une centaine de personnes a choisi la mutation, deux cents autres ont réellement trouvé une solution, mais il en reste encore 63 qui sont en situation précaire », estime Pierre Kovalski. Le préfet, Hugues Parant, va "missionner" le directeur départemental du travail pour faire le point réel sur la pérennité des emplois proposés aux Kleber.


1 000 candidatures


Du côté de la revitalisation du site, pas de nouveauté. Acticall, un centre d'appels, et ses 150 emplois pour juin prochain sont attendus. «L'appel à candidatures est déjà lancé. Il y a déjà mille candidats », souligne Nadine Morano. Le groupe Fetia, qui œuvre dans la déconstruction de rames de métro, s'implantera aussi sur le site, avec à la clé 33 emplois, tout comme Wig France et Carpentier qui regrouperont là une centaine d'emplois. Enfin Ecorevia, un gros projet porté par la cellule de revitalisation de Michelin avec Sita une filiale de Suez Environnement, devrait créer dans les locaux de l'usine une activité de recyclage de pneumatiques. Une bonne centaine d'emplois est annoncée à l'horizon 2012. Autant de chiffres qui font dire à Michelin qu'il a rempli à moitié son engagement. En 2007 en fermant Kleber à Toul et en licenciant 826 salariés, le manufacturier s'était engagé à créer en 5 ans autant d'emplois que ceux détruits. Il a jusqu'à 2012 pour tenir sa promesse.
Républicain Lorrain - M.-O. N. - 31/01/2009

Actifs et retraités mobilisés !

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                                                      « On rassemble du monde, parce que tout le monde est concerné ». 
 

Les organisateurs avaient prévu 200 participants. 400 ont défilé dans les rues de Toul.


« On rassemble du monde, parce que tout le monde est concerné » affirme ce délégué syndical de Kleber.
Sur le cours Raymond Poincaré, actifs et retraités sont au coude à coude, derrière une banderole où l'on peut lire : « La crise c'est eux, la solution c'est nous... tous ».
Celles et ceux qui sont inquiets pour leurs pensions sont venus grossir les rangs des salariés ou anciens salariés de Michelin, des enseignants, cheminots, employés dans diverses entreprises locales... Même un prêtre du doyenné de Toul est présent aux côtés des manifestants où l'on aperçoit le président Michel Dinet, les conseillers généraux Michèle Pilot, Mathieu Klein et Alde Harmand, le président de la CCT Dominique Potier, les maires Nicole Feidt et Roger Sillaire et plusieurs élus locaux.
À l'appel de l'intersyndicale et des partis de gauche, ils sont près de quatre cents à s'engager dans les rues Thiers et Gambetta.
Défense du pouvoir d'achat, de l'emploi et des services publics... les revendications ciblent également le Président Sarkozy.
Des représentants de la culture défilent également et un petit groupe de lycéens rejoint le cortège à la hauteur de la place du marché. Une conseillère principale d'éducation, qui « n'avait pas fait grève depuis longtemps » est là pour dire son angoisse, face « au démantèlement du système éducatif ».


Marseillaise lyrique


« L'argent pour l'emploi, non pour les banques » crie la foule, en descendant la rue Lafayette, avant de faire une halte devant la permanence du député Philippe Morenvillier qui porte toujours le nom de Nadine Morano.
Arrivée rue de la République, la manifestation prend la direction de la Place des Trois-Evêchés, pour deux petits tours, avant de revenir devant la sous-préfecture. Au nom de l'Intersyndicale, Guy Pernin prend la parole. « Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l'emploi, des rémunérations et des politiques publiques ». Il énumère les entreprises du bassin d'emploi en difficultés.
Une délégation est reçue en sous-préfecture par Mlle Jacqueline Thouvenin, secrétaire générale, en l'absence de Bernard Breyton.
La chanteuse lyrique Valérie Debize, soprano à l'opéra de Metz et militante socialiste, entonne une vibrante Marseillaise.
Peu après, la foule se disperse dans le calme. En début d'après-midi, plusieurs dizaines de personnes ont rejoint la cité ducale pour participer à la manifestation organisée dans les rues de Nancy.

L'Est Républicain - Michel BRUNNER - 30/01/2009

Mon tour en ville


« Nous voulions faire plus de bruit que d'habitude », explique Denys Crolotte. Aussi, le président animateur du collectif à l'origine du quatrième forum social qui se tiendra le week-end prochain à Tomblaine avait invité hier la Batuccada à se joindre aux militants, place Maginot. « C'est aussi un clin d'œil au forum social international qui s'ouvre aujourd'hui à Belém ». Denys Crolotte et sa bande ont donc tracté à tour de bras, histoire de sensibiliser les Nancéiens à leur philosophie résumée par une formule sur une banderole : « Un autre monde est possible avec vous ».
Car c'est bien de ça dont il s'agit, la trentaine d'organisations qui compose le collectif en est certaine : il est possible de faire de la politique autrement et les associations représentant la société civile doivent faire entendre leurs voix.
Thème retenu cette année pour le 4e forum social : « L'alimentation et la crise : quelles réponses ? ». L'occasion d'évoquer les OGM, la malbouffe, la bio attitude... mais pas seulement. La discrimination en France, l'occupation en Palestine, les fermetures d'entreprise (notamment Kleber), seront aussi abordées du 31 janvier au 1er février, espace Jean-Jaurès à Tomblaine. Autour de débats et d'ateliers.

L'Est Républicain - Valérie RICHARD - 25/01/2009

" Réduire l'exil professionnel "

" La lecture des chiffres énoncés par l'Insee dans son "Ecoscopie du Sud-ouest 54'' fait apparaître une réalité préoccupante " confie Chrsitian Dewilde, président de Parole d'entreprises.
" Si on observe, entre les différents bassins d'emploi, des flux migratoires professionnels relativement équilibrés, on constate, entre Toul et la cité ducale, un déficit conséquent au profit du Grand Nancy. Concrètement, une partie importante de la population Touloise est obligée d'aller travailler ailleurs ".
Pour Christian Dewilde, " la faiblesse du taux de chômage dans le Toulois n'est qu'un trompe l'oeil. Elle n'est pas le fait d'une dynamique économiquement territoriale, pendant longtemps inexistante. La relative faiblesse de ce taux s'explique en partie par la mobilité forcée de la population Touloise qui trouve sur d'autres bassins d'activité, les emplois absents sur notre territoire.
Si le Toulois est devenu une zone résidentielle appréciée, force est donc de constater qu'il y manque des entreprises et de l'emploi. Ceci est démontré par le tableau des créations d'entreprises dans le Toulois, qui dénonce des insuffisances.
C'est le Toulois qui a le plus mauvais score en 2005-2006. (Rapport 2008 du CES de Lorraine : moyenne départementale : + 2.3%, Toul : -3.8%)
Si rien n'est fait en terme d'anticipation, on peut craindre qu'après Kleber, les fermetures militaires, celle du Centre Hospitalier Jeanne d'Arc, d'autres surprises désagréables n' aggravent la situation et obligent davantage de Toulois à l'exil professionnel.
Une action énergique doit être engagée rapidement pour accompagner le développement des entreprises existantes, mais également pour inciter et faciliter la création de nouvelles activités. Les volontés existent, donnons leurs les moyens de se réaliser. Pour cela il est nécessaire que les collectivités innovent et accompagnent les initiatives privées existantes. (Incubateurs d'entreprises, pépinière, locaux relais...).
Il devient aussi très urgent d'entreprendre la commercialisation des terrains du Taconnet. Certaines entreprises sont dans l'attente pour décider de leur implantation, ou de leur départ.
Le Toulois ne manque pas d'atout, encore faut-il les activer et les valoriser " conclut le représentant des industriels.

L'Est Républicain - 25/01/2009

Michelin : désaccord sur de nouvelles mesures de chômage partiel

Quand un désaccord devient tenace … Alors que l'éventualité de nouvelles mesures de chômage partiel est loin d'enchanter les salariés de Michelin, direction et syndicats semblent si peu en phase qu'ils n'arrivent même pas à accorder leur violon sur le fait lui-même que de telles mesures interviennent prochainement.

D'un coté, les représentants du personnel affirment que le groupe de pneumatiques prévoit à nouveau la mise en place de chômage partiel en mars et avril dans l'ensemble de ses sites, ce que dément la direction.


Pourtant Michel Chevalier, délégué syndical central CGT à Clermont-Ferrand, s'avère ferme sur la question. Selon lui, la direction a annoncé aux organisations syndicales une nouvelle période de chômage partiel au début du printemps en raison de la baisse d'activité.

Ce que Michelin a démenti à la suite dans un communiqué. Enfin pas tout à fait : "nous sommes actuellement en train d'établir le calendrier prévisionnel de fonctionnement annuel dans chacune de nos usines", souligne la direction.

"Dans certaines de nos usines, nous avons organisé le travail en positionnant en janvier et février des jours de RTT et des jours de la cinquième semaine de congés payés", ajoute-t-elle, précisant que "selon les ateliers (…) ces jours sont placés près des week-end ou durant les vacances scolaires du premier trimestre". Les salariés sont donc en quelque sorte désignés volontaires pour prendre des congés …

Pour rappel, des mesures de chômage partiel ont déjà été prises fin 2008 sur certains sites dont Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire, 1.300 salariés), Blanzy (Saône-et-Loire, 1.600 salariés), Roanne (Loire, 900 salariés), et Cholet (Maine-et-Loire, 1.350 salariés). A cette date, Michelin avait estimé que, la situation de "sous-activité" à laquelle le groupe doit actuellement faire face pourrait lui coûter 150 millions d'euros au 4e trimestre 2008.

Selon M. Chevalier, les nouvelles mesures devraient désormais concerner l'ensemble des sites du groupe. Rappelant par ailleurs qu'en janvier et février, une partie des salariés avait déjà dû prendre des jours de RTT et de congés, en moyenne une semaine par mois, notamment à Vannes, Tours, Cholet, Roanne et Cataroux.

Parallèlement, la direction souhaiterait mettre en place un compte-épargne temps “négatif”, qui permettrait aux salariés de prendre 15 jours sans travailler tout en étant payé mais avec l'obligation de rendre ces jours plus tard, ce à quoi les syndicats sont opposés…

Une réunion est prévue sur ce sujet avec les organisations syndicales début février.

www.leblogauto.com - 23/01/2009

Michelin : nouvelles mesures de chômage partiel

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De nouvelles mesures de chômage partiel chez Michelin. "La direction a annoncé aux organisations syndicales une nouvelle période de chômage partiel en mars et avril en raison de la baisse d'activité", a expliqué à l'AFP (Agence France Presse) Michel Chevalier, délégué syndical central CGT à Clermont-Ferrand.

"La direction souhaite mettre en place un compte-épargne temps négatif, qui permettrait aux salariés de prendre 15 jours sans travailler tout en étant payé mais avec l'obligation de rendre ces jours plus tard", a-t-il poursuivi. "Psychologiquement, ce n'est pas bon pour le personnel et nous préférons des mesures qui limiteraient le travail le week-end".

Des mesures de chômage partiel ont déjà été prises fin 2008 sur certains sites dont Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire, 1.300 salariés), Blanzy (Saône-et-Loire, 1.600 salariés), Roanne (Loire, 900 salariés), et Cholet (Maine-et-Loire, 1.350 salariés). L'atelier de Cataroux, principal site de production clermontois (400 personnes) et l'atelier de fabrication de fils de la Combaude (100 personnes), également à Clermont, avaient été fermés une semaine chacun.

En raison de la baisse de l'activité, liée au fort ralentissement des ventes automobiles, une partie des salariés du groupe a déjà dû prendre des jours de RTT et de congés en janvier et en février, en moyenne une semaine par mois.

www.latribune.fr - -22/01/2009


Aujourd'hui et demain

Un réseau d'infrastructures envié par beaucoup, un environnement varié, une population plus jeune qu'ailleurs, un solde migratoire positif, un territoire choisi par les jeunes couples avec enfants... le sud-ouest meurthe-et-mosellan dispose de quelques solides atouts. Bien sûr, le secteur est toujours sous le choc de la fermeture de Kleber, mais à entendre le directeur de l'Insee Lorraine, ce territoire dispose d'un potentiel certain pour affronter et bâtir son avenir.
Jean-Paul François relève également les spécificités dans les transports et le bois-papier, le poids du secteur de la santé et de l'action sociale, mais aussi l'attraction de Nancy sur les actifs. Ceci étant, si le taux de chômage a longtemps été le moins élevé du département et de la Lorraine, il est en forte augmentation depuis quelques mois.
Une situation, qui, hélas, ne va sans doute pas s'améliorer...

L'Est Républicain - Michel BRUNNER - 21/01/2009


Repères...

Nouvelles mesures de chômage partiel chez Michelin.

- La direction du site de Michelin à Cholet, qui fabrique des pneus de camionnettes et de 4X4, a décidé de nouvelles mesures de chômage partiel pour les mois à venir, confrontée à l'effondrement du marché automobile. « Les 1.380 salariés de l'usine devront prendre, durant les vacances de février, au moins une semaine de congé, voire deux semaines dans certains ateliers, de même qu'aux vacances de Pâques », a indiqué Denis Plard, délégué CGT (minoritaire). La direction de l'entreprise n'était pas joignable pour confirmer cette information. Des mesures de chômage partiel avaient déjà été annoncées à la fin 2008 dans plusieurs usines Michelin en France, dont celle de Cholet, placée en vacances forcées du 16 au 31 décembre.
L'Est Républicain - 21/01/2009

KLEBER , une page se tourne définitivement

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Après le 3 octobre 2007, annonce officielle de la fermeture prochaine du site, le 25 novembre 2008 sera également une date noire pour des générations de Toulois. Le dernier pneu Kléber sortait de l'usine de Toul, mettant ainsi fin à 40 années de présence, de compétences et de savoirs faire, de liens profonds tissés entre Toul et Kléber, Puis le 19 décembre, inéluctablement, c'était la fermeture définitive de l'usine...
Dès le début, autour de leur maire Nicole Feidt, les élus de la ville de Toul ont toujours marqué leu r solidarité avec les salariés. Aussi le 25 novembre, ils ont tenu à être présents pour saluer et inscrire dans la mémoire ouvrière ce dernier pneu qui a rejoint le musée de Toul pour y symboliser 40 ans de présence industriel le à Toul.
Désormais une autre page s'ouvre, celle de l'accompagnement des « Kléber» dans leur recherche d'emploi, celle de la solidarité et de la vigilance du Toulois, celle du combat pour la création d'activités économiques nouvelles et d'emplois.

Toul : feu vert pour Poweo

Poweo a reçu l'autorisation d'exploiter pour son projet de centrale cycle combiné gaz naturel à Toul. Le démarrage du chantier doit intervenir cette année, avec l'objectif de mise en service fin 2011.


Bonne nouvelle pour l'opérateur indépendant de gaz et d'électricité Poweo. Il vient d'obtenir l'autorisation d'exploiter une centrale de production d'électricité de 412 MW cycle combiné gaz naturel, sur la zone industrielle Croix de Metz à Toul.

L'arrêt de la préfecture de Meurthe-et-Moselle fait suite à l'avis positif du Conseil départemental de l'environnement, des risques sanitaires et technologiques (Coderst, ex-Conseil départemental d'hygiène). Le commissaire-enquêteur avait lui aussi rendu un avis favorable à l'issue de l'enquête publique menée du 12 juin au 26 juillet 2008. Poweo dispose en outre, depuis le 25 juillet 2008, du permis de construire signé par le préfet de Meurthe-et-Moselle. Pour l'opérateur, «l'attention apportée pour limiter l'impact environnemental de la centrale a été déterminante dans l'obtention de ces autorisations », précise un communiqué du fournisseur d'électricité. L'opérateur a en effet décidé d'aller au-delà de la réglementation en vigueur pour les émissions d'oxyde d'azote en les limitant à 35 mg/m3 au lieu de 50 mg/m3.

Pas de problème de montage financier


Poweo s'emploie désormais à finaliser les dernières étapes pour démarrer le chantier en 2009. L'opérateur a ainsi mandaté Calyon, la banque d'investissement et de financement du groupe Crédit Agricole, en vue d'assurer le montage et la syndication du financement de ce projet. Le groupe de Charles Beigbeder dément ainsi connaître des difficultés de montage financier comme il en avait été question en début d'année. On évoquait même un projet de retrait de cote en bourse du groupe. «Aucune difficulté particulière n'a été identifiée à ce stade et aucune détérioration de l'appréciation de ce projet par la communauté bancaire ne s'est récemment manifestée », assure un communiqué. Poweo doit engager environ 300 M€ dans ce projet, dont 20 M€ pour financer les 28 km de conduite que va réaliser GRTgaz. Ce projet va compenser la fermeture de Kleber sur la ZI Croix de Metz à Toul (perte de 800 emplois) et générer quelque 600 emplois pendant les 30 mois de chantier. L'opérateur annonce avoir franchi le 31 décembre 2008 le seuil des 300 000 sites clients (particuliers et professionnels) et envisage un plan d'action lui permettant de viser dès 2009 à l'équilibre en année pleine de son résultat d'exploitation. Poweo est également engagé en Lorraine dans l'éolien avec un parc de 10 MW déjà opérationnel à Boulay, et dans le projet d'une centrale biomasse sur le site de Novacarb à Laneneuville-lès-Nancy.

Le Républicain Lorrain - Bernard KRATZ - 20/01/2009

Michelin: une semaine de congés obligatoires pour tous les salariés à Cholet

Chaque salarié de l'usine Michelin de Cholet devra prendre au moins une semaine de congé fixée par la direction dans les semaines à venir, voir deux semaines dans certains ateliers. Selon les secteurs, ces jours de congé sont éparpillés ou groupés. La CGT dénonce: "On nous vole nos congés." Le syndicat appelle les salariés à boycotter la cérémonie qu'organise la manufacture à Eurespace le 29 janvier.
www.ouest-france.fr - 20/01/2009

De la gomme à l'encre

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                                      Hugues et Jean-Michel ont ouvert Cartridge World il y a 2 mois rue St-Dizier à Nancy :
                                                    « Une nouvelle aventure. Il ne faut pas avoir peur de se lancer ».   

Ancien de Kléber, Hugues Comte s'est reconverti en créant un magasin à enseigne du leader de la recharge de cartouches d'imprimantes. Il a même embauché un... ex Kléber.
« On était beaucoup à avoir fait notre vie autour de Kléber. Et Michelin reste à mes yeux une super entreprise. Mais à un moment, il faut tourner la page, aller de l'avant. Ne pas avoir peur de se lancer. Ce qu'on a fait, c'est un peu un message d'encouragement à ceux qui cherchent encore un travail ». Hugues Comte sourit du haut de ses 44 ans. Il en a passé vingt dans l'usine de pneumatiques de Toul avant que le rideau ne tombe.
Mais aujourd'hui, cet ancien responsable d'îlot de production, qui manageait cinquante personnes, a résolument changé de décor !
Il est passé du noir de la gomme au noir de l'encre. Et à la couleur. Il vient d'ouvrir, 120 rue Saint-Dizier à Nancy, un magasin spécialisé dans la recharge, pour particuliers et entreprises, des cartouches d'imprimantes, fax et copieurs.
C'est en l'occurrence une franchise du leader mondial Cartridge World qui compte 1.600 magasins dans 133 pays et permet d'économiser sur le prix des consommables. C'est la première enseigne Cartridge en Meurthe-etMoselle.

Partir, rester


C'est aussi l'histoire d'une reconversion. Celle d'un homme qui a voulu faire de la fermeture de Kléber l'opportunité d'une nouvelle aventure. Hugues Comte a même embauché un autre Kléber, Jean-Michel Rus, 44 ans.
En fait, il y a dix ans Hugues avait en tête de quitter les pneus pour se mettre à son compte. « L'entreprise marchait bien. C'était intéressant. Et il y avait une certaine sécurité de l'emploi. On ne se posait pas vraiment de questions en se levant le matin ! ».
Alors il est resté. Jusqu'à ce que tombe l'annonce de la fermeture. « Le premier réflexe de beaucoup d'entre nous », explique son ex-collègue et désormais salarié, « ça a été de se raccrocher aux branches, de regarder où se trouvaient les autres sites de production. Il m'a fallu une semaine pour convaincre ma femme de partir. Quand elle a dit oui, je lui ai finalement annoncé que... je restais ! ».
Jean-Michel avait simplement croisé le chemin de Hugues à la faveur d'un match de foot réunissant leurs gamins. Hugues qui, après une hésitation, venait de décider de sauter le pas de la création d'entreprise. « J'ai tout simplement cherché avec Google les franchises qui pouvaient m'intéresser », dit-il.
« Le concept de Cartridge me plaisait. D'autant qu'ils partagent des valeurs que j'ai connues chez Kléber : sérieux, respect du client, écologie... ».

« L'après existe »


Hugues a décidé de se lancer avec, dans son sillage, Jean-Michel dont il avait apprécié les compétences à Toul. Ils ont visité des unités Cartridge, un centre de recherches en Angleterre... Tout en bénéficiant des mesures d'accompagnement Kléber.
« Aide technique avec un consultant, ateliers de transition, étude de marché... ».
Et solide formation. A la clé aussi : « une aide à la création de 15.000 €., la prise en charge sur 18 mois de charges sociales pour le poste de salarié ».
Il a fallu un an (et un investissement de 150.000 €) pour boucler le projet. « J'ai usé une paire de godasses à sillonner Nancy pour trouver l'emplacement qui me plaisait ! ». Un ancien pressing. Aujourd'hui, les locaux sont métamorphosés au prix de gros travaux. Le quotidien de Hugues et Jean-Michel, c'est la recharge d'encre. Avec des matériels sophistiqués : centrifugeuse, appareils à vapeur et ultrasons, remplissage sous vide d'air...
Rien à voir avec l'image que beaucoup se font de cette activité. « Nous utilisons des dizaines d'encres différentes qui sont réalisées spécialement pour chaque type de cartouche ».
Des encres qui vont écrire pour eux « une nouvelle vie ». Même s'ils savent que la concurrence est rude, l'avenir non garanti. Mais ils le martèlent avec énergie. « On a réussi à monter quelque chose. L'après Kléber existe ».

L'Est Républicain - Ghislain UTARD - 19/01/2009


Où en est l'immobilier ?

Loin de s'effrondrer, le marché de la pierre a toutefois baissé dans le Toulois. Et le stock de biens à vendre est important. La faute à qui... à Kleber, à la crise économique ?
Le départ de Kleber avait créé le phantasme collectif d'une baisse spectaculaire du marché immobilier. " Ce n'est pas le raz-de-marée prévu. Il faut arrêter avec ça ", s'insurge Joëlle Chrétien, négociatrice chez Logia.
A Toul, les professionnels sont unanimes. Certes, la baisse a eu lieu, mais " ce n'est pas Kleber qui a fait dégringoler le marché " précise Olivier Guérin d'Espace Immo, " mais la crise. "
"Car en un an, le prix du marché de l'immobilier toulois a tout de même baissé " de 10 à 12 % ", selon Alain Teyssier de Square habitat, et de " 20 % en milieu rural ", selon Pascal Matteudi de Lor Immobilier.

" Les Kleber restent sur le secteur "


Pour en revenir à Kleber, les agents immobiliers ont traité peu de ventes liées à ces départs. " Quelques maisons au moment des mutations, c'est tout " explique Joëlle Chrétien. " Attention, tous les salariés n'habitaient pas dans le Toulois. Et puis les ouvriers n'étaient pas tous propriétaires. " Certains aussi n'ont pas vendu, quittant la région, ils ont préféré mettre leur bien en location - Par attache sentimentale ou par obligation, une fois arrivés à la date butoir d'un prêt relais.
Aucun agent ne déplore de vente de maisons pour cause de licenciement. " Les primes perçues ont permis de rembourser une partie des emprunts immobiliers ", précise même Alain Teyssier. " Globalement, les gens restent sur le secteur ", souligne Carinne d'Avantage Immobilier.

Réajustement des prix


La baisse de l'immobilier toulois découlerait donc de la morosité et de l'inquiétude en l'avenir (pour ne pas dire " crise ").
En tout cas, les professionnels se félicitent de ce réajustement des prix. Comme Olivier Guérin : " Le marché avait atteint des sommets. Le m2 à Toul était aussi cher que la banlieue proche de Nancy. Et l'ancien était devenu plus cher que le neuf ! ".
Même si les agents immobiliers ont stabilisé leur chiffre d'affaires en 2008, chacun s'accorde à dire que les affaires sont plus longues à conclure qu'avant. Des clients frileux, des délais d'accord de prêts bancaires plus longs, voire des refus de crédit.
Tout cela entraîne, selon Alain Teyssier, un " turnover des produits plus lent". Du coup, les stocks gonflent. L'agent explique : " Il y a beaucoup de produits. Aujourd'hui il y a même des panneaux ". A vendre " dans des villages prisés comme Bruley, Lucey ou Villey-Saint-Etienne. Avant ce n'était que du bouche à oreilles. " Patrice Poussot de Laforêt ajoute : " Le rapport de force s'est aujourd'hui inversé : avant il y avait un bien pour dix acheteurs, maintenant il y a dix biens pour un acheteur. "
Toutefois, les agents immobiliers ne se font pas trop de soucis quant aux acquéreurs potentiels. Il y en a. Ils ont d'ailleurs tous très bien démarré 2009. " La pierre reste une valeur refuge pour tous les déçus de la Bourse. C'est le bénéfice de l'après-crise ", positive Olivier Guérin.
Enfin, et pour finir, chacun a le même discours : " c'est en ce moment qu'il faut acheter ".

L'Est Républicain - Stéphanie MANSUY - 18/01/2009

Michelin-Saint-Doulchard (près de Bourges) Débrayage pour soutenir deux camarades menacés de licenciement 

Le 16 décembre, deux travailleurs de Michelin étaient convoqués par la direction, sous prétexte d'avoir stocké quelques pinceaux dans leurs placards
Suite au premier entretien, la direction leur a signifié une mise à pied conservatoire du 16 décembre au 5 janvier, jour où elle les convoquait pour un autre entretien en vue d'une sanction pouvant alors aller jusqu'au licenciement pour faute grave ou lourde.

Ces travailleurs sont donc restés trois semaines pendant les fêtes de fin d'année sans savoir s'ils allaient être payés et quelle sanction la direction comptait prendre, alors qu'aucune faute n'était avérée.

La CGT, SUD, FO et CFTC appelaient le lundi 5 janvier à un débrayage de soutien, au moment de l'entretien que nos camarades avaient avec la direction. Une centaine de travailleurs de la production les ont soutenus dans les trois équipes. Dans les assemblées générales qui ont eu lieu, beaucoup d'entre nous ont exprimé leur colère face aux mesures inacceptables prises par la direction et pour dénoncer la pression morale exercée contre nos camarades.

Finalement, la direction a reculé sur les licenciements. Elle leur a proposé de reprendre le travail le lendemain et a décidé de payer les trois semaines de mise à pied conservatoire. Cependant le risque de sanction persiste, alors que nos camarades ont demandé à être lavés de tout soupçon.

Nous restons donc mobilisés et prêts à montrer à la direction que nous n'acceptons aucune sanction.

Lutte Ouvrière n°2111 - 15/01/2009

MICHELIN : va investir USD200 mlns dans site au Brésil

SAO PAULO (Dow Jones)--Le fabricant de pneus Compagnie Générale des Etablissements Michelin SA va investir 200 millions de dollars au Brésil pour la construction d'une usine dans l'Etat de Rio de Janeiro, rapporte mardi le journal local O Estado de S.Paulo, citant des sources anonymes au sein du groupe.

Cette usine sera la quatrième construite par le groupe français dans l'Etat de Rio de Janeiro, et sera basée dans la ville d'Itatiaia, précise le journal, sans toutefois donner de détails sur la capacité de ce nouveau site de production.

Une annonce officielle sur cet investissement sera faite mardi, selon le journal.

www.zonebourse.com - 13/01/2009

Amiante: Michelin condamné 

La Cour de cassation a rejeté récemment un pourvoi du groupe de pneumatiques Michelin, rendant définitive sa condamnation à verser plus de 163.000 euros de dommages et intérêts à la veuve d'une victime de l'amiante.

"La Cour de cassation a donné raison à Suzanne Nolot, veuve d'un salarié victime de l'amiante" qui souhaitait que le caractère professionnel de la maladie de son époux soit reconnu, a déclaré  Jean-Pierre Serezat, ancien salarié de Michelin.

M. Serezat s'est dit "très content" de la décision qui devrait faire jurisprudence et "permettre aux autres salariés ayant porté plainte d'être indemnisés". Le 8 janvier 2008, la cour d'appel de Riom avait reconnu "la faute inexcusable de Michelin" dans le dossier mais le groupe s'était pourvu en cassation, a indiqué Jean-Paul Teissonnière, avocat de Mme Nolot.

Dans son arrêt, rendu le 18 décembre, la Cour de cassation "rejette les arguments de Michelin et c'est une décision importante pour les salariés du groupe victimes de l'amiante car cela fait jurisprudence", s'est félicité M. Teissonnière.

www.figaro.fr - source AFP - 09/01/2009

Face à la ruée sur les pneus d'hiver, les stocks s'épuisent...

Panique à bord. Aux premiers flocons de neige, beaucoup d'automobilistes se sont précipités chez les marchands de pneus thermogomme pour s'équiper dans l'urgence. «Un achat d'impulsion. Ils voulaient aller bosser. C'était la solution la plus simple, observe le chef d'atelier de Rogeon-Pneus à Angoulême, débordé par la demande. On n'en a plus qu'une dizaine dans les stocks. On les envoie chez tous les revendeurs du coin. On en trouve difficilement, c'est la pénurie.»

Les grands manufacturiers français - Michelin, Continental... - ne relancent pas la fabrication de pneus hiver à cette saison alors que la plupart viennent de fermer leurs usines pendant les vacances de Noël. Paradoxalement, c'est une fabrication estivale. «Tout est calé au mois d'août. Il leur en reste plus ou moins suivant les dimensions», indique le responsable d'Euromaster à Angoulême qui a connu «l'affluence mardi». Aujourd'hui, comme la majorité de ses collègues, il a du mal à répondre à toutes les demandes...

Charente Libre - S.C. - 08/01/2009


Hausse des prix des pneus Michelin et BFGoodrich

Le groupe français Michelin va augmenter les prix de ses pneumatiques poids lourds au Canada à partir du 1er février. C'est la première hausse de tarifs de ce produit depuis trois ans.

L'objectif ? Compenser la hausse des matières premières, comme le caoutchouc naturel, selon la direction de Michelin.

La hausse maximale est fixée à 5% pour les pneus de marque Michelin et à 6% pour les pneus de marque BFGoodrich. Elle sera mise en oeuvre pour toutes les livraisons postérieures au 1er février.

En novembre dernier, Michelin avait augmenté d'environ 11% le prix des pneumatiques agricoles distribués aux Etats-Unis et au Canada.

www.lesaffaires.com - Olivier Schmouker  - 06/01/2009


La centrale Poweo de Toul bute sur le financement

Le bouclage est délicat mais l'ouverture reste quand même programmée fin 2011.


NANCY.- La reconversion du site Kleber à Toul connaît les soubresauts de la crise financière. Un des projets annoncés pour compenser la suppression des 826 emplois de la manufacture : la construction d'une centrale thermique à gaz par Poweo, bute sur des difficultés de financement.
Les banques se feraient tirer l'oreille et la direction de Poweo, le producteur alternatif de gaz et d'électricité, reconnaît que « la crise financière a amené la société à s'adapter dans sa stratégie de financement : au lieu de nous concentrer sur une banque, nous avons aujourd'hui des discussions avec un pool bancaire », a déclaré Patrick Massoni, le directeur des relations investisseurs.
Faute de financement, Poweo n'exclut pas devoir reporter le lancement de la centrale électrique de Toul d'un coût estimé entre 300 et 350 millions d'euros.
« Le financement est en cours de bouclage », assure néanmoins le chargé de communication. Deux dates sont confirmées : la mise en service de la centrale électrique fin 2011 et l'autorisation d'exploiter délivrée il y a quelques jours par la préfecture de Meurthe-et-Moselle.
Le permis de construire ayant été accordé au mois de juillet dernier et la sélection des fournisseurs se terminant ce trimestre, ne reste plus qu'à connaître le début des travaux. Or, aucune date n'a encore été avancée pour le premier coup de pioche alors qu'officieusement on parlait de juillet prochain.

Les élus confiants

Un éventuel retard n'inquiéte toutefois pas les élus comme Dominique Potier, le président de la Communauté de communes du Toulois pour qui « ce retard n'est pas en mesure de remettre en cause le projet Poweo, dont son implantation dans le Toulois constitue une priorité », dit-il.
Même optimisme chez Nicole Feidt, la maire de Toul. « Nous croyons en ce projet mais demeurons évidemment attentifs et vigilants ».
Pour d'autres projets que celui de Toul, le petit concurrent d'EDF espère trouver d'autres formes de financement « innovantes » que le seul recours à l'endettement bancaires ou à la Bourse.

'Est-Répuplicain - Armelle ROUSSEAU - 07/01/2009

Le recours au chômage partiel favorisé par le gouvernement

Un arrêté fait passer le quota annuel d'heures de chômage partiel de 600 à 800, voire 1.000 dans les filières automobile et textile.


Face à la crise, le gouvernement augmente la possibilité de recourir au chômage technique ou partiel, un dispositif qui permet à une entreprise de bénéficier de la solidarité de l'Etat en cas de coup dur exceptionnel. Un arrêté publié au Journal officiel du samedi 3 janvier relève en effet fortement le quota annuel de chômage technique indemnisable, de 600 à 800 heures par an et même 1.000 heures dans l'industrie textile et toute la filière automobile (c'est-à-dire également les sous-traitants qui réalisent avec l'industrie automobile au minimum 50% de leur chiffre d'affaires, ainsi que les sociétés de commerce de véhicules).

Une indemnisation en hausse


L'employeur, après avoir demandé l'autorisation à la Direction départementale du travail, doit verser au salarié en chômage partiel une partie de sa rémunération brute, passée depuis début janvier de 50% à 60% à la suite d'une récente renégociation entre syndicats et patronat. Il se fait ensuite rembourser par l'Etat une allocation spécifique de chômage partiel, également revalorisée depuis janvier.
De nombreuses entreprises françaises ont eu recours à cette procédure cette dernière semaine, notamment dans la filière automobil (PSA, Renault, Renault-Trucks, Faurecia, Toyota, Ford…) et dans l'industrie (ArcelorMittal, Michelin…).
En 2007, quelque 117.800 salariés ont été au chômage partiel en France, après 105.600 en 2006 et 171.500 en 2005, selon l'OCDE.

www.challenges.fr - 05/01/2009

Sodetal au ralenti

Le parking aux trois quarts vide de l'entreprise témoigne d'une reprise à minima de la chaîne de fabrication. 
 

Après un mois de fermeture, l'entreprise de Tronville, spécialisée dans la fabrication de fil d'acier pour les carcasses de pneus, a repris sa production. Mais partiellement.


Le parking aux trois quarts vide, situé en bordure de la RN135, est un signe. Sodetal à Tronville a bien repris son activité hier, mais timidement. Après un mois d'arrêt consécutif à une période de chômage partiel du 1er au 15 décembre suivie d'une mise en congés obligatoire de trois semaines, l'entreprise meusienne a donc rouvert sa chaîne de production de torons et câbles destinés aux fabricants de pneumatiques.
« Compte tenu de la situation, c'est une reprise partielle pendant deux semaines avec une cinquantaine de personnes en production (sur cinq équipes) », explique Francis Fouyssac, directeur du site. « On va voir comment ça évolue dans les prochains jours. Les constructeurs automobiles ne reprennent aussi qu'aujourd'hui (hier N.D.L.R.) . On ne peut rien prévoir pour l'instant. Ça évolue toutes les deux heures. On espère pouvoir reprendre normalement notre activité le 19 janvier ».
Prudente, la direction sait que la bonne santé de Sodetal dépend largement de ses principaux clients (Michelin, Dunlop...), eux-mêmes attentifs aux soubresauts du marché de l'automobile.
« Pour l'instant, nous n'avons aucune vision pour 2009 », reconnaît-elle.

Marché atone


Ancienne filiale du groupe italien Redaelli-Tecna, l'entreprise a été rachetée en juillet dernier par le sidérurgiste allemand Saarstahl.
Sodetal dispose de deux sites de production, le plus important à Tronville et un autre plus petit délocalisé depuis 2006 en Slovaquie. Mais depuis deux ans, l'activité de tréfilage subit non seulement les variations du marché automobile mais aussi une concurrence redoutable qui entraîne une baisse de la production et des prix.
D'environ 30.000 tonnes en 2006 sur le site meusien, elle est tombée selon nos sources, aux alentours de 24.000 tonnes l'an dernier.
Entraînant une chute des effectifs : 80 emplois perdus en deux ans pour atteindre 390 aujourd'hui, les départs n'étant plus remplacés.
L'atonie de la fin d'année a constitué des stocks importants dépassant les 2.000 tonnes fin novembre.
« Ce n'est pas un problème social lié à Sodetal », reconnaît d'ailleurs Hamou Jouhri, délégué syndical. « Il n'y a hélas pas de solution miracle ».
Avec trente-huit années de « boutique » derrière lui, l'ouvrier a vu quasiment naître l'entreprise (1969). D'une centaine de salariés, les effectifs ont gonflé pour atteindre 700 en 1986.
La production a connu son apogée à la fin des années 90 avec plus de 50.000 tonnes, une unité américaine ayant même été construite en Caroline du Sud (fermée en 2004).
Pour trouver une planche de salut, depuis peu, Sodetal tente de diversifier sa fabrication : fil à scie pour la découpe des plaquettes de silicium (cellules photovoltaïques) et fibre coupée pour renforcer le béton.
Deux créneaux destinés au marché du bâtiment, qui malheureusement lui aussi est touché par la récession.

l'Est-Répuplicain - Gérard BONNEAU - 06/01/2009

Reconstruire une nouvelle vie

                                        A la salle des fêtes, une foule d'amis venus dire merci et au revoir à Mauricette et Régis. 
 
Cérémonie simple, mais empreinte d'une très grande émotion, que celle organisée, à la salle des fêtes, en l'honneur de Régis et Mauricette George, à l'occasion de leur départ d'Ecrouves.
Parents, voisins, amis, collègues de travail, la famille du football, tous avaient tenu à être là, afin de témoigner leur amitié envers le couple. En effet, après la fermeture de Kleber, où ils étaient tous deux employés, ils ont accepté une mutation Michelin, en Vendée.

Garder l'espoir


Devant le maire et des élus, avec un certain tact dans son propos, Régis George évoque son parcours depuis une vingtaine d'années, à Ecrouves, à l'usine, puis l'accompagnement et ensuite la présidence du Football Club Ecrouves. Il engage, notamment les jeunes : « Dans l'épreuve, sachez rebondir, positivez et gardez toujours l'espoir de meilleurs lendemains ».
Il adresse ses remerciements à tous ceux qui l'ont aidé à construire et animer ce qu'est devenu aujourd'hui le FCE.
Nouveau président du club, Gino Giacomin, rappelle la période difficile des années 1990 : « A notre appel, Régis s'est employé à reconstruire le club, pas à pas, avec entrain et passion. Au nom des dirigeants et des joueurs, un grand merci à toi Régis ».

Décision courageuse


Quant au maire, Roger Sillaire, regrettant de voir partir un couple très engagé dans la vie associative et sportive, il salue leur décision courageuse d'aller de l'avant, vers une nouvelle vie.
Il poursuit : « Régis, connaissant ta modestie et ton allergie aux honneurs, je citerai seulement tes capacités d'organisateur, de meneur d'hommes, tes qualités humaines déployées avec une sensibilité insoupçonnée ». Ensuite, au nom de l'ensemble de la collectivité, il remet au couple, la médaille d'honneur de la Ville d'Ecrouves, ainsi qu'une composition florale.
Sous les applaudissements, avec émotion et quelques larmes, Régis et Mauricette adressent leurs remerciements à tous.
Un pot de l'amitié clôture cette assemblée. Au revoir Mauricette et Régis et bon vent en Vendée.

l'Est-Répuplicain - 03/01/2009




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