La fermeture de Kleber examinée à la loupe

Yves Albarello, le député UMP envoyé spécial de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale sur le dossier Kleber, a entendu hier toutes les parties concernées par la fermeture de l'usine, propriété de Michelin. Le député, accompagné de deux personnes, a débuté sa journée en préfecture, puis il s'est rendu sur le site même, à Toul. Là, il a rencontré la direction de l'usine et a visité les lieux.
En début d'après-midi, à la sous-préfecture de Toul, il a entendu des représentants du pôle emploi et les syndicats de l'usine, FO et CGT. «On a passé beaucoup de temps à faire l'historique de l'usine », relate Guy Perrin, de la CGT, à l'issue de la réunion. Ensuite, les syndicalistes lui ont expliqué que des outils de production jugés «obsolètes par Michelin sont actuellement démontés par des Serbes. Ils vont rejoindre l'usine serbe de Michelin à Pirot, sans doute pour augmenter la production de fabrication de pneus. Nous lui avons également rappelé que Michelin avait provisionné 130 millions pour la fermeture de Toul et ses conséquences sociales alors qu'il suffisait, selon nous, d'y mettre 60 millions pour la moderniser. Cela l'a interpellé. »
Le député est reparti avec un certain nombre de documents. Après l'annonce de la fermeture du site et du licenciement des 826 salariés, le groupe communiste de l'Assemblée nationale a demandé une commission d'enquête parlementaire. Yves Albarello est chargé d'éclairer les membres de la commission des affaires économiques sur le bien-fondé d'une telle démarche.

Républicain Lorrain - 20/02/2009

YVES ALBARELLO A NANCY

Yves Albarello, député, membre de la commission des affaires économiques de l'Assemblée Nationale, a été désigné comme rapporteur d'une proposition de résolution enregistrée à la présidence de l'Assemblée le 21 mai dernier. Présentée par Alain Bocquet et plusieurs de ses collègues députés, cette proposition de résolution tend à la création d'une commission d'enquête sur les conditions dans lesquelles a été préparée, puis prise par Michelin la décision de fermer l'usine Kleber de Toul et sur les contre-propositions économiques et industrielles élaborées par les syndicats en faveur du maintien du site et des emplois. « Ma mission ne consiste pas à me substituer à une éventuelle commission d'enquête, dont la création n'a pas été décidée pour le moment, mais à étudier le problème à partir de la proposition de résolution précitée et de son exposé des motifs, ainsi que de toutes informations utiles qu'il me sera possible de recueillir en vue de la rédaction de mon rapport. Celui-ci aura pour objet d'éclairer la commission des affaires économiques préalablement à la décision qu'elle aura à prendre vis-à-vis de la proposition de résolution », explique le député. A cette fin, indépendamment de divers contacts déjà pris sur le plan parisien entre autres, Yves Albarello a décidé de consacrer une journée entière de travail en Meurthe-et-Moselle avec les acteurs principaux en charge de la question : autorités administratives, responsables industriels, responsables syndicaux, etc. « Cette journée de travail n'appelle naturellement aucune publicité, laquelle serait déplacée vis-à-vis de la Commission des Affaires Economiques qui doit être appelée à prendre connaissance prochainement des résultats de mon travail en dehors de toute médiatisation ou intervention extérieure », conclut le parlementaire.
L'Est Républicain - 19/02/2009

Kleber : l'Assemblée enquête

Yves Albarello, député UMP de Seine-et-Marne et membre de la commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale, auscultera tous les acteurs du dossier Kleber de Toul, demain après-midi. Il est le rapporteur d'une proposition de résolution présentée par le groupe communiste qui demande la création d'une commission d'enquête «sur les conditions dans lesquelles a été préparée puis prise par Michelin la décision de fermer l'usine Kleber et sur les contre-propositions économiques et industrielles élaborées par les syndicats en faveur du maintien du site et des emplois », écrit le député dans un communiqué. Il consacrera à son labeur une journée de travail «avec les acteurs principaux en charge de la question, autorités administratives, responsables industriels, responsables syndicaux, etc. ».
Le rapporteur a déjà annoncé qu'il agirait dans la plus grande discrétion médiatique. Le résultat de son travail «aura pour but d'éclairer la commission des affaires économiques préalablement à la décision qu'elle aura à prendre vis-à-vis de la proposition de résolution ».

Républicain Lorrain - 18/02/2009

PROPOSITION DE RÉSOLUTION  N° 906 

Cliquez pour agrandir l'imagehttp://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/propositions/pion0906.pdf

Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 21 mai 2008.

Document mis en distribution le  1 0 juin  2 0 0 8



                              PROPOSITION DE RÉSOLUTION


tendant à la création d'une commission d'enquête sur les conditions  dans  lesquelles  a  été  préparée  puis  prise  par Michelin,  la  décision  de  fermer  l'usine  Kléber  de  Toul (Meurthe et Moselle), et sur les contre-propositions économiques et industrielles élaborées par les syndicats en faveur du maintien du site et de emplois,


(Renvoyée à la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire, à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

     

                                                                  PRÉSENTÉE


     

                        PAR  M. ALAIN  BOCQUET,  MME MARIE-HÉLÈNE  AMIABLE,

       

                  MM. FRANÇOIS  ASENSI,  PATRICK  BRAOUEZEC,  JEAN-PIERRE BRARD,

       

                        MME MARIE-GEORGE  BUFFET,  MM. JEAN-JACQUES CANDELIER,

     

                ANDRÉ CHASSAIGNE, JACQUES DESALLANGRE, MME JACQUELINE FRAYSSE,

     

                MM. ANDRÉ  GERIN,  PIERRE GOSNAT,MAXIME  GREMETZ,  JEAN-PAUL  LECOQ,

         

                ROLAND MUZEAU, DANIEL PAUL, JEAN-CLAUDE SANDRIER ET MICHEL VAXÈS,   

           

                députés.




                                                            EXPOSÉ DES MOTIFS



    MESDAMES, MESSIEURS,

    Émanation de l'entreprise centenaire de production de pneus Kléber de Colombes, l'usine Kléber de Toul (Meurthe et Moselle)  ouverte en 1969, est passée sous le contrôle total de Michelin en  1982 avant d'être intégrée en 1996, dans son système commercial.

    Si l'annonce, le 3 octobre 2007, de la fermeture du site a constitué un véritable " coup de bambou " pour les 826 salariés et  leurs  familles,  elle  a  par  contre  été  saluée  par  les investisseurs, " l'action Michelin prenant en milieu de journée, note la presse, 0,90 % à la Bourse de Paris " !

    Du côté de Michelin, on a parlé d'une  " évidence ", de " coûts de production supérieurs de 50 % à ceux des fabricants asiatiques ",  mais  va-t-on  imposer  aux  salariés  français  de travailler pour 200 ou 300 euros de salaire mensuel comme cela se pratique ailleurs dans le monde ?

    De plus, pour les syndicats qui s'interrogent sur certains aspects de la stratégie internationale de Michelin, cette cherté de production est largement à mettre au compte de la responsabilité du groupe dont ils rappellent qu'il a organisé la baisse de 30 % du volume des productions, la réduction de 1,5 millions de pneus.

  Dans  une  lettre  rendue  publique,  les  syndicalistes  sont également  revenus  sur  le  volume  des  investissements (45 millions d'euros) effectués sur le site entre 1999 et 2006, dont 17 millions seulement consacrés à la production. C'est  " une somme faramineuse pour le commun des citoyens. Sauf que, à titre d'exemple, Michelin a consacré cette même somme tous les ans pour son usine roumaine, soit plus de 200 millions d'euros, depuis l'achat de cette usine en 2001 ".

    Du côté des salariés, on rappelle aussi les profits du groupe, l'évolution des ventes (+ 3 %) et le fait que les investissements obtenus à Toul ont produit " des bâtiments qui depuis la fin de leur construction, il y a cinq ans, sont restés désespérément  vides. Ici on a surtout vu des délocalisations de productions ".

    On rappelle également les sacrifices réalisés :  " face à la menace de fermeture évoquée depuis longtemps dans la boîte,  nous avons consenti tous les efforts possibles et imaginables.

    Nous travaillons  40 heures par semaine, et la direction nous  avait demandé de travailler six jours de plus dans l'année. On l'a accepté. En remerciement, elle ferme. C'est honteux ". " Nous avons testé et fabriqué tous les pneumatiques innovants avant que les productions ne partent sous d'autres cieux, plus à l'Est, mais aussi en Allemagne. Les bénéfices de Kléber, ils ont su les prendre. C'est du pillage car avec ces sommes on pouvait financer la modernisation et la pérennité du site ".

    Le 24 avril 2008, le Comité Central d'Entreprise (CCE) a rendu un avis négatif sur le livre 4 des négociations rendues nécessaires par la décision de fermer l'usine.

    Cet avis négatif du CCE est motivé par " l'absence de cause économique  réelle  et  sérieuse "  et  par  la  contestation  des " motifs économiques des futurs licenciements ".

    Cette affaire qui met brutalement en cause l'emploi, la vie professionnelle et familiale de 826 salariés, pèse aussi sévèrement sur l'économie d'une ville de 17 000 habitants et sur le bassin d'emploi du sud de la Meurthe et Moselle.

    Pour  la  Lorraine,  la  liquidation  de  Kléber  Toul  à l'horizon 2009 au plus tard (arrêt des installations en janvier), alimente  un  second  choc  industriel.  Quand  on  supprime 100 emplois industriels en France, il en disparaît 11 en Lorraine qui a perdu ainsi 6 000 emplois industriels depuis 2004. " Notre  combat,  soulignent  d'ailleurs  les  syndicats,  est commun à ceux des sidérurgistes de Gandrange, des salariés de Miko, des ouvriers de la construction automobile, de Smoby. Montrer que nous sommes unis dans des luttes similaires est une première dans la région. Le message n'est pas que symbolique. Il se veut un avertissement à tous les casseurs d'emplois de ce pays qui pensent encore que le mouvement ouvrier est décadent, et que les solidarités n'existent plus. "

    Ainsi s'expriment la dignité, la lucidité, la détermination des salariés et délégués syndicaux d'une entreprise dont le groupe Michelin n'a toujours pas démontré à ce jour, plus de sept mois après l'annonce de sa décision de fermeture, qu'elle n'était pas viable.

    Cette  absence  de  démonstration  en  dépit  des  demandes renouvelées des représentants des salariés ou des élus territoriaux est d'ailleurs au cœur du problème.

    C'est pourquoi, dans la position adoptée le 24 avril 2008, le Comité Central d'Entreprise note en particulier les éléments suivants :

    " La direction du groupe Michelin motive sa décision de fermeture du site de Toul, telle qu'expliquée dans le livre 4, par la productivité déficiente de l'usine de Toul en comparaison avec les autres unités, et par des pertes importantes engendrées sur  Toul,  sur  le  seul  exercice 2006 (estimation 2006 : - 20,6 millions d'euros). Or sur ces deux éléments principaux, les informations contenues dans l'argumentaire ou remises à notre expert ne peuvent être validées avec les comptes sociaux de l'entreprise des exercices antérieurs à 2006.

    Dans son argumentaire du livre 4, la direction de pneumatiques Kléber SAS ne justifie pas " l'inéluctabilité " annoncée dans la communication presse du groupe  Michelin,  de  la fermeture du site de Toul. Conséquemment les licenciements annoncés sur Toul ne sont pas nécessaires à la sauvegarde, ni à la compétitivité de l'activité Tourisme en Europe, du groupe Michelin, ni à la compétitivité du groupe Michelin. "

    Faut-il le souligner, ce même Michelin figure en bonne place dans la publication, début mars 2008, des résultats 2007 des groupes français du CAC 40, lesquels ont réalisé : plus de 100 milliards  d'euros  de  bénéfices  après  les 98 milliards  de 2006, les  86 milliards de  2005, les  57 milliards de  2004, les 33 milliards de 2003…

    Dans  ce  vaste  océan  de  profits  convertis  pour  une  part considérable en dividendes versés aux actionnaires au détriment des investissements productifs, des activités de Recherche/Développement et des salaires, Michelin enregistre une progression de 35,1 % sur 2006. Progression de quatre fois supérieure en pourcentage, à celles de groupes comme Vivendi et Suez !

    En  fait,  il  ne  manque  pas  plus  d'argent  à  Mittal (7,5 milliards  d'euros  de  bénéfices  en 2007)  pour  financer l'adaptation du site Arcelor de Gandrange, chiffrée à 30 millions d'euros, qu'à Michelin  (775 millions d'euros de bénéfices en 2007) pour financer l'adaptation de son site de Toul estimée à 90 millions d'euros.

    Ce constat est du reste d'autant moins contesté que le plan de  fermeture  que  Michelin  est  prêt  à  payer  est  évalué  à 130 millions d'euros. Pourquoi dilapider  130 millions d'euros dans la liquidation de plus de  800 emplois quand  90 millions contribueraient à sauver l'avenir de l'entreprise ?

    Jamais le groupe Michelin, en sept mois de conflit et au fil des négociations auxquelles il a dû se plier, n'a su invalider les contre-propositions économiques élaborées par les syndicats et l'expert comptable et industriel choisi par eux.

    Au  lendemain  de  la  rencontre  de  travail  obtenue  fin décembre 2007 en Préfecture de Meurthe et Moselle par les représentants des  826 salariés, un délégué pouvait souligner :

    " la quasi-totalité des participants reconnaît que le travail fait par les syndicalistes et le cabinet Sécafi apporte un éclairage significatif sur la pérennité du site. Les représentants de la direction de Michelin vont devoir sérieusement plancher sur leur  dossier  pour  convaincre  l'ensemble  des  acteurs  de  la région, de la nécessité de fermer l'usine de Toul ".

    Car  l'expertise  réalisée  par  Alpha  Sécafi  et  remise  aux représentants de l'État, démontre la viabilité de l'usine Kléber, souligne  que  des  dispositions  avaient  été  prises  pour  créer volontairement  une  situation  de  sous-activité  du  site  en transférant massivement des productions vers l'Est de l'Europe ou vers l'Allemagne, et relève que des provisions financières avaient été constituées depuis les années 1980, en prévision et préparation de la fermeture de l'entreprise touloise. Ce sont des questions de fond.

    "L'usine Kléber de Toul fait l'objet d'un sous-investissement délibéré depuis 2002. Nous sommes sacrifiés pour des profits à court terme, alors que les experts prouvent que l'usine peut tourner avec des volumes appropriés". Volumes que Michelin possède puisque ces éléments d'appréciation apportés par les délégués centraux d'entreprise, intervenaient au moment où le groupe  annonçait  qu'il  allait  augmenter  sa  production  de 20 millions de pneus dans les prochaines années.

    L'ancien  ministre  de  l'Économie,  Francis  Mer,  vient  de s'indigner  de  la  détermination  des  salariés  à  exiger  que  le gouvernement ne laisse pas " rayer d'un trait l'avenir du site de Kléber ", ni celui d'Arcelor-Mittal.

    " Au  nom  de  quoi  l'État  français  interviendrait-il maintenant pour empêcher que le numéro un mondial de son secteur gère correctement ses actifs ? De même, au nom de quoi serait-il interdit à Michelin de fermer son usine de Toul ? ".

    Ces  propos  inacceptables  relativisent  singulièrement  les déclarations récentes du Président Nicolas Sarkozy le 4 février à Gandrange : " mon objectif est de garder des usines en France, car un pays qui n'a plus d'usines n'a plus d'économie ".

    Si tel est le cas, la question est directement posée aux plus hautes autorités de l'État, Président de la République et Premier ministre, des dispositions d'urgence qu'ils sont prêts à engager pour faire reculer Michelin et obtenir qu'il renonce à sa décision de fermer Kléber Toul. Et pour exiger qu'en concertation avec les  salariés  et  leurs  élus  soient  définis,  sous  l'autorité  des représentants de l'État, les mesures et financements utiles au maintien du site et des emplois.

    Lors d'une entrevue obtenue par les délégués du personnel à l'Élysée le  7 février dernier, Nicolas Sarkozy, qui avait reçu deux jours  plus  tôt  les  dirigeants  du  groupe  accrochés  à l'objectif  de  disparition  des  activités  de  Kléber  Toul,  avait indiqué qu'un projet de réindustrialisation du site était à l'étude, consistant dans la création d'un centre européen de valorisation de produits en fin de vie.

    Or ainsi qu'ont pu l'indiquer les organisations syndicales : d'une part, ce n'est pas la place qui manque aujourd'hui dans le bassin toulois, ni les demandeurs d'emploi, pour implanter ce type d'activité, sans que la fermeture de Kléber soit nécessaire pour autant.

    Et d'autre part," la création et la montée en charge de ce centre de valorisation prendront du temps. Il ne pourra donc pas constituer une solution professionnelle pour les salariés actuels de l'usine (…). De plus, les compétences recherchées par le centre de valorisation ne seront pas nécessairement en adéquation avec celles du personnel actuel ".

    Enfin,  il  semble  que  le  même  projet  de  restructuration pourrait aussi bien s'appliquer au site de l'aciérie de Gandrange !

    Comment ne pas voir alors derrière de telles démarches, le mépris pour les salariés, leurs familles et tout un territoire, et le cynisme avec lesquels ces propositions sont avancées et tentent de s'imposer à tous.

    À la décision-couperet de Michelin, les personnels et les syndicats  opposent  des  arguments  de  fond  contestant  les éléments  avancés  par  le  groupe  pour  justifier  ses  choix,  et démontrent que la restructuration de Kléber Toul et la poursuite de son activité de production de pneumatiques sont viables.

    À l'évidence, la constitution d'une commission d'enquête parlementaire serait aujourd'hui de nature à permettre d'entendre toutes  les  parties  concernées,  et  de  dégager  des  solutions économiques utiles à l'activité et à l'essor de toute une ville, de tout un bassin, et favorables aux attentes de centaines de salariés.

    Dans une région frappée brutalement, ce serait un signe fort ; le témoignage qu'au-delà du discours, il existe réellement une  volonté  politique  nationale  de  défendre  l'emploi  et d'affirmer la vocation industrielle de notre pays.

    C'est pourquoi nous demandons que l'Assemblée nationale se saisisse de cette affaire et qu'elle adopte la proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les conditions dans lesquelles a été préparée puis prise par Michelin, la décision de fermer l'usine Kléber de Toul (Meurthe  et  Moselle),  et  sur  les  contre-propositions économiques  et  industrielles  élaborées  par  les  syndicats  en faveur du maintien du site et des emplois.


                                                                  PROPOSITION DE RÉSOLUTION



                                                                                                            Article unique

    En application des articles 140 et suivants du Règlement est créée une commission d'enquête de trente membres chargée d'investiguer sur les conditions dans lesquelles a été préparée puis prise par Michelin, la décision de fermer l'usine Kléber de Toul (Meurthe et Moselle), et sur les contre-propositions économiques et industrielles élaborées par les syndicats en faveur du maintien du site et des emplois.





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