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 Serica (la soie en latin) a été créée en 1970 par Jean-Paul Hickel | Industrie Serica (la soie en latin) a été créée en 1970 par Jean-Paul Hickel. Elle a été l'un des leaders de la sérigraphie grands formats, multisports et PLV. En 2005, un PDG quadra annonçait aux 170 salariés « des perspectives correctes ». Lorsqu'en juillet 2009, Renate Hosp, femme d'affaires franco-allemande, prenait les rênes de Serica, elle voulait « faire évoluer un métier assez sinistré ». On comptait 105 salariés. La patronne annonçait six mois après la reprise « un chiffre d'affaires passé de 200.000 à 950.000 € ». Difficile à croire pour les salariés qui n'imputent pas leur situation actuelle à la crise, mais à leur ex-patronne. Pour Philippe Morenvillier, maire de Velaine-en-Haye, la businesswoman/avocate (« choix soutenu par le sous-préfet d'alors aux affaires économiques ») présentait pourtant en 2009 « un plan présentant toute garantie de pérennité ». L'élu a déchanté depuis. « Drôles d'attitudes vis-à-vis des clients et fournisseurs, perte de marchés. On est vite passé sous la ligne de flottaison, c'était une question de jours. » Renate Hosp a sollicité son aide. En vain. Le dossier, dit-il, a été pris avec sérieux par le sous-préfet de Toul et lui-même. Dossier qui ne se refermera peut-être pas de sitôt. « Des enquêtes financières sont en cours », reconnaît M. Morenvillier, « parce qu'il s'est passé durant ces dernières années des pratiques non conformes ». En janvier 2010, Mme Hosp avait même récolté « 450.000 € de Michelin, dans le cadre de la revitalisation du bassin toulois ». Une revitalisation fortement « dévitalisée ». www.estrepublicain.fr - X. F. - 22/12/11
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|  Mission théâtre |  | Quand la culture devient vecteur d'insertion sociale. Des jeunes de la mission locale vont participer à la création d'une pièce de théâtre
« Le temps des cerises » La scène se passe dans une usine. Le patron vient de se faire séquestrer par les ouvriers en colère. Le ton est donné dès les premiers mots de la lecture que proposaient cinq comédiens de la compagnie du Théâtre de Cristal de Vannes-le-Châtel, hier matin.
Face aux artistes, une quinzaine de jeunes en recherche d'emploi assiste à la première lecture publique de la pièce « Le temps des cerises », encore en pleine création. « L'idée est de faire profiter des jeunes qui ont souvent du mal à se mobiliser dans des actions de formation d'un territoire riche en action culturelle », explique Christine Virion, directrice adjointe de la Mission locale Terre de Lorraine, à Toul.
« La plupart d'entre eux ne sont jamais allés au théâtre », confie-t-elle. C'est donc par curiosité qu'ils se sont portés volontaires pour assister la compagnie dans la création de la pièce qui sera jouée fin septembre à Toul.
Le spectre de Kleber
Mais surtout, « ils ont envie de se sentir utiles », constate-t-elle. Affiches, décors, communication, accueil du public… En plus de « se contruire un réseau », « toutes les compétences qu'ils auront acquises par le biais de cette expérience pourront être transférées dans d'autres domaines professionnels », explique-t-elle.
C'est aussi l'occasion, pour des jeunes souvent isolés de « travailler en équipe ». « Beaucoup d'entre eux sont titulaires d'un baccalauréat, mais l'expérience d'un échec en première année post-bac leur a fait perdre toute confiance en eux », constate Christine Virion, même s'il n'y a pas de profil type parmi ces jeunes. « Certains d'entre eux ont des bacs + 4 ». L'expérience autour de la pièce sera également « porteuse de mixité sociale », se réjouit-elle.
Tous ont en commun « une vision du travail hantée par le spectre de la fermeture de l'usine Kleber », fait remarquer Dominique Farci, comédien de la compagnie du Théâtre de Cristal. « Tous sont originaires du coin et ont vécu les événements d'assez prêt lorsqu'ils étaient à peine adolescents », confirme Christine Virion.
Les jeunes ont rendez-vous dès mercredi pour une séance débriefing en compagnie de Dominique Farci.
www.estrepublicain.fr - S.I. - 20/12/2011
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|  Serica, l'impression sous pression... |  | Nancy. Serica Services, sur le site de Velaine-en-Haye de 13.000 m2 qui emploie actuellement 92 personnes, traverse une passe très délicate. Cette semaine, le tribunal de commerce de Nancy a octroyé aux dirigeants, Renate Hosp, directrice générale et Christian Riera, le PDG, un délai supplémentaire (jusqu'au 18 octobre) pour fournir certaines pièces, en priorité le bilan 2011, année pour laquelle le tribunal ne dispose apparemment d'aucun chiffre. Un complément d'information nécessaire avant de prendre, une semaine plus tard, une décision définitive.
La liquidation ou le redressement judiciaire sont redoutés pour cette société, qui culminait il y a quelques années au sommet de l'impression hexagonale, voire européenne. Une PME alors leader en sérigraphie grands formats, multisports et PLV, avec un portefeuille de clients impressionnant, de Mc Do à Chanel, en passant par BMW, JC Decaux ou même le Musée d'art moderne de NewYork.
Revitalisation ?
En redressement judiciaire début 2009, Serica avait été intégré au groupe « Impressions et services », basée à Herblay (Val d'Oise) dirigée par cette femme d'affaires franco-allemande et cet ancien cadre bancaire. Six mois après la reprise, Mme Hosp affichait fièrement que « le chiffre d'affaires était passé en six mois de 200.000 à 950.000 euros », elle avançait même le chiffre de 1.400.000 euros à l'horizon juin 2010. Qu'en est-il réellement ?
Les ambitions et les chiffres visés n'ont semble-t-il pas résisté à la réalité d'un marché devenu plus concurrentiel, ou à d'autres paramètres moins visibles, plus propres à la société, sur lesquels le tribunal sera amené à se prononcer. Toujours est-il qu'une baisse d'activité substantielle a été enregistrée, selon quelques salariés. Et depuis de longs mois.
La situation difficile de l'entreprise aurait également amené le préfet, et même l'inspection du travail, à se pencher sur son cas. En janvier 2010, la patronne annonçait également que, « dans le cadre de la revitalisation du bassin toulois », Serica toucherait « 450.000 euros de Michelin » La société a-t-elle effectivement touché cette somme ? Et si c'est effectivement le cas, cela n'aura-t-il pas été suffisant pour retrouver un aplomb financier ?
D'autres signes ne prêtent guère à l'optimisme pour l'avenir de Serica. Il y a moins d'un mois (le 6 septembre), le tribunal de commerce du Val d'Oise prononçait une liquidation judiciaire visant « Impressions et services », la maison-mère, tout en autorisant « une poursuite d'activité jusqu'au 6 novembre ».
Au niveau du groupe, un passif de 15 millions d'euros était même évoqué. www.estrepublicain.fr - Xavier FRÈRE - 29/09/2011
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|  ARVATO : 44 jours de luttes... |  | Cliquer sur l'image pour télécharger le fichier
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|  Arvato : la grève se poursuit |  | Laxou. Après un bon mois de grève, le mouvement ne faiblit pas chez Arvato Bertelsmann. Ce matin, une trentaine d'employés du centre d'appels téléphoniques de Laxou se relayaient sur le parking, dès 10h, pour un dix-neuvième ou vingtième débrayage.
« Désormais, nous nous organisons de manière à tourner, pour que les employés ne perdent pas une journée de travail complète », détaille Marie-Josée Orozco, représentante de la CGT au comité d'entreprise.
Le mouvement a démarré fin mars, suite aux propositions faites par la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. « La direction nous proposait 150 € d'augmentation par an, pendant trois ans et voulait supprimer le 13 e mois pour les 140 employés qui le touchent encore. »
De leur côté, les syndicats réclament une augmentation de 150 € par mois et par salarié, mais refusent la mise en place de primes qui seraient conditionnées à des impératifs de productivité. www.estrepublicain.fr - Laurie MARSOT - 02/05/2011
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|  Conflit chez Bertelsmann | Deux débrayages successifs se sont déroulés, hier, au centre d'appels téléphoniques Arvato Bertelsmann, à Laxou.
Le site emploie 700 personnes qui répondent au téléphone pour des clients comme SFR, GDF Suez, et Renault.
Les débrayages survenus hier à l'appel de la CGT, pour des motifs salariaux, ont rassemblé une centaine de personnes devant le centre, en matinée, et un peu moins l'après-midi.
Il s'agissait du cinquième ou sixième arrêt de travail depuis le 28 mars, date où la direction a fait des propositions salariales qui ont mis le feu aux poudres.
Blocage complet !
« Nous avons écrit une lettre ouverte à la direction en février pour lui signaler des situations de précarité dans l'entreprise. 40 % des salariés sont en CDD, payés au Smic.
Tous les chargés de clientèle sont payés au Smic. Au bout de dix ans, ils sont toujours au Smic, à 980 € par mois. Ca représente environ 75 % des employés de ce site », assure Tony Souaillat, délégué CGT.
La direction a accepté d'avancer les négociations annuelles obligatoires au 28 mars. Pour proposer de lisser le 13 e mois sur le taux horaire. « Ce qui revient à supprimer le 13 e mois aux 140 personnes qui le touchaient encore, pour augmenter leur taux horaire afin de les priver des revalorisations du Smic pendant plusieurs années ! », dénonce le délégué CGT.
La direction a également proposé une augmentation annuelle de 150 € pour tous, durant trois ans, alors que les grévistes demandaient une augmentation de 150 € mensuelle.
« Nous avons répondu que ces propositions sont inadmissibles ! Et depuis, la direction joue le blocage », poursuit Tony Souaillat.
Les débrayages se succèdent donc, depuis le 28 mars, chez Arvato, où les recrutements des chargés de clientèle se font à bac +2.
Les délégués CGT ont décidé d'écrire au conseil général de Meurthe-et-Moselle et au conseil régional de Lorraine, tous deux socialistes, pour leur demander de peser sur la direction.
Les deux collectivités attribuent en effet des aides indirectes importantes à l'entreprise dans le cadre des contrats de travail aidés.
Les débrayages devraient également se poursuivre dans les jours à venir. www.estrepublicain.fr - Philippe MERCIER - 15/04/2011
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|  Ça chauffe... | La sortie remarquée de Catherine Bretenoux au cours de la dernière séance du conseil municipal devait donc moins à l'humeur de l'instant qu'à la volonté préméditée de marquer publiquement sa différence.
L'adjointe communiste à la politique de la ville a clairement dit qu'elle regrettait l‘installation de chaudières individuelles alimentées au gaz dans les logements du quartier de la Croix-de-Metz, autrefois chauffés par l'usine Kleber voisine. Une décision pourtant prise par Nicole Feidt, présidente de Toul Habitat et patronne de la majorité municipale à laquelle elle appartient.
À son tour, Patrick Bretenoux, responsable de la section locale du Parti communiste, déplore que la municipalité n'ait pas jugé utile de commander une étude sur la création d'un réseau de chaleur relié à la future centrale électrique de Powéo. Quitte, si cela s'était avéré nécessaire, à creuser des tranchées dans les chaussées refaites à neuf.
« La moitié de la chaleur produite va partir dans le ciel de Toul ; ce gaspillage est inacceptable », insiste-t-il. « Surtout quand on sait ce que représentent le chauffage et le logement dans le budget des familles du quartier. »
Le dirigeant communiste s'étonne dans le même temps de l'enthousiasme des élus locaux à inaugurer en grande pompe la canalisation de gaz qui alimentera l'usine Powéo sur la zone industrielle Toul-Europe : « On va avoir toutes les nuisances - le bruit et la pollution - pour très peu de retombées puisque le nombre d'emplois sera restreint quand le chantier sera terminé. » Et pas même de quoi chauffer le quartier. www.estrepublicain.fr - Baptiste BIZE - 08/12/2010
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|  « Signal fort après Kleber » | Le raccordement entre la future centrale Poweo et GRTgaz fait l'unanimité dans la tant espérée revitalisation du Toulois
Elus, chefs d'entreprises, partenaires, collaborateurs… Ils étaient nombreux, hier matin à avoir répondu à l'invitation de Philippe Boucly, directeur général de GRTgaz. Plus précisément pour assister à l'inauguration de la nouvelle canalisation Blénod-lès-Pont-à-Mousson/Toul, dans le cadre de l'implantation de la future centrale Poweo... à quelques centaines de mètres de feue l'usine Kleber.
Alors, forcément, ce site qui demeurera longtemps encore dans la mémoire des Toulois, a suscité bon nombre de réflexions de la part de l'assemblée réunie au siège de la Communauté de communes du Toulois.
Mais qui dit grand projet, dit longs discours… tournés, une fois n'est pas coutume, vers la même réflexion, mettant en lumière l'impact économique de cette nouvelle donne.
« Une première pierre à l'édifice de la reconstruction du Toulois et une passerelle vers la réindustrialisation du territoire », relève le député, Philippe Morenvillier, évoquant « ce chantier de 20 M€ qui a permis l'embauche d'une quinzaine de salariés au niveau du Pôle Emploi de Toul ».
Dans le même ordre d'idée, la conseillère générale Michèle Pilot évoque « un véritable symbole sur un territoire qui a pris de rudes coups sur le plan économique et social ces dernières années ».
Premier semestre 2013
A son tour Nicole Feidt voit « dans l'implantation et le raccordement de cette centrale, un nouveau signal fort, après le choc Kleber, qui nous donne la capacité d'accueillir de nouvelles activités industrielles. »
L'occasion pour le premier magistrat de « remercier les services de l'Etat qui ont toujours su répondre à nos préoccupations et à nos attentes », tout en précisant que « dans le domaine économique il faut savoir faire preuve de modestie dans un travail collectif : celui des élus, des pouvoirs publics et des investisseurs ».
Ceci étant dit Johann Precht, président de Poweo Production, visiblement heureux de la naissance de cette deuxième centrale Poweo, « idéalement située » se réjouit de voir sa société « poursuivre son tour de France en passant par la Lorraine avec ses sabots d'hiver ». Sans oublier de faire part à l'assemblée des « meilleurs vœux de Charles Beigbeder ».
Le représentant de la future centrale touloise en profite pour révéler l'achèvement des travaux de terrassement, suivi d'une prochaine étape avec l'arrivée des turbines. Avant l'exploitation commerciale prévue au premier semestre 2013 : « Un chantier qui mobilisera plus de cinq cents personnes ».
L'occasion pour le président de la CCT, Dominique Potier, de ne pas dissimuler son enthousiasme à l'idée « d'accueillir et d'héberger ces salariés sur notre secteur ». Et de saluer « le travail commun de GRTgaz et Poweo » en lançant : « après le choc industriel, notre territoire veut se relever et se relèvera ! ». www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 04/12/2010
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|  Les esprits s'apaisent |  | On peut le dire, ça s'arrange chez Kuehne+Nagel ! Après un piquet de grève, le mois dernier, suite à l'annonce de la fermeture du site, puis le scénario d'une calme « prise d'otage » des dirigeants le 21 octobre, les esprits s'apaisent au sein du dépôt logistique de la zone Toul-Europe.
Une situation plutôt rassurante pour les 23 salariés de cette entreprise située le long de la rue de l'Escadrille des Cigognes.
A l'issue d'une réunion qui s'est tenue, mardi soir, dans les locaux de la société une nouvelle rencontre a en effet permis d'y voir plus clair en matière d'indemnités supra-légales et conventionnelles. « On a abouti sur une fourchette qui s'étale entre 25.000 à 70.000 €, selon l'ancienneté. Avec une moyenne de 40.000 € », révèle Marcel Bayeul, délégué syndical central CGT de Kuehne+Nagel.
Le 12 novembre
Du coup, au terme de ce rendez-vous qui s'est conclu aux alentours de minuit, syndicats et patrons se sont à nouveau assis autour d'une table hier matin, pour aborder le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Mais finalement, l'entretien a tourné court : « La veille, la direction s'était engagée à nous présenter dès ce matin, un document écrit, stipulant les accords évoqués en matière d'indemnités. Comme ça n'a pas été le cas, nous n'avons pas souhaité poursuivre le dialogue », expliquait hier Marcel Bayeul.
De son côté, Henri-Michel Jeannot, le directeur du site met en avant l'heure tardive de la fin de réunion. « Il faut nous laisser le temps matériel tout simplement. Ce document sera transmis dans les 48 heures. Après le temps des négociations, l'heure est au contenu du plan de sauvegarde », reprend le dirigeant qui propose aux 23 employés un plan de formation et de reconversion sur le Toulois ou une offre de mobilité. « Le groupe possède une soixantaine de sites sur le territoire et plus d'une centaine d'emplois disponibles. Les salariés qui le souhaitent auront la possibilité de choisir entre quatre postes en mutation interne. »
Le PSE sera évoqué le 12 novembre prochain pour un nouvel échange patrons-syndicats. www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 04/11/2010
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|  Toul : dirigeants pris en otage... |  | Les négociations sur les indemnités liées à la fermeture de la plateforme logistique de Toul n'ont pas abouti, hier.
Les salariés de Kuehne+Nagel ont fini par libérer les représentants de la direction, hier soir, à Toul. À l'origine du blocage : le montant des indemnités versées lors de la fermeture programmée du site le 31 décembre prochain.
Dirigeants et représentants du personnel ont joué sur les mots une bonne partie de la journée, hier, sur la plateforme logistique de Kuhne+Nagel, à Toul. « Les représentants de la direction ne sont pas pris en otage puisqu'ils n'ont pas demandé à sortir ; en revanche, on ne les laissera pas quitter les lieux tant qu'on n'aura pas obtenu satisfaction », expliquait le délégué syndical central de la CGT, Marcel Bayeul, en fin d'après-midi.
À l'heure du dîner, alors que les salariés grévistes perchés dans la nacelle d'un chariot-élévateur faisaient passer des merguez et des saucisses aux dirigeants, par la fenêtre de la salle de négociations, il était toutefois difficile de ne pas parler de séquestration. Un feu de camp barrait alors l'entrée de la base et toutes les portes des locaux administratifs étaient bloquées par des palettes.
À l'origine du blocage : le montant des indemnités qui seront versées aux vingt-trois salariés, lors de la fermeture programmée de ce site de 30.000 m2 le 31 décembre prochain. « Kuehne+Nagel est un des leaders mondiaux de la logistique ; pour un groupe qui a réalisé 817 millions de résultats l'an dernier, ce n'est rien un million ! », insiste Marcel Bayeul qui réclamait 40.000 euros par employé. « Au bout d'un moment, on a compris qu'il fallait durcir notre position pour arrêter de perdre du temps… »
Rendez-vous mardi
Le leader syndical a toutefois fini par « libérer » les représentants de la direction à 21 h. La police nationale, qui était présente, n'a donc pas eu à intervenir. « On était à 14.100 euros d'indemnités supra-légales, soit 30.600 euros avec les indemnités conventionnelles quand on s'est quitté ; on a fait une dernière proposition à 25.000 euros », indique le délégué CGT. « La direction avait besoin de souffler. Ils connaissent maintenant notre détermination. »
Les négociations reprendront donc sur cette base dans une semaine, mardi 2 novembre. Le directeur du site, Henri-Michel Jeannot, n'a pas souhaité s'exprimer hier soir, expliquant avoir reçu des instructions de la direction générale du groupe. Les salariés, de leur côté, devaient encore tenir une assemblée générale dans la soirée, pour définir la stratégie à suivre. Ils indiquent aussi avoir sollicité la médiation de la sous-préfecture de Toul. www.estrepublicain.fr - Baptiste BIZE - 28/10/2010
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|  Toul : Après Kléber, Kuehne+Nagel ferme ses portes |  | Le site de 60.000 m2 a été inauguré en 2002, derrière l'ancienne usine Kleber
Le dépôt logistique de la zone Toul-Europe fermera à la fin de l'année. Encore vingt-trois emplois perdus.
Le gazon, récemment semé dans le cadre du nouvel aménagement de la zone industrielle Toul-Europe, n'a pas encore germé le long de la rue de l'Escadrille des Cigognes qui mène à la plateforme logistique de Kuehne+Nagel. Inauguré en 2002, le site de 60.000 m2 fermera ses portes le 31 décembre prochain. Un plan de sauvegarde de l'emploi, autrement dit un plan social, a été mis en place pour ses vingt-trois salariés.
« Notre client unique nous a avertis le 20 septembre dernier qu'il ne renouvellerait pas le contrat qui arrivait à échéance le 31 décembre dernier et qu'il souhaitait internaliser la logistique ; nous sommes obligés de fermer ce site », explique son directeur, Henri-Michel Jeannot. « Nous avions déjà fait un plan social partiel en 2005 ; notre groupe, qui compte une soixantaine d'agences en France, fera au moins deux propositions en interne à chaque salarié. Nous souhaiterions aussi qu'ils puissent utiliser l'atelier de conversion mis en place après la fermeture de Kleber. »
Piquet de grève
Pas satisfaisant aux yeux des vingt-deux autres salariés de la base, tous en grève, qui se sont rassemblés devant la grille d'entrée, hier matin. « On demande 40.000 euros d'indemnité pour réparer les préjudices subis et 500 euros par année d'ancienneté dans la boîte », précise Marcel Bayeul, délégué syndical central CGT de Kuehne+Nagel, basé en Moselle. « C'est vrai que le site de Toul ne bossait que pour Arvato, la filiale de Bertelsmann qui fabrique des CD sur la zone d'Atton. On s'occupait de la préparation de la logistique, des retours d'invendus, du tri, du filmage des disques... Mais bon, un groupe comme le nôtre, qui emploie 55.000 personnes dans le monde, n'a pas le couteau sous la gorge pour fermer. Il y a déjà eu un PSE total à Strasbourg et un plan partiel près de Dijon ! »
Le représentant du personnel en appelle à présent à Nadine Morano, élue touloise et membre du gouvernement, pour qu'elle soutienne la position des salariés. Il souhaite surtout mettre la pression sur la direction. « Ils ne cherchent qu'à négocier le montant du chèque de sortie, pas à trouver des solutions de reconversion », regrette le directeur qui recevra de nouveau les délégués syndicaux, mardi 26 octobre, après avoir étudié leurs demandes. www.estrepublicain.fr -Baptiste BIZE - 22/10/2010
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|  Harcèlements sexuels à la cantine |  | IL A FAIT l'autruche. Il n'a pas répondu aux convocations de police, il n'a pas assisté aux confrontations, ni à son procès. Le tribunal correctionnel vient de condamner par défaut le gérant d'un restaurant d'entreprise à six mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel et moral et à verser 3.000 € à l'une de ses victimes, conformément aux réquisitions de la substitut Lætitia Welter.
Employé par Sogerest, cet homme de 40 ans dirigeait une équipe de 8 personnes à Toul, dans la cantine de Kléber. « À son arrivée en 2004, il a institué le tutoiement et un cadre festif : le pot du vendredi », indique Me Marie-Line Dieudonné. « Il a d'abord tenu des propos déplacés. Et n'a pas tardé à joindre le geste à la parole ». « Laisse-toi faire », « personne n'en saura rien », « ça sera purement sexuel ». C'est le genre de propositions qu'il n'a cessé de faire à Nicole*, l'une des salariées dès qu'ils se retrouvaient seuls. Dans la chambre froide ou dans les vestiaires. « Il était toujours derrière moi, il mettait ses mains autour de la taille ». Il aimait aussi se promener en caleçon selon plusieurs témoignages.
Sa subordonnée a toujours rejeté ses avances si bien que le chef a fini par la mettre à l'écart en l'affectant brutalement à la « plonge ». Et en lui interdisant de parler aux clients. Il l'aurait même bousculée le 30 décembre 2007 après lui avoir demandé d'effectuer un inventaire. Nicole a été blessée au bras. Une de ses collègues a eu le malheur d'apporter son témoignage après cet incident. Elle a subi le même sort. Avant d'être licenciée pour faute grave parce qu'elle avait refusé de nettoyer les vestiaires et les toilettes…
La présidente Fabienne Nicolas a également lu la déposition d'une jeune intérimaire qui a également subi les frasques de ce chef « un peu trop chaud ». Deux jours avant la fin de la mission, il avait tenté d'embrasser la jeune femme en la menaçant de ne pas reconduire son contrat. N'ayant pas obtenu satisfaction, il ne lui a confié que des tâches ingrates…
Après une dépression qui aura duré dix-huit mois, Nicole a été licenciée pour « inaptitude ». « On peut comprendre qu'elle était peu encline à reprendre son poste », plaidera l'avocat de la partie civile. Après avoir en vain tenté d'alerter la hiérarchie, Nicole s'est tournée vers la CGT qui a saisi l'inspection du travail. « Or, la société Sogerest n'a pas voulu entendre », dénonce Me Dieudonné. Cette dernière a été condamnée par les prud'hommes à verser 15.000 € à sa cliente. Le jugement a été confirmé en appel. Le « chef » a gardé son poste mais a été affecté sur un autre site du département. (*) Les prénoms ont été changés. www.estrepublicain - Saïd LABIDI - 15/09/2010
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|  Envie de repartir… |  | Arrivée au col de la Croix de fer, en Espagne
Robert Chesneau, un ex-Kleber, a « fait » Saint-Jacques de Compostelle.
Pour une raison très personnelle, il s'était juré de faire le pèlerinage, une fois la retraite venue.
La fermeture de l'usine de pneumatiques, en octobre 2007, a accéléré les choses… En ce début d'année, il se met donc en tête de partir sur le grand chemin. Au matin du 2 mars, Robert Chesneau prend la route pour rejoindre Vézelay, et de là, mettre le cap sur l'Espagne. « Je ne suis pas marcheur. D'ailleurs j'ai acheté mes chaussures une semaine avant le départ pour faire une cinquantaine de km, histoire de les essayer… » lâche-t-il en souriant.
Un manque de préparation qu'il regrettera quelques jours plus tard, au point de souffrir le martyre. Arrivé dans la campagne berrichonne, il ne peut plus avancer. « J'avais des ampoules partout, y compris entre les orteils. Les deux pieds étaient violets. C'était atroce et douloureux ».
Sur le bord de la route, un infirmier libéral remarque la souffrance du marcheur et le conduit aux Urgences de l'hôpital d'Issoudun. L'état des pieds est tel que le corps médical lui conseille de ne pas faire d'efforts pendant une dizaine de jours. Mais Robert Chesneau repart le lendemain… Et constate très vite qu'il a fait une grosse erreur.
Un bel accueil
« Même chaussé de baskets, à cause des pansements, je ne parvenais plus à mettre un pied devant l'autre. J'avais le moral dans les chaussettes… » Péniblement, il rejoint l'accueil des pèlerins de Neuvy-Pailloux, au sud d'Issoudun. Là, il se repose quatre jours chez Monique Richard, connue pour sa gentillesse et son attention. « Sa générosité, son enthousiasme, m'ont donné la force de repartir ! » confie-t-il.
Un peu plus loin, il contacte une famille par téléphone, pour être éventuellement hébergé le soir. « Désolés, nous partons aujourd'hui même pour le Maroc » lui répond la maîtresse de maison. Mais quand elle apprend que le pèlerin est envoyé par Monique, elle répond : « nous mettons la clé sous un cadre, dans la véranda. La maison est à vous ! ». Gêné et interloqué, Robert arrive quand même le soir à l'adresse indiquée. Il trouve la clé, et son repas prêt dans le réfrigérateur ! « J'ai été super bien accueilli chez des gens que je n'ai même pas rencontré ! » dit-il, avec émotion.
17 kg !
À l'évidence, des instants comme celui-là l'ont profondément marqué. Tout comme le jour où un cycliste l'a accompagné pendant dix km, sous la pluie, simplement pour rester à ses côtés et l'encourager…
D'étape en étape, il rejoint les Pyrénées, franchit le col de Roncevaux dans le froid et la neige, et parvient à gagner Santiago.
S'il a fait peu de photos sur le parcours, l'ancien du service contrôle-qualité de chez Kleber a retrouvé la Lorraine avec d'innombrables souvenirs… et dix-sept kilos en moins !
Revenu depuis le 2 mai, il avoue souvent « marcher » la nuit, dans ses rêves.
Aujourd'hui, il compte repartir en 2014, pour revivre une démarche spirituelle qui lui a beaucoup apporté… Sans aucun doute, il retournera au cap Finistère (Fistera), où la terre et l'océan se rejoignent, pour brûler ses vieux vêtements, comme le font de nombreux pèlerins.
Un geste fort et symbolique, qui marque « la mort du vieil homme », et peut-être une nouvelle naissance… www.estrepublicain.fr - Michel BRUNNER - 22/08/2010
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|  Inacceptable ! |  | Réunion de crise à la mairie d'Ecrouves contre l'annonce de fermeture de la prison. Tous dénoncent l'absence de concertation.
Le maire d'Ecrouves, Roger Sillaire est encore sous le choc, après l'annonce du projet de fermeture du centre de détention situé sur la commune. C'est pourquoi il a organisé hier après-midi, une réunion de crise. Etaient présents Michèle Pilot, vice-présidente du conseil général, Dominique Potier, président de la CCT, élus locaux de Toul et délégués syndicaux FO et UFAP.
Tous dénoncent l'absence d'information et de concertation relative à la fermeture du centre pénitentiaire d'Ecrouves.
Ils trouvent inacceptable, «dans une démocratie qui se veut moderne», de découvrir ce type d'évènement par l'intermédiaire des médias. Roger Sillaire n'a en effet été averti officiellement qu'hier, par un courrier de Michèle Alliot-Marie, de cette décision gouvernementale.
« Il faut arrêter de négliger les élus du territoire » s'indigne le premier magistrat scrofulien.
Les élus soulignent que «Le Toulois, déjà fortement fragilisé par les fermetures et restructurations passées (Kleber, hôpital Jeanne d'Arc, tribunal d'instance) et les incertitudes liées à l'avenir du site militaire de Domgermain, a besoin d'engagements forts quant à l'emploi public.»
L'assistance ne conteste pas le bien fondé des réorganisations nécessaires, mais déplore la destruction des emplois publics du territoire.
« Une simple rénovation suffirait » « Les qualités spécifiques du site, dont la configuration urbanistique originale, les formations diligentées, la réinsertion, les importants et récents investissements et le foncier disponible, doivent être prises en compte au regard des choix à opérer, sans oublier les conséquences budgétaires, sociales et humaines, inhérentes à ce type d'établissement » poursuit Roger Sillaire.
Il indique qu'au vu des chiffres annoncés par les organisations syndicales, Ecrouves demeure un bon établissement et qu'une simple rénovation suffirait à le remettre au goût du jour. En conclusion de cette réunion, il est annoncé «L'importance de retrouver sur le Toulois, les conditions d'un dialogue responsable et efficace».
Un rendez-vous avec le préfet est souhaité dans les plus brefs délais.
Cet après-midi à 16 heures, la secrétaire d'Etat, Nadine Morano, accompagnée de M. Claudon de la direction de l'administartion pénitentiaire, chargé du dossier, reçoit en sous-préfecture les organisations syndicales, puis les élus à 17 h 30. www.estrepublicain - Bertrand VOGIN - 30/07/2010
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|  | |  | | « Mo-der-ni-sa-tion » |  | - Quelle est votre réaction à l'annonce de la fermeture du centre de détention d'Ecrouves, programmée pour 2017 ?
- Je la soutiens. Ecrouves est une prison vétuste, obsolète, et la refaire, pour la mettre en conformité avec les critères de la loi pénitentiaire et les règles européennes, nécessiterait 20 millions d'euros.
- Selon le ministère, le site de la reconstruction est à déterminer. Le Toulois peut-il être candidat ?
- Je me suis entretenue avec Michèle Alliot-Marie et j'ai demandé à ses services d'expertiser les sites du Toulois qui permettraient la construction d'un nouveau centre. 2017, ce n'est pas demain, on peut donc préparer l'avenir.
- Quels sont-ils ?
- Il y en a deux. Le site de l'hôpital Jeanne d'Arc à Dommartin-les-Toul (44 hectares), sur lequel il y a le projet Epilor (centre pour les épileptiques) que l'Etat va financer à 90 %, à hauteur de 4 millions d'euros. Ce projet va se développer sur 4 ha, il en reste donc 40. Par ailleurs, il y a le site du Régiment de matériel de Domgermain, avec 52 ha de disponible.
- Les syndicats, notamment l'UFAP, ont demandé à vous rencontrer…
- J'ai prévu de les voir ce vendredi, à 15 h, à Toul.
- Si le centre de détention ne se reconstruit pas ici, le Toulois, après Kleber, Jeanne d'Arc, le RMAT de Domgermain, sera encore davantage touché…
- Je vais me battre comme je me suis battue pour l'arrivée de la centrale solaire à Toul-Rosières, où l'investissement sera de 454 millions d'euros, le maintien de la base aérienne d'Ochey, l'obtention d'un scanner à l'hôpital Saint-Charles, ou encore l'arrivée, sur le site de Kleber, d'une entreprise de panneaux contrecollés de bois. Cette entreprise va s'installer sur 30.000 mètres carrés mais va sans doute racheter l'intégralité de l'usine Kleber. Elle travaille en effet à l'installation d'entreprises partenaires.
Le bassin du Toulois n'est pas dans une situation dramatique, c'est même le plus dynamique de Lorraine. C'est là où le taux de chômage est le plus bas, avec 8,7 %. Sur les 836 salariés de Kleber, il n'y en a que 35 qui n'ont pas retrouvé d'emploi. On ne peut pas laisser croire aux gens que rien ne bouge dans la vie. L'adaptation des territoires fait partie des choses normales. Les phases de mutation ne doivent pas provoquer des cris d'orfraie. La gestion de la cité, c'est l'adaptation, la modernisation, la prévision. www.estrepublicain.fr - E.N. - 29/07/2010
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|  Prisons : Tollé contre la fermeture d'Ecrouves |  | «CE N'EST VRAIMENT pas une bonne nouvelle. Ni pour Ecrouves, ni pour le Toulois. On n'avait pas besoin de cela sur le secteur !»
Loin de tomber des nues, Roger Sillaire, maire d'Ecrouves, digère toutefois l'annonce avec circonspection. «Pas plus tard qu'en juin dernier, lors d'une réunion de la commission de sécurité, je m'étais inquiété de l'avenir de l'établissement en interrogeant le directeur interrégional qui n'a rien pu me dire... mais visiblement ennuyé par ma question...»
Le premier élu scrofulien raconte en effet que plusieurs éléments lui avaient «mis la puce à l'oreille»... Face à la nouvelle, l'édile évoque aussitôt «des répercussions économiques et sociales. Sans oublier les recettes fiscales qui influent sur la dotation globale de fonctionnement.» Le centre de détention d'Ecrouves compte en effet 259 détenus et 139 personnels ,administratifs, techniques et direction confondus.
Un point également soulevé par Dominique Potier, président de la communauté de communes du Toulois (CCT). Bien décidé à exprimer son courroux, le représentant de la CCT ne mâche pas ses mots, face à cette annonce et notamment ses répercussions en terme d'emploi : «C'est la colère ! Après le choc Kleber, la fermeture de l'hôpital Jeanne d'Arc à Dommartin-lès-Toul et l'incertitude quant à l'avenir du 6e RMAT de Domgermain, trop c'est trop ! Sans compter les incidences sur le secteur de la sous-traitance.» Le regard tourné vers 2017, l'élu conclut, dans un espoir : «Sauf à obtenir l'engagement d'une reconstruction dans le Toulois... ou d'une remise en cause de cette fermeture.»
Extractions médicales
Pour l'UFAP (Union fédérale autonome pénitentiaire), par la voix d'Eric Gemmerlé, «La prison ça n'est pas que des murs, des surveillants et des détenus !» Le représentant syndical tient en effet à mettre le doigt sur «les problèmes liés à cette décision que l'administration devra prendre en charge». Lui aussi évoque le marché de la sous-traitance et met en exergue «les extractions médicales au nombre de 500 à l'année pour le centre de détention d'Ecrouves.» Une façon d'attirer l'attention sur le «manque à gagner pour l'hôpital Saint-Charles de Toul, mais aussi pour les médecins spécialistes du secteur.»
Bien décidé à «présenter un projet et à l'argumenter auprès du député et des élus pour tenter au mieux de sauver les meubles», le représentant de l'UFAP met en lumière «la détermination de l'UFAP à défendre les personnels et leurs familles», arguant de «la promesse de la ministre de la Justice de prendre en considération les situations au cas par cas».
Côté hautes instances, le discours de la Direction interrégionale de Strasbourg, se contente d'évoquer «la vétusté du site» et confirme «une décision destinée à se mettre en conformité avec les règles pénitentiaires européennes.» www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 28/07/2010
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|  Les Amis de la Terre s'exprime... |  | Cliquer sur l'image pour télécharger le fichier
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|  Dans les tuyaux de Kleber |  | Les immeubles HLM pourraient-ils être chauffés par Poweo ?
Économie d'énergie : Le PCF suggère de récupérer la chaleur qui sera produite par la centrale Poweo
PEU DE GENS le savent, mais pendant des années, un tiers des bâtiments HLM de la Croix-de-Metz ont été chauffés par les joules dégagés par l'usine Kleber, via un réseau souterrain.
Depuis la fermeture du site, « Toul Habitat a choisi le chauffage individuel au gaz pour les logements concernés, ce qui est une fausse bonne solution » déclarent des militants du PCF. Eux ont constitué un dossier technique dans lequel ils suggèrent aux élus locaux et décideurs d'envisager la récupération de la chaleur qui sera produite par la future centrale Poweo.
On sait que cet opérateur a reçu les autorisations nécessaires pour la construction d'une centrale de production d'électricité de 400 mégawatts, alimentée en gaz, via une conduite actuellement en cours d'installation, entre Blénod-lès-Pont-à-Mousson et Toul. Un projet dont il faut rappeler qu'il est antérieur à l'annonce de la fermeture de Kleber.
À Sarreguemines Pour Patrick Bretenoux, représentant du PCF, la fin programmée du manufacturier a eu pour conséquences que « les forces sociales n'ont pas été en mesure de mettre en cause le projet Poweo... les élus du Toulois étant, à l'époque, bien contents de pouvoir compenser, à terme, la taxe professionnelle Kleber, par celle de Poweo. Depuis, la suppression de cette taxe a détruit cet argument...»
Dans son argumentaire, le Parti Communiste note que l'entreprise Direct Energie travaillait sur un projet semblable à Sarreguemines, non loin de l'usine Smart. « Ce projet a été contesté par de nombreux acteurs locaux et a reçu un avis défavorable du commissaire-enquêteur. Dans le dossier de 250 pages, celui-ci relève les graves dangers pour la santé et l'environnement. Ce qui serait mauvais pour les Mosellans serait-il inoffensif pour les Toulois ? » interroge le PC.
« Précarité énergétique» Mais, partant du principe que le dossier toulois a reçu toutes les autorisations et qu'il est en bonne voie, Patrick Bretenoux revient sur le chauffage des bâtiments de la Croix-de-Metz. Il note qu'à Toul, comme ailleurs, de plus en plus de locataires sont « en situation de précarité énergétique » et pose la question : pourquoi laisser de la chaleur se disperser dans le ciel toulois ? Cette énergie gaspillée ne pourrait-elle pas être utilisée dans un réseau de chaleur urbain sur le secteur crucimessin ? Certes, des investissements supplémentaires seraient nécessaires ; certes, des travaux de rénovation et d'extension du réseau de chaleur recasseraient certains aménagements de l'ANRU. Mais cela n'en vaut-il pas la peine, quand on nous annonce une hausse de l'électricité de 25% d'ici 2015 et du gaz dans les prochains mois ? En Espagne, toutes les usines électriques font de la cogénération. Les Français n'en sont-ils pas capables ? »
Aussi le PCF suggère-t-il aux élus de «demander une étude sérieuse et indépendante, sur un éventuel projet de cogénération avec Poweo. www.estrepublicain.fr - 16/06/2010
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|  Quel avenir pour l'accueil de la petite enfance ? |  | Les conditions d'accueil dans les structures traditionnelles se dégradent, les enfants de 2 ans ne sont plus accueillis à l'école maternelle, on constate une baisse de la scolarisation des 3 ans... Parallèlement, les capacités d'accueil des assistantes maternelles sont étendues, et des "jardins d'éveil" sont créés par le gouvernement, présentés comme une réponse aux besoins des familles. Les enjeux sont importants : la question du coût, de qui paie, les questions de l'encadrement et de la formation de celui-ci, des capacités d'accueil, de la qualité de cet accueil, de la répartition géographique de ces structures...
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|  Toul : Ecole occupée |  | Une dizaine de parents d'élèves, aux côtés d'assistantes maternelles occupent les Acacias
«Ecole occupée » ; « Non à la fermeture de notre école » ; « L'usine Kleber... et maintenant les Acacias ! » ; « Protégeons notre quartier ! » Hier en fin de matinée, en cette belle journée de printemps, les calicots fleurissent comme les crocus dans l'herbe tendre... Sauf que dans le cas présent, le cadre est moins bucolique : il s'agit de parents d'élèves, habitants solidaires du secteur, assistantes maternelles...résolument déterminés et loin de baisser les bras, après l'annonce de la fermeture de l'établissement qui accueillent 64 bouts de choux, encadrés par deux Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles), une personne en contrat d'avenir et trois enseignantes.
Dans le calme
Des personnels « empêchés » de quitter l'école, durant toute la journée « pour marquer le coup au niveau de l'Education nationale, en ce mardi où le nombre de suppressions de postes sera annoncé, à l'issue d'une commission technique paritaire départementale », justifient les manifestants, postés devant le bâtiment, à l'heure de la sortie des bambins, seul autorisés à quitter l'établissement. « Les enseignantes comprennent notre action », communique Myriame Mathelin, porte-parole. « Nous souhaitons que ce mouvement se déroule dans le calme. On veut être entendus, tout en faisant de cette journée une fête, en compagnie de nos enfants. » A ses côtés, une autre maman sourit : « Même si les maîtresses ne peuvent pas sortir, il y a largement de quoi se restaurer. En fait, ce sera un pique-nique improvisé !». D'ailleurs, le soleil également au rendez-vous donnerait presque à ce rassemblement un air de kermesse... Si ce n'est l'arrivée de représentants de la municipalité, venus « vérifier que les deux enfants inscrits à la demi-pension peuvent se rendre à la cantine et en revenir, en toute sécurité. »
S'assurer de la sécurité
Une arrivée d'élus, accompagnés du directeur du cabinet du maire, vécue comme « une intrusion » par les parents d'élèves : « On n'est pas des bandits. On veut juste défendre notre école, dans un climat pacifiste », déplore un groupe de parents plantés devant la porte d'entrée, laissant finalement pénétrer dans les murs de l'école, Christophe Bertin. Le responsable des Affaires scolaires est accompagné d'un personnel municipal, chargé d'accompagner les deux élèves au restaurant scolaire, tout en « s'assurant de la sécurité au sein de l'école ». Au même moment, d'autres élus rejoignent également le site et apportent leur soutien. A l'instar de Claude Neu qui voit dans la fermeture de cette école « la seule responsabilité de Mme le maire. Une décision issue d'un vote souverain du conseil municipal qui essaie de mettre ce choix sur le dos de l'éducation nationale. » De son côté Catherine Bretenoux déplore « le chantage qui est fait au niveau de l'académie qui gagne des postes, mais à quel prix ! » 150 soutiens sur Facebook « Fermer l'école c'est aussi tuer le quartier ! Les familles ne viendront plus s'installer ici », s'insurgent les parents qui confient enregistrer « plus de 150 soutiens sur un groupe Facebook créé pour l'occasion. Sans compter 200 signatures récoltées sur une pétition lancée lors du dernier conseil municipal ». Une solidarité émanant également d'assistantes maternelles : « Si l'école ferme, nous perdons forcément la garde des enfants » déplorent les nounous. « Sans compter qu'on oublie les petits dans cette histoire. Ils vont être amenés à marcher davantage pour aller et revenir de l'école. Car tout le monde n'a pas les moyens de posséder une voiture ! » tempête une autre maman qui affirme : « Beaucoup de parents affirment qu'ils ne scolariseront plus leurs enfants ». A l'instar d'Audrey qui s'interroge toujours ? « Pourquoi fermer les Acacias et pas une autre école ? » www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 07/04/2010
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|  Cemga Logistic : De nouveau en grève |  | Les employés de Cemca Logistic, hier midi, devant l'entrée du site de Kimberly Clark. Comme ils l'avaient annoncé (notre édition de dimanche), les représentants syndicaux de l'entreprise Cemga Logistic ont appelé les employés à cesser le travail, hier, en fin de matinée. Le débrayage a duré deux heures. Filiale du groupe Norbert Dentressangle, l'unité emploie près de soixante-dix salariés. Parmi les revendications affichées par les syndicats, on peut citer la mise en place d'un « réel dialogue social, l'arrêt de l'utilisation abusive des appréciations disciplinaires, l'instauration d'une prime transport de 200 euros... » En 2008 et 2009, un conflit avait déjà opposé salariés et direction. www.estrepublicain.fr - 06/01/2010
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|  Cemga logistic : Préavis de grève... | Mercredi 30 décembre, les représentants syndicaux (FO, CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT) de la société Cemga Logistic, ont déposé un préavis de grève. Filiale du groupe Norbert Dentressange, prestataire de Kimberly Clarc, Cemga Logistic emploie 69 salariés à Gondreville et Villey-Saint-Etienne. Parmi les revendications, notifiés dans un document transmit à la direction, il est question de "reclassement du personnel, du maintien de tous les les accords et usages en vigueur, de la remise en application des avantages relatifs à la médaille du travail en cours de préavis de dénonciation, de l'arrêt de l'utilisation abusive d'appréciations disciplinaires, de l'augmentation des salaires en sus de la négociation annuelle obligatoire, de la mise en place d'une prime de transport de 200€, de l'augmentation des paniers de jour et de nuit." En 2008, un conflit avait déjà opposé les salariés aux dirigeants de l'entreprise. "Depuis un an, la direction revient à nouveau sur nos acquis" précise Stéphane Marc, représentant Force Ouvrière, avant d'ajouter : "Nous attendons un signe de la direction. Si elle ne se manifeste pas, nous nous mettrons en grève début de semaine prochaine." L'est Républicain - M.SCH. - 03/01/2010
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|  Toul, tout le monde descend ! |  | A l'appel d'élus et de syndicats, 200 manifestants se sont mobilisés pour sauver trois arrêts susceptibles d'être supprimés en gare SNCF. Réponse le 13 décembre.
« Ils vont commencer par supprimer des arrêts et un beau jour ils vont finir par supprimer la gare de Toul !» Comme beaucoup de Toulois présents hier, place de la République, Robert, un habitant de Bulligny, âgé de 73 ans, s'associe à la manifestation « pour la sauvegarde des arrêts de train en gare SNCF ». Une mobilisation organisée par les élus du Toulois, les syndicats CGT, Sud Rail, Fsu et les associations d'usagers du train. Si la manifestation se veut pacifique, les langues se délient pour défendre « ce service public » . Et tenter de faire machine arrière à propos de la décision de supprimer, d'ici le 13 décembre, trois arrêts en gare de Toul, sur les grandes lignes : le « Metz-Lyon » de 12 h 50 et le « Lyon-Metz » de 22 h (circulant tous les jours), ainsi que le « Metz-Montpellier » de 16 h 51 (les vendredis).
Blocage symbolique
A l'instar de Renée, une Touloise et sa fille Françoise, domiciliée dans la région parisienne : pour se rencontrer, tout au long de l'année, l'une et l'autre prennent régulièrement le train. « Tout cela va nous compliquer la vie », se désolent mère et fille avant de lâcher « On nous assène de beaux discours pour repeupler les campagnes, mais quand on voit ce genre de décision, on n'en prend pas le chemin. Encore une fois, on privilégie les grandes villes au détriment des petites. » Des réflexions également confiées par André, Sylvestre, Claudine, Brigitte... issus du Toulois, mais aussi de manifestants nancéiens, meusiens, vosgiens... « venus par solidarité » pour suivre le cortège composé d'environ 200 manifestants. Tous se sont dirigés vers la place des Trois Evêchés, avant de rejoindre la gare SNCF pour bloquer symboliquement le train « Metz-Montpellier », l'un des trois arrêts susceptibles d'être supprimés. Quelques instants plus tôt, un collectif d'élus et de représentants syndicaux était reçu en sous-préfecture durant une bonne heure. Au sortir de ce rendez-vous auquel participait Alain Autruffe, directeur régional de la SNCF, Nicole Feidt, précise : « Nous avons bénéficié d'une bonne écoute. La proposition de Patrick Hatzig a été entendue : les trains qui passent à Toul doivent s'y arrêter. Ça ne prend que 5 minutes ! » Réponse attendue le 13 décembre ! www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN et Stéphanie MANSU - 05/12/2009
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|  Manifestation ce 04 décembre 2009 en gare de Toul |  | | Cliquer sur le texte pour télécharger le fichier |
|  Cemga : Victoire syndicale | Lundi, le conseil de Prud' hommes de Nancy a ordonné la réintégration de six salariés de la société Cemga Logistics, licenciés pour faute lourde à la suite d'une grève. En effet, le 11 avril 2008, une grève a débuté sur les sites de Gondreville et de Villey-Saint-Etienne. A la suite à ce mouvement social, la direction de la société Cemga Logistics a décidé le licenciement de six manifestants en invoquant la faute lourde. L'Union départementale CFTC de Meurthe-et-Moselle a pris les choses en main pour défendre les intérêts des salariés.
Six licenciements annulés
Le 1er août 2008, l'Union départementale CFTC de Meurthe-et-Moselle décidait de porter l'affaire devant les Prud'hommes. Après avoir recueilli les preuves et les témoignages nécessaires, démontrant la mauvaise foi de la direction Cemga Logistics, l'organisation syndicale a obtenu gain de cause. Le Conseil de Prud'hommes a en effet jugé les licenciements comme nuls et ordonné la réintégration des salariés mis en cause. www.estrepublicain.fr - 11/11/2009
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|  Fin du conflit chez Lidl | Après trois jours d'arrêt de travail, les employés de la plate-forme Lidl, installée sur la zone internationale de Gondreville-Fontenoy, ont repris le travail. Les points litigieux ont été abordés (cadences et conditions de travail notamment) et un protocole de fin de grève a été signé avec la direction. L'Est Républicain - 23/06/2009
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|  Gondreville : arrêt de travail chez Lidl |  | Les salariés manifestent depuis mercredi matin.
La plate-forme Lidl, qui a reçu la visite des agriculteurs la semaine dernière, est perturbée par un conflit social. Installée sur la zone internationale de Gondreville-Fontenoy, l'entreprise emploie 130 salariés. Depuis mercredi matin, une partie du personnel est regroupée devant l'établissement. « Nous dénonçons de mauvaises conditions de travail et souhaitons une réduction des cadences », affirme Raphaël Da Costa, délégué CGT. Une de ses collègues évoque également « une augmentation des accidents de travail ». L'Est Répuplicain - -19/06/2009
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|  LIDL : Mouvement social... | France3 Nancy du 18/06/2009
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|  Hôpital: Nicolas Sarkozy n'exclut pas des "corrections" de la loi Bachelot à l'avenir | Venu à Nancy (Meurthe-et-Moselle) pour promouvoir le projet de loi Bachelot qui réforme l'hôpital Nicolas Sarkozy a assuré mardi qu'il était prêt à évaluer et à corriger à l'avenir le texte en cours d'examen au Sénat.
"Nous évaluerons cette loi", a-t-il assuré devant quelque 600 représentants du monde hospitalier réunis dans une salle des sports du quartier de Gentilly. "Et nous verrons si elle doit être corrigée. Les grandes lignes sont en tout cas posées".
Le président de la République a répété qu'il comptait, comme il l'a annoncé lundi, adjoindre trois vice-présidents à chaque président de CHU (Centre hospitalier universitaire), afin de répondre aux médecins qui craignaient d'être marginalisés dans les prises de décision.
Après avoir souvent défendu l'idée d'un "vrai patron" à l'hôpital, Nicolas Sarkozy a estimé avoir "trouvé un bon équilibre" sur la question. "Il faut qu'il y ait un responsable, il y a un déficit et personne n'est responsable, on veut changer ça", a argumenté le chef de l'Etat, répétant que le futur directeur devrait "rendre compte" de son action.
"Nous n'irons pas plus loin", a-t-il d'ailleurs promis, alors qu'une nouvelle mobilisation des opposants à la réforme Bachelot est programmée pour jeudi.
Entouré de Roselyne Bachelot (Santé), de Valérie Pécresse (Recherche) et de Nadine Morano (Famille), le chef de l'Etat avait visité, au CHU de Nancy, la salle de régulation, la cellule de crise et le service sophistiqué de neurologie.
Interpellé par une représentante du personnel qui estimait que la santé était "bradée" par la politique de son gouvernement, il a rejeté cette idée, tout en reconnaissant un certain malaise. "Si tout allait bien, je ne serais pas là", a-t-il répondu.
Plus loin, plusieurs centaines de manifestants, 700 selon la police, étaient tenus très à l'écart. On comptait dans leurs rangs des anciens de Kléber, des salariés d'ArcelorMittal, des étudiants ou encore des représentants de gauche et d'extrême gauche.
Nicolas Sarkozy a répété que la réforme Bachelot baptisée Hôpital, patients, santé et territoires (HPST), avait pour but de concentrer le traitement des "crises aiguës" dans les grands centres hospitaliers. "En aval après les soins, il faut l'ambulatoire", a-t-il décrit.
Le texte, déjà adopté par les députés, prévoit de transformer les plus petits établissements pour accueillir les soins de suite et les personnes dépendantes.
"Comment voulez-vous accueillir tout le monde (dans tous les hôpitaux)?", a-t-il demandé, mettant en avant le coût du système hospitalier. "Nous y consacrons chaque année 70 milliards d'euros. Cette année, le budget a été augmenté de 3,1%. La communauté hospitalière, c'est 1,1 million de personnes".
Le président s'est par ailleurs opposé à une discussion sur la pénibilité pour les praticiens des urgences, qu'il a néanmoins reconnue.
Il a aussi répété son engagement pour la mise en place d'un système d'assurance sociale pour prendre en charge un cinquième risque, soit la dépendance. www.nouvelobs.com - A.P - 12/05/2009
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|  Centrale en court-circuit |  |
Le ton se durcit sur le site de Blénod. La centrale EDF a été complètement bloquée hier, à partir de 6 h. Aucun kWh ne sort de l'entreprise depuis maintenant quinze jours.
« La centrale n'est plus sous tension, elle est en court-circuit ». Un agent gréviste de la centrale thermique EDF de Blénod-lès-Pont-à-Mousson résume bien la situation. Depuis quinze jours en effet, plus aucun kWh ne sort du site. Les trois tranches de production sont à l'arrêt complet.
Revendications nationales et locales
Hier, des bûches et des palettes brûlaient devant l'entrée de la centrale. Des barrières avaient été installées. Si le 16 avril dernier (voir notre édition du 17) les agents grévistes avaient effectué un filtrage des camions entrants, hier, aucun véhicule n'entrait. Seuls les piétons pouvaient passer. Mais aucune file d'attente n'était visible devant les barrières. Les entreprises prestataires avaient visiblement été prévenues. Côté revendications, « nous avons demandé un médiateur EDF qui est le directeur d'unité à Paris », explique Philippe Le Saint, délégué syndical FO. « On est tous dans l'action ». Et de citer d'abord les revendications nationales : salariales tout d'abord, mais aussi « l'arrêt de l'externalisation de certaines activités qui étaient faites, avant, par du personnel EDF. Comme la manutention combustible, la maintenance ou le magasin ». Autre incompréhension : le non-remplacement des retraités. « Les Continental ou les Kléber à Toul aimeraient bien travailler chez EDF. Si nous, entreprise bénéficiaire, on n'embauche pas, ça ne va pas. Et on supprime des emplois. Ce sont des entreprises comme la nôtre qui doivent tirer les autres vers le haut. » Un agent renchérit : « C'est une vieille centrale, mais elle tourne autant qu'avant et, du fait de ce vieillissement, il y a plus de problèmes qu'avant. Nous avons les mêmes conditions de travail qu'il y a 20 ans et on veut nous supprimer des emplois. » Car la pierre d'achoppement locale était là : la suppression d'un poste par équipe de conduite. L'équipe passant de 11 à 10. « On attend les négociations au niveau national et des avancées spécifiques à la centrale de Blénod », confie Serge Kirch, délégué syndical CGT. « Et si on n'avait pas d'espoir, on ne serait pas là ! » Le mouvement pourrait donc continuer et prendre d'autres formes dans l'avenir. Même les retraités étaient venus prêter main-forte. Leur revendication portait sur « la revalorisation des pensions qui ne suivent pas le cours de la vie. C'est catastrophique », explique l'un d'eux.
Sécurité d'abord
Du côté de la direction, on temporise et on attend aujourd'hui l'échéance des négociations au niveau de l'unité et celles de lundi qui concernent l'ensemble de la problématique. À Blénod, « les négociations et le dialogue avec les partenaires se poursuivent pour une reprise de l'activité dans les meilleurs délais. La direction s'est attachée à ce que les conditions de sécurité sur le site soient respectées. Et c'est le cas. En outre, le chantier de la nouvelle centrale suit son cours normalement ». L'Est Républicain - Frédéric PLANCARD - 24/04/2009
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|  Un premier « Puma » révisé |  | Jean-Baptiste Colnet procède à un relevé de cotes.
Après la fermeture de l'usine Kleber à la Croix-de- Metz, l'annonce, au printemps dernier, de la suppression d'une partie de l'entretien à l'établissement militaire du matériel de Domgermain dégradait encore la situation de l'emploi dans le Toulois. A l'époque, le conseil municipal de la commune s'en était ému, qui craignait d'y voir le début d'un démantèlement du site. Mardi soir, l'arrivée d'un premier Puma de l'armée de l'air pour une visite périodique met du baume au cœur des employés et laisse entrevoir encore de belles heures à l'entretien aéronautique, sous le hangar spécialement conçu pour accueillir des hélicoptères de grandes dimensions. « C'est un évènement, nous étions principalement orientés sur les appareils de l'armée de terre. Nous diversifions ainsi notre activité » se réjouit l'ingénieur principal Cottereau, chef du détachement SIAé (Service Industriel de l'Aéronautique) de Toul-Phalbourg. Appartenant à la base aérienne de Cazeaux (Gironde), le Puma a été immédiatement mis en chantier. « C'est une période délicate, car nous faisons intervenir les différents corps de métier simultanément. Le but est de tout démonter afin de proposer un devis le plus précis possible. » explique Thierry Demange, chef de machine. Déjà, les pales du rotor sont déposées. Jean-Baptiste Colnet procède à un relevé de cotes sur une servocommande. Sur la poutre de queue de l'engin, les « carrossiers de l'espace » expertisent l'assemblage du fuselage. « On arrive à détecter visuellement les rivets défectueux : la saleté remonte sous leur tête par capillarité » confie Luc Pouliquen, mécanicien structural. Chef de la division Gazelle-Puma, le capitaine Chatillon compte environ onze semaines d'immobilisation, puis l'aéronef pourra rejoindre sa base. Chaque année, son équipe traite une quinzaine de « Puma » sur le site de Domgermain, auxquels il convient d'ajouter cinq appareils entretenus outremer (Tchad, Djibouti, Cayenne) ; opérations qui imposent le déplacement sur place d'équipes de huit à dix personnes. L'Est Républicain - 19/04/2009
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|  Armée : Trois millions pour restructurer | Le soutien à la redynamisation est acquis. Reste à monter les projets. NANCY. - Dans le cadre du plan de restructuration militaire annoncé en juillet dernier, des mesures d'accompagnement ont été proposées en faveur des régions les plus durement touchées. Vingt-quatre contrats de redynamisation des sites de défense (CRSD) ont été ainsi signés pour un montant de 320 millions € pour la période 2009-2015, dont trois concernent la Lorraine, d'un montant de 10 millions chacun : Bitche, Metz et Dieuze. Le cas de Commercy restant en suspens. Pour les autres territoires, moins durement touchés, notamment en terme de suppressions d'emplois, des plans locaux de redynamisation (PLR) peuvent être mis en place pour une enveloppe de 75 millions €. C'est dans ce cadre que le secrétaire d'État chargé de l'Aménagement du territoire, Hubert Falco vient d'annoncer la mise à disposition de 3 millions € pour la Meurthe-et-Moselle.
Essey et Domgermain
Dans le courrier qu'il a adressé mercredi à sa collègue au gouvernement en charge de la Famille, Nadine Morano, M. Falco précise que cette enveloppe « doit permettre d'accompagner des projets de redynamisation des sites de Domgermain et Essey-lès-Nancy ». Mais également « tout autre site concerné par les restructurations actuelles de défense... dès lors qu'un projet économique de qualité pourra y être présenté ». Il précise, à la demande de Nadine Morano, que la base aérienne de Toul-Rosières est « incontestablement » éligible à ce dispositif d'accompagnement. Reste maintenant à mettre sur pied « les projets économiques de qualité » qui pourront être aidés. Concernant Toul-Rosières, le projet Fetia de réhabilitation de rames de métros, soutenu par Nadine Morano lors de la campagne des municipales, devrait trouver à s'implanter plutôt sur le site de l'usine Kleber à Toul. À Essey, il n'y a guère pour l'heure qu'un projet de transfert du Creps. Et à Domgermain, pour l'instant rien. Dans un communiqué, Nadine Morano « souhaite voir émerger rapidement un projet économique fédérateur et structurant à l'échelle de tout le bassin d'emploi de Toul». La difficulté, c'est que les sites à développer dans le Toulois ne manquent pas. L'Est Républicain - 30/01/2009
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|  SAUVEZ L'AFPA... | A vous toutes et tous ! Merci de soutenir l'AFPA qui est en grand danger pour ses missions, ses usagers et ses personnels ! Merci de diffuser cet appel autour de vous le plus largement possible. Signez et faites connaître la pétition : http://sauvezafpa.blogspot.com L'Afpa (Association pour la Formation Professionnelle des Adultes) subit depuis plusieurs mois des attaques successives qui préparent son démantèlement. Avec la casse de l'Afpa, le service public de la formation professionnelle se trouvera largement dégradée. Les mesures envisagées pénaliseront en premier lieu les usagers. La défense du service public de la formation professionnelle est l'affaire de tous. Exigeons ensemble le maintien d'une AFPA nationale afin que chacun puisse se former indépendamment des ses revenus et de son lieu de résidence. Apportez vos témoignages de soutien, signez la pétition : http://sauvezafpa.blogspot.com et relayez sans réserve ce message auprès de vos contacts. Penser, c'est déjà désobéir... et désobéir, il faut y penser. http://xlokk.free.fr/atous/reformes_afpa_pour_les_nuls_e.pdf
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|  Un chef d'équipe en grève de la faim | Un cadre de Kimberly Clark licencié pour avoir fait grève avec les salariés
Oser braver l'autorité de Norbert Dentressangle, bien des syndicalistes s'en sont mordus les doigts. Pourtant, Christian Dobmann, chef d'équipe depuis douze ans chez Cemca Logistic, filiale du groupe Norbert Dentressangle, a, en juin dernier, tenté de bousculer quelques habitudes maison. Ce cadre s'est joint à ses collègues de travail pour un blocage des camions quittant le site du papetier Kimberly Clark à Villey-Saint-Étienne (Meurthe-et-Moselle). Licencié pour faute grave le 31 juillet dernier, Christian Dobmann est en grève de la faim depuis plus de quinze jours à quelques centaines de mètres de son entreprise : « Je n'ai pas commis de faute grave. Les salariés revendiquaient depuis mars dernier des améliorations salariales. La direction faisait mine de ne pas les entendre. Quand ils ont commencé les grèves perlées en juin, la direction a aussitôt fait appel à des intérimaires pour briser le mouvement. Je n'ai pas accepté cette situation illégale pourtant constatée par l'inspection du travail. Je me suis joint aux salariés. »
Contre un mur d'enceinte bordant la route qui mène à Kimberly Clark, l'ancien chef d'équipe qui demande sa réintégration ou des indemnités de licenciement a planté une tonnelle qui lui sert de lieu de rencontre avec les nombreux soutiens qui ne cessent de manifester : « Tous les jours, les Kléber de Toul passent me voir. Mes collègues de Norbert Dentressangle, toujours en conflit, m'apportent les nouvelles de la boîte mais plus les jours défilent plus je me rends compte qu'il est très difficile de négocier avec cette direction. » Selon les responsables CFE-CGC de l'entreprise qui défendent Christian Dobmann, la situation est bloquée : « La direction reste sur sa position, refusant toute réintégration ou indemnisation. » La CGT comme le délégué CFTC de l'entreprise dénoncent quant à eux une gestion inhumaine du conflit : « Il fallait un lampiste dans ce conflit, ils ont pris Christian. Et tout ce que la direction propose aujourd'hui, c'est de l'aider à prendre contact avec les services sociaux. C'est incroyable. » La première rencontre prud'homale aura lieu à la fin de cette semaine avec « guère d'espoir » estime la CFE-CGC. www.humanite.fr - Alain Cwiklinski - 24/09/2008
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|  Le gréviste de la faim devant les prud'hommes | Après deux semaines de grève de la faim, Christian Dobmann, originaire de Maxéville, a suspendu son action hier matin. Licencié par la société Cemca Logistic, filiale du groupe Norbert Dentressangle, prestataire de Kimberly Clark, située à Villey-Saint-Etienne, cet ancien chef d'équipe était installé devant le site de l' entreprise touloise, depuis le 8 septembre dernier. Pour contester cette mesure de licenciement qu'il juge « abusive et discriminatoire ». Sa décision d'interrompre sa grève de la faim est motivée par l'examen de son dossier, dès ce vendredi 26 septembre, devant le tribunal des Prud'hommes. Un retournement de situation rendu possible grâce à l'intervention d'Henri Bégorre.
Dialogue difficile
Depuis le 8 septembre, en effet, le maire de Maxéville se préoccupe de la situation de Christian Dobmann, engageant une concertation avec les instances syndicales et patronales « afin de mieux comprendre cette situation de blocage et de désespoir, suite à un mouvement social, dans un contexte de dialogue difficile ». Outre cette nouvelle étape dans l'avancement de son dossier, Christian Dobmann bénéficie également d'un soutien apporté par la ville de Maxéville : aide au logement, aux frais d'avocat et prêt pour sortir l'intéressé d'une difficile situation financière depuis la date de son licenciement, en juillet dernier. Hier matin, celui qui, depuis le début de cette crise, cherche à « trouver un accord sur d'éventuelles indemnités de licenciement », a regagné son domicile, aux côtés de José Da Silva, délégué syndical CFE-CGC. « Je suis très touché par l'élan de solidarité dont j'ai bénéficié », a confié Christian Dobmann, avant d'ajouter « Et maintenant, je dois m'atteler à retrouver un emploi ! » M. S. - L'Est Républicain - 23.09.2008
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|  Bouée de sauvetage | Fatigué et amaigri, Christian Dobmann, a suspendu sa grève de la faim, hier matin. Cet habitant de Maxéville, licencié de la société Cemca Logistic, filiale du groupe Norbert Dentressangle, prestataire de Kimberly Clark, était en effet installé dans son véhicule, devant l'entreprise de Villey-Saint-Etienne depuis le 8 septembre dernier. Pour manifester contre cette mesure de licenciement qu'il juge « abusive et discriminatoire ». Sa décision d'interrompre sa grève de la faim est consécutive à un dialogue, engagé depuis deux semaines, par Henri Bégorre, maire de Maxéville, avec les instances syndicales et patronales concernées. « Depuis le début de cette affaire, j'ai analysé tous les enjeux afin de mieux comprendre cette situation de blocage et de désespoir, suite à un mouvement social dans un contexte de dialogue difficile», explique l'élu. Une bouée de sauvetage pour Christian Dobmann qui, en plus d'un soutien apporté par la ville de Maxéville (aide au logement, aux frais d'avocat, prêt pour sortir l'intéressé d'une difficile situation financière), voit son dossier présenté aux Prud'hommes, dès la fin de cette semaine ! Un rendez-vous qui permettra de reprendre la demande de celui qui, depuis le début de cette crise, cherche à « trouver un accord sur d'éventuelles indemnités de licenciement ». Cette nouvelle donne constitue sans aucun doute une belle lueur d'espoir pour cet homme de 49 ans, qui a enfin rejoint son domicile hier matin, soutenu par José Da Silva, délégué syndical CFE-CGC. Et un bel élan de solidarité envers cet ancien chef d'équipe, qui bénéficie également du soutien de nombreux habitants de sa commune. Un atout essentiel dans une telle phase de reconstruction. Martine SCHOENSTEIN- L'Est Républicain - 23.09.2008
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|  Débrayage chez Kimberly Clark | Les employés sont venus soutenir le combat de Christian Dobmann. « La direction de Kimberly Clark Industries doit aider à mettre un terme au conflit qui oppose la direction et les employés de Cemca Logistic, le sous-traitant installé sur notre site » confie un délégué CGT de KCI. « Nous sommes là également pour apporter notre soutien à notre camarade Christian Dobmann ». Hier en début d'après-midi, une soixantaine de salariés du papetier américain installé à Villey-Saint-Étienne, ont cessé le travail durant une heure. Ils ont quitté les ateliers et rejoint celui qui est en grève de la faim depuis lundi dernier, après avoir été licencié de Cemca Logistic. Fatigué, mais toujours aussi déterminé, Christian Dobmann a apprécié cette marque de soutien. « Je suis toujours aussi motivé » assure celui qui ne s'est pas alimenté depuis une semaine, se nourrissant uniquement d'eau et de jus d'orange. M. B. (Michel BRUNNER) - L'Est Républicain - 16.09.2008
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|  En grève de la faim depuis huit jours | Lettres bleues sur draps blancs, trois calicots « Grève de la faim » flottent tels des étendards devant l'entrée de l'entreprise Kimberly Clark à Villey-Saint-Etienne. Un campement de fortune, au vu de tous les automobilistes, mis en place depuis maintenant une semaine par Christian Dobmann, licencié de l'entreprise Cemca Logistic, filiale du groupe Norbert Dentressangle, prestataire de Kimberly Clark. Cette mesure , jugée par l'ancien chef d'équipe « abusive et discriminatoire », le conduit à poursuivre son action et confier : « Je suis déterminé. Si la direction refuse ma réintégration, je souhaite au moins parvenir à une négociation afin d'obtenir une prime de licenciement. »
Un tract de la CGT
Depuis lundi dernier, les journées de Christian Dobmann s'écoulent entre l'habitacle de sa voiture et la tonnelle, en plein vent, sous laquelle sont stockés bouteilles d'eau, sodas et café. Seule alimentation du gréviste, apportée par des anciens collègues « et même des habitants des villages environnants ». Une solidarité qui semble faire tenir cet homme de 49 ans, visité quotidiennement par un médecin du travail et une infirmière de l'entreprise. Hier après-midi, Stéphane Marc, délégué syndical FO, de retour d'un Comité central d'entreprise qui s'est déroulé à Paris, en fin de semaine dernière, est venu rendre compte des dernières informations à son ancien collègue : « La direction du groupe Norbert Dentressangle reste sur sa position, refusant toute réintégration ou indemnisation. Proposant simplement de porter l'affaire aux Prud'hommes .» Une option que Christian Dobmann refuse catégoriquement : « Aux Prud'hommes, j'en ai au moins pour trois ans... ». Stéphane Marc évoque également un fait nouveau dans cette action : « La CGT de Kimberly Clark se mobilise également et vient de faire passer un tract dénonçant les méthodes de gestion inhumaines dans ce conflit !» A suivre... M. S. (Martine SCHOENSTEIN) - L'Est Républicain - 15.09.2008
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|  Toul : une longue liste... | TOUL.- Ici, peut-être plus qu'ailleurs, le sujet est sensible ! Même si la présence de la sous-préfecture de Toul et ses seize agents n'est pas remise en cause, le fait que le successeur de Bernard Breyton (l'actuel sous-préfet) puisse être un conseiller d'administration, interpelle, intrigue, et génère une angoisse, vite teintée de désespoir. Il faut dire que le secteur a beaucoup souffert - et souffre encore aujourd'hui - avec la fermeture programmée de l'usine Kleber en 2009. Voir disparaître l'employeur le plus important du bassin et apprendre, dans le même temps, la fermeture du tribunal d'instance et le départ, en 2011, de l'Arme du matériel à Domgermain (130 hommes), cela fait beaucoup ! Surtout quand ces annonces viennent grossir une liste déjà longue : dissolution du 15e Régiment du Génie de l'air en 1998, puis, dans la foulée, fermeture de la base aérienne 136 de Toul-Rosières. Sans oublier le départ de la Banque de France à la fin des années quatre-vingt, et du service d'exploitation EDF-GDF au cours de la décennie suivante. Alors forcément... La moindre annonce prend des proportions, susceptibles de noircir un tableau... qui l'est déjà beaucoup ! Toutefois, il faut citer le cas de l'hôtel de police de Toul qui a perdu son poste de commissaire en 1999. Un établissement dirigé depuis par un commandant de police, et cité en exemple pour ses bons résultats. Michel BRUNNER - L'Est Républicain - 12.09.2008
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|  Déterminé | Christian Dobmann entame ce matin son cinquième jour de grève de la faim. Licencié de l'entreprise Cemca Logistics, filiale du groupe Norbert Dentressangle, prestataire de Kimberly Clark (notre édition d'hier), l'ancien chef d'équipe a rencontré hier matin un représentant de la direction.« On me conseille de faire appel aux services sociaux de ma commune. Cette proposition n'a aucun rapport avec ma demande. Je veux simplement retrouver mon emploi ou, à défaut, trouver un accord sur d'éventuelles indemnités de licenciement. » Venu lui apporter un soutien moral, Abderazzah Lamsatef, délégué CFTC, confirme les propos de l'intéressé qui évoque un licenciement abusif. De nombreux salariés de CEMCA, Kimberly, et même des personnes extérieures viennent apporter leur soutien au gréviste, qui depuis lundi ne s'alimente qu'en eau et boissons gazeuses. La société Kimberly Clark dépêche chaque jour le médecin du travail et l'infirmière de l'entreprise pour vérifier l'état de santé de Christian Dobmann. En parallèle, chaque nuit, un employé du service de gardiennage lui rend visite toutes les deux heures. « La direction souhaite gagner du temps, j'en suis conscient mais je tiendrai bon, je n'ai rien à perdre !» Bertrand VOGIN - L'Est Républicain - 12.09.2008
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|  Suite à licenciement |  | Une tente ouverte à tous les vents, une table et deux chaises, un modeste lit de camp sur lequel est posé un sac de couchage. Depuis lundi matin, Christian Dobmann est en grève de la faim, devant l'entrée du site Kimberly Clark, à Villey-Saint-Etienne. Jusqu'en juillet dernier, il était employé de Cemca Logistic, filiale du groupe Norbert Dentressangle et prestataire de service pour le papetier KCI. « J'ai été licencié pour faute lourde, suite au mouvement de grève qui a débuté en avril dernier » lâche l'ancien chef d'équipe, employé douze ans dans l'entreprise. Après une mise à pied conservatoire en juin, il était licencié le 23 juillet. « Depuis, je n'ai pas retrouvé de travail » précise celui qui dit toucher les Assedic depuis le 5 septembre. Domicilié à Maxéville, il vit seul mais doit payer la pension alimentaire de ces trois enfants. « Avec le loyer et le crédit voiture, ma situation financière est catastrophique ». Celui qui faisait partie des onze personnes mises à pied en juin dernier confie qu'il doit vivre désormais avec 1150 € mensuels. Aujourd'hui, le gréviste de la faim souhaite sa réintégration au sein de Cemca-Logistic, estimant être victime d'un « licenciement abusif et discriminatoire ». Tout au long de la journée, des collègues sont auprès de lui, pour le soutenir dans son combat et son épreuve. Stéphane Marc, délégué FO (le syndicat majoritaire) affirme : « Nous n'en serions peut-être là si j'avais abandonné mes responsabilités syndicales. Mais il n'en est pas question ! » Ses collègues acquiescent.
Un CCE à Paris
Une bouteille d'eau à portée de main, Christian Dobmann allume une cigarette. « Ma seule nourriture », lâche-t-il, dans un sourire fatigué. Mardi, un représentant de l'inspection du travail est venu s'entretenir avec lui, et un médecin passe le voir chaque jour. Aujourd'hui se tient un comité central d'entreprise à Paris. La situation va-t-elle évoluer ? Depuis le printemps, une partie des 75 personnes qui travaillent dans cette entreprise est en conflit avec la direction. Michel BRUNNER - L'Est Républicain - 11.09.2008
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|  Toulois : deux grévistes de la faim | Licencié de Cemca Logistic en juillet dernier, un ancien chef d'équipe vient d'entamer une grève de la faim. Depuis lundi, Christian Dobmann, originaire de Maxéville, s'est installé devant l'entrée du site Kimberly-Clark à Villey-Saint-Etienne. Filiale du groupe Norbert Dentressangle, Cemca Logistic est prestataire de service pour KCI. Une partie des locaux de cette PME de 75 personnes est d'ailleurs installée à proximité du papetier américain. Licencié pour faute lourde après une mise à pied conservatoire, Christian Dobmann conteste le licenciement et demande sa réintégration. Aujourd'hui sans travail, il affirme être dans une situation financière catastrophique. L'homme est installé sous un abri et dort sur un lit de camp. Il est entouré et soutenu par ses ex-collègues, toujours en conflit avec la direction depuis avril dernier. A Hamonville, Gilbert Bens, effectue une grève de la faim et de soins, devant la mairie du village, mettant en cause « la politique d'injustice du gouvernement ». L'homme, âgé de 56 ans, divorcé, sans enfants, estime que sa situation n'est pas critique. Mais il se veut « le porte-parole des personnes en précarité et en difficultés de santé ». Il distribue une pétition aux villageois, évoquant pouvoir d'achat, RSA, franchise médicale... L'Est Républicain - 11.09.2008
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|  En grève depuis le 11 avril | 
Filiale du groupe Norbert Dentressangle, Cemca-Logistic emploie 75 personnes à Gondreville et Villey- Saint-Etienne.
Depuis le 11 avril dernier, une partie des salariés a cessé le travail. Caristes pour la plupart, ils revendiquent une augmentation de salaires et disent être également en conflit avec la direction à propos des chèques vacances, du montant des primes de transport et de performance. Ils se regroupent devant l'entrée de l'usine Kimberly Clark Industries, à Villey- Saint-Etienne, leur donneur d'ordre. Au fil des jours, le conflit semble s'enliser. Il s'est même durci hier. Les employés dénoncent en effet une atteinte au droit de grève, affirmant que l'entreprise a fait appel à des « intérimaires et à des salariés d'autres unités, pour assurer le travail ». Responsable du site logistique, Frédéric Verva donne la position de la direction. « Les augmentations de salaires sont décidées au niveau du groupe » (70 sites, 4.000 personnes) « et non dans chaque établissement. Or, en décembre 2007, il a été décidé une augmentation de salaires de 2,4 % à compter du 1er juillet prochain. Pour l'ensemble des salariés ». Le responsable énumère par ailleurs, les propositions faites au niveau local : revalorisation du chèque-vacances à hauteur de 270 € « avec un effort particulier pour 2008 puisque le montant atteint 300 € ». D'accord pour une remise à plat du système de prime qualité, sécurité et productivité, il annonce également qu'une prime exceptionnelle de 200 € est accordée, au vu des résultats de 2007. Enfin, il confirme que des employés d'autres sites ont été appelés en renfort, pour « assurer les commandes, et donc la pérennité de l'entreprise ». L'Est Républicain -Michel BRUNNER - 14.05.2008
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|  Cemga Logistic : nouveau piquet de grève | Une quinzaine de salariés de l'entreprise Cemga Logistic, située sur la zone internationale de Gondreville-Fontenoy ont observé un nouvel arrêt de travail hier après-midi, suite à un conflit qui les oppose à la direction depuis le 11 avril dernier. Leur mouvement porte sur des revendications salariales relatives notamment à une prime de transport, de performance, à la revalorisation des chèques-vacances... Filiale de la société Norbert Dentressangle et prestataire logistique Kimberly Clark Industrie à Villey-Saint-Etienne, la PME emploie soixante-dix salariés. Comme la semaine passée, c'est devant l'entrée de KCI de Villey-Saint-Etienne que les grévistes ont installé leur nouveau piquet de grève. Une action qu'ils reconduisent depuis plusieurs semaines et comptent à nouveau renouveler dans les jours qui viennent, en interrompant notamment le chargement des camions de livraison. L'Est Républicain - 07.05.2008
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|  Toujours en grève |  Mardi en début d'après-midi, devant l'entrée de Kimberly Clark Industrie. Depuis le 11 avril, une partie des salariés de l'entreprise Cemca-Logistic est en grève. Filiale de la société Norbert Dentressangle et prestataire logistique de Kimberly Clark Industrie à Villey- Saint-Étienne, la PME emploie soixante-dix salariés. Elle est installée à la fois sur le site de KCI, et sur la zone internationale de Gondrevlle-Fontenoy. Le conflit qui oppose les salariés et la direction porte sur des revendications salariales : prime de transport, revalorisation des chèques- vacances, modalité d'application de la prime de performance... Mardi, ils étaient une vingtaine à se regrouper devant l'entrée de Kimberly Clark. L'Est Républicain - 02.05.2008
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|  Gondreville : grève chez Cemga Logistic | Les employés de Cemga Logistic multiplient les arrêts de travail depuis vendredi. Installée sur la zone internationale de Gondreville-Fontenoy, cette filiale du Groupe Norbert Dentressangle emploie vingt salariés. A l'origine du conflit : l'absence de réponse aux revendications salariales, selon un représentant syndical. L'Est Républicain - 16.04.2008 |
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